Blog Page 142

Gabon : avant les élections, le Sénat met la pression sur le gouvernement

0

Dans la dernière ligne droite avant les élections, le Sénat gabonais a marqué sa rentrée le 1er septembre en adressant un message clair au gouvernement. La présidente de l’institution, Paulette Missambo, a pressé l’exécutif de lui faire parvenir rapidement les textes de loi majeurs, notamment le projet de budget, pour qu’ils puissent être examinés avant le début de la campagne électorale.

Dans son discours d’ouverture, Paulette Missambo a fixé les priorités qui guideront les travaux du Sénat au cours de cette période. Elle a insisté sur la nécessité pour le gouvernement de transmettre rapidement au Sénat les textes majeurs, en particulier les ordonnances et le projet de loi de finances. « Je recommande au gouvernement de prendre toutes les dispositions pour que l’essentiel des textes (…) nous parvienne avant l’ouverture de la campagne électorale, afin de garantir la participation de tous les sénateurs à l’examen de ces textes très importants pour la marche de la nation », a-t-elle déclaré.

Gabon : avant les élections, le Sénat met la pression sur le gouvernement

Les sénateurs de la transition entament leurs derniers mois de mandat sous le signe de la responsabilité.

Cette rentrée intervient après deux mois de vacances et de visites de terrain durant lesquelles la présidente du Sénat a pu toucher du doigt les réalités des populations de l’arrière-pays. « Les populations de l’intérieur poussent un cri d’alarme à l’endroit des pouvoirs publics et privés pour l’amélioration de leurs conditions de vie », a-t-elle souligné, rappelant par la même occasion l’ambition du chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, de promouvoir l’indépendance économique, l’entrepreneuriat, le tourisme et la création d’emplois pour les jeunes.

Cette session, qui intervient dans un contexte particulier marqué par l’approche des élections législatives et locales, pourrait être la dernière pour plusieurs sénateurs de la transition.

Koulamoutou : Dernier hommage à Georges Madebe, ancien maire et sénateur

0

L’ancien maire de Koulamoutou et sénateur de la première législature, Georges Madebe, a été conduit à sa dernière demeure le 27 août dernier, dans le quartier Baraka, situé dans le premier arrondissement de la commune de Koulamoutou.

Arrivée dans la ville le 26 août 2025, la dépouille de l’illustre disparu avait été accueillie avec recueillement à l’aéroport Jean Stanislas Migolet par les autorités locales, les membres de sa famille, des proches et de nombreux habitants venus lui rendre un dernier hommage.

Une messe de requiem a ensuite été célébrée en son honneur à la paroisse Notre-Dame de la Salette, suivie d’hommages officiels à la mairie de Koulamoutou, institution qu’il dirigea durant de longues années. L’oraison funèbre, prononcée par Evariste Massima Missambo, a retracé le parcours d’un homme engagé, dévoué à sa commune et à son pays.

La cérémonie s’est poursuivie à Foundjinongo, où des hommages populaires ont été rendus à celui que ses proches appelaient affectueusement « Tata à Itsuku ». Parmi les personnalités présentes figurait Dr Armande Longo épouse Moulengui, ministre de la Jeunesse et des Sports et l’une des petites-filles du défunt.

Les témoignages recueillis dressent le portrait d’un homme profondément attaché à sa famille et à sa patrie, connu pour son sens du travail bien fait, son amour du dialogue et son esprit de tolérance. Ancien haut fonctionnaire, Georges Madebe laisse l’image d’un grand commis de l’État, respecté et admiré, qui s’est éteint à l’âge de 83 ans.

Ouverture de la seconde session ordinaire de l’Assemblée nationale de la Transition

0

L’Assemblée nationale de la Transition a ouvert, le lundi 1er septembre 2025, sa seconde session ordinaire de l’année, dite session budgétaire, conformément aux articles 85 de la Constitution et 49 nouveau de la Charte révisée de la Transition.

La cérémonie solennelle s’est tenue au Palais Léon Mba, sous la présidence de Jean-François Ndongou, président de l’institution. Plusieurs hautes personnalités ont rehaussé de leur présence l’événement, parmi lesquelles Alexandre Barro Chambrier, vice-président du Gouvernement, et Paulette Missambo, présidente du Sénat de la Transition.

Ouverture de la seconde session ordinaire de l’Assemblée nationale de la Transition

Les parlementaires appelés à s’investir pour le bon déroulement des travaux de cette session.

Dans son allocution, Jean-François Ndongou a salué les efforts entrepris par le gouvernement, citant « la gratuité des frais de scolarité, la régularisation progressive des situations administratives des agents publics ou encore l’inauguration de marchés modernes », autant de mesures qu’il a qualifiées de « preuves tangibles de la volonté refondatrice de l’exécutif ».

