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Le Gabon et les acteurs du manganèse se préparent au virage industriel

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Le Gabon ne veut plus se contenter d’exporter du manganèse brut. Pour préparer les entreprises à cette transformation industrielle, une rencontre clé a eu lieu le 27 août entre la Conseillère technique du ministre des Mines et les opérateurs du secteur. Cette réunion fait suite à la décision prise en Conseil des ministres, le 30 mai dernier, d’interdire l’exportation du manganèse brut à partir de janvier 2029.

L’objectif est clair : faire du pays une puissance industrielle grâce à la valorisation locale de ses ressources naturelles. C’est ce qu’a rappelé Patricia Ossou, conseillère technique du ministre des Mines et des Ressources géologiques, lors de la rencontre. Elle a expliqué avoir fait « part de la vision du chef de l’État qui est celle de faire du Gabon un pays industriel ». Elle a ajouté que les autorités « veulent manifester leur souveraineté en matière de gestion des ressources naturelles ».

Une période de transition est laissée aux opérateurs miniers pour leur permettre d’investir et de réorganiser leurs activités sur le territoire. La conseillère technique a exprimé sa confiance dans leur engagement. « Nous pensons qu’ils vont tous se mettre à l’heure pour que des discussions techniques, plus élaborées, soient effectuées dans les meilleurs délais », a précisé Patricia Ossou.

Réaction des acteurs miniers

Les entreprises minières se montrent optimistes face à cette nouvelle orientation. Liang Yanxiang, directeur général de la société CICMHZ, a assuré que l’annonce est accueillie favorablement. « On a déjà bien réagi concernant notre projet. Des études de transformation locale ont déjà été examinées et sont en cours », a-t-il déclaré. Il a conclu en affirmant : « Je pense que c’est une très bonne décision. Notre projet va bien répondre aux besoins du président ».

Les prochaines étapes concernent l’analyse des propositions de transformation et la poursuite des discussions pour aboutir à une feuille de route conjointe. Le succès de cette transition dépendra également de la mobilisation des infrastructures logistiques comme l’énergie, les transports, les ports et les zones industrielles. Ce virage est un défi majeur pour le Gabon, qui cherche à passer du statut de simple exportateur à celui de pôle industriel émergent.

Filière avicole : vers une souveraineté alimentaire

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Le Forum national de concertation sur la filière avicole, qui s’est tenu les 25 et 26 août 2025, a abouti à la définition d’une feuille de route pour renforcer la production locale de poulet et réduire la dépendance du Gabon aux importations. Producteurs, responsables publics et experts se sont réunis pour répondre à l’appel du gouvernement qui entend limiter les milliards de francs CFA dépensés pour les importations de vivres.

Yves Idiata, rapporteur général du forum, a présenté les principaux axes de la feuille de route. Celle-ci prévoit de structurer les organisations de producteurs, d’améliorer l’encadrement technique par la formation, de mettre en place un système d’information du marché (SIM) et d’encourager la création de groupements d’intérêt économique (GIE).

L’importance de la production locale

La ministre de l’Agriculture, Odette Polo Pandzou, a salué le travail accompli par les participants. « Vous avez su, avec rigueur et responsabilité, établir un diagnostic partagé de l’état actuel de la filière avicole nationale. Vous avez identifié les leviers d’action prioritaires et construit une feuille de route nationale 2025-2027, véritable boussole collective pour l’avenir de notre aviculture », a-t-elle déclaré.

Phil-Philo Abessolo, président du CNOP-Gabon, a insisté quant à lui sur l’importance de la consommation locale. « Faire en sorte que ces poulets que nous mangeons tous les jours ne deviennent plus notre source principale, mais que nous mangions gabonais », a-t-il affirmé, en ajoutant que « aujourd’hui, c’est le Made in Gabon qui doit gouverner le pays à l’heure actuelle ».

Loin d’être une simple concertation, ce forum a permis de dégager des actions concrètes et réalisables pour l’avenir du secteur avicole gabonais. Il pose les bases d’un développement durable pour la filière et s’inscrit pleinement dans l’objectif de souveraineté alimentaire du pays.

Elections législatives et locales : la Cour constitutionnelle saisie de 57 recours

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À moins de trois semaines du lancement de la campagne pour les élections législatives et locales, la Cour constitutionnelle se retrouve au centre du contentieux préélectoral. Au total, 57 recours ont été déposés pour contester le rejet ou l’invalidation de candidatures par la Commission nationale d’organisation et de contrôle des élections et du référendum (CNOCER).

