Blog Page 190

[Gabon : Réforme de l’administration publique] François Ndong Obiang reçoit les agents issus de l’ex-ministère du Contrôle d’État

0

Libreville, 14 juillet 2025 – Dans un climat empreint de responsabilité et de transparence institutionnelle, le ministre de la Réforme et des relations avec les institutions a reçu en audience, ce lundi, une délégation du collectif des fonctionnaires issus de l’ex-ministère du Contrôle d’État.

Cette rencontre solennelle avait pour but de faire la lumière sur la situation administrative précaire de ces agents publics, plongés dans une incertitude professionnelle depuis la dissolution de leur entité administrative. régulièrement redéployés au ministère de la Bonne gouvernance, lui-même antérieurement dissous, ces fonctionnaires se retrouvent aujourd’hui en situation de chômage technique, sans affectation officielle ni cadre organique clair.

Un appel à l’arbitrage ministériel

Face à ce vide institutionnel, le collectif a sollicité l’arbitrage du ministère de la Réforme et des relations avec les institutions, auquel est rattaché le Contrôle général de l’État, structure née de l’ordonnance n°0001/PR/2023 du 29 septembre 2023, dans le cadre de la redéfinition de l’architecture étatique.

Soucieux de faire prévaloir l’ordre et la rigueur dans la gestion des carrières publiques, le ministre Ndong Obiang a rappelé la nécessité d’un formalisme strict. Il a regretté que la requête soit présentée sans les pièces justificatives indispensables, condition sine qua non à toute instruction administrative.

Vers une régularisation documentée et rigoureuse

À cet effet, le membre du gouvernement a exhorté les agents concernés à produire une cartographie exhaustive de leur situation individuelle, incluant les pièces officielles attestant des démarches antérieurement entreprises auprès du ministère de la Fonction publique. Il a également insisté sur l’importance d’annexer à cette cartographie tous les documents permettant de reconstituer fidèlement leur parcours professionnel.

[Gabon : Réforme de l’administration publique] François Ndong Obiang reçoit les agents issus de l’ex-ministère du Contrôle d’État

Ndong Obiang a, par ailleurs, rassuré ses interlocuteurs de la volonté de son département ministériel de transmettre, dans les plus brefs délais, le dossier ainsi complété au gouvernement, pour un examen diligent et conforme aux procédures légales en vigueur.

Cette démarche s’inscrit dans la dynamique d’écoute active et de dialogue social impulsée par le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. Elle vise à asseoir les fondements d’une administration rénovée, réactive et équitable, où chaque agent public retrouve sa place et sa dignité au service de la République.

[Face à des retards de paiement des frais d’écolage des apprenants gabonais à l’étranger] Oligui Nguema tranche : Plus de bourses vers les destinations coûteuses dès 2026

0


Le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema opère un virage stratégique dans la politique de formation à l’étranger. Finie la ruée vers les États-Unis, la France et le Canada aux frais de l’État. Une décision choc aux répercussions profondes et salutaires pour une dynamisation de « l’école locale ».

À l’occasion d’une rencontre avec la diaspora gabonaise aux États-Unis, en marge d’un mini-sommet États-Unis–Afrique initié par le président américain Donald Trump, la semaine dernière, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a annoncé une mesure radicale : à compter de 2026, les bourses d’études vers des pays comme les États-Unis, le Canada ou la France seront suspendues. Motif : le coût exorbitant des formations et l’exode des cerveaux. « Pour l’année 2026 il n’y aura pas de bourses pour les États-Unis, pour le Canada, parce que là-bas les études coûtent cher. Et ceux qui y vont ne reviennent jamais », a-t-il déclaré.

Ce choix, motivé par le souci d’un retour sur investissement, marque une volonté claire : former des élites qui contribuent au développement du pays. Fini donc les financements étatiques sans lendemain. L’État gabonais veut désormais « donner la bourse à des étudiants qui vont au Sénégal, Ghana, Maroc, parce qu’on sait qu’ils vont revenir », a précisé le chef de l’État.

