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Relance la formation agricole au Gabon : un pas vers l’indépendance alimentaire

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Le concours d’entrée à l’École nationale de développement rural (ENDR) d’Oyem est de nouveau ouvert pour l’année scolaire 2025-2026. L’annonce a été faite dans un communiqué publié le 1er août 2025 par la ministre de l’Agriculture, Odette Polo Pandzou.

Avec 240 places à pourvoir, le concours s’adresse aux jeunes Gabonais âgés de 18 à 35 ans, titulaires du BEPC ou d’un diplôme équivalent. Il sera organisé dans les neuf provinces et a pour mission de former la prochaine génération d’entrepreneurs agricoles. Cette démarche stratégique des autorités vise à renforcer l’économie, à réduire la dépendance alimentaire et à valoriser l’agriculture nationale.

Les épreuves écrites sont prévues le 6 octobre. Elles couvriront les mathématiques, les sciences de la vie et de la terre, la composition française, la culture générale et l’anglais. Le dépôt des dossiers est ouvert du 19 août au 17 septembre. S’ensuivra la validation des dossiers du 18 au 28 septembre. Les listes provisoires seront affichées le 30 septembre et les listes définitives le 4 octobre.

Pour le dépôt de leurs dossiers, les candidats sont invités à se rendre à la Direction générale de l’enseignement, de la formation et de la Recherche agricoles (DGEFRA) à Libreville, à l’ENDR d’Oyem pour le Woleu-Ntem, ou dans les directions provinciales de l’Agriculture en fonction de leur lieu de résidence.

Gabon : l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean scelle une alliance stratégique avec la CEEAC

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À Essassa, dans la commune de Ntoum, une étape majeure a été franchie pour l’éducation et le développement régional. L’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean (UIL-BJ) s’allie à la CEEAC pour bâtir un avenir ancré dans la recherche, l’innovation et l’intégration sous-régionale.

Le lundi 4 août 2025, dans le premier arrondissement de Ntoum, l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean et la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC) ont officialisé un protocole d’accord centré sur l’éducation, la recherche, l’innovation et le développement humain. Cet événement d’envergure, tenu à Essassa, a vu la participation du Vice-président du gouvernement, Alexandre Barro Chambrier, du ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Dr Simplice Désiré Mangola, du président de la commission de la CEEAC, Gilberto Da Piedade Verissimo, ainsi que d’autres figures notables telles que Dr Marie Madeleine Mborantsouo, Nicaise Moulombi, président du ROSCEVAC, et plusieurs éminents universitaires.

En signant ce partenariat, l’université et la CEEAC entendent bâtir un socle solide pour la souveraineté intellectuelle, économique et sociale de la sous-région. L’Université Berthe et Jean s’inscrit ainsi dans une dynamique résolument tournée vers la formation de cadres de haut niveau et la mise en place de solutions africaines aux enjeux du continent.

Gabon : l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean scelle une alliance stratégique avec la CEEAC

Un cadre propice à la coopération régionale

Ce partenariat dépasse la simple transmission de savoir. Il ambitionne de devenir un véritable catalyseur de la coopération régionale, favorisant la mobilité académique et stimulant la recherche appliquée dans des domaines stratégiques comme l’industrialisation, la transition numérique, la sécurité alimentaire, la paix et la bonne gouvernance.

Pour le recteur de l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean, cet accord confère à l’établissement un statut distinct dans le paysage académique d’Afrique centrale : « Ce moment est bien plus qu’un acte administratif. Il s’agit d’un engagement solennel, d’un pari sur l’avenir et surtout d’une ambition commune, celle d’ériger notre université en un pôle d’excellence au service de l’intégration, de l’innovation et du développement de l’Afrique Centrale », a-t-il déclaré.

Un engagement porteur de promesses pour une université d’excellence renforcée

Le président de la commission de la CEEAC, Gilberto Da Piedade Verissimo, s’est réjoui de cette initiative. Il a souligné la nécessité d’élaborer des solutions techniques adaptées aux réalités africaines, déclarant : « Je suis profondément convaincu que grâce à la volonté affirmée de votre université, cette initiative portera des fruits qui profiteront aux populations de l’Afrique Centrale ».

Classée parmi les meilleures institutions d’enseignement supérieur du Gabon, l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean se distingue par la diversité et la qualité de son offre de formation, sa rigueur académique et la reconnaissance internationale de ses diplômes.

