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Gabon : Marcelle Ibinga-Itsitsa mise sur la modernisation pour booster le tourisme au Haut-Ogooué

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En mission d’évaluation dans le sud-est du pays, la ministre du Tourisme durable et de l’Artisanat a achevé ce week-end une tournée d’inspection stratégique. Entre chantiers hôteliers et mobilisation des services provinciaux, la vision est de transformer le potentiel local en levier économique concret.

La modernisation des infrastructures n’est plus une option, mais une priorité. Dans le cadre de la vision de développement portée par le président Brice Clotaire Oligui Nguema, la ministre Marcelle Ibinga-Itsitsa a parcouru la province du Haut-Ogooué pour s’assurer de la mise en œuvre des projets gouvernementaux.

Le point d’orgue technique de cette visite a été l’inspection du chantier de l’hôtel Léconie Palace. Actuellement en pleine réfection, cet établissement emblématique incarne la volonté de montée en gamme de l’offre hôtelière gabonaise. Sur place, la ministre a scruté l’avancement des travaux, exigeant une rigueur absolue pour respecter les standards de qualité attendus.

Gabon : Marcelle Ibinga-Itsitsa mise sur la modernisation pour booster le tourisme au Haut-Ogooué

La visite à l’Hôtel Léconie Palace a été la confirmation que cet établissement hôtelier demeure le fer de lance de l’offre locale. Au-delà du bâti, Marcelle Ibinga-Itsitsa a mis l’accent sur le capital humain.

Lors d’une séance de travail à la Direction provinciale du Tourisme, le ton est monté d’un cran. Rappelant que la performance sectorielle dépend d’une administration réactive, elle a martelé : « L’administration doit être proactive et strictement orientée vers la culture des résultats. » Pour le membre du gouvernement, chaque agent doit désormais se muer en acteur du «tourisme responsable », traduisant les directives nationales en réalités de terrain.

L’artisanat comme moteur de croissance

La tournée s’est achevée à la Maison de l’Artisanat de Franceville. Face aux créations locales, la ministre a salué un savoir-faire qu’elle souhaite transformer en véritable pilier de la diversification économique. L’ambition est double : préserver l’identité culturelle gabonaise tout en créant des emplois durables pour la jeunesse.

Cette descente de terrain marque une étape clé dans la politique du « Gabon Nouveau », où le tourisme et l’artisanat ne sont plus de simples secteurs d’appoint, mais des axes majeurs de la prospérité nationale.

Gabon : Le gouvernement et les Émirats arabes unis s’allient pour la souveraineté alimentaire

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Le ministre de l’Agriculture, Pacôme Kossy, a reçu ce lundi à Libreville une délégation du groupe émirati E20 Investment LTD. Au cœur des échanges : des investissements massifs dans les filières volaille, lait et riz pour briser la dépendance aux importations.

Libreville passe à l’offensive sur le front de la sécurité alimentaire. Ce lundi 16 février 2026, Pacôme Kossy, ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et du Développement rural, a ouvert les portes de son cabinet à une délégation de haut vol venue d’Abou Dhabi. Menée par Hisham Hittini, la délégation du groupe E20 Investment LTD est venue explorer les opportunités d’investissements directs dans le secteur agricole gabonais.

Poulet, lait et riz : le trio stratégique

Cette rencontre de prise de contact s’inscrit dans la vision de développement impulsée par le Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema. L’objectif est de transformer le potentiel agricole du pays en une industrie compétitive. Les discussions ont ciblé trois axes prioritaires pour la consommation locale : le développement de la filière poulet de chair ; la création d’une véritable industrie laitière ; l’intensification de la production de riz local.

Pour le gouvernement, il s’agit de bâtir une « souveraineté alimentaire » durable. « Nous devons demeurer attachés au développement de partenariats structurants, dans le respect des priorités nationales », a martelé Pacôme Kossy, rappelant la nécessité de réduire une facture d’importation encore trop lourde.

Le Gabon, futur hub exportateur ?

Loin de se limiter au seul marché intérieur, le groupe E20 Investment LTD voit grand. Pour les investisseurs émiratis, une montée en puissance de la production gabonaise permettrait non seulement de nourrir le pays, mais aussi d’exporter vers les marchés régionaux et internationaux.

