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Gabon : le ministère de l’Intérieur appelle les observateurs électoraux à s’accréditer

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En prévision des élections législatives et locales du 27 septembre 2025, le ministère de l’Intérieur a lancé un appel officiel aux missions d’observation électorale. Celles-ci sont invitées à soumettre leurs dossiers de demande d’accréditation.

Dans un communiqué publié le 2 septembre, le ministère insiste sur l’importance de déposer les demandes en amont. Cette démarche vise à assurer un traitement rapide et efficace des dossiers, garantissant ainsi que les accréditations soient délivrées dans des délais raisonnables. « Il est crucial que les dossiers soient transmis à temps pour permettre une meilleure organisation et une couverture optimale des scrutins », précise le communiqué.

Cette initiative marque une étape clé pour la préparation des élections. Elle témoigne de la volonté des autorités d’assurer plus de transparence et de crédibilité au processus électoral, en facilitant la participation des observateurs internationaux et nationaux.

Les missions intéressées doivent déposer leurs dossiers directement auprès du ministère de l’Intérieur, qui est chargé de l’examen et de la validation des demandes.

L’usine de marbre de la Nyanga, un pilier de développement local et national

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Dans le cœur de la Nyanga, une révolution économique se prépare. À Doussieguoussou, une future usine de marbre est en train de prendre forme, promettant de redessiner le paysage socio-économique de la province et d’insuffler un nouveau dynamisme à l’industrie gabonaise.

En construction dans la province de la Nyanga, la future usine de marbre de Doussieguoussou se profile comme un atout majeur pour le développement local.  À terme, elle ambitionne de créer près de 3 000 emplois et de diversifier la production nationale de matériaux de construction.

Implantée dans le département de Mougoutsi, à une vingtaine de kilomètres de Tchibanga, l’usine s’étend sur plus de 4,5 km². « Ce sera un grand hangar qui abritera toutes les unités de transformation. Ces unités permettront d’obtenir des produits finis qui se feront en fonction de la demande sur le marché », a précisé Félicien Moandat, le chef du projet.

Ces produits finis incluront une large gamme de matériaux comme les carreaux de faïence, les revêtements de sol, les sanitaires, les pierres tombales ou encore les poteaux pour les constructions. Un type de production dont l’efficacité a déjà été prouvée par le passé. « Le marbre de cette région a déjà servi à la construction du Palais Rénovation, de la Cité de la Démocratie et du Palais de Marbre », a rappelé à juste titre le colonel Aloïse Mavioga, originaire Doussiegoussou.

Avec près de 3 000 tonnes de marbre identifiées, cette activité devrait renforcer l’emploi, améliorer la qualité de vie, stimuler l’économie locale et limiter l’exode des habitants, un phénomène qui a marqué la zone au cours des vingt dernières années. Au-delà de son impact régional, cette usine est un pas de plus dans l’industrialisation du Gabon.

Le ministre Barbera Isaac au chevet de l’Inspection du Travail de Mougoutsi

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En déplacement dans la Nyanga, le ministre du Travail, Patrick Barbera Isaac, a visité l’Inspection du Travail du département de Mougoutsi pour promouvoir une « administration de proximité, attentive aux besoins des agents ».

Cette visite s’inscrit dans le cadre de la politique prônée par les autorités pour renforcer le suivi des services déconcentrés et s’assurer des bonnes conditions de travail des agents. Le ministre a rappelé que cette démarche traduit la volonté du « Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, de promouvoir une administration de proximité, attentive aux besoins des agents et résolument tournée vers l’amélioration du dialogue social et la promotion de l’emploi dans toutes les provinces du pays ».

Le ministre Barbera Isaac au chevet de l’Inspection du Travail de Mougoutsi

Des employés qui espèrent l’amélioration de leurs conditions de travail.

Au cours de ce déplacement, le ministre a constaté les réalités quotidiennes du personnel, s’entretenant avec les responsables provinciaux sur les défis majeurs rencontrés : insuffisance des infrastructures et d’équipements, ainsi que des difficultés liées aux ressources humaines. Face à ces constats, il a réaffirmé « l’engagement du Gouvernement à améliorer le cadre de travail des agents de l’Inspection du Travail, afin de renforcer l’efficacité de l’action publique au service des citoyens ».

Cette visite marque une volonté claire de recentrer l’action de l’État sur le terrain, au plus près des réalités locales, avec une attention particulière portée aux agents publics, véritables piliers de l’exécution des politiques sociales.

Le Gabon en état d’alerte face au choléra

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Le Gabon augmente sa vigilance face à une recrudescence du choléra observée dans les pays voisins. Le ministre de la Santé, le Pr Adrien Mougougou, a annoncé ce 3 septembre dans un communiqué les mesures préventives du gouvernement et appelé les populations à adopter des gestes d’hygiène pour se protéger de la maladie.