Le président de la Cour, Dieudonné Aba’a Owono, et les juges constitutionnels ont jusqu’au 5 septembre pour examiner chaque dossier et rendre leur décision, soit huit jours après la publication des listes consolidées. Ces verdicts sont attendus avec une grande anxiété par les candidats concernés, car ils détermineront la suite de leurs ambitions politiques, notamment leurs chances de siéger à l’Assemblée nationale et dans les conseils locaux.

Par ailleurs, la Cour constitutionnelle, en sa qualité d’organe régulateur, a rappelé à l’ordre le ministère de l’Intérieur. Elle a exigé que l’intégralité des listes de candidatures pour les élections locales soit rapidement publiée, car l’administration n’a pour l’instant rendu publiques que les têtes de liste. Une pratique qui contrevient à l’article 78 du Code électoral, lequel impose la diffusion complète de ces informations.

Diplomatie : l’ambassadrice du Liban fait ses adieux au Gabon

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Aline Younes, ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Liban, a conclu sa mission diplomatique au Gabon par une audience avec le vice-président du gouvernement, Alexandre Barro Chambrier.

Après sept ans et demi de service, la diplomate a dressé un bilan très positif. Son mandat a été marqué par un renforcement notable des relations bilatérales entre Libreville et Beyrouth.

« Je me réjouis de l’excellence de nos relations », a déclaré Mme Younes. « Nous avons cherché à renforcer notre complémentarité et à encourager de nouveaux investisseurs libanais à contribuer à la diversification économique tant souhaitée par le Gabon », a-t-elle ajouté.

Sous son mandat, la coopération s’est intensifiée dans des secteurs clés tels que la construction, le commerce et l’industrie. La présence croissante d’opérateurs économiques libanais au Gabon témoigne de ce partenariat solide, axé sur le développement et l’ouverture économique.

Par cette rencontre, le gouvernement gabonais a voulu saluer l’engagement et les efforts de l’ambassadrice pour avoir consolidé les liens d’amitié et de coopération entre les deux nations.

Assainissement fiscal : Henri Claude Oyima sauve les opérateurs économiques des prélèvements illégaux

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À travers un communiqué rendu public ce 28 août 2025, le ministère de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la Lutte contre la Vie chère, rappelle que seules les taxes prévues par la loi de finances peuvent être exigées. Une décision qui vise à protéger les opérateurs économiques et à assainir les finances publiques.

Il était temps ! Face à la recrudescence du « racket » des dépositaires de l’autorité de l’Etat contre les opérateurs économiques, l’action musclée du gouvernement était attendue. Et elle est tombée au bon moment. Tant, le samedi prochain, le Gabon célèbre l’AN 2 des événements du 30 août 2023. Ils ont permis de mettre fin à des pratiques autrefois tant décriées. Notamment celle du phénomène « des prélèvements illégaux ».

C’est pourquoi, l’action posée par le ministère de l’Economie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la Lutte contre la Vie chère est saluée avec frénésie par les victimes de cette manière de faire. « Les prélèvements obligatoires, distincts des impôts, droits et taxes prélevés par l’État, relèvent de la parafiscalité », rappelle d’emblée le communiqué. Ces prélèvements, qui doivent être « institués par la loi, en l’occurrence la loi de finances, conformément aux dispositions constitutionnelles », ne peuvent en aucun cas être appliqués sans base légale.

La loi de finances

Le texte souligne en outre que « le produit de ces prélèvements doit être reversé au Trésor Public contre la production d’une quittance ». De fait, « aucune fiscalité ne doit être opposable aux opérateurs économiques si elle n’a pas été votée dans la loi de finances ». En conséquence, le gouvernement reconnaît aux acteurs économiques le droit de « s’opposer au paiement de taxes qui ne figurent pas dans la loi de finances et ne sont pas reversées au Trésor Public ».

Au-delà de ce rappel légal, l’initiative traduit la volonté des autorités de créer un climat de confiance dans une société gangrenée jusque-là par des comportements déviants nuisibles au climat des affaires. Pas que ! Elle vise aussi à renforcer la transparence budgétaire. En uniformisant une nouvelle pratique en la matière, le gouvernement entend non seulement protéger les entreprises des prélèvements opaques, mais aussi éviter les détournements et consolider les recettes publiques.

Rackets des agents et corruption sur la voie publique

Le ministère de l’Economie devrait donc étendre cette mesure aux usagers de la route, pour mettre fin aux rackets des agents et à la corruption sur la voie publique, chasse gardée des forces de l’ordre et d’autres administrations civiles. La bataille entre la mairie de Libreville et le ministère des Transports sur le prélèvement des taxes sur les transporteurs sub-urbains est un parfait exemple.
Dans tous les cas, l’action posée par le ministère de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la Lutte contre la Vie chère rétablit la confiance entre les opérateurs économiques et l’administration.

