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Transports au Gabon : Africa50 en renfort pour moderniser les infrastructures

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Le ministre d’État, ministre des Transports, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, a reçu le mardi 5 août 2025 le Directeur exécutif d’Africa50, Demba Diallo. Il a été question lors de cette rencontre de faire avancer les projets structurants dans les secteurs portuaire, ferroviaire et aéroportuaire, grâce à l’expertise et au soutien de cette plateforme panafricaine d’investissement.

Face à la volonté de moderniser ses infrastructures stratégiques, le Gabon se tourne vers des partenaires techniques et financiers capables d’accompagner sa vision de développement. C’est dans ce cadre que s’inscrit la rencontre entre le ministre d’État, ministre des Transports, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi et le Directeur exécutif d’Africa50.

Trois projets majeurs

Au cœur des échanges, trois projets majeurs ont été évoqués : le port en eau profonde de Mayumba, le Transgabonais ferroviaire et le futur aéroport international d’Andem. Autant d’infrastructures jugées essentielles pour améliorer la compétitivité du pays, renforcer son intégration régionale et répondre aux exigences du commerce international.

Le port de Mayumba, situé dans le sud du pays, est appelé à devenir un hub stratégique pour les exportations de ressources naturelles comme le bois, le pétrole et les minerais. Il sera adossé à une zone économique spéciale génératrice d’emplois. Quant au corridor ferroviaire du Transgabonais (Libreville–Franceville), long de plus de 780 kilomètres, il vise à fluidifier les échanges intérieurs, tout en réduisant les coûts logistiques.

Le projet de nouvel aéroport d’Andem, pour sa part, s’inscrit dans une logique de renforcement de la connectivité aérienne et de mise aux normes internationales, afin d’offrir au Gabon une infrastructure moderne, adaptée à la croissance du trafic régional et international.

L’expertise d’Africa50 au service du développement

Le Directeur exécutif Africa50 a exprimé sa volonté de s’impliquer dès les premières étapes, en appuyant le Gabon dans la structuration technique, juridique et financière de ces projets.

Un engagement salué par les autorités, qui misent sur l’expertise de cette plateforme pour faire passer ces ambitions de la phase d’étude à celle de la réalisation concrète.

FAGACE : Un partenariat stratégique pour financer la croissance

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Le vice-président du gouvernement, Alexandre Barro Chambrier, a reçu le 7 août 2025 à Libreville, le secrétaire général du Fonds africain de garantie et de coopération économique (FAGACE), Basile Tchakounte. L’Objectif est de renforcer la coopération afin de mobiliser des financements pour les projets structurants et soutenir le secteur privé.

Dans sa marche vers le développement économique, le Gabon mise sur le FAGACE comme partenaire stratégique. Lors de l’audience, Alexandre Barro Chambrier et Basile Tchakounte ont exploré les pistes de collaboration pour soutenir la croissance nationale et diversifier les sources de financement.

FAGACE : Un partenariat stratégique pour financer la croissance

Créé en 1977 à Kigali, le FAGACE est une institution financière internationale spécialisée dans la garantie des prêts bancaires et la promotion des investissements publics et privés. Ses interventions couvrent aussi bien le financement d’infrastructures majeures que l’appui aux projets publics et le soutien au secteur privé, notamment des PME-PMI. « Nous accompagnons les États dans leurs grands projets, en soutenant les banques pour accorder des financements, tant au secteur privé qu’aux projets publics et en facilitant l’accès au crédit des PME-PMI », a déclaré Basile Tchakounte sur la chaîne de télévision nationale,  Gabon 1ère. Selon lui, l’objectif est de «voir dans quelle mesure le FAGACE peut accompagner l’État gabonais dans sa politique de mobilisation de ressources», à l’échelle régionale comme internationale.

FAGACE : Un partenariat stratégique pour financer la croissance

Pour le Gabon, cette coopération renforcée pourrait devenir un levier majeur pour concrétiser ses projets structurants, améliorer sa compétitivité économique et créer des emplois. Une dynamique qui confirme la volonté du pays de s’affirmer comme un acteur économique solide au sein de la région.