Le ministère de la Santé tire la sonnette d’alarme suite à la résurgence du choléra dans les pays frontaliers, notamment le Congo-Brazzaville, le Cameroun et la République démocratique du Congo. Une épidémie a d’ailleurs été officiellement déclarée le 28 juillet au Congo-Brazzaville, avec un bilan alarmant de 187 cas suspects et 21 décès dans le district de l’Île M’Bamou.

Mesures de prévention

Face à la proximité de ces foyers épidémiques, le ministère de la Santé prend des mesures urgentes pour prévenir l’importation de la maladie. Le ministre précise qu’il s’agit « de la mise en alerte élevée de notre système de surveillance nationale, de l’actualisation du plan de préparation et de réponse à une éventuelle épidémie de choléra et du renforcement des capacités du personnel de santé ». Le ministère a également acquis un laboratoire mobile pour le diagnostic et intensifie la surveillance aux frontières et dans les hôpitaux.

À ce jour, aucun cas confirmé de choléra n’est enregistré sur le territoire gabonais. Toutefois, le ministère de la Santé insiste sur la vigilance collective.

Appel à la population

Le choléra est une maladie dangereuse. « Souvent mortelle », elle se manifeste par des « diarrhées, des vomissements, une fatigue intense et générale ». Le ministre « appelle la population à plus de vigilance et au respect des mesures d’hygiène essentielles », notamment se laver les mains à l’eau et au savon, ne consommer que de l’eau potable ou bouillie, et laver soigneusement tous les aliments.

Le Pr Adrien Mougougou rappelle qu’en cas de symptômes (diarrhée aiguë soudaine, vomissements, faiblesses intenses), il faut consulter d’urgence le centre de santé le plus proche. « Éviter la manipulation des corps de personnes décédées du choléra », insiste également le ministre. « Prévenir le choléra, c’est en parler autour de soi afin de mieux nous protéger. La vigilance collective est notre meilleure défense », conclut-il.

L’UPF Gabon dénonce un « recul » pour la liberté de la presse après la convocation de journalistes de GMT par la DGR

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La section gabonaise de l’Union internationale de la Presse Francophone (UPF) exprime sa « profonde inquiétude » suite à la convocation de journalistes du média en ligne Gabon Media Time (GMT) par la Direction générale des recherches (DGR) de la Gendarmerie nationale. L’organisation y voit un « signal alarmant » et dénonce une violation de la loi.

Dans un communiqué du 2 septembre, l’UPF rappelle la dépénalisation du délit de presse au Gabon, un acquis majeur pour la liberté d’expression. L’organisation cite l’Ordonnance n°00000012/PR/2018, qui modifie le Code de la Communication et interdit toute procédure pénale à l’encontre des journalistes pour des faits relevant de leur fonction.

« Toute convocation devant les juridictions répressives en dehors du cadre prévu par le Code de la communication constitue un grave recul pour l’État de droit », alerte le communiqué, signé par son président Désiré Ename. L’UPF Gabon manifeste sa « solidarité pleine et entière » avec les journalistes concernés, Harold Leckat Igassela et Casimir Mapiya.

L’UPF Gabon insiste sur le fait que de telles démarches « jettent une ombre inquiétante sur les engagements du Gabon à garantir la liberté d’expression ». Elle exhorte les autorités à ne pas confondre l’exercice du journalisme avec un acte criminel et à respecter les textes en vigueur.

L’organisation réaffirme son soutien à tous les journalistes exposés à des intimidations et pressions, et en appelle à la responsabilité des autorités pour que le Gabon respecte ses engagements en matière de liberté de la presse.

Appel à la transparence électorale : les partis de l’Appel d’Angondjé réclament la dissolution de la CNOCER

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À l’approche des élections législatives et locales du 27 septembre, les partis signataires de l’Appel d’Angondjé tirent la sonnette d’alarme. Réunis le 29 août à Libreville sous la houlette de Joachim Mbatchi Pambou, leur porte-parole, ils ont dénoncé la « situation politique délétère » et jugé la Commission nationale pour l’organisation et le contrôle des élections et du référendum (CNOCER) inapte à garantir un scrutin crédible.

Ces partis, qui se disent fidèles à leur engagement citoyen depuis le dialogue national inclusif d’Angondjé, estiment que la CNOCER a failli à sa mission. Ils soulignent les irrégularités dans la révision des listes électorales, la validation des candidatures et le manque de transparence générale. Pour eux, « c’était là, le chaos qui s’annonçait dès le départ, et nous y sommes ! ».

