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Le siège de Radio Gabon au Woleu-Ntem renaît de ses cendres

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Après des années d’abandon, le siège provincial de Radio Gabon dans le Woleu-Ntem a été complètement rénové. Ce bâtiment, autrefois laissé à l’état de délabrement, retrouve aujourd’hui une seconde vie, une initiative rendue possible grâce à l’engagement personnel du président de la République.

La transformation est spectaculaire. Les employés, qui travaillaient jusqu’à présent dans des conditions précaires, disposent désormais d’un espace moderne et fonctionnel. Cette réhabilitation est bien plus qu’une simple rénovation : elle renforce le sentiment de fierté et de motivation des agents, leur permettant de mieux remplir leur mission de service public.

Au-delà des murs, c’est l’ensemble de la région du septentrion qui retrouve sa dignité. La renaissance de ce site emblématique est perçue par les populations locales comme un signal fort de la volonté de l’État d’inclure le Woleu-Ntem dans une dynamique nationale de modernisation et de garantir un développement équilibré sur tout le territoire. Ce nouveau souffle pour Radio Gabon symbolise un retour à la normale et un espoir de renouveau pour la communauté.

Première édition de la Journée Portes Ouvertes de la CAISTAB

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La Caisse de Stabilisation et de Péréquation (CAISTAB) a ouvert ses portes, le 12 septembre 2025, pour une première édition placée sous le thème « Au cœur de nos métiers ». L’événement a attiré plus de 1000 visiteurs venus découvrir les missions et les enjeux de cet organisme clé de la filière café-cacao.

La cérémonie officielle a été marquée par l’allocution du Directeur de Cabinet du Ministre d’État, Ministre de l’Économie et des Finances, Henri-Claude Oyima, qui représentait son supérieur. Ce dernier a réaffirmé la détermination du gouvernement à soutenir la modernisation et la compétitivité de la filière café-cacao. « Je voudrai réaffirmer, devant vous, l’engagement ferme du Gouvernement à soutenir le développement d’une filière café-cacao moderne, compétitive et génératrice de revenus pour nos producteurs », a-t-il déclaré.

Première édition de la Journée Portes Ouvertes de la CAISTAB

Le cacao, produit de la filière au cœur des missions de la CAISTAB.

Il a également souligné que cette orientation stratégique répond à des enjeux multiples : « ce choix s’inscrit dans une logique de souveraineté économique et alimentaire, mais aussi de cohésion sociale et de dynamisation de nos collectivités rurales ». Selon lui, la réussite de cette mission dépendra d’une gouvernance irréprochable fondée sur la rigueur, l’innovation et la transparence.

Enfin, le représentant du Ministre d’État a insisté sur l’importance de renforcer les mécanismes de redistribution, « la mise en place d’un mécanisme de péréquation plus offensif et plus équitable est à ce titre une exigence incontournable, car elle doit produire des effets tangibles sur le quotidien de nos concitoyens », a-t-il ajouté, tout en encourageant la CAISTAB à poursuivre ses efforts vers l’excellence et l’innovation.

Transport : Sogatra et Trans’Urb unissent leurs forces

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La Société gabonaise de transport (Sogatra) et l’entreprise privée Trans’Urb ont annoncé leur fusion, qui donnera naissance à une nouvelle entité. Ce partenariat stratégique ne se contentera pas du transport urbain de passagers ; il intégrera également le transport de produits pétroliers, un segment d’activité nécessitant une expertise et des normes de sécurité rigoureuses.

Les conditions techniques et réglementaires de cette fusion ont été au cœur d’une réunion clé, présidée par Thibault Gaël Idoumi, directeur général de l’Aval pétrolier et gazier (DGAPG). Les directeurs généraux de chaque entité, Florent Bakita pour la Sogatra et Christian Tchemambela pour Trans’Urb, ont également participé à cet échange, visant à harmoniser leurs opérations pour garantir un lancement réussi.