Owendo : le compte administratif 2024 en excédent

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La commune d’Owendo a adopté son compte administratif de l’exercice 2024, révélant un résultat excédentaire cumulé de plus de 1,8 milliard de FCFA. Présidés par le délégué spécial, le général de division Arnaud Sandri Nombo, les travaux de la commission ADOC ont salué une gestion jugée prudente et maîtrisée.

C’est en présence du gouverneur de l’Estuaire et de représentants des ministères de l’Intérieur et des Finances que les commissaires ont examiné en détail les finances de la mairie d’Owendo. L’approbation du compte administratif a été le point central de cette séance.

Le président de séance, Arnaud Sandri Nombo, a officialisé le solde positif. « Le résultat excédentaire cumulé, à hauteur de 1.857.566.727 FCFA, dont 1.028.652.383 FCFA de l’exercice précédent, témoigne d’une gestion globalement prudente et maîtrisée », a-t-il déclaré, se réjouissant du « climat de sérieux et de collégialité qui a prévalu » durant les échanges.

Owendo : le compte administratif 2024 en excédent

Arnaud Sandri Nombo, délégué spécial général de division, présidant les travaux de la commission ADOC.

Pour le délégué spécial, ces travaux sont une preuve de la vitalité des institutions locales. « Ce cadre de concertation exemplaire démontre une fois de plus que les institutions de la 5e République sont pleinement engagées dans la production d’une gouvernance locale responsable et efficace », a-t-il souligné.

Cet excédent financier, un atout majeur à l’approche des élections municipales, augure d’une transition sereine et d’une continuité dans la gestion de la commune d’Owendo.

Le Gabon et le PNUD renforcent leur partenariat pour le développement

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Le partenariat entre le Gabon et le PNUD se consolide. Le vice-président du gouvernement, Alexandre Barro Chambrier, s’est entretenu avec la nouvelle représentante résidente, Rokya Ye-Dieng le 27 août 2025, afin de faire le point sur les programmes de développement en cours et de planifier le soutien futur de l’institution onusienne aux réformes et aux prochaines échéances électorales du pays.

Cet entretien a permis aux deux personnalités d’examiner plusieurs dossiers stratégiques inscrits dans la coopération entre Libreville et l’institution onusienne. Selon Rokya Ye-Dieng, les échanges ont notamment porté sur les projets structurants du Plan national de développement, ainsi que sur l’appui technique et institutionnel du PNUD au pays. « Nous avons passé en revue les différents programmes de développement en cours et réaffirmé l’engagement du PNUD à accompagner le Gabon dans ses priorités nationales », a-t-elle indiqué à l’issue de la rencontre.

La représentante onusienne a également rappelé le soutien de son organisation au processus électoral gabonais. « Le PNUD a signé un accord d’appui aux élections avec le gouvernement. C’était aussi l’occasion de féliciter la bonne organisation des précédents scrutins et de réitérer notre engagement à soutenir les prochaines échéances électorales », a-t-elle précisé.

De son côté, Alexandre Barro Chambrier s’est félicité du partenariat actif entre le Gabon et le PNUD, soulignant que cette collaboration demeure essentielle pour accompagner les réformes économiques, sociales et institutionnelles engagées par le pays.

Cette audience s’inscrit dans la continuité de la coopération entre le Gabon et le système des Nations Unies, avec pour objectif commun de renforcer la gouvernance, de soutenir le développement durable et de consolider les acquis démocratiques.

Vie chère : les centrales syndicales montent au créneau

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Réunies en coalition, les centrales syndicales gabonaises tirent la sonnette d’alarme face à la hausse généralisée des denrées alimentaires. Entre salaires figés et panier de la ménagère hors de portée, elles appellent à des mesures urgentes du gouvernement.

La coalition des centrales syndicales gabonaises a tenu un point de presse le 27 août 2025 pour dénoncer la flambée des prix des produits de première nécessité. Porte-parole du regroupement, Étienne Moussavou a parlé d’une situation devenue insoutenable. « Riz, huile, pain, sucre, farine, poisson… tout augmente pendant que les travailleurs peinent à survivre avec des salaires figés », a-t-il déclaré, appelant les autorités à prendre leurs responsabilités.