Cette audience marque une étape décisive dans le rapprochement économique entre Libreville et Abou Dhabi. Les deux parties se sont engagées à poursuivre des échanges techniques rapides pour transformer ces intentions en projets concrets sur le terrain.

Gabon : Les FPN passent à l’heure du numérique pour briser les vieux démons

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Le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, Adrien Nguema Mba, a validé le 16 février dernier le déploiement de deux nouveaux systèmes technologiques : SITA et FARIAJ. Objectif : éradiquer les promotions frauduleuses et muscler l’efficacité des enquêtes criminelles.

C’est une petite révolution qui s’opère dans les couloirs du Commandement en Chef des Forces de Police Nationale (FPN). Sous la houlette d’Adrien Nguema Mba, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, l’institution entame une mue technologique profonde. Derrière les acronymes SITA et FARIAJ, se cache une ambition claire: restaurer la méritocratie et l’ordre au sein des forces de l’ordre.

SITA : Le numérique contre le « favoritisme »

Échanges entre le ministre de l’Intérieur et le Haut Commandement autour de la Loi de Programmation Sécuritaire 2026-2030, axe central de la modernisation des forces de sécurité.
Échanges entre le ministre de l’Intérieur et le Haut Commandement autour de la Loi de Programmation Sécuritaire 2026-2030, axe central de la modernisation des forces de sécurité.

Le projet SITA (Système informatisé du Tableau d’avancement) s’attaque à un mal qui rongeait l’institution : l’opacité des carrières. Fini les ascensions fulgurantes sans fondement légal. « Il s’agit de lutter contre le passage frauduleux en grades et les promotions à titre exceptionnel non maîtrisées », martèlent les responsables des FPN.

En automatisant le tableau d’avancement, l’État gabonais veut garantir que seul le mérite, et non le réseau, dicte l’évolution d’un policier. Une réponse directe aux attentes de justice sociale exprimées par les citoyens et les fonctionnaires eux-mêmes.

FARIAJ : Le bras armé de la police scientifique

Sur le terrain opérationnel, le changement porte le nom de FARIAJ (Fichier automatisé de recherche d’identités et d’antécédents judiciaires). Ce nouvel outil, dédié à la Police Technique et Scientifique, permet désormais : une localisation instantanée des individus recherchés ; une centralisation des antécédents judiciaires pour éviter les failles entre les services et une accélération significative des procédures judiciaires.

Cette visite ministérielle a également permis d’esquisser les contours de la Loi de programmation sécuritaire 2026-2030. Ce plan quinquennal prévoit une montée en puissance des équipements et des infrastructures.

Pour Adrien Nguema Mba, ces outils ne sont pas des accessoires, mais le socle d’une nouvelle doctrine : « Il s’agit de renforcer la discipline et l’efficacité de notre police pour mieux servir les populations. » Dans un climat où la confiance envers les institutions reste un défi, le succès de SITA pourrait bien être le test ultime de la modernisation du pays.

Gabon : Le cri d’alarme de la Lineph face au délabrement des gymnases de handball

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A quelques semaines du coup d’envoi de la Ligue nationale élite et professionnelle (Lineph), l’état critique des infrastructures sportives menace le calendrier. Une mission d’inspection menée à Mouila et Lambaréné révèle des installations à l’abandon, mettant en péril le lancement de la saison.

Le handball gabonais pourra-t-il tenir ses promesses de professionnalisation ? C’est la question qui brûle les lèvres après la tournée de reconnaissance effectuée par Merfunt Kassa-Kombila. Le président de la Ligue nationale élite et professionnelle (Lineph) s’est rendu sur le terrain pour évaluer les capacités d’accueil des villes de l’intérieur. Le verdict est sans appel : le manque d’entretien des plateaux sportifs constitue un obstacle majeur.

Mouila : Un gymnase en « état de mort clinique »

L’étape de Mouila a particulièrement frappé les esprits. Le gymnase de la ville, fleuron datant de 2008, n’est plus que l’ombre de lui-même. Près de vingt ans après sa sortie de terre, l’édifice subit les affres du temps et du manque de maintenance.