Le président de l’Assemblée nationale a, par ailleurs, exhorté les députés à s’investir pleinement dans les travaux de cette session budgétaire, cruciale pour la poursuite des réformes engagées.

Les travaux parlementaires se poursuivent au Palais Léon Mba.

Rentrée scolaire : lancement de la distribution de tables-bancs

0

La rentrée scolaire est effective au Gabon et s’accompagne cette année d’une opération de distribution des tables-bancs dans les établissements du pays. L’initiative a été lancée au complexe scolaire Raymond Bouka, le 1er septembre 2025, sous la supervision de la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq.

Le proviseur du lycée Raymond Bouka, Omer Madzou, n’a pas caché son soulagement. « Dans les échanges que nous avons eus avec Madame la ministre, elle nous a indiqué que les tables-bancs arriveront de façon progressive. Ce matin, nous recevons dans un premier temps 100 tables-bancs correspondant à quatre salles qui en sont dépourvues. C’est déjà un soulagement pour le démarrage de l’année », a-t-il déclaré, soulignant une difficulté majeure dans les écoles gabonaises : le manque criant de mobilier.

De son côté, la ministre a précisé les modalités de cette distribution, qui répond à une directive du chef de l’État visant à améliorer les conditions d’apprentissage. « Avec plus de 49 000 nouveaux élèves en 6e, cela crée des tensions dans l’accueil, mais la production et la distribution se poursuivront jusqu’en décembre 2025 », a-t-elle expliqué.

Le ministère de l’Éducation nationale estime le déficit à 42 000 tables-bancs sur l’ensemble du territoire. L’opération vise à combler ce manque et à assurer un meilleur accueil aux élèves dans toutes les régions du pays.

CESE : gouvernance de l’eau et habitat au cœur des débats

0

Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a tenu, le 1er septembre 2025, un point presse animé par sa présidente, Solange Marthe NGUIAKIE. A travers deux thématiques majeures, l’eau et l’habitat, l’institution entend renforcer son rôle dans l’orientation des politiques publiques en faveur d’un développement durable.

Le point presse du 1er septembre a été l’occasion pour la présidente du CESE de rappeler la mission de l’institution et d’annoncer l’ouverture de la deuxième session ordinaire de l’année, prévue du 2 au 30 septembre 2025. Cette dernière sera axée sur deux enjeux stratégiques : la gouvernance de l’eau et l’approche Nexus eau-énergie-alimentation-écosystèmes, ainsi que la politique foncière et de l’habitat au Gabon.

Insistant sur le rôle du CESE dans la gouvernance, Solange Marthe NGUIAKIE a insisté sur le rôle du CESE dans la gouvernance. « Le CESE institue une sorte d’aiguillon à la gouvernance des politiques publiques de notre pays et un cadre de concertation et de consensus entre les différents partenaires qui constituent la société civile et l’État », a-t-elle précisé. Elle a, par ailleurs, rappelé que l’institution intervient dans toutes les commissions d’intérêt national à caractère économique, social, environnemental et de développement durable.

La présidente a enfin mis en lumière l’importance des deux thématiques retenues pour cette dernière session de l’année. « Ces thématiques revêtent un caractère particulier en ce sens qu’elles touchent au développement économique et social de notre pays d’une part, et aux préoccupations actuelles de nos compatriotes, d’autre part », a-t-elle souligné. Le CESE souhaite ainsi contribuer à des solutions durables, capables de répondre à la fois aux besoins immédiats des populations et aux grands défis du développement national.

Football : Denis Bouanga, le rêve d’une qualification historique pour le Mondial 2026

0

L’attaquant gabonais Denis Bouanga s’est exprimé sur les ambitions des Panthères en vue de la Coupe du Monde FIFA 2026. Dans une déclaration relayée par la FIFA, l’international a confié son immense motivation et son désir de voir le Gabon atteindre, pour la première fois de son histoire, la plus prestigieuse compétition mondiale.

« Ce serait incroyable de participer à la Coupe du Monde FIFA 2026. Ce serait quelque chose d’inattendu pour beaucoup. Personnellement, ce serait un rêve qui devient réalité et cela rendrait tout le pays heureux », a-t-il déclaré.

À 30 ans, Denis Bouanga, l’un des leaders offensifs des Panthères, s’affirme comme un élément clé dans les éliminatoires du Mondial 2026. Le Gabon, logé dans un groupe relevé, devra batailler pour décrocher une qualification historique.

