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Gabon: Edgard Moukoumbi met la pression sur l’entreprise adjudicataire des travaux de l’axe Ovan-Makokou

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Le ministre des Travaux publics a effectué une visite d’inspection de 48 heures dans la province de l’Ogooué-Ivindo le week-end dernier. Objectif : s’assurer que le bitumage de l’axe Ovan-Makokou (97 km) respecte les délais, tout en préparant le lancement de l’important tronçon  vers Mékambo.

Le désenclavement de l’Ogooué-Ivindo entre dans une phase pratique. Accompagné de la gouverneure de province, Christiane Leckat, le ministre des Travaux publics, Edgard Moukoumbi, a passé au crible l’état d’avancement du chantier reliant Ovan à Makokou. Sous la surveillance étroite du gouvernement, l’entreprise China First Highway Engineering Co (CFHEC) doit répondre aux exigences de célérité prônées par les plus hautes autorités de l’Etat.

Un taux de réalisation de 50 %

Sur le terrain, les indicateurs passent au vert. Avec un taux de réalisation avoisinant les 50 %, le projet franchit un palier décisif. Les chiffres consolidés lors de cette inspection font état de plus de 25 kilomètres de chaussée déjà bitumés.

Gabon: Edgard Moukoumbi met la pression sur l’entreprise adjudicataire des travaux de l’axe Ovan-Makokou

Parallèlement, d’importantes sections de terrassement sont désormais finalisées et deux des quatre ponts prévus sont en cours d’achèvement. Pour les populations locales, ces avancées concrètes marquent la fin progressive d’un isolement routier qui aura duré des décennies.

Cap sur Mékambo

Au-delà du suivi technique, cette mission a servi de rampe de lancement pour la prochaine étape du développement provincial : l’axe Makokou-Mékambo-Ekata-Eloba. Un tronçon stratégique de 260 kilomètres qui s’inscrit dans la droite ligne de la volonté du gouvernement des réalisations du secteur routier.

Le ministre s’est rendu à Bombenda, à 25 km de Makokou, pour valider l’emplacement de la future base de vie de l’entreprise « Maripoma », adjudicataire du marché. Ce futur chantier d’envergure doit non seulement connecter les localités les plus reculées, mais aussi transformer l’économie régionale en facilitant le transport des marchandises et l’accès aux services sociaux de base.

L’exigence de la « Ve République »

En multipliant les descentes sur le terrain, le ministère des Travaux publics entend maintenir une pression constante sur les adjudicataires des marchés de son département ministériel. Cette méthode vise à garantir que les investissements massifs consentis par l’État se traduisent par une amélioration réelle et immédiate du quotidien des Gabonais.

Gabon  : Le Woleu-Ntem s’apprête à accueillir l’Hôpital des « Trois Frontières »

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Le futur Hôpital de Coopération sort de terre. Le ministre de la Santé, le Pr Elza Ayo épse Bivigou, s’est rendue dans le Woleu-Ntem pour inspecter le site de ce projet stratégique. Plus qu’un centre de soins, l’infrastructure ambitionne de devenir le carrefour médical de la zone frontalière entre le Gabon, le Cameroun et la Guinée Équatoriale.

C’est un chantier prioritaire de l’ère de la Ve République. En mission d’inspection dans le Nord du pays, le ministre de la Santé a officiellement évalué les contours du futur Hôpital de Coopération des « Trois Frontières ». Ce projet structurant, porté par la vision du président Brice Clotaire Oligui Nguema, vise à pallier le déficit d’infrastructures sanitaires de haut niveau dans l’arrière-pays.

Un pôle d’excellence sous-régional

L’établissement ne se limite pas à une simple extension de l’offre locale. Conçu comme un centre d’excellence intégré, l’hôpital sera doté de blocs opératoires de dernière génération, d’unités d’hospitalisation à forte capacité et d’un service d’urgence ultra-équipé.

L’innovation majeure réside dans sa dimension pédagogique : le centre intégrera des salles de formation clinique et un centre de traitement du sang. « L’objectif est d’assurer l’autonomie sanitaire de la province tout en favorisant le transfert de compétences », indique-t-on du côté du ministère.

Gabon  : Le Woleu-Ntem s'apprête à accueillir l'Hôpital des « Trois Frontières »

Un enjeu diplomatique et démographique

Située stratégiquement dans la zone dite des « Trois Frontières », l’infrastructure s’apprête à desservir un bassin de population dépassant largement les frontières gabonaises. En attirant les patients du Cameroun et de la Guinée Équatoriale, le Gabon entend affirmer son leadership médical dans la sous-région.

