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Le Président Oligui Nguema en Turquie : Nouvelles perspectives économiques

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Le Président de la République est arrivé ce mercredi 30 juillet à Ankara sur invitation de son homologue turc Recep Tayyip Erdoğan. Il s’agit de la première visite officielle en Turquie du chef de l’Etat gabonais depuis son investiture à la tête du pays.

Ce déplacement marque une volonté commune de relancer la coopération entre les deux pays. Plusieurs axes stratégiques sont au menu des échanges : sécurité, diplomatie, pêche, aquaculture et formation professionnelle. Brice Clotaire Oligui Nguema y présentera sa vision d’un partenariat fondé sur la transformation des ressources locales et l’ouverture du Gabon aux marchés internationaux.

En marge des entretiens officiels, des rencontres économiques sont prévues à Istanbul. Le chef de l’État visitera des installations industrielles avant de présider une table ronde avec des investisseurs turcs, dans l’optique de nouer de nouveaux partenariats et de stimuler les investissements au Gabon.

Droits des femmes : Vers une concertation sous-régionale pour Beijing+30

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Dans le cadre des préparatifs du 30e anniversaire de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing, les pays africains affûtent leur vision commune. Le Gabon, représenté par la ministre de la Femme, de la famille et de la protection de l’enfance, a pris part ce 28 juillet 2025 à un webinaire organisé par ONU-Femmes, avec pour enjeu majeur la formulation d’engagements nationaux cohérents et porteurs.

Alors que la Rencontre de haut niveau sur la promotion des droits des femmes et l’égalité des sexes est prévue pour le 22 septembre prochain aux Nations Unies, les États africains ont été conviés à une concertation stratégique. Cette réunion virtuelle, organisée par ONU-Femmes, visait à encourager les pays membres à définir ou à renouveler leurs engagements nationaux en matière de genre, dans le cadre de Beijing+30, qui marque les trois décennies de la Déclaration et du Programme d’action adoptés en 1995. Le Gabon, par la voix de sa ministre de tutelle, a réaffirmé sa volonté de contribuer activement à une dynamique régionale forte et solidaire.

Au-delà d’un simple rendez-vous préparatoire, ce webinaire illustre la volonté des pays africains de parler d’une même voix sur les grandes priorités liées à l’égalité des sexes. Il s’agit de mieux articuler les réalités locales avec les normes internationales, tout en assurant une meilleure représentativité des pays du Sud sur les questions de genre.

Droits des femmes : Vers une concertation sous-régionale pour Beijing+30

La ministre gabonaise a insisté sur l’importance d’un « front africain concerté pour faire entendre les spécificités de nos contextes sociaux, économiques et culturels tout en renouvelant notre engagement sur les principes de Beijing ».

Ces travaux s’inscrivent également dans un esprit de coopération Sud-Sud, où les expériences de chaque pays peuvent nourrir des solutions collectives et adaptées. La Rencontre de septembre représente ainsi une étape décisive pour réaffirmer la place centrale des femmes dans le développement des sociétés africaines.

Crise au PDG : Sassou-Nguesso en médiateur

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Selon une révélation de notre confrère Africa Intelligence, le président congolais Denis Sassou-Nguesso a pris l’initiative de réunir à Brazzaville les principaux protagonistes de la crise qui déchire le Parti démocratique gabonais (PDG). Objectif : préserver l’héritage politique de la famille Bongo, en plaçant au cœur du processus de réconciliation le jeune Omar-Denis Junior Bongo, fils d’Omar Bongo et petit-fils de Denis Sassou-Nguesso.

Le dimanche 27 juillet, une réunion de « réconciliation » s’est tenue à Brazzaville, sous l’égide du président Denis Sassou-Nguesso, afin de tenter de résoudre la profonde crise interne qui secoue depuis plusieurs semaines le Parti démocratique gabonais (PDG). Créée en 1968 par Omar Bongo, cette formation fut successivement dirigée par lui-même, puis par son fils Ali Bongo, jusqu’à la chute de ce dernier lors du coup d’État d’août 2023.

