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Vacances sans sida : plus de 1 000 personnes dépistées en trois jours

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La campagne de proximité « Vacances sans sida », organisée par la Direction générale de la prévention du sida (DGPS), s’est terminée le 14 août à la gare ferroviaire de Setrag à Owendo, après trois jours d’activités intenses.

Du 12 au 14 août, l’opération a fait escale à Igoumié, au quartier IAI et à la gare Setrag, avec un double objectif : sensibiliser la population, surtout les jeunes en période de vacances, et proposer gratuitement le dépistage volontaire du VIH.

Le bilan est jugé positif : 1 051 personnes ont été testées sur l’ensemble des sites, un record pour une première dans ces quartiers où ce type de campagne n’avait encore jamais eu lieu.
« Nous avons choisi ces zones parce qu’aucune action de ce genre n’y avait été menée. L’idée était d’innover et d’aller directement vers les habitants », a expliqué un responsable de la DGPS.

Les résultats du dépistage : Igoumié : 227 personnes testées, 2 cas positifs (un homme de 34 ans et une femme de 24 ans); Quartier IAI : 437 dépistages, dont 6 résultats positifs et 1 indéterminé. Les cas concernent 3 hommes (25 à 45 ans) et 5 femmes (25 à 50 ans); Gare Setrag : 387 dépistages, avec 5 résultats positifs (4 femmes de 24 à 45 ans et un homme de 43 ans).

Au-delà du dépistage, la campagne a surtout misé sur la sensibilisation de proximité : causeries éducatives, discussions directes avec les habitants et distribution d’informations.
Chaque jour, l’équipe s’était fixé pour objectif de sensibiliser au moins 500 personnes et de tester 200 volontaires. Pari tenu : « Vu les chiffres, nous pouvons dire que nos attentes ont été largement dépassées », s’est réjoui Aimé Brice Ngoulou, coordinateur de l’opération.

« Gabonisation » des activités de petite envergure : un défi de formation et de financement

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Le gouvernement gabonais a récemment interdit aux opérateurs étrangers l’exercice de certains petits métiers, une décision applaudie. Pour qu’elle porte ses fruits, elle devra s’accompagner d’une formation pratique et d’un accès facilité aux financements pour les Gabonais.

Lors du Conseil des ministres du 12 août 2025, le gouvernement a dressé un constat sans appel : le commerce informel, bien que dynamique, échappe souvent au cadre légal et pénalise les entrepreneurs nationaux, en particulier les jeunes et les femmes. Or, une grande partie de ces activités est dominée par des opérateurs étrangers.

Une nouvelle mesure décisive

Pour rééquilibrer la situation, il a été décidé d’interdire à ces derniers l’exercice de certains métiers de petite envergure. Cette mesure vise le commerce de proximité, l’envoi d’argent non agréé, la réparation de téléphones et de petits appareils, la coiffure et les soins esthétiques de rue, mais aussi l’orpaillage artisanal non autorisé, l’intermédiation informelle dans l’achat des récoltes et l’exploitation de petits ateliers ou de machines de jeux sans enregistrement.

Cette mesure sera mise en œuvre progressivement, avec une période transitoire et l’appui des collectivités locales. L’objectif est clair : offrir aux Gabonais l’opportunité de reprendre la main sur ces activités, tout en bénéficiant d’un accompagnement technique, fiscal et financier.

La formation, un préalable indispensable

Cependant, décréter ne suffit pas. Pour que les Gabonais s’approprient réellement ces secteurs, il faut d’abord les préparer. La première étape est la sensibilisation et la formation populaire de masse. Un vendeur de quartier, par exemple, doit savoir gérer ses stocks, calculer sa marge et fidéliser sa clientèle. De petites formations rapides sur la comptabilité, la gestion, le marketing et l’approvisionnement peuvent transformer une activité informelle en véritable microentreprise rentable.

Ensuite, l’accès aux écoles techniques et professionnelles doit être élargi. Aujourd’hui, les concours sélectifs limitent le nombre de jeunes formés. L’urgence commande des formations courtes (moins de deux ans) et accessibles à tous, notamment dans la réparation électronique, la coiffure ou la gestion de points de transfert d’argent. Dans ce dernier cas, des modules plus solides seront nécessaires pour maîtriser les mécanismes financiers et assurer la confiance des usagers.

Le financement, le nerf de la guerre

Même formés, les futurs entrepreneurs ont besoin de capitaux de démarrage. C’est pourquoi l’accès au microcrédit à faible taux d’intérêt doit être massifié. Une politique nationale de microfinance, avec des procédures allégées et un suivi rapproché, pourrait permettre à de nombreux jeunes et femmes de se lancer.