Selon les annonces du ministère de la Santé, ce projet répond de manière durable à l’explosion démographique du Grand Nord. Lors de sa visite, le Pr Elza Ayo épse Bivigou a insisté sur l’adaptation des plans techniques aux réalités du terrain, afin que les besoins spécifiques des patients de l’arrière-pays soient pleinement satisfaits.

Pour les populations locales, cette inspection ministérielle sonne comme une garantie de l’effectivité de l’engagement présidentiel : faire de la santé un droit accessible, partout sur le territoire.

Gabon : Vers un « pacte de stabilité » dans l’Enseignement supérieur?

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Libreville accueille, du 9 au 13 février 2026, les travaux de la Commission tripartite de l’Enseignement supérieur. Lancée par le ministre de tutelle, Charles Edgard Mombo, cette initiative vise à prévenir les tensions sociales par un dialogue structuré entre l’État, les syndicats et les acteurs académiques.

Replacer la concertation au cœur de la gouvernance universitaire : tel est l’objectif affiché par Charles Edgard Mombo. Dans un secteur régulièrement secoué par des crises cycliques, cette instance se veut un cadre d’échanges sans tabou sur les maux qui fragilisent les universités gabonaises.

Dix thématiques pour sortir de l’impasse

Pour dépasser les simples déclarations d’intention, la Commission s’articule autour de dix sous-commissions thématiques. Durant cinq jours, experts et partenaires sociaux devront plancher sur des solutions concrètes à long terme. L’enjeu est de taille : améliorer la qualité des enseignements, optimiser la performance globale du système et, surtout, assainir la gouvernance administrative et financière.

Une réponse directe à la menace de grève

Cette rencontre n’est pas le fruit du hasard. Elle fait suite à l’audience accordée le 23 janvier dernier par le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, aux organisations syndicales (SNEC-UOB, SNEC-USTM et collectif « Intelligence »). Alors qu’un préavis de grève planait sur la rentrée, le président de la République avait alors prôné l’apaisement et le dialogue direct.

À l’aube de la Ve République, cette méthode marque une volonté de rupture. Pour les autorités, l’anticipation doit désormais primer sur la réaction. Car dans le secteur sensible de l’Enseignement supérieur, la stabilité ne peut être décrétée : elle se négocie patiemment autour d’une table.

Reste désormais à traduire cette volonté en actions concrètes.

Gabon : A Port-Gentil, l’AGASA mise sur les étudiants pour sécuriser l’assiette des citoyens

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L’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA) transforme le terrain en salle de classe. Dans le cadre de la stratégie AGASA–AUM, des étudiants de l’Université de Port-Gentil participent actuellement à une opération pilote de cartographie des opérateurs économiques. Une immersion totale pour allier théorie académique et exigences sanitaires.

Le Docteur Jean Delors Biyogue Bi Ntougou, Directeur général de l’AGASA (Agence Gabonaise de Sécurité Alimentaire), s’est rendu la semaine dernière à Port-Gentil pour évaluer ce dispositif inédit. Sur place, l’objectif est clair : transformer des étudiants en observateurs avertis de la sécurité sanitaire des aliments.

Du campus à la réalité du terrain

Ces jeunes recrues ne se contentent plus des bancs de l’amphithéâtre. Ils sont désormais chargés de cartographier les opérateurs économiques du secteur alimentaire local. Cette mission leur permet de se confronter aux réalités du marché tout en développant une expertise pratique. Si leurs connaissances théoriques sont jugées « encourageantes » par la direction, l’enjeu actuel reste le développement de la maturité professionnelle face à des situations de terrain parfois complexes ou sensibles.

Des étudiants de l’Université de Port-Gentil participent à la cartographie des opérateurs économiques du secteur alimentaire.
Des étudiants de l’Université de Port-Gentil participent à la cartographie des opérateurs économiques du secteur alimentaire.

Un levier pour l’employabilité

Cette initiative s’inscrit dans une priorité nationale : réduire le fossé entre le diplôme et l’emploi. En les préparant aussi bien à l’entrepreneuriat qu’aux carrières au sein de structures publiques ou privées, l’AGASA agit comme un accélérateur de carrière.

À travers ce partenariat avec l’Université de Port-Gentil, l’Agence fait d’une pierre deux coups : elle renforce le contrôle de la chaîne alimentaire locale tout en assurant l’insertion durable des futurs diplômés dans le tissu économique national.

Gabon-Rwanda Connect : un pont solidaire au service des Gabonais du Rwanda

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Née de la volonté de plusieurs compatriotes vivant au pays des Mille Collines de s’unir autour d’une vision commune, Gabon–Rwanda Connect (GRC) est une association engagée au service de la communauté gabonaise.