Ce réalignement stratégique vise à favoriser des partenariats intra-africains plus rentables et à renforcer les compétences locales. Mais au-delà du pragmatisme budgétaire, cette orientation appelle une refondation complète du système éducatif national. Car on ne résout pas l’exode des étudiants en fermant les portes, mais en rendant l’école gabonaise attractive.

Il est donc temps de repenser en profondeur l’éducation gabonaise, du pré-primaire à l’université. Il faut former massivement des enseignants qualifiés, construire des écoles et universités modernes équipées de laboratoires, d’outils numériques et de bibliothèques dignes de ce nom. L’État doit injecter des ressources considérables dans les infrastructures, le matériel didactique et la recherche. C’est à ce prix que les universités gabonaises pourront rivaliser avec celles du Nord.

Car interdire ne suffit plus : il faut investir. Rêver d’un Gabon où les étudiants restent non par contrainte, mais par choix, parce que leur pays leur offre ce que les autres ne peuvent plus leur garantir : l’excellence.

14 Juillet : Quand la mémoire forge la grandeur des nations

0


En ce jour de fête nationale française, l’histoire et la fierté se mêlent à la modernité d’un peuple debout. Un moment fort, que les nations, dont le Gabon, gagneraient à méditer.

Le 14 juillet, mémoire d’un peuple libre
Chaque 14 juillet, la France célèbre bien plus qu’un simple jour férié. C’est la mémoire vibrante de la prise de la Bastille en 1789, point de départ de la Révolution française, qui symbolise la fin de l’absolutisme et l’éveil du peuple à la liberté, l’égalité et la fraternité. C’est aussi le souvenir de la fête de la Fédération en 1790, célébration d’unité et de réconciliation nationale. Ce jour incarne le courage d’un peuple qui, face à l’oppression, a décidé de briser ses chaînes pour bâtir une République. Le 14 juillet est le témoignage vivant d’un peuple qui a osé se lever, résister, et écrire lui-même son destin.

Paris, capitale de la fierté nationale
Ce 14 juillet 2025, Paris a revêtu ses plus beaux habits pour célébrer avec solennité et joie cette journée symbolique. Le président Emmanuel Macron, entouré de membres du gouvernement et de partenaires internationaux, a présidé le traditionnel défilé militaire sur les Champs-Élysées. Parmi les nations invitées cette année : le Brésil, l’Inde, et le Rwanda, témoignant d’une diplomatie tournée vers de nouveaux équilibres. Chars, troupes à pied, avions de chasse et hélicoptères ont offert un spectacle aussi impressionnant que précis, saluant la discipline, la technologie et l’engagement de l’armée française. Dans les rues, les bals populaires, les concerts et les feux d’artifice témoignent d’une France unie, joyeuse, consciente de son histoire et fière de ses valeurs.

Et si le Gabon s’en inspirait ?
Dans cette démonstration de mémoire et de fierté, les Gabonais peuvent puiser des leçons profondes. Car le 14 juillet n’est pas seulement français : il est universel dans sa symbolique. Il parle de courage collectif, de résilience historique, de capacité à se lever contre l’injustice et à inventer un avenir meilleur. Alors que le Gabon écrit une nouvelle page de son histoire, il lui faut s’approprier cette dynamique : celle d’un peuple éveillé, acteur de son développement, gardien de sa souveraineté. Défendre notre indépendance, renforcer notre cohésion nationale, croire en nos forces intérieures : tel doit être notre 14 juillet quotidien.

Brice Clotaire Oligui Nguema a réaffirmé l’attachement du Gabon aux idéaux de l’Union Africaine à Malabo

0

A peine de retour, le 11 juillet 2025, de Washington DC, aux Etats-Unis d’Amérique, où il a été reçu par le président américain, Donald Trump, en compagnie des présidents du Libéria, du Sénégal, de la Mauritanie et de la Guinée Bissau, le président de la République, a pris part, le lendemain, samedi 12 juillet 2025, à Malabo, en Guinée Équatoriale, à la 7ᵉ Réunion de coordination semestrielle entre l’Union Africaine (UA) et les Communautés Économiques Régionales (CER).