Prenons l’exemple de la réparation de téléphones : il suffit d’un petit atelier, d’un équipement de base et d’un stock de pièces détachées. Avec un microcrédit bien géré, un jeune peut très vite rentabiliser son investissement. De même, dans la coiffure et l’esthétique, une aide financière modeste permet d’acheter du matériel professionnel et d’aménager un espace digne, loin de la précarité de la rue.

La décision du gouvernement est une étape décisive pour redonner aux Gabonais le contrôle de leur économie de proximité. Mais pour qu’elle produise ses effets, il est impératif de former rapidement les entrepreneurs locaux, d’ouvrir les portes des écoles techniques et, surtout, de financer largement les initiatives locales. C’est à ce prix que le pays pourra transformer cette mesure en un véritable levier de croissance inclusive et durable.

Bénin–Gabon : appel à l’apaisement dans la polémique des marchés de Lambaréné

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Alors que les tensions verbales entre internautes béninois et gabonais atteignent un niveau inquiétant, le gouvernement du Bénin appelle désormais à la retenue et à la fraternité pour préserver les excellentes relations bilatérales.

Depuis l’affaire d’attribution des places au marché du 2ᵉ arrondissement de Lambaréné, une simple dispute locale s’est muée en véritable crise numérique. Des vidéos d’activistes accusant certains commerçants béninois d’occuper majoritairement des étals ont enflammé les réseaux sociaux. Très vite, les insultes et invectives entre internautes gabonais et béninois ont atteint un point culminant, fragilisant la cohabitation de longue date entre les deux communautés.

Le Bénin en première ligne pour apaiser les tensions

Face à cette montée de tension, le ministère des Affaires étrangères du Bénin avait publié un premier communiqué le 13 août 2025. Dans ce texte, il exprimait ses inquiétudes quant à la sécurité de ses ressortissants établis au Gabon et envisageait même « des opérations de rapatriement volontaire » en cas de persistance du climat hostile. Mais malgré cet avertissement, la tempête médiatique ne s’est pas apaisée.

Confronté à l’aggravation des échanges sur les réseaux, le gouvernement béninois a jugé nécessaire de réagir à nouveau. Dans un second communiqué officiel daté du 18 août 2025, le ministère des Affaires étrangères appelle cette fois-ci à la désescalade. « Le Gouvernement de la République du Bénin invite les internautes des deux pays à faire preuve de retenue et de fraternité dans leurs publications », peut-on lire. Le texte souligne par ailleurs que « le Bénin et le Gabon entretiennent d’excellents rapports de coopération » et rappelle que les ressortissants des deux pays bénéficient de la « bienveillance des autorités nationales ».

La sagesse pour préserver des relations précieuses

Officiellement, du côté gabonais, aucune réaction directe n’a suivi cette polémique. Le sujet a toutefois trouvé un écho lors du Conseil des ministres du 12 août 2025. Le gouvernement gabonais y a constaté que le commerce informel, largement animé par des étrangers, « échappe souvent au cadre légal et pénalise les entrepreneurs nationaux, en particulier les jeunes et les femmes ». Conséquence : une interdiction progressive a été décidée à l’encontre des opérateurs étrangers dans certaines activités de petite envergure, avec une période transitoire et un accompagnement vers la formalisation.

À l’heure où les réseaux sociaux exacerbent les clivages, l’appel du Bénin à l’apaisement rappelle l’importance de préserver la fraternité entre deux pays liés par l’histoire, la culture et la proximité géographique. Vivement que la sagesse l’emporte, afin que cette querelle de marché n’entame pas durablement des relations diplomatiques précieuses.

CNSS : transparence et dialogue social au cœur des réformes

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La Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) a réuni, le 19 août 2025, l’ensemble de son personnel, en présentiel et en visioconférence, pour le point de ses activités de l’année 2024 et partager les perspectives. Entre lutte contre la fraude, modernisation des services et amélioration des conditions de travail, la direction générale et les partenaires sociaux affichent une volonté commune de transformation.

La rencontre, présidée par le Directeur général de la CNSS, docteur Olivier Rebienot Pellegrin, s’inscrit dans une démarche de gouvernance ouverte. Transparence et responsabilité ont constitué le fil conducteur de l’échange. Le patron de l’institution a fait le point sur les performances, les difficultés héritées de l’administration provisoire et les réformes en cours. Parmi les sujets sensibles abordés, la question des fraudes a occupé une place de choix : la bancarisation de 8 800 assurés a révélé plus de 1 400 paiements indus à des personnes décédées, preuve de dysfonctionnements internes désormais corrigés grâce à la création d’une direction de la conformité et de l’audit.