Gabon : Un séminaire national sur la réforme trace les contours de la Ve République

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Pendant deux jours, représentants des institutions, membres du gouvernement, experts et société civile se sont réunis à Libreville pour jeter les bases d’un nouveau modèle de gouvernance. Ce séminaire, organisé par le ministère de la Réforme et des relations avec les institutions, marque une étape décisive dans la construction de la Ve République.

C’est dans un esprit de refondation profonde que s’est tenu, les 5 et 6 août 2025 à Libreville, le séminaire national sur la réforme. Placé sous le thème : « Réforme structurelle et renouveau institutionnel : vers la construction de la Ve République au Gabon », ce rendez-vous stratégique a rassemblé autour du Vice-Président du Gouvernement, Alexandre Barro Chambrier, les présidents des institutions, les ministres, les autorités administratives indépendantes, ainsi que des experts nationaux et internationaux.

Gabon : Un séminaire national sur la réforme trace les contours de la Ve République

L’événement, organisé en partenariat avec l’Institut international pour la démocratie et l’assistance électorale (IDEA), a permis de formuler plusieurs recommandations fortes, alignées sur les attentes du peuple gabonais. Les discussions ont porté sur les piliers de la future République, notamment la réforme de l’administration, la transparence institutionnelle et le rôle de l’innovation dans la gouvernance publique.

Gabon : Un séminaire national sur la réforme trace les contours de la Ve République

Inscrit dans le pilier 6 du projet présidentiel (Gouvernance et institutions), ce séminaire symbolise l’engagement des autorités à tourner définitivement la page des dysfonctionnements passés. Il amorce une nouvelle ère où chaque acteur institutionnel est appelé à jouer un rôle structurant dans l’édification d’un État plus juste, plus moderne et résolument tourné vers la population.

Législatives et locales 2025 au Gabon : Clôture du dépôt des candidatures

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Le 7 août 2025 a marqué la fin officielle de la période de dépôt des déclarations de candidature pour les prochaines élections législatives et locales au Gabon. Les candidats, qu’ils soient issus de partis politiques ou indépendants, avaient jusqu’à cette date pour soumettre leurs dossiers auprès de la Commission nationale d’organisation et de coordination des élections et du référendum (CNOCER) et des commissions électorales locales.

Le processus est désormais entré dans une phase technique cruciale. Du 8 au 10 août, les commissions électorales locales sont chargées d’examiner les dossiers. Ils seront ensuite transmis, du 11 au 13 août, à la CNOCER, à l’Autorité de contrôle des élections et du référendum (ACER) ainsi qu’aux juridictions compétentes.

Du 14 au 16 août, la CNOCER procédera à l’examen officiel de ces candidatures. Une période de recours sera ouverte du 17 au 19 août, permettant aux candidats dont les dossiers auraient été rejetés de contester la décision.

Les décisions finales de la Cour constitutionnelle et des tribunaux administratifs sont attendues au plus tard le 27 août. Cette étape cruciale permettra de sceller la liste définitive des candidats et de définir la configuration politique du scrutin à venir.

Législatives 2025 : Alexandre Barro Chambrier à l’assaut du 1er siège du 4e de Libreville

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Le jeudi 7 août, Alexandre Barro Chambrier, le président du Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM), a officialisé sa candidature aux prochaines élections législatives. Il se présente pour le 1er siège du 4e arrondissement de la commune de Libreville.

Figurant parmi les derniers candidats à se déclarer, M. Barro Chambrier a déposé son dossier, qu’il a assuré être complet, en compagnie de sa suppléante. « C’est le peuple qui décide », a-t-il affirmé. Profitant de cette occasion, le Président du Rassemblement pour la patrie (RPM) a encouragé les citoyens à vérifier leur inscription sur les listes électorales et à s’enrôler s’ils ne l’ont pas encore fait. « Il reste encore quelques jours. C’est important qu’il y ait véritablement une participation à ces futures joutes électorales », a-t-il insisté.