Pour les supporters gabonais, ce rêve est partagé : voir les Panthères rejoindre la plus grande scène du football mondial représenterait une immense source de fierté nationale. Les prochains matchs des éliminatoires seront donc décisifs pour les hommes du sélectionneur national, qui peuvent compter sur l’expérience, la détermination et le talent de Bouanga pour porter haut les couleurs du Gabon.

Le Gabon se prépare à disputer deux rencontres cruciales : un match le mardi 3 septembre à Port Louis (Île Maurice) contre les Seychelles, suivi d’un autre le lundi 9 septembre à Franceville face aux Éléphants de Côte d’Ivoire.

Bwiti : préserver un héritage spirituel gabonais dans la rigueur et le respect

0

Au Gabon, le bwiti est bien plus qu’une pratique religieuse : il constitue un véritable patrimoine spirituel et identitaire. Pourtant, certaines pratiques soulèvent des interrogations, notamment après des décès ou l’apparition de troubles mentaux constatés lors de certains rituels.

Lors d’une conférence de presse tenue le 23 août à Libreville, Maître Akam Angang, spécialiste de la tradition bwitiste, a insisté sur l’importance d’une formation rigoureuse des initiateurs et guérisseurs. « Les gens doivent prendre le temps d’apprendre correctement. Il ne faut pas se presser ni considérer cette pratique comme un simple calcul comptable », a-t-il expliqué. Selon lui, le guérisseur soigne les maux du corps, tandis que l’initiateur guide vers le monde invisible : deux rôles distincts souvent confondus par ceux qui cherchent à exploiter la tradition plutôt qu’à la transmettre.

L’usurpation de ces techniques peut avoir de lourdes conséquences, tant sur les familles que sur la réputation de certains pratiquants. Maître Akam Angang a donc proposé la création de structures de contrôle, comme un Conseil national des rites et traditions, « Ce conseil doit mettre en place des outils permettant de répertorier les maîtres ngangas authentiques et de protéger la tradition », a-t-il souligné. Avant d’ajouter : « La spiritualité bwitiste est infinie et fait partie intégrante de notre identité. Il est de notre devoir de la préserver avec sérieux et respect ».

Cette initiative souligne le besoin d’un encadrement rigoureux pour protéger la vie des participants et maintenir l’intégrité de ce patrimoine spirituel, qui reste une richesse infinie pour le Gabon.

Crise au ministère des Mines : le personnel dénonce l’inaction de la hiérarchie

0

Le Syndicat des Professionnels des Mines (SYPROMINES) a tenu une nouvelle assemblée générale ce 1er septembre. Rassemblés dans le hall de l’immeuble abritant le ministère à Libreville, les agents ont exprimé leur exaspération face à la crise qui secoue cette administration depuis plusieurs mois.

Face à une administration enlisée, le syndicat brandit la menace d’une mobilisation renforcée. « Si aucune solution n’est apportée, ce qui doit arriver, arrivera », a déclaré Annie Gisèle Nyangui Moukagni, la présidente du SYPROMINES, dont l’intervention se voulait ferme et alarmante.

Des promesses non tenues

En juin dernier, les agents avaient déjà exigé des mesures concrètes : restructuration, recrutement dans la fonction publique et amélioration des conditions de travail. Trois mois plus tard, aucune avancée n’est à signaler. Le ministre des Mines, Gilles Nembe, avait pourtant affirmé que la situation était sous contrôle, des déclarations que le syndicat qualifie désormais de « mensongères ».

Les faits sont accablants : affectations sans installation officielle, absence de recrutement, promesses de relogement non tenues et des bâtiments en réhabilitation toujours occupés par les travailleurs. Une trentaine d’agents seulement font tourner le ministère, dont plusieurs ne sont pas encore titularisés. « En bas, ça sent les excréments, en haut, ce sont les coups de marteau ; où allons-nous travailler ? », s’est interrogée la présidente du syndicat.

Crise au ministère des Mines : le personnel dénonce l'inaction de la hiérarchie

En bas les excréments, en haut les marteaux.

L’appel au Président de la République

En signe de protestation, les syndicalistes menacent de déserter leurs bureaux inaccessibles pour s’installer de manière permanente dans le hall du bâtiment, symbole de leur situation précaire. Le SYPROMINES appelle le ministre à sortir du silence et à agir pour éviter une paralysie totale. « Nous sommes fatigués. Nous ne supportons plus cette situation », a déclaré Nyangui Moukagni.

Crise au ministère des Mines : le personnel dénonce l'inaction de la hiérarchie

Des agents à bout de souffle.