Deux camps, une guerre d’héritiers

C’est dans ce contexte de division que le président congolais a rassemblé, dans sa résidence privée de Mpila, les quatre principales figures impliquées dans cette bataille de leadership : Angélique Ngoma et Blaise Louembé Kouya, d’un côté ; Ali Akbar Onanga Y’Obegue et Francis Nkea Ndzigue, de l’autre.

La crise a scindé en deux l’ancien parti au pouvoir. D’un côté, le camp dirigé par Angélique Ngoma, ex-ministre des Bongo père et fils, aujourd’hui secrétaire générale du PDG, épaulée par Blaise Louembé Kouya, élu président du parti lors du congrès extraordinaire de janvier. De l’autre, les fidèles d’Ali Bongo, notamment les anciens ministres Ali Akbar Onanga Y’Obegue et Francis Nkea Ndzigue, qui continuent de reconnaître Ali Bongo comme le seul « distingué camarade président », seul légitime pour convoquer les instances du parti.

Ces derniers n’ont jamais accepté leur marginalisation, estimant que toute initiative en dehors de l’autorité d’Ali Bongo est dénuée de légitimité.

Le PDG, un enjeu dynastique

Au-delà des divergences internes, l’objectif de cette rencontre orchestrée par Denis Sassou-Nguesso est clair : maintenir le PDG dans le giron des Bongo. L’initiative a été encouragée par Ali Bongo lui-même, qui, depuis Londres où il réside désormais, reste soucieux de préserver le legs politique de son père.

C’est dans cette optique qu’apparaît en filigrane la montée en puissance d’Omar-Denis Junior Bongo (ODJB), petit-fils d’Omar Bongo et de Denis Sassou-Nguesso, et actuellement conseiller à la présidence congolaise. Présent à la réunion, ODJB multiplie depuis plusieurs semaines les démarches de rapprochement avec les membres de la famille, notamment Christian Bongo, également présent à Mpila.

Une succession qui s’organise

L’ombre d’une transmission générationnelle du leadership du PDG se dessine, et Omar-Denis Junior Bongo semble en être l’axe central. Ayant obtenu, selon nos confrères, l’assentiment d’Ali Bongo, il pourrait à terme prendre les rênes du parti, assurant ainsi la continuité de l’héritage familial.

La manœuvre diplomatique de Denis Sassou-Nguesso s’inscrit donc dans une logique de consolidation dynastique, entre Brazzaville et Libreville, autour d’un nom qui continue de marquer la vie politique gabonaise : Bongo.

Port-Gentil : Soixante jeunes formés aux fondamentaux de la recherche d’emploi

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Le 28 juillet 2025, dans le cadre de la promotion de l’employabilité des jeunes, plusieurs jeunes gabonais ont pris part à un atelier de renforcement de capacités axé sur les techniques de recherche d’emploi.

L’événement s’est tenu en présence du Délégué spécial en charge de la gestion de la commune de Port-Gentil, le général Pierre Rizogo Rousselot et du Ministre du Travail, du plein emploi et du dialogue social, Patrick Barbera Isaac.

Plusieurs prétendants à des offres d’emploi se retrouvent souvent à court d’idées dans un entretien d’embauche ou une correspondance de sollicitation. Et c’est pour résoudre cette problématique que la Team PBI, en collaboration avec le Programme national de promotion de l’emploi (PNPE) et ses partenaires, ont pris cette initiative qui vise à doter les jeunes de Port-Gentil de compétences pratiques, nécessaires pour intégrer efficacement le marché de l’emploi.

Port-Gentil : Soixante jeunes formés aux fondamentaux de la recherche d’emploi

Au programme de cette formation : la rédaction d’un CV percutant ; la formulation d’une lettre de motivation convaincante ; la préparation à l’entretien d’embauche et l’inscription sur la plateforme du PNPE. Les participants, âgés de 18 à 30 ans, tous de nationalité gabonaise, ont dû fournir une pièce d’identité et un CV actualisé pour prendre part à l’atelier.