Sur place, le constat est alarmant : une surface de jeu impraticable rendant tout traçage invisible, un éclairage défaillant et une absence totale de cages de buts. Pour la Lineph, l’équation est simple : sans une réhabilitation lourde et immédiate, aucun match professionnel ne pourra se tenir dans la capitale de la Ngounié sans mettre en danger l’intégrité physique des athlètes.

Lambaréné : Entre espoir et négligence

A Lambaréné, le tableau est plus nuancé, mais tout aussi frustrant pour les officiels. Si le plateau sportif d’Adiwa a bénéficié d’une réhabilitation récente, il reste inutilisable pour la compétition faute d’équipements de base, notamment les buts.

Le constat de dégradation s’étend également au Lycée public Charles-Mefane. L’aire de jeu extérieure, autrefois dynamique, subit une détérioration progressive. Ce manque de suivi logistique transforme des investissements pourtant existants en « coquilles vides ».

Pour Merfunt Kassa-Kombila et son équipe, l’objectif de cette mission est clair : garantir aux jeunes talents du handball gabonais des conditions de pratique dignes des ambitions de la Ligue.

Pourtant, la réalité du terrain vient doucher l’enthousiasme général. Si les autorités sportives ne réagissent pas rapidement pour lancer les travaux de remise aux normes, c’est tout l’édifice de la nouvelle ligue professionnelle qui pourrait voir son décollage retardé. Le compte à rebours est lancé.

Gabon–Emirats Arabes Unis : l’heure de la concrétisation

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Libreville et Abu Dhabi passent à la vitesse supérieure. Moins de dix jours après le déplacement du Chef de l’État en terres émiraties, le ministre d’Etat Thani bin Ahmed Al Zeyoudi a été reçu au Palais Rénovation pour transformer les accords de principe en chantiers prioritaires.

Le Palais de la Présidence de la République a vibré ce lundi 16 février au rythme de la coopération bilatérale. Le chef de l’Etat Brice Clotaire Oligui Nguema a accueilli le ministre d’Etat émirati des Affaires étrangères et du Commerce extérieur, Thani bin Ahmed Al Zeyoudi, pour une séance de travail décisive. Cette visite intervient dans la foulée immédiate du séjour officiel du président gabonais aux Emirats arabes unis (5-7 février), marquant une volonté de résultats rapides.

Au cœur des échanges : la mise en œuvre opérationnelle des trois accords majeurs signés à Abu Dhabi. Les deux délégations ont balayé une feuille de route ambitieuse touchant les piliers de la Transition économique : infrastructures et logistique pour désenclaver le territoire ; numérique et industrie pour moderniser l’appareil productif ; valorisation des ressources naturelles pour maximiser la valeur ajoutée locale.

Cap sur la diversification

L’enjeu principal pour le Président Brice Clotaire Oligui Nguema, est de sortir le Gabon de la dépendance aux matières premières brutes. Le chef de l’Etat a martelé son ambition de bâtir des partenariats « solides et mutuellement bénéfiques » pour faire du Gabon un pôle d’attractivité majeur en Afrique centrale.

Séduit par le nouveau climat des affaires, le ministre émirati a salué les réformes en cours, confirmant que son pays se positionne désormais comme un partenaire stratégique de long terme pour le développement durable et la création d’emplois au Gabon.

Gabon : Lancement à Akanda de l’offensive pour la sécurisation des titres fonciers

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L’espoir d’une propriété sécurisée devient concret à Akanda. Le ministre du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre, Mays Mouissi, a lancé ce 16 février une phase pilote de Régularisation foncière de masse (RFM). L’objectif est colossal : délivrer 50 000 titres fonciers d’ici fin 2026.

Le coup d’envoi a été donné dans la section cadastrale YQ, à proximité de l’hôtel King’s Choice. Durant une semaine, les équipes techniques du ministère de l’Habitat vont éprouver le dispositif de la RFM sur le terrain. Cette expérimentation vise à fluidifier les procédures administratives pour permettre aux familles occupant leurs parcelles depuis des décennies d’obtenir enfin le précieux sésame.