Ce protocole d’accord vient ainsi consolider sa crédibilité institutionnelle et témoigne de sa volonté affirmée d’améliorer continuellement son rayonnement académique et son rôle dans le développement du continent.

La Côte d’Ivoire célèbre son indépendance : Oligui Nguéma, invité d’honneur à Bouaké

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Le Président de la République, accompagné d la Première Dame, Zita Oligui Nguema, est arrivé le 6 août à Bouaké, en Côte d’Ivoire, pour prendre part aux festivités officielles marquant le 65ᵉ anniversaire de l’indépendance.

Invité par son homologue ivoirien, le Président Alassane Ouattara, le chef de l’État gabonais rejoint ainsi plusieurs dirigeants africains qui ont fait le déplacement de Bouaké pour célébrer cet événement hautement symbolique dans l’histoire du peuple ivoirien. Organisée cette année dans le chef-lieu de la région du Gbêkê (centre du pays), la cérémonie met à l’honneur l’unité nationale et le rôle diplomatique de la Côte d’Ivoire sur la scène continentale.

La Côte d’Ivoire célèbre son indépendance : Oligui Nguéma, invité d’honneur à Bouaké

Le président Brice Clotaire Oligui Nguema acceuilli par le premier ministre ivoirien Robert Beugré Mambé.

L’indépendance de la Côte d’Ivoire, proclamée le 7 août 1960, comme celle du Gabon dix jours plus tard, le 17 août 1960, représente un tournant majeur dans l’histoire de l’Afrique postcoloniale.

La Côte d’Ivoire célèbre son indépendance : Oligui Nguéma, invité d’honneur à Bouaké

En répondant à cette invitation, le Président Oligui Nguema réaffirme l’attachement du Gabon à la solidarité africaine et sa volonté de renforcer les liens historiques, politiques et économiques avec la Côte d’Ivoire.

Le poisson à petit prix au Gabon : un levier pour l’économie bleue

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Lancée à Mouila le 5 août 2025, la 3e édition de la Foire itinérante au poisson traduit l’ambition du gouvernement à dynamiser l’économie bleue. A travers cette opération, les autorités misent sur la pêche artisanale pour renforcer la sécurité alimentaire, soutenir la production locale et garantir un accès équitable aux ressources halieutiques.

Du 5 au 11 août 2025, Mouila, Lambaréné et Libreville accueillent la Foire itinérante au poisson, une initiative portée par le ministère de la Mer, de la pêche et de l’économie bleue. Vendu à seulement 1 000 FCFA le kilo, le poissons proposé est issu de la pêche artisanale locale, dans une logique de circuit court. En facilitant l’écoulement de cette production et en réduisant les marges intermédiaires, le gouvernement entend renforcer la filière halieutique tout en soulageant les ménages.

Le poisson à petit prix au Gabon : un levier pour l’économie bleue

Cette action s’inscrit dans la vision d’une économie bleue durable, où les ressources marines ne sont plus seulement des produits de consommation, mais des moteurs de développement et d’équité territoriale. « C’est une opération économique autant que sociale », a déclaré Laurence Ndong, ministre de la Mer, de la pêche et de l’économie bleue, porte-parole du gouvernement, lors du lancement officiel dans le chef-lieu de la province de la Ngounié.

Des centres de pêche valorisés et mieux connectés aux marchés

Au-delà du volet social, la foire met en lumière l’importance des infrastructures de pêche artisanale. Les centres de Mouila, Lambaréné et Libreville deviennent, pour quelques jours, des hubs logistiques majeurs, capables d’assurer l’approvisionnement, le stockage et la distribution du poisson. Ce repositionnement redonne de la valeur à ces structures souvent sous-utilisées et les intègre dans la chaîne de l’économie nationale.

Le poisson à petit prix au Gabon : un levier pour l’économie bleue

Le slogan « Une économie bleue durable au service des communautés » prend ici tout son sens : il ne s’agit plus uniquement de pêcher, mais de structurer une filière locale rentable, équitable et respectueuse des équilibres naturels. En soutenant les acteurs locaux de la pêche, le gouvernement affirme sa volonté de construire une économie résiliente, tournée vers l’exploitation responsable des ressources naturelles.