Cette candidature marque le retour d’Alexandre Barro Chambrier, battu en 2018 par le candidat du PDG, Ndong Ekomi. Malgré cette défaite surprise, il tente aujourd’hui de reconquérir ce siège, considéré comme son fief. Pour y parvenir, il devra affronter notamment Christine Mba Ndutume, ancienne maire de Libreville et représentante du PDG, ainsi qu’Arsène Geoffrey Ibadiahya, candidat de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB), le parti présidentiel.

 Le Gabon célèbre l’amitié africaine au 65e anniversaire de la Côte d’Ivoire

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Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a pris part, le jeudi 7 août 2025, à Bouaké, à la célébration du 65e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire. Invité par son homologue, ivoirien Alassane Ouattara, le chef de l’État gabonais a réaffirmé, par sa présence, l’importance que le Gabon accorde au renforcement des liens de fraternité et de coopération avec les pays africains.

Dans une atmosphère empreinte de solennité et de ferveur patriotique, le président gabonais a salué l’accueil chaleureux accordé par le peuple ivoirien à lui-même et à la délégation qui l’a accompagné, ainsi que le professionnalisme des Forces de défense et de sécurité, « véritables piliers de la souveraineté nationale ». Il a également exprimé sa reconnaissance au président Ouattara pour son invitation fraternelle, avant de conclure par un vibrant « Vive la coopération entre nos nations ! ».

 Le Gabon célèbre l’amitié africaine au 65e anniversaire de la Côte d’Ivoire

Chaque pas raconte une histoire de courage.

La commémoration du 65e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, a aussi été marquée par un geste fort du président Alassane Ouattara en faveur des fonctionnaires et des retraités de son pays. Dans son message à la nation, prononcé à la veille de la cérémonie, il a annoncé le doublement de la prime exceptionnelle de fin d’année pour les agents publics dès janvier 2026, ainsi qu’une revalorisation des pensions de retraite dès septembre 2025.

 Le Gabon célèbre l’amitié africaine au 65e anniversaire de la Côte d’Ivoire

La culture à l’honneur.

Un signal fort, selon lui, pour « partager les fruits de la croissance » et reconnaître l’engagement de ceux qui servent ou qui ont servi l’État.

Gabon : Démantèlement d’un important réseau de proxénétisme en ligne

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La Police judiciaire gabonaise vient de démanteler un vaste réseau de proxénétisme qui opérait principalement sur les réseaux sociaux, en particulier via des groupes WhatsApp. Ces plateformes, qui pouvaient rassembler jusqu’à 13 000 membres, servaient à organiser et à promouvoir des services sexuels rémunérés.

Selon des sources policières citées par nos confrères de la 1ère chaîne de télévision gabonaise, ce réseau exploitait de jeunes femmes, dont plusieurs étaient mineures ou en situation de grande vulnérabilité. Ces dernières étaient proposées à des clients en échange d’argent, le tout orchestré discrètement sur des plateformes numériques pour échapper aux forces de l’ordre.

Arrestations et inquiétudes sanitaires

Plusieurs administrateurs de ces groupes ont été arrêtés lors de l’opération. L’enquête a révélé que certains des individus interpellés seraient porteurs du VIH/Sida, ce qui soulève de sérieuses préoccupations quant aux risques sanitaires encourus par les victimes et les clients.

Gabon : Démantèlement d'un important réseau de proxénétisme en ligne

Les investigations se poursuivent pour identifier tous les complices et utilisateurs impliqués, et pour déterminer si le réseau a des ramifications dans d’autres provinces du pays. Le parquet a ouvert une enquête judiciaire pour des chefs d’accusation lourds, notamment proxénétisme aggravé, mise en danger de la vie d’autrui et corruption de mineurs.

Gabon : Démantèlement d'un important réseau de proxénétisme en ligne

Ce scandale souligne l’urgence de renforcer la surveillance des réseaux sociaux et de lutter contre l’exploitation sexuelle en ligne. Les autorités appellent la population à la vigilance et demandent de signaler tout contenu suspect. Elles rappellent que l’exploitation sexuelle est un crime lourdement sanctionné par la loi gabonaise.