Devant ce dialogue de sourds, le syndicat interpelle directement le président de la République. La présidente a conclu son intervention en insistant : « Soit on trouve une solution, soit le Président va trouver une solution ». Le ministère, pilier du développement économique, tourne aujourd’hui au ralenti. Reste à savoir si ce nouvel appel sera enfin entendu.

Camélia Ntoutoume Leclercq : « Des mesures ont été prises pour pallier les éventuelles absences d’enseignants qui seraient mobilisés pour les élections législatives et locales. »

0

Alors que bon nombre de Gabonais craignaient – au regard de l’organisation pendant la même période des élections locales et législatives – une cacophonie par rapport au déroulement du calendrier scolaire, le ministre de l’Education nationale a, dans l’entretien ci-après, rassuré toutes les parties de ce secteur vital pour notre pays. Bien avant, elle a maintenu un dialogue permanent avec les partenaires sociaux pour aplanir les potentielles incompréhensions. Du coup, depuis deux ans, les grèves n’ont plus rythmé le fonctionnement de ce département ministériel. Maintenant, l’heure est venue de bâtir un système éducatif de qualité en lui dotant de moyens conséquents. Le développement de notre pays est au bout de cet engagement collectif. Notre jeunesse le mérite.  

Gabonclic.info : La rentrée administrative a débuté aujourd’hui, lundi 25 août 2025. Quelles dispositions concrètes avez-vous mises en place pour garantir une préparation sereine et efficace de l’année scolaire 2025-2026 ?

Camélia Ntoutoume Leclercq : Pour cette rentrée scolaire 2025-2026, nous avons organisé une série de réunions stratégiques avec les associations de parents d’élèves, les partenaires sociaux et les chefs d’établissements du Grand Libreville, ainsi qu’avec les directeurs des académies provinciales et des zones académiques. Ces échanges ont permis de valider les préparatifs sur le terrain. Parallèlement, nous avons procédé à l’inauguration de nouveaux établissements, qui seront prochainement mis en service pour accueillir nos élèves. La commande de 40 250 tables-bancs est en cours de réception et sera distribuée dans les semaines à venir. Enfin, les affectations et mutations du personnel enseignant et administratif ont été finalisées, tout comme les orientations et réorientations en 6ème, afin d’assurer une continuité pédagogique dès le premier jour.

Les chefs d’établissement disposent de seulement six jours pour préparer les salles, finaliser les inscriptions et établir les emplois du temps avant le 1er septembre. Pensez-vous qu’il soit réaliste de garantir l’effectivité des cours dès cette date ?

De manière générale, la rentrée sera effective dans la grande majorité des établissements scolaires à travers le pays dès le lundi 1er septembre 2025. Nous comprenons les contraintes de temps pour les chefs d’établissement. Quelques établissements nouvellement mis en service pourraient connaître une rentrée légèrement décalée et progressive, mais nous tenons à rassurer tous les parents d’élèves de l’effectivité de la rentrée scolaire 2025-2026 sur l’ensemble du territoire.

Cette rentrée s’ouvre également dans un contexte d’attente des nominations des chefs d’établissements et d’autres personnels d’encadrement. À quelle échéance ces décisions seront-elles effectives afin d’éviter un vide dans la gestion des établissements ?

Nous tenons à rassurer l’ensemble de la communauté éducative : les nominations des personnels d’encadrement se feront en temps opportun. Des dispositions ont d’ores et déjà été prises pour que des intérimaires assurent la gestion des affaires courantes dans les établissements concernés, en attendant la nomination des titulaires, afin de garantir la continuité du service public de l’éducation. 

La menace d’une grève des enseignants, liée notamment à la régularisation des situations administratives, plane toujours. Quelles mesures votre ministère met-il en place pour désamorcer cette crise sectorielle et rassurer le corps enseignant ?

Notre ministère maintient un dialogue permanent avec les partenaires sociaux. Les revendications soulevées sont transversales et nous travaillons en étroite collaboration avec les autres ministères sectoriels concernés. L’objectif est de traiter progressivement ces demandes, en particulier celles liées à la régularisation des situations administratives des agents de l’éducation nationale, et plus globalement, de tous les agents de l’État.

Le calendrier de la rentrée des classes coïncide avec celui des élections législatives et locales prévues en septembre. Comment le gouvernement anticipe-t-il une éventuelle perturbation des activités pédagogiques liées à ces échéances électorales ?

Des mesures ont été prises pour pallier les éventuelles absences d’enseignants qui seraient mobilisés pour les élections législatives et locales. Ces absences constituent la principale source potentielle de perturbations. Cependant, en cas de perturbations majeures, nous aviserons et prendrons les mesures nécessaires pour minimiser leur impact sur le déroulement des cours.