Cette importante réunion était la continuité des travaux de la 47ᵉ session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union Africaine, tenue du 10 au 12 juillet 2025, autour du thème : « Justice pour les Africains et les personnes d’ascendance africaine à travers les réparations». Les échanges ont réuni les ministres des Affaires étrangères des États membres, avec pour objectifs : l’examen de plusieurs textes communautaires ; l’accélération du processus de ratification des instruments juridiques de l’Union ; le renforcement de la coopération régionale dans un contexte de crises multiples et le suivi de la mise en œuvre de l’Agenda 2063 et de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF).

Brice Clotaire Oligui Nguema a réaffirmé l’attachement du Gabon aux idéaux de l’Union Africaine à Malabo

Le Bureau de l’Assemblée de l’Union Africaine, les présidents des CER, les représentants des États membres, les organes spécialisés, ainsi que plusieurs partenaires institutionnels ont aussi pris une part active à ces travaux.

Dans son allocution circonstancielle, le président de la République a exprimé la gratitude du peuple gabonais pour le soutien et la solidarité des États membres tout au long du processus de Transition, notamment lors de la réintégration du Gabon au sein de l’Union Africaine, le 30 avril 2025. A cette même occasion, Brice Clotaire Oligui Nguema a confirmé la tenue, au Gabon, des élections législatives et locales qui débuteront le 27 septembre 2025 et dont le terme marquera la fin des institutions de Transition et le retour à l’ordre constitutionnel.

Brice Clotaire Oligui Nguema a réaffirmé l’attachement du Gabon aux idéaux de l’Union Africaine à Malabo

Pour une véritable intégration sous-régionale

Le Chef de l’État a par ailleurs appelé à une clarification des rôles respectifs des instances continentales et régionales, dans un esprit de cohésion, d’efficacité et de transparence. Réaffirmant l’attachement du Gabon aux idéaux de l’Union Africaine, Brice Clotaire Oligui Nguema a plaidé en faveur d’une intégration régionale pragmatique, articulée autour de résultats concrets, qui sont : la libre circulation des personnes ; l’interconnexion énergétique; la sécurité alimentaire ; la lutte coordonnée contre les effets du changement climatique et le renforcement de la ZLECAF en tant que moteur de transformation économique du continent.

Brice Clotaire Oligui Nguema a réaffirmé l’attachement du Gabon aux idéaux de l’Union Africaine à Malabo

Il a également réitéré le soutien plein et entier du Gabon aux initiatives relatives à la mise en place d’un mécanisme panafricain de coordination sur les réparations, ainsi qu’à la création d’un Fonds continental pour la justice réparatrice. « Le thème de justice pour les Africains et les personnes d’ascendance africaine, à travers les réparations, nous interpelle collectivement. Il nous engage à reconnaître les injustices historiques, à restaurer la dignité, à promouvoir l’égalité et à réparer les fractures qui freinent notre développement », a déclaré le Président de la République.

Enfin, le Chef de l’État a chaleureusement remercié son homologue équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, pour l’accueil fraternel qui lui a été réservé. Et a exprimé le souhait de l’accueil de la 9ᵉ Réunion de coordination de l’Union Africaine par le Gabon, prévue en juillet 2027.

[Justice Gabon-France] Ce n’est pas une affaire Ali Bongo, Sylvia, Nourredine contre Oligui Nguema, mais le procès du peuple contre ses bourreaux

0


Pendant quatorze longues années, le Gabon a suffoqué sous le règne implacable et sans partage d’Ali Bongo Ondimba, de son épouse, son fils et leurs amis et connaissances. Aujourd’hui, ils se posent en victimes. Non ! Le vrai procès opposera le peuple gabonais à ses oppresseurs.

Quatorze ans de plomb, de silence et de sang

De 2009 à 2023, le Gabon a vécu l’enfer, un régime familial verrouillé par la terreur, le luxe insolent et la trahison des intérêts nationaux. Ali Bongo Ondimba n’a pas régné seul : il a gouverné avec une caste de prédateurs, étrangers pour beaucoup, à l’image de Maixent Accrombessi, ce Béninois devenu le véritable vice-roi du Palais du bord de mer. Les fils Oceni et consorts ont été également les maillons d’un système de pillage systématique par les étrangers, sous la bénédiction d’Ali Bongo, son épouse et leur fils. 