Pour les résidents, l’enjeu dépasse la simple paperasse. « C’est la fin de l’angoisse », confie un habitant. Le titre foncier est perçu ici comme un rempart contre l’expulsion et un levier de transmission patrimoniale pour les générations futures.

Lors de sa descente sur le terrain, le ministre Mays Mouissi a martelé les principes de cette opération : rigueur, transparence et célérité. Il a rappelé que ce chantier est une priorité du Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, visant à restaurer la dignité des citoyens par l’accès à la propriété légale.

Gabon : Lancement à Akanda de l’offensive pour la sécurisation des titres fonciers

Le projet RFM pourrait transformer la vie de milliers de Gabonais, en leur offrant un droit de propriété officiel et reconnu.

Vers la fin des conflits fonciers ?

Si cette phase de régularisation massive tient ses promesses, elle pourrait transformer le paysage urbain du Grand Libreville. En clarifiant les droits de propriété, l’Etat espère : réduire drastiquement les litiges qui engorgent les tribunaux ; faciliter l’investissement privé dans le logement ; sécuriser le cadre de vie des populations vulnérables.

Ce qui n’était qu’un projet lointain, entre désormais dans sa phase opérationnelle, marquant un tournant décisif dans la gestion du cadastre gabonais.

Sommet de l’UA : A Addis-Abeba, Oligui Nguema remobilise sa diplomatie

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En marge du 37e Sommet de l’Union Africaine, le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, s’est prêté à un exercice aussi discret qu’essentiel : une séance de travail avec la représentation diplomatique du Gabon en Éthiopie. Une audience loin des discours convenus, placée sous le signe de l’efficacité et du retour au premier plan du Gabon sur l’échiquier continental.

Face au Chef de l’État, Lilly Stella Ngyema Ndong, ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire du Gabon près la République fédérale démocratique d’Éthiopie et représentante permanente auprès de l’Union africaine (UA), menait une délégation composée de l’ensemble du personnel diplomatique. Cette rencontre, décrite comme «franche et responsable », a permis à la cheffe de mission d’exposer les réalités du terrain.

Au-delà des présentations d’usage, les échanges ont porté sur les attentes, les contraintes logistiques et les défis stratégiques auxquels font face les diplomates gabonais dans un environnement international marqué par une compétition d’influence accrue.

En réponse, le Chef de l’État n’a pas éludé les enjeux de performance. Tout en saluant l’engagement des agents en poste à Addis Abeba, Brice Clotaire Oligui Nguema a réaffirmé le soutien de l’État, non sans rappeler ses exigences : rigueur, exemplarité et sens du devoir. Pour le Président, ces principes sont « non négociables » pour garantir la défense des intérêts supérieurs de la Nation dans cette phase de transition.

Le retour du Gabon dans le « cercle des décideurs »

Cette audience intervient à un moment charnière. Selon les informations rapportées par la Presse présidentielle du Gabon, ce sommet marque une étape clé après l’élection du Gabon au Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’UA pour la période 2024-2026. Cette consécration diplomatique officialise le retour de Libreville dans les instances décisionnelles majeures du continent, après une période d’observation suite aux événements d’août 2023.

L’intégration du Gabon au sein de cet organe stratégique renforce sa capacité d’influence sur les dossiers brûlants : prévention des conflits, maintien de la paix et sécurité collective. Elle confère également au pays une responsabilité accrue, à la mesure de ses ambitions renouvelées sur la scène africaine et internationale.

Les trois piliers du retour stratégique du Gabon au CPS

L’élection du Gabon au Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) pour la période 2024-2026, actée lors de la session ordinaire d’Addis-Abeba, ne représente pas seulement un succès diplomatique ; elle redéfinit le rôle de Libreville sur la scène continentale à travers trois enjeux majeurs.

Une normalisation diplomatique parachevée. Après sa suspension des instances de l’Union Africaine (UA) suite au changement de régime en août 2023, l’intégration au CPS agit comme un certificat de respectabilité. Cette élection témoigne de la confiance retrouvée des pairs africains envers la trajectoire du nouveau régime gabonais. En siégeant au sein de cet organe décisionnel, le Gabon n’est plus un dossier examiné par l’UA, mais un acteur qui participe à l’examen des crises du continent.