Ce projet ambitieux est un pas important pour l’infrastructure du pays. La future société vise à devenir un acteur majeur et moderne sur le marché. « Le transport des produits pétroliers est un secteur hautement sensible, qui obéit à des normes strictes. L’obtention des agréments techniques et des autorisations spécifiques constitue une étape indispensable avant tout démarrage d’activité », a rappelé Gaël Idoumi.

La DGAPG encourage la nouvelle entité à s’inspirer des modèles d’entreprises compétitives et efficaces, capables non seulement de conquérir de nouvelles parts de marché, mais aussi de maintenir des standards élevés en matière de sécurité, de fiabilité et de qualité de service. Selon le DGAPG, cette initiative contribuera à renforcer la sécurité énergétique nationale et à consolider le rôle stratégique du transport dans le développement économique du Gabon. Le calendrier de mise en œuvre de cette fusion et le nom de la nouvelle société seront communiqués ultérieurement.

Cambriolage à la CNAMGS : des disques durs contenant les fichiers de paie volés

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Un cambriolage a eu lieu le samedi 13 septembre à la direction générale de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS). Selon les premières informations, des malfaiteurs se sont introduits dans les locaux et auraient dérobé des disques durs contenant les fichiers de paie des salariés de l’organisme.

Ce vol par effraction intervient dans un contexte de négociations tendues entre la CNAMGS et certains prestataires de santé.

La direction de la CNAMGS, dirigée par Nadia Christelle Koye, a récemment engagé des réformes pour assainir la gestion de l’entité, notamment concernant le dossier des évacuations sanitaires et la collaboration avec les pharmacies. Ces actions avaient été saluées par les assurés.

Les enquêteurs devront déterminer si ce cambriolage est lié à une tentative de dissimulation de malversations, puisque les disques durs, qui constituent la mémoire de la gestion interne, ont été la seule cible des voleurs.

Réduction des jours fériés pour stimuler la croissance au Burkina Faso : Le Gabon devra-t-il suivre l’exemple ?

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Le Conseil des ministres du Burkina Faso a adopté un projet de loi visant à réduire le nombre de jours fériés de 15 à 11, une mesure économique destinée à soutenir les réformes en cours et à combler un déficit estimé à 67,5 milliards de francs CFA en 2025.

Le texte, qui sera soumis à l’Assemblée législative de Transition, supprime quatre jours de congé : la commémoration du soulèvement populaire du 3 janvier, la proclamation de l’indépendance du 5 août, la journée des martyrs du 31 octobre, et le lundi de Pâques. Le ministère de l’Économie et des finances évalue le coût d’un jour férié chômé et payé à 4,22 milliards de francs CFA, ce qui permettrait d’économiser 16,88 milliards de francs CFA par an avec ces suppressions.

Au-delà de cette réduction, le projet de loi prévoit de nouvelles règles pour les journées de commémoration et de recueillement, qui deviendront des journées de travail continu avec des horaires spécifiques. Il supprime également la pratique qui rendait le lendemain d’un jour férié tombant un dimanche également chômé et payé.

Un exemple à suivre pour d’autres pays

La proposition du Burkina Faso de réduire ses jours fériés pour stimuler l’économie pourrait inspirer d’autres pays de la région, y compris le Gabon. Comme le souligne le ministère de l’Économie et des finances burkinabè, chaque jour férié a un coût significatif pour l’État. C’est pourquoi le gouvernement burkinabè a choisi de privilégier la productivité.

Le Gabon, qui compte un nombre similaire de jours fériés par an, pourrait s’inspirer de cette approche. Deux « fêtes nationales » (le 17 et le 30 août) célébrées en un mois sont un luxe que peu de pays peuvent se permettre sans impact sur la productivité et les dépenses publiques. Dans un contexte où le Gabon cherche à se développer, donner la priorité au travail pourrait être une stratégie judicieuse pour redynamiser son économie.