La première dame, Sylvia Bongo, exhibait une vie princière, entre jets privés, cliniques suisses et dépenses excessives, pendant que le peuple agonisait sans eau, ni soins, ni pensions pour les retraités. Pendant ce temps, les détournements massifs de fonds publics se faisaient à ciel ouvert, les marchés publics devenaient les tiroirs privés du clan Bongo-Valentin.

Le sang aussi a coulé. Celui de Mboulou Beka, assassiné dans des conditions jamais élucidées. Celui des anonymes tués lors du bombardement du QG de Jean Ping en août 2016, crime d’État resté impuni.

Sur le front social, les syndicalistes Marcel Libama et Jean Rémy Yama ont connu la prison, l’intimidation, parfois la torture. Les journaux comme La LoupeEchos du Nord ou Le Mbandja ont été censurés à plusieurs reprises, leurs journalistes traqués.

Et que dire de la chasse à l’homme lancée contre les BLA Boys – Brice Laccruche Alihanga, Tony Ondo Mba, Justin Ndoundangoye, Patrichi Tanassa, Renaud Allogho Akoué – embastillés sans jugement, humiliés, torturés dans l’ombre des geôles du régime ? Le droit n’existait plus, seul parlait le fouet du pouvoir. A l’époque, au regard de l’état de santé de Bla, plusieurs voix se sont élevées pour demander sa libération, Ali Bongo est resté de marbre.  

Exilés, traqués, brisés

Jean-Pierre Lemboumba Lepandou, Alfred Nguia Banda, Séraphin Moundounga : autant de figures politiques poussées à l’exil ou réduites au silence. Plusieurs activistes ont échappé de justesse aux escadrons de la mort avant de se réfugier en France, où ils vivent encore aujourd’hui, préférant l’exil à l’échafaud. Sur ce point, l’auteur de leur fuite est bien connu : Ali Bongo et ses sbires. 

Les Bongo se disent victimes ? Non ! Le peuple l’est.

Et voilà que depuis leur libération provisoire, pour raisons médicales et humanitaires, Ali Bongo Ondimba, Sylvia Valentin et leur fils Nourredine multiplient les plaintes à l’étranger et orchestrent des fuites de vidéos larmoyantes, accusant le régime de Brice Clotaire Oligui Nguema de les avoir martyrisés.

Mais où est le remords ? Où est le pardon au peuple ? Rien. Juste un déferlement de haine contre Oligui, comme si ce dernier était leur problème. « Non, Madame Sylvia. Non, Nourredin. Vous n’avez pas affaire à Oligui, mais au peuple gabonais. Ce peuple que vous avez écrasé, saigné, humilié. », lance Edgard Mbouti Nze, un ancien membre de l’opposition, proche de Jean Ping. 

Aujourd’hui, ce peuple réclame justice. Il veut un procès. Pas pour se venger, mais pour connaître l’étendue du désastre. Un procès pour la vérité, la mémoire, l’avenir. Les plaintes des Bongo-Valentin ne doivent pas faire diversion. L’Histoire est en marche. Et cette fois, elle ne sera pas écrite au Palais, mais dans les cœurs de ceux qui ont trop pleuré.

Le temps de l’impunité est révolu. Place au procès du peuple contre ses bourreaux.

Gabon – Makongonio Awards 2025] Roland Olouba Oyabi couronné Meilleur journaliste en ligne

0

Akanda, 9 juillet 2025 – La seconde édition de ces distinctions corporatives, annuellement célébrée pour l’excellence dans le paysage susvisé, a livré son verdict ce vendredi 04 juillet à Akanda. À l’issue d’une cérémonie empreinte d’émotion et de solennité, le journaliste chevronné et directeur de publication du média numérique Gabon Mail Infos, s’est vu décerner le prestigieux pour de l’année en cours.