Le Gabon à l’honneur : Ladislas Nze Bekale nommé Représentant Spécial de l’Union Africaine en Côte d’Ivoire

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Le Gabon rayonne sur la scène diplomatique africaine. Le Dr Ladislas Nze Bekale, diplomate chevronné, a été désigné Représentant Spécial du président de la Commission de l’Union Africaine en Côte d’Ivoire. Une nomination prestigieuse qui le place également à la tête du Bureau de liaison de l’UA à Abidjan.

Un parcours d’excellence salué par le président Oligui Nguema

Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a exprimé sa « grande joie » et sa « profonde fierté » suite à cette annonce. Dans une publication sur sa page Facebook, le Chef de l’État a salué le « parcours remarquable au service de la diplomatie africaine » du Dr Nze Bekale, qu’il voit comme une « source d’inspiration pour les générations futures ».

Cette nomination est perçue comme une reconnaissance de l’expertise gabonaise et de la confiance que l’Union Africaine place dans les compétences du Dr Nze Bekale pour renforcer la coopération avec la Côte d’Ivoire. Le président Oligui Nguema a conclu son message en lui souhaitant « plein succès dans l’accomplissement de cette noble mission au service de la paix, de la coopération et du développement du continent ».

Un expert au service de l’Afrique

Le Dr Ladislas Nze Bekale est un exemple de réussite. Diplômé de l’École nationale d’administration (ENA) en France et titulaire d’un doctorat en histoire militaire et études de défense de l’Université de Montpellier-III, il a bâti une solide carrière au sein d’institutions africaines et internationales.

Sa riche expérience inclut des fonctions à la Commission de l’Union africaine, où il est membre du comité éditorial de la Revue africaine sur la lutte contre le terrorisme. Il dirige également le programme « Jeunesse, paix et sécurité » de l’IPREVA (Cameroun) et partage son savoir en enseignant à l’Université Omar Bongo de Libreville.

Reconnu pour son expertise, il est chercheur au Centre d’analyse et prospective sur les Afriques, basé à l’Université du Québec à Montréal. Avant cela, il a occupé le poste de fonctionnaire adjoint au sein de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA).

Le Gabon se dote d’un laboratoire mobile pour moderniser son secteur minier

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Dans le cadre de sa stratégie de diversification économique, le Gabon franchit une étape décisive avec l’acquisition d’un laboratoire mobile d’analyse des minerais. Ce nouvel équipement, réceptionné le 6 août 2025 à Libreville, est un outil stratégique destiné à renforcer le contrôle, la transparence et l’efficacité de l’exploitation des ressources du sous-sol gabonais.

Fruit d’un partenariat entre le ministère des Mines et le Projet d’appui à la diversification de l’économie gabonaise (PADEG), soutenu par la Banque africaine de développement (BAD), ce laboratoire de pointe va permettre aux équipes de la Direction générale de la Géologie et du Support minier de réaliser des analyses directement sur les sites d’extraction. Cette autonomie technique offrira une réactivité accrue et une maîtrise des données qui étaient jusqu’alors moins accessibles.

Le Gabon se dote d'un laboratoire mobile pour moderniser son secteur minier

Grâce à ce laboratoire de nouvelle génération, les équipes de la Direction générale de la géologie et support minier pourront effectuer des analyses directement sur les sites d’exploitation, avec une meilleure réactivité et une plus grande autonomie technique. « C’est un outil stratégique qui nous permet de vérifier nous-mêmes la teneur des minerais extraits, sans dépendre uniquement des sociétés minières », a souligné le ministre Gilles Nembe. Un pas important pour réduire les asymétries d’information entre l’État et les opérateurs privés.

Le Gabon se dote d'un laboratoire mobile pour moderniser son secteur minier

Pour Alain Serge Nzamba Manzanza, directeur général de la Géologie et support minier, cette acquisition marque un tournant : « Elle répond à la volonté des autorités à mieux maîtriser les réalités du secteur et d’en améliorer la contribution au PIB national. » En renforçant la transparence et l’expertise publique, ce laboratoire mobile s’inscrit pleinement dans la stratégie de diversification de l’économie nationale impulsée par le président Brice Clotaire Oligui Nguema.