La GRC se donne pour mission de renforcer la communication, la solidarité et l’entraide au sein de la communauté, tout en favorisant une relation harmonieuse avec les institutions locales.

Portée par des valeurs d’unité et de responsabilité, l’association œuvre concrètement pour apporter une assistance aux Gabonais en difficulté, faciliter l’intermédiation entre les familles et les autorités rwandaises, et promouvoir un climat de cohésion durable.

Dynamique et attentive aux réalités du terrain, la GRC se positionne comme un espace de dialogue, de soutien et d’accompagnement pour tous les Gabonais résidant au Rwanda, dans un esprit d’action collective et de fraternité.

Fondatrices et responsables :

• Paule Danielle Mawora ép. Sounda

• Ngasombo Nicole ép. Dikinz Kama

• Ndzimi Helva Laicka ép. Huby

Contacts : +32 497 03 74 53 / +250 737 312 281

Gabon : La Banque mondiale injecte 150 millions de dollars pour atténuer la crise de l’eau et de l’énergie

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Pour pallier les carences critiques en services de base, la Banque mondiale vient de débloquer une enveloppe de 150 millions de dollars. Cet important financement vise à transformer le quotidien de plus d’un demi-million de Gabonais, particulièrement dans des zones rurales encore largement délaissées.

C’est un souffle d’oxygène pour le secteur des services publics gabonais. La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), branche de la Banque mondiale, a officialisé, le 5 février, l’octroi d’un prêt de 150 millions de dollars (environ 90 milliards de FCFA) à l’État gabonais. Cet appui financier est destiné au lancement du Projet d’accès aux services de base et d’amélioration des performances (PASBAP).

Urgence sociale et fracture territoriale

Si le Gabon affiche des ambitions de développement fortes, la réalité du terrain reste marquée par une fracture profonde. Les chiffres publiés par l’institution financière sont sans appel : en zone rurale, seul un habitant sur deux (55 %) a accès à l’eau potable, et moins d’un tiers (29 %) dispose de l’électricité.

Au-delà de l’accès, c’est la qualité et la fiabilité du service qui font défaut, sans oublier l’absence quasi totale d’infrastructures d’assainissement, un vecteur majeur de maladies hydriques et de pollution environnementale.

Modernisation et résilience climatique

Le PASBAP ne se contente pas de « réparer », il vise une refonte structurelle. Selon les termes de l’accord, les fonds serviront à : étendre les réseaux d’eau et d’électricité pour toucher 535 000 bénéficiaires. Moderniser les infrastructures existantes pour les rendre plus résilientes face aux aléas climatiques. Réformer la gouvernance des sociétés distributrices pour optimiser leur gestion et leur performance technique.

Un levier pour la croissance

Pour Cheick Fantamady Kanté, directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Gabon, cet investissement est stratégique. Il ne s’agit pas seulement de confort domestique, mais d’un impératif économique. « Améliorer l’accès aux services de base est indispensable pour renforcer le développement humain et soutenir une croissance économique plus juste », a-t-il souligné.

Alors que le pays fait face à une demande énergétique croissante, le succès de ce projet sera scruté de près par les populations qui espèrent, enfin, la fin des délestages et des pénuries d’eau à répétition.

Pour un « Septennat de l’Éducation nationale » : Et si l’école devenait la seule urgence du Gabon ?

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Après cinq semaines de paralysie qui ont fait vaciller le système éducatif national, l’heure n’est plus aux simples colmatages. Pour sortir du cycle infernal des grèves et de la précarité, le Gabon doit oser une thérapie de choc : sanctuariser l’école sur les sept prochaines années.

La crise actuelle à l’Éducation nationale n’est pas un incident de parcours ; elle est le symptôme d’un modèle à bout de souffle et surtout de quatorze ans de gouvernance par improvisation. Alors que la reprise s’esquisse enfin, une question brutale s’impose : allons-nous nous contenter d’un retour à la normale « timide » où allons-nous enfin rebâtir l’édifice sur des bases « concertées » et pérennes ?

Sortir de l’immédiateté : Le concept du Septennat

Proclamer le « Septennat de l’Éducation », c’est acter que l’école ne peut plus être gérée au trimestre, au gré des humeurs budgétaires ou des colères syndicales. C’est décréter une période de sept ans durant laquelle chaque décision politique, chaque investissement et chaque réforme administrative convergeraient vers un seul but : faire du système éducatif gabonais le plus performant de la sous-région. Ce contrat social placerait l’enseignant, l’élève et l’infrastructure au cœur d’une « zone de sécurité nationale ».