Certains syndicats et parents évoquent la possibilité d’un report de la rentrée des classes au début du mois d’octobre, afin de mieux préparer l’année. Cette option est-elle à l’étude au sein de votre ministère ?

À ce jour, nous n’envisageons aucun report de la rentrée scolaire. Si une telle nécessité venait à se présenter, nous en aviserions, mais nous n’y sommes pas favorables. Il est impératif pour la crédibilité de notre système éducatif que notre calendrier scolaire respecte les 32 semaines de cours exigées par la loi 021/2011 du 14 février 2012 portant orientation générale de l’éducation, de la formation et de la Recherche, ainsi que par les instances internationales compétentes. 

Le déficit en enseignants dans les matières scientifiques et les infrastructures dans les zones rurales reste un problème récurrent. Quelles réponses structurelles le gouvernement prévoit-il pour améliorer durablement les conditions d’apprentissage ?

Nous allons poursuivre la construction et l’extension des établissements scolaires. Dans le cadre du Programme d’Investissement dans le Secteur de l’Éducation (PISE), plusieurs complexes scolaires sont en cours de construction et devraient être livrés l’année prochaine, ce qui augmentera de façon exponentielle nos capacités d’accueil. Concernant le déficit en enseignants de sciences, sur un besoin de 900 enseignants, nous avons déjà recruté plus de 700, qui sont progressivement mis en solde. Nous entendons poursuivre nos efforts jusqu’à la résorption totale dudit déficit. 

Les violences en milieu scolaire, qu’elles soient physiques, verbales ou psychologiques, constituent une préoccupation majeure. Quelles stratégies le ministère compte-t-il déployer pour éradiquer ce phénomène ?*

 La sensibilisation est notre mesure ou arme par excellence pour lutter contre les violences en milieu scolaire. C’est pourquoi nous allons intensifier nos campagnes de sensibilisation sur toutes les formes de violences constatées. En dernier recours, nous appliquerons les sanctions disciplinaires prévues par le droit positif, y compris le recours aux travaux d’intérêt général pour les élèves auteurs de ces actes. De plus, nous allons travailler à généraliser la présence de l’unité de la police scolaire dans l’ensemble des établissements de notre pays, car cette mesure salutaire et efficace n’est expérimentée pour le moment que dans les établissements du grand Libreville

Mot de la fin

Chers collaborateurs, chers partenaires de l’éducation, chers membres de la communauté éducative. 

Je tiens à vous exprimer ma profonde gratitude pour votre engagement constant et votre dévouement au service de notre jeunesse. Les échanges que nous avons eus aujourd’hui confirment notre vision commune : celle d’une école inclusive, sécurisée et porteuse d’excellence.

Les défis que nous relevons ensemble sont à la hauteur de nos ambitions pour l’avenir de notre pays. Je suis convaincue que par notre action concertée, notre persévérance et notre foi en l’éducation, nous continuerons à bâtir une école qui prépare chaque enfant à réaliser son plein potentiel et à contribuer positivement à notre société.

Infiniment merci de votre attention. Je vous souhaite à toutes et à tous une excellente rentrée scolaire.

Propos recueillis par Darrelle Mamba

Listes électorales : ouverture des périodes exceptionnelles d’inscription et de réclamations

0

Le ministère de l’Intérieur lance deux phases spéciales pour permettre aux primo électeurs et aux citoyens concernés de régulariser leur situation électorale avant les scrutins.

A travers un communiqué lu par Wilfried Menghe, le 31 août 2025, conseiller technique du ministère de l’Intérieur, les autorités ont annoncé l’ouverture de deux périodes exceptionnelles : l’une pour l’inscription sur les listes électorales, prévue du 1er au 10 septembre 2025, et l’autre pour les réclamations, fixée du 6 au 9 septembre. « Le ministère organise, comme le prévoit la loi organique n°001/2025 du 19 janvier 2025, une période exceptionnelle d’inscription sur la liste électorale et une période donnant droit à des réclamations aux citoyens qui s’étaient préalablement faits enrôler », précise le communiqué.

Ces opérations concernent en priorité les jeunes ayant atteint la majorité après la révision du 12 août dernier, mais pas uniquement. Elles s’adressent également aux fonctionnaires et salariés mutés ou admis à la retraite, aux personnes ayant changé de résidence, ainsi qu’aux électeurs confrontés à des cas de force majeure. Toutefois, le ministère rappelle que « La phase dite des réclamations n’est pas, quant à elle, une opération de ré-enrôlement de tous les compatriotes en âge de voter », appelant chaque citoyen à faire preuve de civisme et de responsabilité pour la réussite de ce processus.