À travers cette action concrète, les autorités publiques réaffirment leur volonté de lutter contre le chômage des jeunes, en les outillant pour mieux affronter les exigences du monde professionnel. Ce type d’initiative devrait se poursuivre dans d’autres localités du pays, dans le cadre de la politique nationale d’insertion professionnelle.

Gouvernance sans complaisance : Luther Abouna Yangui à l’assaut des mauvaises pratiques dans l’Ogooué-Ivindo

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Dans un contexte de refondation institutionnelle, le patron du Trésor public, Luther Steeven Abouna Yangui, mène une tournée d’évaluation musclée dans l’Ogooué-Ivindo pour rappeler que la probité et la rigueur ne sont plus négociables sous la Ve République.

Le jeudi 24 juillet 2025, le Directeur Général de la Comptabilité Publique et du Trésor (DGCPT), Luther Steeven Abouna Yangui, a marqué une nouvelle étape de sa tournée nationale par une visite dans la province de l’Ogooué-Ivindo. Cette mission de terrain, enclenchée depuis janvier 2024, s’inscrit dans le cadre de l’évaluation des structures déconcentrées du Trésor public, avec en ligne de mire : efficacité, exemplarité et rupture avec les dérives passées.

Makokou, Booué, Mékambo et Ovan ont constitué les haltes stratégiques de cette tournée, au cours de laquelle le haut responsable a échangé avec les agents, évalué les conditions de travail, diagnostiqué les besoins en formation et en équipements, mais surtout réaffirmé les principes d’une gestion rigoureuse des deniers publics.

Gouvernance sans complaisance : Luther Abouna Yangui à l'assaut des mauvaises pratiques dans l’Ogooué-Ivindo

Un discours sans équivoque contre la corruption

Devant les comptables publics de la province, le message de Luther Abouna Yangui a été direct et sans appel. « Je sensibilise les comptables publics à l’impératif d’une gestion rigoureuse et intègre des deniers publics. J’insiste particulièrement sur la nécessité de lutter sans relâche contre la corruption. Je leur rappelle les valeurs cardinales qui fondent notre métier : la probité, la sincérité et la disponibilité. La Ve République ne tolérera aucun comportement déviant, et face aux manquements, nous n’hésiterons pas à sévir avec la plus grande fermeté », a-t-il martelé. Ce rappel à l’ordre s’inscrit dans la volonté du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, de restaurer la confiance des citoyens dans les institutions publiques à travers une gouvernance ferme, fondée sur la transparence et l’exemplarité.

Une mission de proximité et de transformation

Respectant les usages protocolaires, la délégation conduite par le DGCPT a été accueillie à Makokou par Madame Rita Estelle Milagolo, Délégué Spécial de la commune, en l’absence du Gouverneur. Cette audience a permis d’exposer les objectifs de la mission : évaluer les structures du Trésor, mais également renforcer les liens entre l’administration centrale et ses relais territoriaux.

La visite des services comptables de Makokou, Booué, Ovan et Mékambo a été l’occasion d’observer le fonctionnement interne, de contrôler la qualité du service rendu aux usagers, et de mesurer l’adhésion des agents aux nouvelles exigences de gouvernance. Dans un contexte où les attentes citoyennes en matière de gestion publique sont de plus en plus élevées, la DGCPT entend instaurer une culture de la performance et de l’éthique.

Gouvernance sans complaisance : Luther Abouna Yangui à l'assaut des mauvaises pratiques dans l’Ogooué-Ivindo

Une réforme d’ampleur nationale

La démarche de Luther Steeven Abouna Yangui, déjà conduite dans les provinces de l’Estuaire, de l’Ogooué-Maritime, du Moyen-Ogooué, de l’Ogooué-Lolo, du Haut-Ogooué, de la Ngounié et de la Nyanga, traduit une volonté claire de transformation profonde de l’administration comptable gabonaise.