Les trois piliers de cette refondation

Afin que ce septennat transcende le stade du simple slogan pour devenir une réalité tangible, il doit impérativement s’articuler autour de leviers concrets. Tout d’abord, l’instauration d’un « Pacte de Stabilité Sociale » s’avère cruciale ; en s’inspirant de la démarche pragmatique du leader syndical Marcel Libama, il s’agit de définir des plateformes de dialogue permanent pour prévenir toute paralysie chronique née de revendications légitimes. Ensuite, à l’instar des grands chantiers routiers destinés à désenclaver le pays, le secteur éducatif exige un investissement massif sous la forme d’un véritable « Plan Marshall ». Cet effort financier devra se traduire par des budgets conséquents alloués à la formation continue des formateurs, au renforcement du matériel didactique et à la modernisation globale du cadre d’apprentissage. Enfin, l’accent doit être mis sur la sécurité sanitaire et sociale, car un enfant en proie à la faim ou privé de soins ne peut s’épanouir intellectuellement. Dès lors, l’intégration de pôles de santé de proximité, à l’image des structures dédiées au couple mère-enfant, doit désormais devenir la norme au sein de chaque grand bassin scolaire.

Pour un « Septennat de l’Éducation nationale » : Et si l’école devenait la seule urgence du Gabon ?

L’École du Futur : Le Pari Audacieux de la Ve République

Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a clairement manifesté sa volonté de reconstruire la nation sur les décombres de quatorze années d’abandon. Si le bitume assure désormais la jonction physique des provinces, c’est indéniablement l’éducation qui arrimera le Gabon à son futur. Dans cette perspective, décréter un « septennat de l’éducation » constituerait l’acte politique le plus audacieux de cette ère nouvelle : un choix courageux consistant à sacrifier les calculs électoraux de court terme au profit du salut des générations futures.

Le silence assourdissant des salles de classe a trop duré. Il est désormais impératif que le crissement des craies et l’ambition des enseignants redeviennent la seule symphonie d’un Gabon conquérant. Toutefois, bâtir un système éducatif performant et compétitif ne saurait se limiter aux seules régularisations administratives des enseignants, aussi légitimes soient-elles. C’est un chantier multidimensionnel qui exige une véritable révolution des mentalités, une vision pragmatique du développement et une adéquation rigoureuse entre la formation académique et les besoins réels de notre marché de l’emploi.

Au moment où les enseignants réinvestissent timidement les salles de classe, l’urgence n’est plus à la simple gestion de crise, mais à une réflexion de fond pour refonder, de part en part, notre modèle éducatif.

Gabon : Recrutement imminent de 1 500 récolteurs chez Olam Palm

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Le gouvernement gabonais et le géant agro-industriel Olam Palm ont officialisé, ce vendredi 6 février 2026 à Libreville, le lancement d’un vaste programme national de recrutement. Pilotée avec le Pôle National de Promotion de l’Emploi (PNPE), cette initiative vise à insérer 1 500 nationaux au cœur des bassins agricoles du pays.

L’effervescence était palpable ce matin à la salle polyvalente du Pôle National de Promotion de l’Emploi (PNPE). Sous le haut patronage du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, les autorités ont donné le coup d’envoi d’une opération d’envergure : le recrutement massif de 1 500 récolteurs pour le compte d’Olam Palm Gabon.

Un alignement stratégique et social

Ce programme ne se résume pas à une simple campagne de recrutement. Il s’inscrit directement dans le second pilier du projet de société de l’exécutif, axé sur l’inclusion économique. Pour le gouvernement, représenté par un impressionnant trio ministériel, Jacqueline Ilogué (Travail), Pacôme Kossy (Agriculture) et Zenaba Gninga Chaning (Commerce), l’enjeu est double : réduire le chômage des jeunes et stabiliser les populations en zone rurale. « Il s’agit de transformer le potentiel agricole en un levier d’insertion durable», a-t-on pu entendre lors de la conférence de presse. En mobilisant ainsi le secteur privé, l’État gabonais entend démontrer que la diversification économique passe par une main-d’œuvre locale qualifiée et valorisée.

Déploiement imminent sur le terrain

Le partenariat entre le PNPE et Olam Palm Gabon se veut pragmatique. Loin des effets d’annonce, les responsables ont confirmé que des équipes opérationnelles seront déployées dès les prochains jours sur l’ensemble du territoire national pour identifier et sélectionner les candidats.

