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Gabon : Zenaba Gninga Chaning échange avec le PDG du GIE sur le marché du tabac

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La ministre du Commerce, des PME-PMI et de l’Entrepreneuriat des Jeunes, Marie-Zenaba Gninga Chaning, a reçu en audience à son cabinet, ce 5 février, le Président-Directeur Général de la Générale d’Importation et d’Entreposage (GIE), Michel Essonghé.

Cette rencontre a été principalement consacrée à l’examen de la situation du marché national du tabac. Ce fut l’occasion pour le PDG du GIE de remettre à la ministre le Rapport annuel du commerce des produits du tabac en République gabonaise. Ce document de référence met en lumière les dynamiques du secteur, ses enjeux économiques ainsi que les perspectives d’amélioration du cadre de régulation.

Michel Essonghé a, par ailleurs, exprimé la volonté du GIE de renforcer son partenariat avec l’administration, tout en réaffirmant sa totale disponibilité à entretenir des relations de travail constantes, structurées et durables, fondées sur le dialogue et la concertation.

Gabon : Zenaba Gninga Chaning échange avec le PDG du GIE sur le marché du tabac
Remise à la ministre du Commerce du Rapport annuel du commerce des produits du tabac en République gabonaise par le PDG de la GIE.

La ministre du Commerce a salué cette démarche qu’elle a qualifiée de responsable et proactive. Elle a réaffirmé l’importance qu’elle accorde aux partenariats public-privé porteurs, en droite ligne avec la vision du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui encourage une collaboration étroite entre les pouvoirs publics et les acteurs économiques pour un marché national mieux organisé et plus performant.

Gabon : Vers une sortie de crise après un mois de paralysie à l’Éducation nationale

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Après un mois de grève intense qui a gelé le système éducatif gabonais, une lueur d’espoir est apparue ce 4 février. L’Assemblée nationale, sous l’égide de son président Michel Régis Onanga Ndiaye, a ouvert un canal de médiation inédit avec le collectif « SOS Education La Base », marquant un tournant décisif dans ce conflit social.

Le bras de fer qui oppose les enseignants au gouvernement depuis le 5 janvier 2026 semble enfin s’orienter vers un dénouement. Alors que la fin de l’année scolaire a été repoussée au 31 juillet pour compenser le temps perdu, l’intervention du Parlement ce 4 février insuffle un souffle nouveau au dialogue social.

Le Parlement en médiateur de dernier recours

Recevant une délégation du Collectif « SOS Education La Base », le président de l’Assemblée nationale, Michel Régis Onanga Ndiaye, a fermement réaffirmé la neutralité et l’engagement de l’institution. « Notre Institution ne peut rester indifférente face à cette crise qui touche l’avenir de nos enfants. Le dialogue reste la voie privilégiée pour trouver des solutions durables», a-t-il déclaré, entouré des membres du bureau.

Cette démarche parlementaire vise à désamorcer une situation devenue explosive, marquée notamment par l’interpellation en janvier de Marcel Libama et Simon Ndong Edzo, deux figures syndicales de premier plan. Pour les députés, l’enjeu est clair : transformer la reprise « timide » observée dans certains établissements en un retour définitif et serein à la normale.

Une reconnaissance inédite pour les enseignants

Pour les représentants du collectif, cette main tendue est perçue comme un geste de respect longtemps attendu. Hubert Boucka, porte-parole du collectif, n’a pas caché son émotion : «C’est la première fois que nous sommes convoqués par une institution pour être réellement écoutés. Ce geste nous touche profondément et redonne confiance aux enseignants. »

De son côté, le leader syndical Marcel Libama, invité spécial de cette rencontre, a plaidé pour la définition de bases « concertées », essentielles à la refondation de l’école gabonaise.

Gabon : Vers une sortie de crise après un mois de paralysie à l’Éducation nationale
Le syndicat et l’Assemblée nationale ensemble pour discuter de la sortie de crise.