Opposé à deux figures éminentes de la presse numérique – Daisy Ntongono (Gabon Clap Info) et Sydney Ivembi (GabonActu) – Roland Olouba Oyabi a remporté la distinction avec 50 % des suffrages, un score résultant du croisement entre les voix du public et celles d’un jury composé d’experts. Cette instance a été présidée par le Professeur Anaclet Ndong Ngoua, universitaire de renom en sciences de l’information et de la communication.

Cette reconnaissance témoigne d’un parcours jalonné de rigueur, de constance et de dévouement à la vérité journalistique. Considéré comme un artisan scrupuleux de l’information vérifiée, Roland Olouba Oyabi se distingue par la pertinence de ses analyses et la profondeur de ses investigations. « Les sacrifices quotidiens et les formations suivies tant au Gabon qu’à l’étranger finissent toujours par porter leurs fruits », a-t-il confié avec émotion en recevant son trophée.

Fort de plus de douze années d’expérience professionnelle, il s’est imposé comme une voix incontournable du journalisme numérique gabonais. Il n’a d’ailleurs pas manqué de rendre hommage au média Info241, dans lequel il a longuement œuvré en tant que pigiste. Une étape décisive ayant précédé la création de Gabon Mail Infos, désormais salué pour son crédit journalistique et l’engagement de sa ligne éditoriale.

Son parcours académique vient appuyer cette réputation d’excellence. Diplômé de l’École supérieure de journalisme de Lille, de l’Université de Lille, de l’Université de Johannesburg, et certifié par l’École 241, Roland Olouba Oyabi incarne une génération de journalistes convaincus que l’excellence professionnelle repose sur une remise en question permanente et une formation continue.

La soirée a également été marquée par un vibrant hommage rendu aux journalistes disparus, dans une atmosphère mêlant respect, recueillement et espérance. Rendez-vous est d’ores et déjà pris pour l’édition 2026, qui s’annonce tout aussi prometteuse.

Gabon : Structuration de la société civile] La Fédération de la société civile gabonaise sur les fonts baptismaux

0

La FSCG a tenu, le samedi 12 juillet 2025, son assemblée fondatrice, marquée par la prise de fonction officielle de sa coordinatrice générale, Désiré Rêve Matta Agossou et la présence remarquée de responsables associatifs venus de divers horizons.

Dans un contexte national où la société civile cherche à sortir de l’ombre, la FSCG entend incarner une nouvelle ère de représentativité et d’audace. La forte mobilisation enregistrée lors de cette rencontre, avec notamment la présence de leaders associatifs de l’intérieur du pays, témoigne de l’attente d’un cadre structurant et porteur. « La société civile donne beaucoup au pays, mais le pays ne le lui rend pas », a lancé la coordinatrice générale Matta Agossou, avec une expression qui en dit long sur la mission qu’elle s’assigne. Pour cette dernière, la FSCG ne sera pas une coquille vide de plus, mais un instrument de plaidoyer, un acteur de transformation, une force d’interpellation des pouvoirs publics.

Désiré Rêve Matta Agossou sollicite la mise en place d’une Agence nationale de développement de la vie associative, seule à même, selon elle, de catalyser les énergies citoyennes et de professionnaliser l’action associative. « Nous entrons dans la Ve République. Une République qui prône la restauration, l’équité, la justice. Alors pourquoi pas cette justice aussi pour la société civile ? » A-t-elle interrogé, dans un plaidoyer qui a visiblement donné de la voix dans la salle.

Gabon : Structuration de la société civile] La Fédération de la société civile gabonaise sur les fonts baptismaux

Selon la présidente, plus de 300 structures associatives ont d’ores et déjà rejoint la fédération, issues de tout le territoire national. Pour Guy Dominique Sambou, secrétaire général de l’association, Les enfants de la Balise de Port-Gentil, la FSCG représente « un levier stratégique pour surmonter les écueils administratifs, donner de la voix aux ONG et sortir d’un isolement préjudiciable ».

Dans les discours comme dans l’ambiance parmi les participants, l’heure était à la construction, à la structuration, à l’espoir pour un changement durable. À travers la FSCG, les associations espèrent désormais peser dans les grandes orientations du pays, faire entendre la voix du terrain et imposer la société civile comme un interlocuteur incontournable de la transition en cours.