Affaire Nazih Marwan : une coopération inédite entre le Liban et le Gabon

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Le ministre gabonais des Affaires étrangères, Régis Onanga Ndiaye, a reçu en audience, le 05 août 2025, l’ambassadrice plénipotentiaire du Liban, Aline Younes, pour évoquer la situation de Nazih Marwan Al Azzi, un activiste de 25 ans, détenteur de la double nationalité gabonaise et libanaise, arrêté début août à Beyrouth.

La rencontre entre le chef de la diplomatie gabonaise et la diplomate libanaise s’inscrit dans le cadre de la procédure d’extradition demandée par Libreville. « Nous faisons face à une situation délicate, impliquant un jeune homme ayant les nationalités gabonaise et libanaise. Alertées par les autorités gabonaises, les autorités de mon pays ont réagi rapidement. L’individu a été arrêté vendredi dernier », a déclaré l’ambassadrice Aline Younes.

Nazih Marwan Al Azzi est accusé par les autorités gabonaises de tentative de chantage contre le président de la République. Il aurait réclamé entre 6 et 10 milliards de FCFA pour ne pas diffuser des enregistrements audio et vidéo jugés « compromettants ». Nazih a également visé la Direction générale des services spéciaux (DGSS) et plusieurs personnalités du monde judiciaire.

Actif sur les réseaux sociaux, notamment TikTok, où il est connu pour ses propos virulents, Nazih Al Azzi s’expose à des poursuites pour chantage, diffamation et atteinte aux institutions une fois sur le sol gabonais. Les autorités attendent désormais la conclusion de la procédure pour qu’il soit présenté à la justice.

Ghana : Deux ministres meurent dans un crash d’hélicoptère militaire

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Huit personnes, dont deux ministres, sont mortes mardi matin dans le crash d’un hélicoptère militaire dans la région d’Ashanti, près d’Adansi, plongeant Accra dans le deuil.

Lors d’une conférence de presse, la Vice-présidente Jane Naana Opoku-Agyemang a confirmé l’identité des victimes, qualifiant l’accident de « tragédie nationale ».

Parmi les personnes décédées figurent : Dr Edward Kofi Omane Boamah, ministre de la Défense, Alhaji Ibrahim Murtala Muhammed, ministre de l’Environnement, de la science et de la technologie et député, Alhaji Muniru Mohammed, ancien ministre de l’Agriculture et haut responsable de la Sécurité nationale, Dr Samuel Sarp-Donkor, vice-président du parti au pouvoir (NDC), M. Samuel Aboagye, ancien candidat au Parlement. A ces civils s’ajoutent trois militaires de l’armée de l’air : le Squadron Leader Peter Baffour Anala, le Flying Officer Martin Chum Ampedu et le sergent Ernest Addo Mensah.

L’hélicoptère avait décollé d’Accra, la capitale, avant de s’écraser pour une raison encore inconnue. Le gouvernement, profondément touché, a exprimé ses condoléances aux familles des victimes. En signe de deuil, tous les drapeaux du pays seront mis en berne jusqu’à nouvel ordre.

Cet accident est un choc pour le Ghana et un coup dur pour le parti au pouvoir, le NDC, qui perd deux membres importants du gouvernement du président John Dramani Mahama.

Suspension de Joyce Lafitte Ntsegue : le RPM prend ses distances après des propos jugés « graves »

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Le secrétaire exécutif adjoint du Rassemblement pour la patrie et la Modernité (RPM), a été suspendue à titre conservatoire de ses fonctions au sein du parti. La décision, signée par le président par intérim, Jean-Robert Goulongana, a été rendue publique le 5 août 2025.

Cette mesure disciplinaire intervient suite à des propos controversés publiés par l’intéressée sur les réseaux sociaux. En effet, le 4 août, sur son compte Facebook, Joyce Lafitte a écrit : « Si les candidats de l’UDB sont des anciens pédégistes réformés, nous allons leur rappeler pourquoi nous nous sommes battus dans l’opposition toutes ces années sans peur et sans conviction. »

Des déclarations jugées particulièrement graves par la direction du RPM, en contradiction directe avec la ligne officielle du parti. Le 11 juillet dernier, Alexandre Barro Chambrier, président du RPM, avait en effet déclaré : « Nous réaffirmons ici et maintenant la disponibilité du RPM à coopérer pleinement avec l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB) dans le cadre d’une majorité présidentielle dont les fondements doivent radicalement se démarquer des errements du passé. »

Dans un contexte politique où l’unité de la majorité présidentielle est un enjeu majeur, les propos de Joyce Lafitte Ntsegue ont eu l’effet d’une déflagration, perçus comme une attaque directe contre la cohésion et l’image du parti. Face à cette situation, le bureau exécutif a réagi avec fermeté, prononçant une suspension immédiate du militant.