Les futurs récolteurs bénéficieront d’emplois structurants dans les provinces, contribuant ainsi à la souveraineté alimentaire et à la vitalité des territoires de l’intérieur. Pour les demandeurs d’emploi, l’opportunité est concrète et le signal fort : l’agriculture gabonaise s’affirme plus que jamais comme un employeur de premier plan.

Cette nouvelle étape dans la coopération public-privé marque un tournant dans la politique d’emplois au sein des grands groupes industriels du pays.

Gabon : Le chantier stratégique Alembé–Lopé–Mikouyi désormais lancé

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Le gouvernement gabonais accélère sa politique de désenclavement. Ce vendredi 6 février 2026, le Vice-président du Gouvernement, Hermann Immongault, a lancé officiellement les travaux d’aménagement de l’axe Alembé–Lopé–Mikouyi. Un chantier de 306 kilomètres destiné à faciliter la mobilité entre quatre provinces clés du pays.

Le bitumage de ce tronçon névralgique, reliant Alembé à Mikouyi via le Carrefour Leroy, représente un investissement massif entièrement financé par l’État gabonais. Prévus pour durer 48 mois, les travaux seront menés simultanément sur deux sections afin d’optimiser les délais. A terme, cette route structurante assurera une jonction fluide entre le Moyen-Ogooué, l’Ogooué-Ivindo, l’Ogooué-Lolo et le Haut-Ogooué.

Un défi technique et environnemental

Conscient de la richesse écologique de la zone, le projet intègre des exigences environnementales strictes. L’axe longeant le parc national de la Lopé, sanctuaire classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, des mesures spécifiques seront appliquées pour préserver la biodiversité locale tout au long du chantier.

Un projet à forte portée sociale, intégrant emplois locaux et actions communautaires au profit des populations riveraines.
Un projet à forte portée sociale, intégrant emplois locaux et actions communautaires au profit des populations riveraines.

Sur le terrain, la rigueur est de mise. Le ministre des Travaux Publics, Edgard Moukoumbi, a d’ailleurs martelé l’exigence de l’exécutif : « Le respect des normes de qualité et des délais contractuels constitue une priorité absolue. Nous assurerons un suivi technique rigoureux pour garantir la durabilité de l’ouvrage ».

1 400 emplois et un impact social fort

Au-delà de l’asphalte, ce projet se veut un moteur de développement social pour les populations riveraines. Dans le cadre de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE), plusieurs infrastructures de proximité verront le jour : construction d’un collège d’enseignement secondaire à la Lopé ; installation de forages d’eau potable ; déploiement de l’éclairage public solaire ; réhabilitation de logements pour les chefs de villages.

Avec la création annoncée de près de 1 400 emplois, ce chantier s’inscrit directement dans la vision du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. En faisant de la mobilité un levier de croissance, le Gabon franchit une étape décisive vers un territoire mieux intégré et résolument tourné vers l’avenir.

Gabon : Germain Biahodjow prend le pouls de l’audiovisuel public

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Le ministre de la Communication et des Médias, Germain Biahodjow, a effectué une visite de travail au cœur de deux piliers du secteur audiovisuel public : la Télédiffusion du Gabon (TDG) et le Groupement d’Intérêt Public (GIP).

Cette immersion visait à s’imprégner des réalités de terrain des équipes techniques, tout en évaluant l’état d’avancement des infrastructures et des chantiers prioritaires.

Modernisation et couverture nationale

À la TDG, le membre du gouvernement a fait le point sur les missions essentielles de transmission et de diffusion des programmes radiophoniques et télévisuels, tant publics que privés. Le dispositif actuel s’appuie sur une infrastructure satellitaire pilotée depuis le Luxembourg, assurant le rayonnement des contenus sur l’ensemble du territoire national.

Au centre des échanges : le déploiement stratégique de la Télévision Numérique Terrestre (TNT). Ce vaste chantier de modernisation prévoit la réhabilitation et l’extension des sites de diffusion de Gabon Télévision et de la Radio nationale. L’objectif est double : optimiser la qualité du signal et garantir un accès universel à l’information pour toutes les populations gabonaises.

Cap sur la souveraineté numérique

L’étape du Groupement d’Intérêt Public a permis d’approfondir les enjeux techniques et stratégiques liés à la TNT. Les responsables de l’entité ont réaffirmé l’importance capitale de ce projet pour la souveraineté numérique du pays. Au-delà de la simple mise à niveau technique, il s’agit de permettre à l’Etat de reprendre le plein contrôle de ses infrastructures de diffusion, transformant ainsi durablement le paysage audiovisuel national.