En guise de clôture, plusieurs responsables associatifs ont officiellement signé leur fiche d’adhésion, posant ainsi les premiers jalons d’un vaste mouvement collectif. Une dynamique désormais lancée, à laquelle la présidente Agossou entend insuffler une vision ambitieuse, un cap clair et une rigueur dans la gouvernance.

[Gabon : Panne du système Edan] La SEEG brille par un silence méprisant

0

Libreville, 13 juillet 2025 – Depuis la soirée du samedi 12 juillet, les usagers du service Edan font face à une panne généralisée des plateformes de paiement, rendant impossible toute opération de recharge en unités. Résultat : une large frange de la population est sans électricité etsans aucune explication officielle de la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon.

Que ce soit auprès des agences agréées, via Airtel Money, Moov Money ou encore d’autres applications mobiles, toutes les voies d’accès à l’achat d’unités sont inopérantes. Ce nouveau dysfonctionnement vient s’ajouter à la longue liste des désagréments déjà subis par les abonnés : délestages récurrents, pénuries d’eau, instabilité des services numériques et désormais, l’impossibilité d’accéder à l’électricité faute de recharge.

Le week-end s’est ainsi transformé en calvaire pour de nombreux foyers contraints de passer la nuit dans la chaleur suffocante, exposés aux moustiques et à l’insécurité, faute de courant.

Mais ce qui indigne le plus, c’est l’attitude de la compagnie distributrice de l’électricité. Depuis le début de cette panne, aucun communiqué officiel n’a été publié pour informer ou rassurer les usagers. Un silence jugé complice, voire méprisant, dans un contexte où les attentes de transparence et de responsabilité sont pourtant plus que jamais d’actualité.

Dans un pays où l’accès à l’électricité demeure un enjeu majeur de développement et de dignité, une question se pose : jusqu’à quand les populations devront-elles subir ces défaillances sans explication ni solution alternative ? Une interpellation directe à la direction générale de la SEEG, qui devra tôt ou tard répondre de ses responsabilités face à l’exaspération grandissante des usagers.

Coupés coupés, fast-food, cafétérias… : Le danger est dans l’assiette au Gabon

0

Entre repas déséquilibrés, insalubrité des cafétérias et conditions de vie précaires, de nombreux Gabonais vivent une détérioration silencieuse de leur santé. Une situation banalisée, parfois ignorée mais aux conséquences désastreuses.

Dans les quartiers populaires de Libreville et dans les grandes villes du pays, se nourrir est souvent une question de survie plus que de choix. Faute de moyens, beaucoup de personnes déjeunent dans des cafétérias ou gargotes de fortune, où la nourriture, souvent bon marché, est servie dans des conditions d’hygiène plus que douteuses. « À cause de mon travail, je suis obligé d’acheter à manger tous les jours à la cafétéria, c’est moins cher, mais parfois je fais la diarrhée », confie un chauffeur de taxi à Libreville. Ce type de témoignage est courant et révèle un problème de santé publique encore peu abordé : l’impact d’une mauvaise alimentation sur la santé de l’être humain. « En dehors d’impacter négativement la santé mentale et le bien-être général, une alimentation déséquilibrée conduit inéluctablement au surpoids, à de l’obésité et à des maladies chroniques telles que le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires, et certains cancers. », souligne le Dr H.B en service à la CHU Mère Enfant Fondation Jeanne Ebori. Pas que !

Des selles anormales, un signe d’alerte ignoré

Selon les spécialistes de la santé, aller à la selle entre trois fois par semaine et trois fois par jour est considéré comme normal, rapporte Jane Roussel de Top Santé. Les spécialistes disent que, seules 40% des personnes entrent exactement dans cette norme. D’après une étude publiée dans l’American Journal of Gastroenterology, 95,5% des gens vont à la selle suivant une règle des (3-3): entre 3 fois par jour et 3 fois par semaine. Mais de nombreux Gabonais souffrent, sans le savoir, de troubles digestifs liés à une alimentation trop grasse, pauvre en fibres, mal conservée et parfois infectée. Résultat : diarrhées fréquentes, constipations chroniques, fatigue, douleurs abdominales…

En gros, nos selles sont un indicateur de notre état de santé. Quand elles deviennent trop liquides ou trop dures, c’est souvent le signe que notre alimentation ne convient pas, ou que notre organisme lutte contre une infection.