Les syndicats réclament notamment la réduction immédiate des prix des produits de base, une augmentation significative du Salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) afin de réajuster le pouvoir d’achat, un contrôle strict des prix sur les marchés, ainsi que la suppression des taxes jugées excessives imposées aux commerçants, qui les répercutent ensuite sur les consommateurs.

Auprès de la population, la préoccupation est palpable. « Ce n’est pas vraiment une bonne chose pour nous qui ne gagnons presque rien. Si le gouvernement pouvait revoir ça, ça nous aiderait beaucoup », déplore une consommatrice. Une autre souligne : « Le poulet qui coûtait 1200 francs est passé à 1600, et le sucre de 500 à 1000 francs ». Des exemples qui traduisent la dure réalité de l’inflation au quotidien.

Selon la coalition, l’indice de prix à la consommation est officiellement établi à 0,3 %, alors que le taux d’inflation réel avoisinerait 17 %, bien au-dessus du seuil de 3 % fixé dans la zone CEMAC. Une contradiction qui, pour les syndicats, illustre l’urgence de mesures concrètes afin de protéger le pouvoir d’achat des ménages.

Entre statistiques et réalités de marché, la vie chère reste une équation non résolue pour des milliers de familles gabonaises.

Gabon : Arrestation de sept ressortissants nigérians en situation irrégulière au large d’Owendo

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Les Forces de défense et de sécurité (FDS) du Gabon ont intercepté sept ressortissants nigérians en situation irrégulière le 26 août 2025, au large des côtes d’Owendo. L’opération a permis de mettre fin à leur voyage clandestin en provenance de Lagos, au Nigeria.

Les personnes interpellées ont été identifiées comme Sumy Alexy, Christian Chukwe (38 ans), Benjamin (28 ans), Christian Odia (26 ans), Samson Nasiri, Uche Christian (23 ans) et Favour Efe (19 ans). Selon les informations recueillies auprès des Officiers de police judiciaire (OPJ) de la Marine nationale et de la Direction générale de la Documentation et de l’Immigration (DGDI), les sept hommes étaient dissimulés dans la cale d’un bateau.

Une procédure judiciaire a été ouverte. À l’issue de l’enquête, les individus seront présentés au parquet de Libreville. Conformément à la loi 5/86, qui régit l’immigration au Gabon, ils s’exposent à une condamnation, une expulsion du territoire, voire une interdiction de séjour.

Angélique Ngoma victime d’un accident de la route

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Un grave accident de la route a eu lieu dans l’après-midi de ce 27 août 2025 sur l’axe Fougamou-Mouila, impliquant la députée de la transition et Secrétaire générale du Parti démocratique gabonais (PDG), Angélique Ngoma. Si la femme politique et son aide de camp ne souffrent que de blessures légères, leur chauffeur a été plus sévèrement touché.

Selon les informations disponibles, le véhicule, un Toyota Land Cruiser, a effectué plusieurs tonneaux entre les villages de Mboukou et Rembo après l’éclatement d’un pneu. À bord se trouvaient la députée, son chauffeur, et son aide de camp. Le chauffeur a été le plus grièvement atteint, souffrant de la perte de mobilité de ses membres. Angélique Ngoma et son aide de camp se plaignent quant à eux de blessures légères.

Tous les occupants ont été immédiatement transportés à l’hôpital canadien de Mouila pour recevoir les premiers soins. Compte tenu de la gravité de l’état du chauffeur, une évacuation par hélicoptère a été organisée pour le transférer à l’hôpital militaire de Libreville.

Angélique Ngoma victime d'un accident de la route

Le véhicule de la députée Angélique Ngoma, méconnaissable après l’accident survenu le 27 août 2025.

Un rappel de la prudence sur les routes

Au moment de l’accident, Angélique Ngoma se rendait à Tchibanga, dans sa province d’origine de la Nyanga, pour les célébrations de la Fête de la Libération du 30 août. Cette date, qui commémore le coup d’État du 30 août 2023, est célébrée pour la première fois à Tchibanga.

L’accident, dont les causes exactes n’ont pas encore fait l’objet d’une communication officielle, met en lumière les dangers de la route, d’autant plus que de nombreux Gabonais se déplacent actuellement pour les célébrations. Il souligne l’importance de la vigilance au volant pour éviter de tels drames.

Grande figure de la politique gabonaise, Angélique Ngoma a occupé plusieurs postes ministériels sous la présidence d’Omar Bongo et d’Ali Bongo. Elle a notamment été la première femme à occuper le poste de ministre de la Défense, de 2009 à 2011. Elle est députée du 2e siège de la Basse-Banio depuis 1996.