L’espoir d’une paix sociale durable

Si la reprise des cours reste progressive, l’image du Palais Léon Mba s’ouvrant aux partenaires sociaux renforce la crédibilité du Parlement comme arbitre national. Pour les parents d’élèves, dont l’inquiétude grandit à mesure que les semaines passent, cette audience est le signal d’un possible retour à la stabilité.

L’enjeu des prochains jours sera de traduire ces échanges en actes concrets, afin que le dialogue entamé ne soit pas une simple parenthèse, mais le socle d’une réforme profonde du système éducatif gabonais.

CEMAC : la suspension provisoire des activités révèle une crise financière systémique

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La machine communautaire est grippée. À Bangui, le 5 février 2026, la Commission de la CEMAC a officiellement reconnu l’asphyxie de sa trésorerie et décidé une mesure aussi rare que radicale : la suspension provisoire de presque toutes ses activités. Un aveu de crise profonde, aux conséquences lourdes pour l’intégration régionale.

Signée par le Président de la Commission de la CEMAC, Baltasar Engonga Edjo, la note circulaire n°000066/26/CEMAC/C/DC est adressée aux membres du Gouvernement de la Commission, notamment au Vice-Président et aux Commissaires. Son objet est explicite : « Suspension provisoire des activités ».

Le document dresse un constat alarmant de la situation financière de l’institution. Les chiffres présentés par l’Agent comptable central et l’Agent comptable de la Commission, tant lors des sessions du Conseil des ministres de l’UEAC que des réunions du Collège des commissaires, « révèlent une dégradation continue de nos finances ». Cette phrase-clé consacre officiellement l’entrée de la CEMAC dans une zone de stress budgétaire aigu.

Face à cette dérive, les deux dernières sessions du Conseil des ministres ont exigé de la Commission l’ouverture d’un « dialogue franc sur la question avec les États membres ». Une mission circulaire a été confiée au Vice-Président, déjà déployée dans quatre des six États membres, signe que la crise n’est plus théorique mais systémique.

Malgré ces démarches, la situation ne s’améliore pas. Pire, elle « s’avère être aujourd’hui plus préoccupante au point d’asphyxier le fonctionnement régulier des Institutions, y compris celui de la Commission ». Le terme asphyxier est lourd de sens : il traduit l’incapacité de l’institution à assurer ses charges courantes, son fonctionnement administratif et ses missions communautaires essentielles.

Dans ce contexte, le Président de la Commission affirme avoir pris un « pénible mais impérieux devoir » : « suspendre toutes les activités et autres missions de la Commission de la CEMAC », en attendant une amélioration du recouvrement de la Taxe communautaire d’intégration (TCI), principale ressource financière de l’organisation. Seules les activités « d’importance hautement stratégique » demeurent autorisées, preuve d’une gestion désormais sous perfusion.

Une crise révélatrice de dysfonctionnements structurels

Cette suspension quasi générale constitue un signal extrêmement grave pour la gouvernance communautaire. Elle met en lumière les défaillances chroniques dans le mécanisme de recouvrement de la TCI, la dépendance excessive de la Commission à la bonne volonté budgétaire des États, et l’absence de marges de manœuvre financières autonomes.

Au-delà du choc institutionnel, les conséquences sont multiples : ralentissement des programmes d’intégration, gel des missions techniques, affaiblissement de la crédibilité de la CEMAC auprès des partenaires et risque de paralysie durable de l’architecture communautaire. Cette décision, exceptionnelle par sa portée, sonne comme un ultimatum adressé aux États membres.

Car sans solutions rapides, coordonnées et contraignantes, la suspension actuelle pourrait marquer non plus un simple accident de trésorerie, mais un tournant critique dans l’histoire de l’intégration économique et monétaire en Afrique centrale.

Coopération GABON-Emirats Arabes Unis : les angles d’espérance d’un partenariat révolutionnaire

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Alors que Libreville a soif au bord de l’Océan, la visite du Président Oligui Nguema à Abu Dhabi ouvre une perspective audacieuse : transformer l’Atlantique en une source inépuisable d’eau potable en s’inspirant du génie émirati.

Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a entamé le jeudi 5 février 2026 une visite officielle aux Émirats arabes unis, marquée par une rencontre annoncée avec le président Sheikh Mohamed bin Zayed Al Nahyan. Ce déplacement s’inscrit dans une diplomatie économique assumée, visant à renforcer la coopération bilatérale, attirer des investissements structurants et positionner le Gabon comme un partenaire crédible dans la dynamique économique et technologique impulsée par Abu Dhabi.

« Je viens d’arriver aux Émirats arabes unis, terre d’innovation et de développement fulgurant », a déclaré le chef de l’État, soulignant que cette rencontre « va bien au-delà du protocole » et traduit une volonté commune de bâtir des partenariats durables. Depuis 2023, Libreville et Abu Dhabi ont multiplié les échanges, notamment dans l’énergie, les infrastructures, les mines, le tourisme et les énergies renouvelables, faisant de cette visite une étape logique mais stratégique dans un partenariat en plein essor.

S’inspirer de l’impossible devenu modèle : l’eau comme priorité nationale

Mais au-delà des investissements classiques, cette visite doit surtout servir de laboratoire d’idées. Le Gabon gagnerait à étudier avec rigueur et ambition le modèle émirati en matière d’adduction d’eau et de dessalement. Les Émirats arabes unis, pays désertique par excellence, ont réussi là où la nature semblait hostile : transformer l’eau de mer en eau potable à grande échelle. Aujourd’hui, plus de 90 % de l’eau consommée à Abu Dhabi et Dubaï provient du dessalement, grâce à des usines de pointe combinant technologies thermiques et osmose inverse, alimentées en partie par l’énergie solaire et intégrées à des réseaux de distribution ultra-performants.

Cette réussite repose sur une vision stratégique claire, des investissements massifs, une gouvernance rigoureuse et une anticipation des besoins urbains. Le paradoxe gabonais est frappant : Libreville est baignée par l’océan Atlantique, mais dépend encore largement des eaux de Ntoum, à près de 30 kilomètres, avec des infrastructures vieillissantes, exposées aux pannes et aux pénuries récurrentes. Là où les Émirats ont fait de la mer une ressource vitale, le Gabon continue de la considérer comme un simple décor.

S’inspirer du modèle émirati ne signifie pas copier aveuglément, mais adapter intelligemment. Études de faisabilité, partenariats technologiques, formation des ingénieurs, projets pilotes de dessalement côtier : autant de pistes réalistes pour sécuriser durablement l’approvisionnement en eau potable de Libreville et de ses environs. Dans un contexte de croissance démographique et de changement climatique, l’eau doit devenir un pilier de la coopération Gabon–EAU.

Cette visite à Abu Dhabi ouvre ainsi une promesse bien plus profonde qu’un simple rapprochement diplomatique : celle de transformer une contrainte chronique en opportunité historique. En affirmant porter « la voix et les ambitions du peuple », le président Brice Clotaire Oligui Nguema engage le Gabon à regarder la mer non plus comme une frontière immobile, mais comme une solution stratégique. Ramener des Émirats arabes unis l’expertise technique en matière de dessalement et de potabilisation de l’eau de mer ne signifierait pas seulement attirer des investissements, mais offrir une réponse vitale aux difficultés quotidiennes des Gabonais. Car désormais, l’avenir du Gabon ne se joue plus uniquement dans la profondeur de ses forêts, mais dans sa capacité à maîtriser intelligemment l’océan qui le borde et à en faire un levier de progrès, de dignité et d’espérance collective.

Gabon : Entrepreneuriat des jeunes, le café local à l’honneur

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Dans le cadre de la promotion de l’entrepreneuriat national, la ministre de l’Entrepreneuriat, du Commerce et des PME-PMI, Zenaba Gninga Chaning, a effectué une visite de terrain pour aller à la rencontre d’un jeune entrepreneur gabonais. Ce dernier bénéficie d’un projet de formation et de commercialisation de proximité du café local, mené en partenariat avec la CAISTAB.

Cette immersion visait à évaluer concrètement le potentiel de secteurs porteurs, encore peu investis par les nationaux, mais générateurs d’emplois durables et de valeur ajoutée locale. La filière stratégique du café se place ainsi au cœur des priorités de diversification économique du pays.