Face à ces « dysfonctionnements », ils exigent la dissolution de la CNOCER et proposent la création d’une « Commission nationale électorale indépendante ». Cette nouvelle structure serait composée de représentants des partis politiques, de la société civile et des ministères techniques. L’objectif est de garantir « la clarté et la cohérence » du processus électoral pour préserver la crédibilité des institutions de la Ve République.

Les signataires demandent également la convocation d’une large concertation politique pour réviser le Code électoral. Rappelant leur rôle d’ « acteurs politiques de premier plan », ils affirment qu’ils continueront à « sonner l’alerte » si la transition est menacée. Ils insistent sur une dimension morale et politique. « La République, disons-nous, c’est aussi la transparence, l’écoute et l’acceptation d’autrui dans sa différence », a martelé Joachim Mbatchi Pambou. Pour ces partis, des élections irréprochables sont essentielles pour la réussite de la transition gabonaise.

Convocation des journalistes de Gabon Media Time à la DGR : L’OPAM dénonce une « dérive préoccupante »

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L’Organisation Patronale des Médias (OPAM), dans un communiqué signé de son président, Jean Yves Ntoutoume, exprime sa « plus vive indignation » suite à la convocation de Harold Leckat Igassela, directeur de publication de Gabon Media Time, et d’un de ses collaborateurs par la Direction générale des recherches (DGR) de la Gendarmerie nationale. Cette action a ravivé les inquiétudes concernant les menaces qui pèsent sur l’indépendance de la presse au Gabon.

Selon l’OPAM, cette audition par la DGR fait suite à des contenus journalistiques. Le communiqué de presse de l’organisation dénonce « cette énième tentative d’intimidation à l’encontre d’un journaliste dans l’exercice de ses fonctions ». Cette convocation est jugée particulièrement préoccupante, car elle intervient alors qu’une procédure est déjà en cours auprès de la Haute Autorité de la Communication (HAC).

Un glissement vers la criminalisation du journalisme

Dans son communiqué, l’OPAM dénonce un « glissement dangereux vers la criminalisation du journalisme ». L’organisation rappelle fermement que « le délit de presse est dépénalisé en République gabonaise » depuis l’Ordonnance de 2018. Par conséquent, toute convocation à des fins judiciaires pénales pour des faits relevant de l’activité rédactionnelle est jugée inacceptable.

Pour l’OPAM, de tels agissements créent un climat de « harcèlement institutionnalisé ».

L’organisation estime que ces pressions visent à « affaiblir les médias libres, à restreindre la liberté d’expression et à bâillonner toute parole critique dans l’espace public, au mépris des principes démocratiques fondamentaux ».

Appel à la vigilance et à la solidarité

Face à cette « dérive préoccupante », l’OPAM lance un appel à la mobilisation. Elle demande aux autorités gabonaises et à la communauté journalistique de rester vigilants.

L’OPAM réaffirme également son « plein soutien » à Harold Leckat Igassela, à son équipe de rédaction, ainsi qu’à tous les journalistes qui subissent des pressions en raison de leur travail.

L’organisation insiste pour que « toute enquête liée à des publications journalistiques soit strictement encadrée par les dispositions du Code de la communication ». L’OPAM conclut son communiqué en réaffirmant son « engagement indéfectible à défendre l’indépendance des rédactions », essentielle à la vitalité démocratique du pays.

Menace sur la liberté de la presse : le Directeur de la publication de Gabon Media Time convoqué par la DGR

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La promesse d’une nouvelle ère pour le Gabon est-elle une réalité pour la presse ? La convocation par la Direction générale des recherches (DGR), unité d’investigations de la Gendarmerie nationale, des journalistes du média en ligne Gabon Media Time, aux aurores de la Ve République, soulève des inquiétudes quant au respect de la liberté d’informer.

Dans un communiqué, le média révèle que son directeur de publication, Harold Leckat Igassela, et le contributeur Casimir Mapiya sont sommés de se présenter à la Direction Générale des Recherches (DGR) pour une « enquête pénale sans motifs ».

Cette démarche survient alors que le média fait déjà face à des poursuites judiciaires de la ministre Laurence Ndong. Gabon Media Time dénonce avec force cette « tentative de criminalisation de l’exercice journalistique », la considérant comme une violation flagrante de l’Ordonnance de 2018 qui dépénalise les délits de presse. Pour le journal, c’est un « grave précédent pour la liberté d’expression » qui fait planer un climat de peur et d’intimidation.

Face à cette menace, la rédaction a pris les devants en alertant les institutions nationales et internationales, de la Haute Autorité de la Communication (HAC) à l’Ambassade des États-Unis et à l’ONU. Un appel a aussi été lancé au Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, pour qu’il agisse en tant que garant de la Constitution.