Modernisation des services et renforcement des compétences

Un autre axe majeur est la modernisation des services. Le Directeur général a insisté sur l’appropriation par les agents du portail e.CNSS.ga, qui permet aux assurés de gérer en ligne leur immatriculation, le suivi de leurs prestations et leurs demandes d’attestations. L’objectif est de réduire les déplacements inutiles, d’améliorer la qualité du service et de restaurer la confiance des usagers.

Cette ambition se heurte à un défi de taille : seulement 9 % du personnel est formé aux métiers de la sécurité sociale. Pour y remédier, le centre de formation de la CNSS a été rouvert afin de renforcer les compétences et de recentrer les agents sur leur cœur de métier.

CNSS : transparence et dialogue social au cœur des réformes

Le Directeur général de la CNSS lors de la réunion à la CNSS de Bikélé.

Dialogue social et mobilisation collective

Les partenaires sociaux, représentés notamment par le Synatra, ont salué la démarche participative de la direction. Le dialogue social a permis de restaurer les acquis perdus, comme le paiement des avances conventionnelles ou l’instauration d’une prime de performance. Le syndicat se félicite d’une écoute réelle et d’une prise en compte de ses revendications, tout en appelant les travailleurs à s’impliquer davantage dans la vision du Directeur général. Wulfrand Sosthène Mabicka, délégué du personnel a rappelé que l’« on ne peut pas accompagner les réformes sans discipline ni engagement individuel ».

CNSS : transparence et dialogue social au cœur des réformes

Vue d’ensemble de la réunion générale du personnel de la CNSS, le 19 août 2025 à Libreville.

La question du capital humain et de la maîtrise des charges a également été abordée. Avec 1 776 agents, la CNSS s’engage dans un plan de restructuration pour rationaliser ses effectifs et ses dépenses, tout en valorisant les compétences. Pour le patron de l’institution, l’amélioration durable de l’institution passe par une mobilisation collective. « Nous devons remplir nos missions avant de revendiquer des avantages sociaux. C’est en travaillant avec rigueur que nous redonnerons à la CNSS ses lettres de noblesse », a martelé docteur Olivier Rebienot Pellegrin. Une feuille de route claire, qui place l’humain et la performance au centre de la relance de la CNSS.

L’attente se prolonge pour l’orientation des élèves de 5e Année

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Le Secrétariat d’Orientation Scolaire, Universitaire et Professionnelle (SOSUP) a repoussé au jeudi 21 août la publication des résultats d’orientation des élèves de 5 année, initialement prévue pour le 18 août. Cette décision, annoncée par le Secrétaire permanent, Jérémy Mikombo, prolonge l’attente pour 49 515 élèves et leurs familles, à seulement quelques jours de la rentrée scolaire.

Le communiqué du SOSUP invoque des « raisons techniques » pour justifier ce report. Cette annonce intervient après une réunion de travail entre les services techniques du Secrétariat et le ministère de l’Éducation nationale, une coïncidence qui alimente les spéculations sur les causes réelles de ce délai.

Les résultats d’orientation seront accessibles sur la plateforme eformation.net. Pour les consulter, les élèves devront utiliser leur numéro de candidat au Certificat d’Études Primaires (CEP) et leur date de naissance.

Ce délai de trois jours est source d’angoisse pour les familles, qui devront patienter pour connaître les nouveaux établissements de leurs enfants. « C’est un véritable stress », confie un parent d’élève, ajoutant : « Chaque jour d’attente supplémentaire nous met la pression. On ne peut pas planifier la rentrée, surtout quand on sait que parfois, les vœux ne sont pas respectés et qu’il faut se débrouiller pour trouver une place ». En attendant, les élèves et leurs parents n’ont d’autre choix que de patienter jusqu’au 21 août, dans l’espoir de pouvoir enfin préparer sereinement la prochaine année scolaire. Pour rappel, la rentrée administrative est prévue le 25 août, et que la reprise effective des cours interviendra le 1er septembre.