Gouvernance sans complaisance : Luther Abouna Yangui à l'assaut des mauvaises pratiques dans l’Ogooué-Ivindo

En conjuguant proximité, évaluation et vigilance, la DGCPT entend bâtir un Trésor public moderne, au service de l’intérêt général, et affranchi des pratiques opaques du passé. Une nouvelle ère s’ouvre, marquée par la rigueur budgétaire, la responsabilité individuelle et l’alignement sans faille sur les valeurs de la République.

Comptes de Campagne Présidentielle : Ensemble Pour le Gabon s’insurge contre la « dérive institutionnelle » visant Bilie-By-Nze

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Face à la sommation de la Cour des comptes adressée à Alain-Claude Bilie-By-Nze, son parti, l’EPG, dénonce une attaque contre l’État de droit et défend la légitimité d’un recours à l’exception d’inconstitutionnalité. Mais au regard de la loi, le risque d’inéligibilité demeure réel.

Dans un communiqué en date du 26 juillet, le parti Ensemble Pour le Gabon (EPG) s’est rangé sans ambiguïté derrière son président, Alain-Claude Bilie-By-Nze, visé par une sommation de la Cour des comptes. Le parti exprime son « plein et entier soutien à son président, Alain-Claude Bilie-By-Nze, face aux pressions politico-juridiques injustifiées dont il fait actuellement l’objet ».

La sommation, émise le 16 juillet, concerne le non-dépôt des comptes de campagne du candidat à la présidentielle du 12 avril 2025. Une obligation légale fixée au 25 juin, que l’ancien Premier ministre n’a pas rempli.

Une dérive institutionnelle dénoncée

L’EPG fustige une volonté d’extension « arbitraire » des compétences de la Cour des comptes. « Notre formation politique dénonce une tentative manifeste d’élargissement arbitraire des compétences d’une institution juridictionnelle, au mépris du texte fondamental qui organise la République », déclare le communiqué.

Pour le parti, le recours introduit par Bilie-By-Nze est une démarche respectueuse des institutions : « En invoquant avec clarté et responsabilité une exception d’inconstitutionnalité, notre président n’a pas seulement engagé une défense légitime : il a rappelé à tous que nul n’est au-dessus de la Constitution, pas même une juridiction, aussi respectable soit-elle ».

L’État de droit en jeu ?

Au-delà du cas individuel, l’EPG alerte sur les conséquences pour l’architecture républicaine. Il estime qu’« une République, aussi jeune soit-elle, ne saurait tolérer des empiètements ou des détournements de compétences qui fragilisent son architecture institutionnelle ». Il rappelle que la mission de la Cour des comptes doit rester strictement cantonnée au contrôle des finances publiques : « La Cour des comptes, qui n’est pas une instance morale ni un arbitre politique, est tenue de s’en tenir à sa mission constitutionnelle : le contrôle des finances publiques et non des dépenses électorales privées ».

L’EPG considère que le contrôle des comptes de campagne doit être encadré par des mécanismes clairs et légalement désignés. « Le contrôle des comptes de campagne, pour être légitime, doit être confié à un organe expressément désigné à cet effet, dans le respect de procédures claires, prévues par la loi, comme c’est le cas dans de nombreuses démocraties », affirme-t-il, avant de conclure : « Notre engagement reste total pour une République forte, juste, équilibrée, et respectueuse des droits de tous ses citoyens ».

Un risque juridique majeur pour Bilie-By-Nze

Mais au-delà du débat juridique soulevé, la loi gabonaise reste claire. Le Code électoral organique n° 001/2025 impose aux candidats de déposer leurs comptes de campagne, accompagnés de pièces justificatives, auprès de la Cour des comptes, au plus tard le 25 juin 2025.