Il s’agit d’une mesure conservatoire, un avertissement clair, en attendant que les instances disciplinaires du RPM se prononcent sur une sanction définitive. L’avenir politique de Joyce Lafitte Ntsegue est suspendue à l’issue de la procédure engagée.

Assemblée générale du Synapef : colère sourde et appels au dialogue

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L’Assemblée générale extraordinaire du Syndicat national des professionnels des Eaux et Forêts (Synapef), tenue le 6 août 2025, s’est déroulée dans une ambiance mêlant exaspération et espoir. Les discussions ont porté sur la dégradation des conditions de travail, la gestion opaque des primes et le refus de dialogue social de la part du ministre. Un appel au calme a été lancé, en attendant d’éventuelles négociations.

« Aujourd’hui, nous sommes traités comme des mendiants », a dénoncé Aurélien Bouka, secrétaire général par intérim du Synapef. Il a ajouté que « même l’eau dans les toilettes, il n’y en a pas. Le papier devient un sujet de prière». Ces propos cinglants révèlent un profond malaise au sein d’un ministère pourtant stratégique. Ils mettent en lumière un manque flagrant de moyens et un sentiment de mépris ressenti par le personnel.

La colère gronde chez le personnel, qui pointe du doigt quatre trimestres de primes impayées. Quand une prime a été finalement versée, elle a été réduite de 40%, ajoutant l’insulte à l’injure. Pour couronner le tout, la commission de répartition des primes s’est réunie en l’absence des syndicats, bafouant ainsi les règles en vigueur. Le président du syndicat a dénoncé « une provocation assumée », affirmant que le ministre « ne cache même pas qu’il piétine les règles ».

Assemblée générale du Synapef : colère sourde et appels au dialogue

Un événement malheureux qui conduit à un dialogue espéré

La tension est montée d’un cran à la suite d’un incident impliquant le président du Synapef, le 4 août 2025. Cet événement malheureux qui a choqué les agents, a ravivé les tensions déjà vives avec la tutelle.

Malgré l’incident, le syndicat a choisi de ne pas lancer d’appel à la grève, privilégiant l’espoir d’un déblocage. « Je vous demande de ne pas céder à la colère. Ce que nous voulons, c’est une négociation sérieuse, franche et respectueuse », a déclaré Prince Marc Nsole Biteghe, en présence de membres d’autres syndicats. « Ce sera la dernière fois qu’on nous traite ainsi. Le président de la République sera informé et des décisions seront prises», a-t-il annoncé, marquant une position de fermeté.

Perspectives sous condition

L’assemblée générale a abordé plusieurs points cruciaux pour les syndicalistes : la gestion des primes, les conditions de travail, le statut de la main d’œuvre non permanente et celui des agents non paramilitaires. Face à l’incertitude liée à la réforme en cours, le Synapef a sollicité l’intervention du Médiateur de la République et demandé une rencontre urgente avec le ministre.

“Nous voulons contribuer au projet de société du chef de l’État. Mais encore faut-il qu’on nous respecte », a déclaré le président du Synapef. Tout en appelant à la vigilance, il a précisé qu’il n’y aurait pas de grève dans l’immédiat, mais que le syndicat était prêt à agir si aucune solution n’était trouvée.

Fin de la pagaille : Henri-Claude Oyima remet de l’ordre dans la levée des fonds

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Pendant quatorze ans, la levée des fonds publics au Gabon a obéi à une logique obscure, presque mafieuse. Sous l’impulsion du Président Oligui Nguema, le ministre de l’Économie et des Participations, Henri-Claude Oyima, entreprend une réforme salutaire pour remettre de l’ordre dans ce secteur névralgique.

Sous le règne d’Ali Bongo Ondimba, la levée des fonds sur le marché financier relevait davantage de l’anarchie que d’une stratégie budgétaire réfléchie. Tout ministère, toute direction, pouvait être mandaté, parfois sans réel fondement, pour lever des fonds. Les lignes étaient floues, les mandats mal définis, les intermédiaires multiples. La coordination ? Inexistante. Pire encore, les montants levés n’étaient ni centralisés ni suivis, échappant souvent au circuit budgétaire formel.