Le jeune promoteur a développé son activité autour d’un « coffee shop » dédié à la valorisation des marques gabonaises. Ce modèle illustre parfaitement la transformation de la matière première, de la production à la tasse, tout en faisant évoluer les habitudes de consommation vers le « Made in Gabon ».

Gabon : Entrepreneuriat des jeunes, le café local à l’honneur

Lors des échanges, Mme Zenaba Gninga Chaning a salué l’audace et l’engagement de l’entrepreneur. Elle a rappelé que de telles initiatives incarnent la vision des plus hautes autorités, notamment celle du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, en faveur de la souveraineté économique et de l’autonomisation des jeunes.

La ministre a conclu en encourageant la jeunesse gabonaise à investir davantage dans ces secteurs sous-exploités, tout en réitérant l’appui technique et financier de l’État et de ses partenaires institutionnels.

Gabon : les Panthères Handball présentent leur trophée au ministre des sports

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Vainqueur de la Coupe du Président de la Confédération Africaine de Handball, remportée récemment au Rwanda, l’équipe nationale a été reçue, le mercredi 4 février 2026, par le ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts, chargé de la Vie associative, Paul Ulrich Kessany Zategwa. Les athlètes ont présenté officiellement le trophée, symbole d’une performance historique pour le sport gabonais.

Cette rencontre a été l’occasion pour le membre du Gouvernement de transmettre aux joueurs et au staff technique les félicitations du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. Le Chef de l’État a salué un exploit qui honore la nation et renforce le rayonnement du Gabon sur la scène sportive continentale.

Le ministre Paul Ulrich Kessany Zategwa a, pour sa part, souligné la portée de cette victoire, fruit du travail, de la discipline et de l’engagement des sportifs. Il a encouragé l’équipe à poursuivre sur cette lancée et à rester un modèle pour la jeunesse gabonaise, en rappelant l’importance du sport comme vecteur de cohésion et de fierté nationale.

Les joueurs ont exprimé leur reconnaissance aux autorités pour le soutien apporté au handball gabonais, réaffirmant leur détermination à défendre les couleurs nationales lors des prochaines compétitions.

Cette réception officielle consacre une étape majeure pour la discipline et confirme les ambitions du Gabon sur la scène africaine.

COMMUNIQUÉ : Messe de Requiem – Un (1) an De Décès.

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À l’occasion du premier anniversaire du rappel à Dieu de la Bien-aimée Mbani Henriette ép. Ngoueneni,

Monsieur Lemboumba Lepandou Jean-Pierre et Famille informent parents, alliés, amis et connaissances qu’une messe de requiem sera célébrée en sa pieuse mémoire, suivi d’un cocktail de communion. Ladite célébration aura lieu le vendredi 6 février 2026, à 16h00, à Libreville, en la Paroisse Saint-André de l’Eglise Catholique.

Pour ce moment de prière, de recueillement et de souvenir, les membres de la famille remercient d’avance tous ceux qui s’associeront à eux.

Que son âme repose en paix !

Dress code : Blanc.

« Monsieur Bilie-By-Nze n’a pas dit la vérité sur TV5 hier »

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Si certains préfèrent se cacher derrière l’antienne « le chien aboie, la caravane passe », elle, l’ancienne farouche opposante au pouvoir déchu dénie au dernier Premier ministre d’Ali Bongo l’emploi du terme « crise institutionnelle » au Gabon. Sur la chaine française de télévision TV5, hier soir, en effet, Alain Claude Bilie-By-Nze affirmait que le peuple gabonais « n’en peut plus et ne veut plus » de Brice Clotaire Oligui Nguema.