Manganèse gabonais : des milliards pour Comilog et NGM, la misère pour Moanda et Okondja

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Depuis plus de soixante ans, le manganèse coule à flots dans les caisses de Comilog et depuis 2012 dans celle de Nouvelle Gabon Mining. Mais à Moanda comme à Okondja, la pauvreté reste le seul bien durable.

Une richesse exploitée depuis des décennies, pour quels bénéfices ?

Depuis 1962, la Compagnie minière de l’Ogooué (Comilog), filiale du groupe français Eramet, exploite à Moanda l’un des plus vastes gisements de manganèse au monde. Chaque année, plus de 7 millions de tonnes sont extraites. De son côté, Nouvelle Gabon Mining (NGM) est arrivé en 2012 à Okondja, élargissant sa présence à Alanga et Aboumi. Il faut préciser qu’à sa création, NGM appartenait au groupe Shri Bajrang Power & Ispat Ltd, un conglomérat sidérurgique basé en Inde. Depuis, même si la structure de l’actionnariat a pu évoluer, l’entreprise reste sous contrôle indien, tant dans son management que dans ses capitaux.

Manganèse gabonais : des milliards pour Comilog et NGM, la misère pour Moanda et Okondja

Paradoxe : à Moanda les habitants se battent pour survivre…

Grâce à ces deux géants, le Gabon est aujourd’hui le deuxième producteur mondial de manganèse, derrière l’Afrique du Sud. En 2023, Comilog a engrangé près de 700 milliards de francs CFA de chiffre d’affaires, pendant que NGM affichait des bénéfices estimés à plus de 200 milliards. Pourtant, ces montagnes de revenus ne se répercutent ni sur les territoires ni sur les populations locales.

Moanda et Okondja : terres de pillage, terres oubliées

Moanda, vitrine du manganèse, est une ville aux allures trompeuses. A part la luxuriante Cité des Cadres, le lycée Henri Sylvoz, qui d’ailleurs accorde 95% de places uniquement aux enfants des cadres français, et quelques routes réhabilitées, la réalité est brutale. L’hôpital général tombe en ruine, le matériel médical est vétuste, les routes se désagrègent sous le poids des camions, et la gare ferroviaire tient par miracle. Les logements des employés, construits par Comilog, illustrent une précarité choquante.

Quant à Okondja, c’est le désert social. NGM n’a construit ni pont, ni école, ni hôpital, ni même un abribus. Les villages voisins – Mbabiri et Ondzeye – attendent toujours un signe de développement. Les ouvriers traversent encore la rivière Sébé en pirogue, dans le noir, sans sécurité, sans dignité. Recrutements sans garanti de CDI, une Responsabilité Sociétale des Entreprises(RSE) invisible, des salaires de misère et des conditions de travail frôlant l’esclavage. Quand on sillonne la ville d’Okondja, comme investissements de NGM, on compte quelques lampadaires dont l’éclairage laisse à désirer.

Manganèse gabonais : des milliards pour Comilog et NGM, la misère pour Moanda et Okondja

La manne du manganèse n’irrigue pas les quartiers.

Brice Clotaire Oligui Nguema : l’heure de la rupture

Face à cette injustice, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a tranché : à partir de 2029, l’exportation de manganèse brut sera interdite. Fini le pillage. Place à la transformation locale, à l’industrialisation, à l’emploi des jeunes, à l’équité territoriale. Des partenariats avec les États-Unis, la Chine, le Japon sont en cours pour bâtir des usines sur place, former des Gabonais et valoriser chaque gramme extrait.

Le Gabon veut cesser d’exporter sa richesse pour importer sa pauvreté. Les entreprises minières n’ont plus le choix : s’adapter ou partir. Comilog doit aller plus loin, NGM doit rendre des comptes. L’ère de l’exploitation aveugle est terminée. Le sol gabonais appartient aux Gabonais, et c’est désormais le peuple, non les actionnaires, qui doit en tirer profit.