Un leadership régional réaffirmé. Le CPS est l’organe permanent de l’UA pour la prévention, la gestion et le règlement des conflits. Pour le Gabon, occuper l’un des sièges réservés à l’Afrique centrale permet de :  peser sur les décisions liées à la stabilité de la sous-région (lutte contre le terrorisme, piraterie maritime dans le Golfe de Guinée). Renforcer la synergie entre l’UA et la CEEAC (Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale), dont les sanctions contre le Gabon ont été levées en 2024.

Une tribune pour l’Agenda 2063. Le Président Brice Clotaire Oligui Nguema entend utiliser ce siège pour porter des thématiques chères au pays, notamment le lien entre paix, sécurité et environnement. Cette présence au CPS offre une visibilité internationale cruciale pour attirer des partenaires stratégiques et rassurer les investisseurs sur la stabilité institutionnelle du pays.

Gabon : Entre promesses et réalités, le défi de l’entrepreneuriat des jeunes

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A l’heure des bilans de « l’an 1 » et des feuilles de route à 70 jours, le ministère du Commerce et des PME affiche ses ambitions. Si la stratégie se veut exhaustive, le passage de la parole aux actes se heurte aux contraintes budgétaires et à l’oubli persistant des « petits métiers » du secteur informel.

C’est l’heure de vérité pour l’équipe gouvernementale. Depuis quelques jours, les ministres se succèdent pour présenter leur feuille de route : un bilan d’étape à 30 jours et une projection sur les 70 prochains. Au ministère du Commerce, des PME-PMI et de l’Entrepreneuriat des jeunes, l’enjeu est de taille : répondre à l’urgence sociale du chômage des jeunes, véritable bombe à retardement.

Le plan d’action dévoilé s’inscrit dans la continuité des grands chantiers de la Vᵉ République, s’appuyant sur le Plan stratégique (PSNE) et le Programme national de croissance (PNCD). La vision est claire : moderniser l’écosystème entrepreneurial gabonais.

Parmi les réformes phares, on retient : la création d’une plateforme numérique dédiée au financement ; la révision de la loi sur les PME pour un cadre plus incitatif ; l’opérationnalisation du Comité national de la sous-traitance. Le gouvernement entend également ressusciter des programmes emblématiques tels que « Un Gabonais une box », «Gab-Lub » ou encore « Un Gabonais une épicerie ».

Le spectre de l’enlisement financier

Pourtant, derrière ces intitulés prometteurs, le doute s’installe. La mise en œuvre de ces programmes semble marquer le pas. En cause : un montage financier complexe et des pesanteurs administratives qui ralentissent le déblocage des fonds. Peut-on réellement transformer l’économie en 70 jours sans une enveloppe budgétaire sécurisée ? La question reste en suspens.

Le reproche le plus saillant concerne toutefois la cible de ces réformes. Si le ministère se concentre sur les structures formelles (PME/PMI), il semble négliger le gisement d’emplois immédiats que représente le secteur de l’artisanat : couture, restauration, maraîchage ou cordonnerie.

Pour de nombreux observateurs, ces métiers de proximité sont le premier rempart contre la précarité. En les laissant à la marge de la stratégie nationale, le gouvernement risque de passer à côté d’une partie de la jeunesse gabonaise qui n’a pas accès aux complexes plateformes numériques de financement.

Au final, la réussite de cette feuille de route ne se jugera pas au nombre de réformes annoncées, mais à sa capacité à franchir les portes des quartiers et à soutenir ceux qui entreprennent déjà, souvent seuls, sur le terrain.

Gabon : La Croix-Rouge déploie une aide d’urgence pour 300 familles

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Deux mois après les vents violents qui ont dévasté plusieurs quartiers de la capitale, la Croix-Rouge gabonaise est passée à la phase concrète du soutien. Distribution de kits sanitaires et transferts monétaires ont rythmé les journées de vendredi et samedi derniers à l’hôpital régional de Melen, au profit des populations les plus précaires.