 Il n’en fallait pas plus pour provoquer l’ire de la descendante de Wongo qui, dans la tribune ci-après, remet les choses dans leur contexte.  « Cette sortie illégitime, antirépublicaine, maladroite et finalement égocentrique, écrit-elle, traduit une problématique profonde qui mine le débat politique au Gabon : celle de l’éditorialisation du débat politique à l’aune des intérêts personnels. »  Et de poursuivre : « Il est intolérable que dans un pays de droit, des citoyens dont la gestion a été maculée du désespoir et de la détresse des Gabonais s’autoproclament aujourd’hui justiciers, à l’exclusion des mécanismes légaux prévus par le corpus juridique en vigueur. Une crise sociale n’est pas inédite dans un pays démocratique. Elle traduit la vitalité de la liberté d’expression. Mais une crise sociale n’est nullement une crise institutionnelle. » Voilà qui est dit ! Lecture

 Par Nadia Christelle Koye*

Depuis quelques jours, des voix éminemment politiciennes s’élèvent pour annoncer une crise de légitimité que connaîtrait le président de la République, chef de l’Etat, chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema. Ces annonces démagogiques ont atteint leur acmé hier soir, à l’occasion d’une communication faite sur TV5 par Monsieur Bilie-By-Nze, ancien Premier ministre et sempiternel promoteur et défenseur du service après-vente du pouvoir d’Ali Bongo.

En effet, au cours de cet entretien, Monsieur Bilie-By-Nze a affirmé que le peuple gabonais « n’en peut plus et ne veut plus » de Brice Clotaire Oligui Nguema. Et que, selon lui, il était impératif d’envisager l’interruption du mandant présidentiel avant l’échéance.

In limine litis, la Constitution est le socle de l’organisation du pouvoir politique. L’article 3 de la Constitution dispose que la souveraineté nationale appartient au peuple, qui l’exerce directement, par le Référendum ou par l’élection, selon le principe de la démocratie pluraliste, et indirectement par les institutions constitutionnelles.

Fort de ce rappel élémentaire en matière démocratique, je m’interroge sur le fondement des allégations fallacieuses et dilatoires du candidat malheureux à l’élection présidentielle du 12 avril 2025. Quel est le mécanisme institutionnel qui a permis de consulter les Gabonais sur une question aussi cruciale que celle du choix du président de la République ? Et de l’évaluation de la mise en œuvre de son projet de société, fondement du plébiscite des Gabonais avec près de 95% des voix, lors de l’élection présidentielle susmentionnée.

Un individu, qui n’a pas réussi à recueillir plus de 3% à une élection présidentielle, peut-il se subroger à la souveraineté nationale, en s’exprimant pour le compte de tout un pays ? Cette sortie illégitime, antirépublicaine, maladroite et finalement égocentrique traduit une problématique profonde qui mine le débat politique au Gabon : celle de l’éditorialisation du débat politique à l’aune des intérêts personnels.

« Monsieur Bilie-By-Nze n’a pas dit la vérité sur TV5 hier »
Nadia Christelle Koye

En effet, il est inconcevable et intolérable qu’à une période aussi sensible de la vie sociale de notre pays, où l’attention devrait être cristallisée sur la résolution de la crise sociale autour des revendications légitimes des enseignants, des perfides trompeurs, des profito-situationnistes chroniques et obsédés, sans aucune légitimité, ni même légalité, sabordent et compromettent la cohésion nationale en distillant le mensonge dans les médias, par des allégations mensongères.

Il est intolérable que la détresse des parents d’élèves et des enseignants soit exploitée pour motiver l’appétence pour l’exposition médiatique des politiciens nostalgiques des pratiques prosaïques, illégitimes et illégales. Il est intolérable que dans un pays de droit, des citoyens dont la gestion a été maculée du désespoir et de la détresse des Gabonais, s’autoproclament aujourd’hui justiciers, à l’exclusion des mécanismes légaux prévus par le corpus juridique en vigueur.

Une crise sociale n’est pas inédite dans un pays démocratique. Elle traduit la vitalité de la liberté d’expression. Mais une crise sociale n’est nullement une crise institutionnelle. Monsieur Bilie-By-Nze n’a pas dit la vérité sur TV5 hier.

Gabon : Philippe Tonangoye et le pari d’une électricité de qualité et stable à Port-Gentil

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En visite dans la cité pétrolière le 02 février dernier, Philippe Tonangoye, ministre de l’Accès Universel à l’Eau et à l’Énergie, a présidé une réunion technique cruciale. Au cœur des échanges : le remplacement des turbines vieillissantes de la Société d’électricité et d’eau du Gabon (SEEG). Cette opération, qualifiée de stratégique, vise à extraire durablement Port-Gentil de l’insécurité énergétique.