Quand les cafétérias deviennent un danger. Un simple tour dans les cafétérias populaires suffit pour constater le manque d’hygiène : eau de vaisselle stagnante, ustensiles sales, restes de nourriture exposés aux mouches, absence de toilettes ou d’eau potable pour se laver les mains. Pourtant, c’est là que des milliers de Gabonais prennent leurs repas quotidiens.

Quelles solutions possibles ?

Le problème ne se limite pas aux mauvaises habitudes : le manque de contrôle sanitaire, l’absence d’une campagne permanente de sensibilisation à la nutrition et la cherté des produits sains aggravent la situation. Une réforme de fond est nécessaire : encourager l’agriculture locale, former les restaurateurs à l’hygiène et lancer des campagnes de prévention sur l’alimentation et la digestion.

En attendant, ce sont les Gabonais les plus vulnérables qui continuent de souffrir en silence, avec pour seul repère une gêne intestinale croissante et des toilettes trop souvent ignorées dans le débat public.

[Gabon : Législatives et locales 2025] Hermann Immongault précise le calendrier électoral

0

C’est lors d’un point de presse tenu ce vendredi 11 juillet 2025 au siège du ministère de l’Intérieur que le ministre en charge de ce département a apporté des précisions importantes sur le processus électoral en cours, notamment les nouvelles modalités relatives au dépôt des candidatures pour les élections législatives et locales prévues en septembre et octobre prochains.

Conformément au décret du 11 juillet 2025, la période de dépôt des candidatures est désormais fixée du 27 juillet au 7 août 2025, entre 08 heures et 18 heures, auprès de la CNOCER (Commission Nationale d’Organisation et de Coordination des Élections et du Référendum) ainsi que des commissions électorales locales.

Le processus se déroulera comme suit : du 8 au 10 août : traitement des dossiers par les commissions électorales locales. Du 11 au 13 août : transmission des dossiers à la CNOCER, à l’ACER, à la Cour constitutionnelle et aux tribunaux administratifs compétents. Du 14 au 16 août : examen des dossiers par la CNOCER. Du 17 au 19 août : période de recours devant les juridictions compétentes. Le 27 août 2025 : clôture de l’examen des recours par la Cour constitutionnelle et les tribunaux administratifs.

Le ministre Hermann Immongault a toutefois souligné que ces échéances sont susceptibles de modification, en fonction des nécessités d’organisation.

Campagne et jours de vote

Concernant la campagne électorale, le calendrier est constitué comme suit : du 17 au 26 septembre : campagne pour le 1er tour des législatives et pour l’élection à tour unique des membres des conseils municipaux et départementaux. Le 27 septembre : convocation du collège électoral pour ces deux scrutins. Du 1er au 10 octobre : campagne pour le 2nd tour des élections législatives. 11 octobre : convocation du collège électoral pour le second tour des législatives.

Appel à la responsabilité collective

Le ministre de l’Intérieur de la sécurité et de la décentralisation a insisté sur le caractère déterminant de cette séquence électorale, qualifiée de « complexe » et exigeant une mobilisation sans faille de l’ensemble des acteurs. « Notre pays s’apprête à organiser des élections d’une complexité indéniable. Dans la perspective de leur réussite, l’engagement de tous est une condition sine qua non. Le ministère de l’Intérieur, autant que la CNOCER, entend pleinement se mobiliser pour un déroulement sans anicroches majeures de ces scrutins », a-t-il déclaré.

Cette déclaration réaffirme la volonté des autorités à garantir la transparence, l’efficacité administrative et l’apaisement du climat politique tout au long de ce processus électoral crucial pour le renforcement de la démocratie au Gabon.