L’article prévoit que le défaut de dépôt ou l’absence de justification peut entraîner une invalidation par la Cour, laquelle peut prononcer une inéligibilité de 5 à 10 ans. Brice Clotaire Oligui Nguema, seul candidat à avoir respecté cette obligation, s’en est acquitté dans les délais. En revanche, Alain-Claude Bilie-By-Nze, estimant que « la Cour des comptes n’est pas compétente pour contrôler de l’argent privé », a refusé de se plier à l’exigence légale.

En conséquence, il s’expose désormais à une interdiction de se présenter à toute élection pour une période qui pourrait aller jusqu’à dix ans, comme le prévoit expressément la loi gabonaise. Une perspective lourde, tant sur le plan politique que symbolique.

Un concours professionnel pour les agents de Santé

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Le ministère de la Santé ouvre un concours professionnel à l’attention de l’ensemble des catégories du personnel médical. L’annonce a été faite dans une note officielle datée du 29 juillet 2025, signée de Charles Rotombo, secrétaire général dudit département ministériel.

Selon la note officielle, cette décision a été prise par le ministre de la Santé, le Professeur Adrien Moungoungou « dans le souci de permettre à une plus grande partie de professionnels de la santé de bénéficier d’une évolution administrative ». Le concours devient ainsi accessible, sous conditions, aux agents des catégories C et A2, âgés de 52 à 57 ans. Les agents de la catégorie B, quant à eux, devront justifier soit de 20 années d’ancienneté au minimum, soit de figurer dans la même tranche d’âge.

Les professionnels souhaitant participer sont invités à se rapprocher de la Direction centrale des ressources humaines (DCRH) pour les agents en poste dans l’Estuaire, et des directions régionales de la santé (DRS) pour ceux exerçant à l’intérieur du pays. La date limite de dépôt des dossiers est fixée au mardi 5 août 2025.

ALERTE À LA DÉSINFORMATION : La CNAMGS met en garde contre une fausse campagne d’immatriculation

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Un vent de rumeur souffle sur les réseaux sociaux, relayant de prétendues informations sur une vaste opération d’immatriculation des Gabonais Économiquement Faibles (GEF) impliquant la Caisse Nationale d’Assurance Maladie et de Garantie Sociale (CNAMGS). Dans un communiqué publié le 25 juillet, la direction générale de l’institution a tenu à démentir formellement ces allégations.

La CNAMGS précise qu’aucune initiative d’immatriculation massive des GEF n’est actuellement en cours. Elle indique que les opérations en lien avec la mise à jour du fichier GEF sont encore en phase préparatoire, dans le respect strict des orientations données par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. Toute annonce relative à ce processus fera l’objet d’une communication officielle, assure la structure.

Dans un contexte marqué par une prolifération d’informations non vérifiées, la CNAMGS appelle donc l’ensemble de ses assurés à la plus grande prudence. « Demeurez vigilants face aux fausses informations », insiste-t-elle, soulignant sa volonté de garantir la transparence et de préserver la relation de confiance avec les usagers.

Depuis sa création par ordonnance présidentielle le 21 août 2007, la CNAMGS s’est imposée comme un acteur central du système de protection sociale gabonais. Elle couvre aujourd’hui plus d’un million d’assurés, avec une attention particulière pour les personnes économiquement faibles, souvent privées d’accès aux soins.

Au-delà de la gestion du régime obligatoire d’assurance maladie, elle intervient activement dans la prise en charge des évacuations sanitaires et l’amélioration de l’accès aux soins de base, jouant ainsi un rôle vital pour des milliers de Gabonais à faibles revenus. C’est pourquoi, face à toute tentative de manipulation, l’institution tient à rassurer ses assurés et réaffirme que la solidarité nationale reste sa boussole.

Hydrocarbures : Mandji Energy et Petro Gabon  pour la réappropriation du secteur par les Gabonais

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Le ministre du Pétrole et du Gaz, Sosthène Nguema Nguema, a, le 28 juillet, reçu en audience les responsables de deux entreprises nationales majeures du secteur des hydrocarbures : Mandji Energy Gabon et PetroGabon.