Ike Ngouoni :  un plaidoyer pour l’indépendance et le pluralisme de la chaîne Gabon 24

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L’inauguration du nouveau siège de la chaîne de télévision publique Gabon 24 et le lancement de 24 FM sont salués comme un tournant. Pourtant, l’ancien porte-parole de la Présidence de la République et ancien président du conseil d’administration de la chaine, Ike Ngouoni, tempère cet optimisme. Dans une tribune sur Linkedin le 18 août 2025, il affirme que les infrastructures ne suffisent pas et appelle à une transformation plus profonde, une « révolution logicielle », pour faire de Gabon 24 un média véritablement crédible et pluraliste.

Dans sa tribune, Ike Ngouoni retrace l’histoire de la chaîne, expliquant que depuis sa création, elle a toujours été perçue comme un simple « outil supplémentaire de communication présidentielle », installée au « sous-sol de la Présidence de la République au cœur du dispositif de communication officielle ».

L’ancien porte-parole reconnaît que des évolutions positives avaient eu lieu à partir de 2017, avec la « diversification de formats, l’ouverture internationale (édition anglais) » et sa structuration administrative en établissement public. Cependant, il insiste sur le fait que, dans l’opinion, la chaîne est restée « avant tout un relais du narratif présidentiel ».

Ike Ngouoni :  un plaidoyer pour l'indépendance et le pluralisme de la chaîne Gabon 24

Le nouveau siège de Gabon 24, une infrastructure moderne qui soulève des questions sur l’avenir du journalisme d’État au Gabon.

Les trois piliers du « saut qualitatif »

Pour Ike Ngouoni, la chaîne doit désormais opérer un « saut qualitatif ». Il explique que, pour changer véritablement de dimension, « il ne suffira pas d’ajouter des briques techniques ou de nouveaux programmes ».

L’ancien porte-parole de la Présidence de la République souligne que pour inspirer confiance, Gabon 24 doit d’abord « stabiliser la structure administrative et financière pour garantir une autonomie réelle ». Ensuite, elle doit « assumer une singularité éditoriale » en faisant primer « l’équilibre et l’objectivité » sur la simple rapidité ou la solidarité avec le pouvoir en place.

Enfin, elle a le devoir « d’offrir une parole pluraliste », pour que le public ne la regarde plus seulement « pour savoir ce que la Présidence a à dire », mais pour s’informer « de manière complète crédible et nuancée ».

Ike Ngouoni résume le défi de Gabon 24 en ces termes : « Il est de devenir un média qui inspire confiance, capable d’incarner le pluralisme et de rivaliser avec l’offre numérique ».

Gabon : « Oser mon projet », les jeunes entrepreneurs à l’honneur lors de la grande finale

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À un jour du Grand Prix de l’entrepreneuriat Gabon 2025, le ministère de l’Entrepreneuriat a dressé un bilan très positif du concours « Oser mon projet », lancé le 23 juin dernier. C’est l’aboutissement d’un processus rigoureux visant à promouvoir l’innovation et le dynamisme de la jeunesse gabonaise.

Lors d’une conférence de presse le 18 août 2025, le ministère a révélé les chiffres impressionnants de cette édition : sur 1291 candidatures reçues, 1000 projets ont été auditionnés, et 100 projets ont finalement été retenus. Le 20 août, à la Baie des Rois, les 10 meilleurs seront récompensés lors d’une cérémonie grandiose.

Gabon : « Oser mon projet », les jeunes entrepreneurs à l'honneur lors de la grande finale

Le conseiller en communication du ministère, M. André Yves Mvono Abessolo, au cours de la conférence de presse.

André Yves Mvono Abessolo, conseiller en communication au ministère, a relevé « une performance logistique et organisationnelle à saluer, rendue possible grâce à l’engagement des équipes techniques, du jury et des partenaires ». Les critères de sélection ont mis l’accent sur la pertinence économique et sociale, la faisabilité, l’innovation, l’impact sur l’emploi et l’adéquation avec les besoins du marché.

Un engagement pour l’accompagnement et la transparence

Au-delà des lauréats, les 90 autres porteurs de projets finalistes recevront des attestations d’accompagnement, incluant formation, suivi personnalisé et partenariats pour les aider à concrétiser leurs initiatives.

Présente à la conférence, la ministre Chaning Gninga Zenaba a insisté sur la transparence du processus : « Aucun projet n’a été retenu sans évaluation rigoureuse. Les idées sélectionnées sont innovantes, porteuses pour l’avenir du pays, et tous les jeunes méritants seront accompagnés ».

Le rendez-vous est donné ce mercredi 20 août à la Baie des Rois, pour une journée qui promet de célébrer l’audace et le talent d’une jeunesse qui entreprend pour le développement de l’économie gabonaise.