Résultat : les fonds disparaissaient dans les poches d’un cercle restreint — Ali Bongo, sa famille et ses affidés — tandis que les projets annoncés se transformaient en maquettes poussiéreuses ou en éléphants blancs dissimulés dans les broussailles. La levée de fonds était devenue un instrument de prédation.

Un communiqué de rupture

Dans un communiqué daté du 30 juillet 2025, signé par Henri-Claude Oyima, ministre de l’Économie et des Participations, un tournant majeur est amorcé. « Désormais, toute levée de fonds, tant sur le marché domestique que régional ou international, devra faire l’objet d’une autorisation préalable écrite du ministre », stipule le texte.

Le document précise également que « toute opération de levée de fonds initiée en dehors de ce cadre sera considérée comme nulle et non avenue ». Cette instruction s’applique à toutes les entités publiques, y compris les établissements et entreprises à participation étatique. Le ton est ferme, l’intention claire : mettre fin à la désorganisation et à l’opacité du passé.

La levée de fonds : un outil de développement, pas de détournement

La levée de fonds sur les marchés financiers consiste à mobiliser des capitaux — via des obligations ou autres instruments — pour financer des projets d’investissement. Elle constitue un levier puissant de développement, à condition qu’elle soit bien encadrée, transparente et adossée à des projets viables.

Banquier chevronné, Henri-Claude Oyima veut rompre avec les errements d’hier. Il entend instaurer une gouvernance rigoureuse et transparente où chaque franc levé sert effectivement les intérêts de l’État et des citoyens. D’ailleurs, le précise le communiqué, « Cette démarche vise à renforcer la coordination, la transparence et le suivi rigoureux des opérations de mobilisation de ressources, conformément aux exigences règlementaires en vigueur ».  C’est un signal fort de restauration de la confiance et de la crédibilité financière du Gabon.

Gabon : Semaine de la Gastronomie, Chef Omiel dévoile son ouvrage « Le Gabon par l’assiette »

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La Baie des Rois a prêté son cadre, le mardi 05 août 2025, à l’ouverture de la première édition de la Semaine de la gastronomie nationale, qui célèbre l’identité culturelle du pays à travers ses mets les plus emblématiques.

L’un des moments forts de cette journée inaugurale a été la présentation officielle du livre «Le Gabon par l’assiette », signé par le Chef Omiel, figure montante de la cuisine gabonaise et ardent défenseur du patrimoine culinaire national. Ce livre, édité par la maison les Éditions Ntsame, se veut un guide pédagogique pour l’apprentissage de la cuisine traditionnelle gabonaise dans le respect des savoir-faire ancestraux. « À travers ce livre, j’ai voulu transmettre un héritage. Nos plats ne sont pas de simples nourritures, ce sont des symboles de notre histoire, de notre identité et de notre hospitalité », a déclaré le Chef Omiel.

Gabon : Semaine de la Gastronomie, Chef Omiel dévoile son ouvrage « Le Gabon par l’assiette »

L’événement est organisé en partenariat avec le ministère de l’Education nationale, l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA) et Sobraga. Présente pour l’occasion, la ministre de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, a salué un ouvrage « d’une grande valeur éducative ». « Enseigner la cuisine, c’est aussi enseigner le respect de la terre, des traditions et du vivre-ensemble. Ce livre trouvera toute sa place dans nos établissements, car il éveille la curiosité, encourage le savoir-faire et valorise la culture gabonaise », a affirmé la ministre.

Même son de cloche du côté de l’AGASA, par la voix de son directeur général, Jean Delors Biyogue Bi Ntougou, qui a souligné l’importance de l’alimentation saine et locale : « Ce livre est un outil stratégique. En valorisant les produits locaux et les bonnes pratiques culinaires, il participe à notre combat pour une sécurité alimentaire durable et une meilleure hygiène nutritionnelle», a-t-il déclaré.

Gabon : Semaine de la Gastronomie, Chef Omiel dévoile son ouvrage « Le Gabon par l’assiette »

Pendant cette semaine gastronomique (du 5 au 9 août), des démonstrations culinaires, des dégustations, des concours de cuisine et des tables rondes viendront rythmer les journées sur le front de mer, avec l’ambition de raviver l’amour du bien-manger à la gabonaise.