Gabon Media Time réaffirme son « attachement à un journalisme rigoureux, responsable et libre », tout en rappelant que de tels actes d’intimidation « ternissent l’image du Gabon » à l’international.

Cette affaire met le gouvernement de la 5e République face à ses responsabilités et pose un défi clair à l’indépendance de la presse gabonaise.

Vacataires oubliés : le cri de détresse des enseignants de la formation professionnelle

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En ce début d’année scolaire, les vacataires de la formation professionnelle du Gabon interpellent le président de la République dans une lettre ouverte poignante. Sans salaires depuis des mois, ils dénoncent une situation insoutenable : « nos poches sont vides depuis plusieurs mois », écrivent-ils, réclamant leur dignité et la survie de leurs familles.

L’année scolaire s’ouvre dans la douleur pour les vacataires de la formation professionnelle au Gabon. Dans une lettre ouverte datée du 30 août 2025 et adressée au président de la République, le collectif des enseignants vacataires tire la sonnette d’alarme. Ces hommes et femmes, piliers de l’éducation professionnelle, affirment enseigner « des milliers de jeunes Gabonais » dans des centres de formation de Libreville, Port-Gentil, Franceville, Oyem, Koula-Moutou ou encore Makokou. « Nous le faisons avec le cœur et l’amour, mais nous ne sommes pas rémunérés en retour », affirment-ils, voyant leur engagement bafoué.

Face à l’indifférence persistante, le ton est grave. « Beaucoup d’entre nous n’ont que ces vacations comme principal revenu », expliquent les vacataires. Conséquence : incapacité d’acheter les fournitures scolaires de leurs propres enfants, familles désemparées, moral au plus bas. « Nous voici en pleine rentrée scolaire… dans l’incapacité d’acheter les fournitures scolaires à nos enfants et de payer leur scolarité », s’indignent-ils.

Un plaidoyer qui interpelle directement le chef de l’Etat

La lettre, marquée par un désarroi profond, prend la forme d’un plaidoyer direct adressé au chef de l’État. Trois questions brûlantes sont posées : « Arrivez-vous à dormir tranquille alors que vous savez que des pères et des mères de familles, des enseignants et des formateurs ne sont pas rémunérés pour leur travail ? » ; « Est-ce que vous assumerez que nos enfants ne soient pas scolarisés cette année à cause de ces vacations non payées ? » ; et enfin : « Le calvaire que nous vivons actuellement, c’est ce que la 5e République nous promet pour les 6 ans, 9 mois à venir ? »

Au-delà de la dénonciation, les vacataires exigent des actes concrets et immédiats. « Les actes valent mieux que les paroles… Nous voulons recevoir notre dû immédiatement. Nous voulons retrouver notre dignité », clament-ils.

Cette lettre ouverte résonne comme un avertissement au sommet de l’État. Car au-delà d’une revendication salariale, elle pose une question cruciale : quelle crédibilité accorder à une République qui laisse ses enseignants survivre dans la précarité la plus totale, alors même qu’ils sont les bâtisseurs du savoir et de l’avenir des jeunes Gabonais ?

Gabon : Les femmes médiatrices de paix reçues par le Médiateur de la République pour des élections apaisées

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À l’approche des élections législatives et locales de 2025, le Médiateur de la République, Alexis Boutamba Mbina, a reçu en audience, le 1er septembre à Libreville, le Réseau des Femmes Médiatrices de Paix du Gabon. Au cœur des échanges : la préservation de l’harmonie et de la cohésion sociale durant la période électorale.

Lors de cette rencontre, la présidente du réseau, Elizabeth Ngoua Mbina, a rappelé l’engagement des femmes médiatrices pour des élections calmes et sans violence. « Nous avons été invitées par le Médiateur de la République pour discuter des prochaines élections. En tant que médiatrices de paix, nous voulons que cette période se déroule dans la sérénité. Nous refusons la haine et les affrontements. Le Médiateur nous a réunies afin que nous puissions, ensemble, adresser des messages forts aux populations, aux candidats et aux partis politiques, pour appeler au dialogue et au respect mutuel », a-t-elle expliqué.

Gabon : Les femmes médiatrices de paix reçues par le Médiateur de la République pour des élections apaisées

Elizabeth Ngoua Mbina répondant aux questions des journalistes à l’issue de la rencontre.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre des actions menées par le Médiateur de la République pour favoriser un climat apaisé, alors que le pays se prépare à une échéance électorale majeure. Le réseau des femmes médiatrices prévoit, dans les prochains jours, une série de sensibilisations auprès des communautés, afin d’encourager les citoyens à privilégier le dialogue et la non-violence.