Gabon : le corps d’un enseignant disparu retrouvé dans l’Ogooué

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La ville de Ndjolé, chef-lieu du département de l’Abanga-Bigné, a été bouleversée récemment par une terrible découverte. Le corps sans vie d’Éloge Awong Meka, un enseignant de 42 ans porté disparu depuis le 23 juillet dernier, a été retrouvé dans le fleuve Ogooué, dans un état très dégradé.

Tout est parti d’une alerte donnée par un couple de pêcheurs qui a aperçu un corps flottant dans l’eau. Prévenu, le chef de quartier de Bingoma a immédiatement contacté la brigade nautique de Ndjolé. Les agents dépêchés sur place ont confirmé qu’il s’agissait bien de l’enseignant, disparu alors qu’il tentait de rejoindre son lieu d’affectation, non loin du marché de la ville.

La famille, informée de la macabre découverte, a formellement identifié la dépouille d’Éloge Awong Meka. Une enquête est désormais ouverte pour élucider les circonstances de ce drame  qui a bouleversé la ville de Ndjolé.

Football : Samaké Nzé Bagnama rejoint le Stade d’Abidjan

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Le marché des transferts africain continue de s’animer. Le milieu de terrain gabonais Samaké Nzé Bagnama, 23 ans, a officiellement signé un contrat de deux ans avec le Stade d’Abidjan, champion de Côte d’Ivoire en titre.

Surnommé « La Machine », ce milieu défensif polyvalent, formé au CF Mounana, est reconnu pour sa vision de jeu et sa rigueur tactique. Déjà sélectionné en équipe nationale, il représente la nouvelle génération de footballeurs gabonais. Ce transfert témoigne de l’ambition du club ivoirien de se renforcer pour la prochaine Ligue des Champions de la CAF, et marque pour le joueur une étape majeure dans sa carrière, sa première hors du Gabon. « C’est une opportunité que je saisis avec beaucoup d’humilité et de détermination. Mon objectif est d’apporter le meilleur de moi-même pour honorer ce maillot et progresser avec le club », a confié Nzé Bagnama à son arrivée à Abidjan.

Avec ce transfert, le football gabonais confirme une fois de plus la qualité de ses jeunes pousses, capables de séduire les grands clubs africains et d’élever le rayonnement du pays sur la scène sportive.

Le Président Oligui Nguema Promet la Fin des Chantiers en Cours et une Planification Rigoureuse

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Dans son discours à la nation à l’occasion de la célébration du 65 anniversaire de l’indépendance du Gabon, le 16 août 2025, Brice Clotaire Oligui Nguema, a tenu à rassurer les Gabonais quant à l’achèvement des projets d’infrastructures et des programmes sociaux lancés sous sa direction. Le chef de l’État a également souligné la nécessité d’une approche de planification méthodique et équitable pour le développement du pays.

« Je tiens à vous rassurer que tous les chantiers d’infrastructures et projets sociaux lancés durant la transition seront menés à terme », a déclaré le président. Cette déclaration vise à dissiper tous doutes éventuels de l’esprit de ceux qui craignent que la multiplication des chantiers sur l’ensemble du territoire ne conduise à l’abandon de certains ou à la prolifération d’« éléphants blancs », comme ce fut le cas sous Ali Bongo.

Le cap de la rigueur et de la planification

Le discours a ensuite mis l’accent sur un changement de méthode dans la gestion des projets nationaux. Le chef de l’Etat a insisté sur l’importance de la planification et de la priorisation, rejetant l’idée de vouloir tout réaliser « simultanément et partout à la fois ». Selon lui, une stratégie de développement doit être fondée sur des priorités claires, exécutée avec « pragmatisme et réalisme » pour garantir l’efficacité des investissements publics.

« Planifier, c’est organiser selon un plan et des méthodes déterminées, loin des passions et des subjectivités », a-t-il affirmé. Cette approche, a-t-il précisé, garantira que le développement atteigne toutes les régions du pays de manière équitable. Le président a même formulé un serment solennel, promettant qu’ « aucune région du territoire national ne sera oubliée » et que chaque province « bénéficiera équitablement du développement selon un planning maîtrisé et cohérent ».

Le discours, axé sur l’achèvement des projets existants et la mise en place d’une nouvelle ère de gestion stratégique, semble établir un climat de confiance et de sérieux dans la conduite des affaires de l’État, tout en promettant une répartition plus juste des retombées du développement à travers le Gabon.