Cette rencontre, placée sous le sceau du dialogue et de la collaboration, marque un premier contact institutionnel entre le ministre récemment nommé et les acteurs du développement énergétique national. Les échanges ont porté sur la vision des deux entreprises et leur engagement à contribuer activement à la relance économique du pays par une approche axée sur la souveraineté nationale dans le secteur pétrolier.

« Nous avons saisi l’occasion, avec un nouveau ministre à la tête de ce département, pour lui présenter nos civilités, mais aussi notre projet centré sur la souveraineté économique, en particulier la réappropriation du secteur pétrolier par les Gabonais », a déclaré Henri Bongo Leboundji, directeur général de Mandji Energy Gabon.

Hydrocarbures : Mandji Energy et Petro Gabon  pour la réappropriation du secteur par les Gabonais

Henri Bongo Leboundji, directeur général de Mandji Energy Gabon, répondant aux questions des journalistes.

De son côté, Jean Baptiste Bikalou, président-directeur général de PetroGabon, a exposé un projet structurant pour le pays : la construction d’un centre d’emplissage de gaz à Owendo, destiné à accroître la capacité nationale de stockage. « Ce centre permettra non seulement de renforcer la sécurité énergétique du Gabon, mais aussi de créer de l’emploi et d’encourager les investissements locaux. Nous voulons que les Gabonais croient en leur pays et s’engagent pour son développement », a-t-il déclaré.

Le ministre Sosthène Nguema Nguema a salué l’initiative de ces opérateurs nationaux et réaffirmé la volonté du gouvernement à soutenir les projets qui s’inscrivent dans une dynamique de développement durable, inclusif et souverain du secteur énergétique. Cette rencontre augure d’une nouvelle ère de collaboration entre l’État et les acteurs locaux des hydrocarbures, dans une perspective de valorisation des ressources et de renforcement de la participation nationale à la chaîne de valeur pétrolière.

Gabon :  En route vers une industrialisation locale

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En mission officielle au Japon, la délégation gabonaise conduite par le Vice-président du Gouvernement, Alexandre Barro Chambrier, a marqué une étape importante dans la stratégie de transformation industrielle du pays.

Accompagné notamment du ministre de l’Industrie et de la transformation locale, Me Lubin Ntoutoume et son collègue des Eaux et forêts, chargé du conflit Homme-faune, Maurice Ntossui Allogho, le Vice-président du Gouvernement a participé, le 28 juillet, à deux rencontres majeures qui pourraient accélérer la mutation industrielle du Gabon.

L’une des plus significatives a eu lieu avec Asia Minerals Limited (AML), géant japonais du manganèse. L’entretien a porté sur la création d’une unité locale de transformation au Gabon. Une annonce forte a été faite : AML pourrait faire le déplacement de Libreville dès la semaine prochaine pour poursuivre les échanges techniques et poser les bases concrètes de ce projet. Il s’agit là d’un tournant stratégique pour un pays qui ambitionne de rompre avec le modèle d’exportation de matières premières brutes, en optant pour leur transformation locale à forte valeur ajoutée.

Gabon :  En route vers une industrialisation locale

Parallèlement, la délégation s’est entretenue avec l’Association de l’économie africaine et du développement (AFRECO), aboutissant à la signature d’une lettre d’intention pour le renforcement des échanges entre le Gabon et le Japon, dans des secteurs stratégiques comme l’agro-industrie, les infrastructures et les énergies renouvelables. Une visite de l’AFRECO à Libreville est d’ores et déjà au programme.

Gabon :  En route vers une industrialisation locale

A travers ces démarches, le gouvernement gabonais réaffirme son engagement à bâtir une industrie solide, durable et créatrice d’emplois, en misant sur des partenariats ciblés et porteurs de transformation structurelle. Le temps du « tout exportation » semble bien révolu.