Le traumatisme est encore frais. Les 15 et 16 décembre 2025, une tempête d’une rare intensité s’abattait sur Libreville, laissant derrière elle un bilan lourd : plus de 300 habitations détruites et environ 3 000 personnes sinistrées. Parmi elles, 1 500 citoyens sont jugés en situation de grande vulnérabilité.

Face à l’urgence, la Croix-Rouge gabonaise a mobilisé ses équipes dans l’enceinte de l’hôpital régional de Melen, dont la maternité avait été sévèrement touchée.

L’action s’est concentrée sur la prévention : 900 personnes ont reçu des kits de nettoyage et d’assainissement, ainsi que des moustiquaires imprégnées pour contrer la recrudescence du paludisme, souvent favorisée par les eaux stagnantes après les orages.

Au-delà du matériel, le volet financier constitue le cœur de cette riposte. Chaque ménage identifié a bénéficié d’une enveloppe de 197 000 FCFA. Cette somme est destinée à couvrir les besoins de première nécessité et à amorcer la reconstruction des logements détruits.

Cette opération de bienveillance a été rendue possible par l’activation du Fonds d’urgence de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge (IFRC), garantissant un financement rapide des interventions post-catastrophe.

Un appel à la solidarité nationale

La ministre des Affaires sociales, le Dr Armande Longo-Moulengui, a salué cet appui «concret» aux populations. De son côté, la présidente nationale de l’institution, Véronique Tsakoura, a profité de l’occasion pour lancer un appel citoyen : elle invite les Gabonais à devenir membres bienfaiteurs via une contribution trimestrielle minimale de 10 000 FCFA. L’objectif vise à pérenniser les capacités de réaction de la Croix-Rouge face aux futurs défis climatiques.

Gabon : L’AGASA au défi de l’équilibre économique pour la sécurité alimentaire

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Face à la pression fiscale croissante et aux réformes structurelles, l’Agence Gabonaise de Sécurité Alimentaire (AGASA) mise sur la concertation. Ce lundi à Libreville, l’agence a réuni opérateurs économiques et associations de consommateurs pour un atelier de consultation crucial : comment préserver la santé des Gabonais sans étouffer les entreprises du secteur ?

Au cœur des échanges, une équation complexe : l’absorption des nouvelles charges fiscales par les opérateurs de l’agroalimentaire. Dans un secteur où les coûts d’exploitation grimpent, les entreprises ont exprimé leurs craintes de voir leur viabilité menacée par les récentes mesures économiques. Cependant, pour l’AGASA, la ligne rouge est tracée.

L’Agence, garante de la prévention des risques sanitaires et phytosanitaires « de la fourchette à la fourche », a été catégorique : la protection du consommateur est un impératif non négociable. La sécurité des denrées mises sur le marché ne saurait devenir une variable d’ajustement financier.

Un dialogue pour éviter la rupture

L’atelier a permis d’ouvrir des pistes de solutions concertées. L’enjeu est d’anticiper les effets des réformes pour éviter toute fragilisation du dispositif de contrôle. Pour les acteurs présents, seul un dialogue permanent entre l’administration et le secteur privé permettra de maintenir les standards de conformité sans provoquer de faillites en chaîne.

Gabon : L’AGASA au défi de l’équilibre économique pour la sécurité alimentaire
Les opérateurs ont exprimé leurs préoccupations face à l’augmentation des coûts de conformité.

La dimension sociale a également marqué les discussions avec la présentation du programme « Solidarité vie chère ». Cette initiative propose une valorisation strictement encadrée des produits à Date Limite de Consommation (DLC) courte.

En partenariat avec le Centre National des Œuvres Universitaires (CNOU), ces produits seront orientés vers les restaurants universitaires. Un dispositif qui permet de remplir un triple objectif : soutenir le pouvoir d’achat des étudiants ; lutter contre le gaspillage alimentaire ; garantir un contrôle sanitaire rigoureux sur des produits qui, autrement, pourraient sortir des circuits officiels.

Dans un contexte marqué par l’inflation, l’AGASA réaffirme ainsi son rôle : concilier les impératifs économiques du moment avec sa mission régalienne de veille sanitaire, sans jamais transiger sur la santé publique.