Un diagnostic sans appel a été utile pour faire l’état des lieux. Autour du ministre, le maire de Port-Gentil, Pascal Houangni Ambourouet, la gouverneure de l’Ogooué-Maritime, Françoise Assengone Obame et le préfet de Bendjé ont pris la mesure de l’urgence. Le constat technique est implacable : les deux turbines actuelles affichent 52 ans de service au compteur. Usées et obsolètes, ces machines multiplient les pannes, entraînant délestages chroniques, pertes économiques et exaspération sociale. Dans une capitale économique à forte vocation industrielle, cette fragilité du réseau était devenue un frein insupportable au développement.

Doubler la capacité pour stabiliser le réseau

Le projet prévoit l’installation de deux nouvelles turbines à gaz de 25 mégawatts chacune. Cette modernisation permettra non seulement de doubler la production actuelle, mais aussi de garantir un approvisionnement fiable aux ménages et aux opérateurs économiques.

Conscient de la gêne occasionnée, le gouvernement a annoncé un plan de délestage coordonné qui sera communiqué aux riverains. Durant les travaux, prévus pour durer jusqu’en juin, la centrale de la SEEG restera à l’arrêt. Pour éviter le black-out, la Société de Patrimoine assure actuellement l’intérim de la production — une solution transitoire et délicate, mais indispensable.

Une ambition nationale portée par une expertise mixte

Cette rénovation s’inscrit dans le premier pilier du projet de société du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema qui place la modernisation des infrastructures énergétiques au sommet des priorités nationales. Le chantier a été confié au groupe AKSA Enerji, qui collaborera avec des PME gabonaises pour favoriser le transfert de compétences locales.

Alors que les travaux s’apprêtent à être lancés, l’attention se porte désormais sur le respect du calendrier. Pour les habitants de Port-Gentil, l’accès à un approvisionnement en électricité de qualité et stable n’est plus une simple attente, c’est une urgence vitale qui conditionne l’avenir de la ville.

Gabon : la mairie de Libreville en guerre contre l’occupation anarchique du domaine communal

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La lutte pour l’harmonie urbaine est un chantier continu dans la capitale gabonaise. Le mercredi 4 février 2026, l’hôtel de ville a mené une nouvelle opération de terrain le long de la voie express reliant les communes de Libreville et d’Owendo, un axe stratégique régulièrement confronté à des occupations illégales.

Sur le terrain, les autorités municipales n’ont pas fait de concessions pour démanteler les installations érigées en dehors de tout cadre légal. Ces dernières constituent des foyers potentiels d’accidents en entravant la visibilité sur un tronçon déjà accidentogène. Une situation que les services municipaux ont affirmé ne plus vouloir tolérer.

Au-delà de la question sécuritaire, l’enjeu de l’ordre urbain est aussi environnemental. En obstruant le lit naturel des cours d’eau, ces occupations perturbent l’écoulement des eaux pluviales, aggravant les risques d’inondations dans les quartiers riverains, un problème récurrent à Libreville à chaque saison des pluies.

La mairie poursuit la libération du domaine communal.
La mairie poursuit la libération du domaine communal.

Le deuxième adjoint au maire, qui menait l’initiative, avec à ses côtés la directrice générale du Cadastre, Anaïs Félicité Tsogho épouse Mayoukou et le directeur du Cadastre, Cédrick Alexandre Soungou Mboulou, a réaffirmé la volonté de l’exécutif municipal d’aller au bout du processus engagé.

A travers cette opération, la mairie de Libreville entend rappeler que la libération du domaine communal n’est ni ponctuelle ni symbolique, mais qu’elle s’inscrit dans une stratégie durable d’assainissement du cadre urbain. Une ligne ferme et assumée, pour tenter de concilier sécurité publique, protection de l’environnement et organisation de l’espace au sein d’une capitale en pleine mutation.