CAN 2025 : le Gabon connaît son calendrier de la phase de poules

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Les Panthères du Gabon entameront leur campagne à la Coupe d’Afrique des Nations 2025 au Maroc par un choc face au Cameroun. Logée dans le groupe F aux côtés des Lions Indomptables, du Mozambique et de la Côte d’Ivoire, la sélection gabonaise connaît désormais ses dates de matchs.

Le premier rendez-vous est fixé au 24 décembre 2025, avec un derby très attendu entre le Cameroun et le Gabon. Quatre jours plus tard, le 28 décembre 2025, les Panthères croiseront le fer avec le Mozambique, un adversaire qui jouera sa carte à fond. Enfin, pour clore la phase de groupes, les hommes de Thierry Mouyouma affronteront la Côte d’Ivoire le 31 décembre 2025, dans une rencontre qui pourrait être décisive pour la qualification.

Avec ce calendrier, le Gabon est assuré de vivre une phase de poules relevée, marquée par des duels de prestige et des enjeux sportifs de taille. Les supporters attendent déjà avec impatience de voir leurs Panthères rugir sur la scène continentale, avec l’espoir d’un parcours historique au Maroc.

Port-Gentil : Brice Juste-Iyangui mobilise l’Union Nationale pour soutenir Oligui Nguema

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À l’approche du scrutin du 27 septembre, Brice Juste-Iyangui, candidat aux législatives dans le 1er arrondissement de Port-Gentil, intensifie ses actions de terrain. Son objectif est de fédérer les forces locales de l’Union Nationale (UN) pour offrir une majorité au président Oligui Nguema.

« L’Union Nationale est en train de se battre pour donner une majorité au président Brice Clotaire Oligui Nguema », a déclaré Juste-Iyangui lors de l’installation officielle de la cellule de Masuku, dans une ambiance militante. En sa qualité de Délégué communal adjoint de l’Union Nationale, Juste Iyangui a procédé à l’installation de Julie Ississa, désormais à la tête de la cellule, soulignant ainsi une étape importante dans la stratégie d’implantation du parti dans les quartiers populaires de Port-Gentil.

Port-Gentil : Brice Juste-Iyangui mobilise l'Union Nationale pour soutenir Oligui Nguema

Les militants de l’Union nationale en ordre de bataille dans le 1er arrondissement de Port-Gentil.

L’Union Nationale mise sur la proximité avec les habitants pour renforcer sa présence dans la capitale économique. « Le parti attend de vous ce travail de terrain : pas un pas sans l’Union Nationale », a exhorté le candidat, appelant à un porte-à-porte actif pour convaincre les électeurs encore indécis. Natif de Mulundu mais enraciné à Port-Gentil, Brice Juste-Iyangui s’appuie sur ce double ancrage pour mobiliser à la fois la communauté « mulundoise » et l’ensemble des habitants du 1er arrondissement.

La cellule de Masuku s’inscrit dans un dispositif plus large porté par l’Union Nationale, axé sur l’écoute, la proximité et l’engagement local. Une stratégie destinée à bâtir une majorité solide autour du président Oligui Nguema et à faire entendre la voix du 1er arrondissement au sein des institutions.

Élections législatives et locales : Ensemble pour le Gabon présente ses candidats

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Alain Claude Bilie By Nze, ancien Premier ministre, a présenté le 13 septembre 2025 les candidats de sa formation politique, Ensemble pour le Gabon (EPG), pour les prochaines élections. Au total, dix-neuf candidats aux législatives et onze listes pour les élections locales défendront les couleurs du parti.

Cette plateforme est officiellement devenue un parti politique, reconnu par le ministère de l’Intérieur depuis le 4 août. Selon Alain Claude Bilie By Nze, cette transformation a été rendue possible grâce à la fusion des partis le Rassemblement pour l’alternance pacificique indépendante démocratique (RAPID) et le Parti du peuple uni (PPU) avec la plateforme EPG. Alain Claude Bilie By Nze a été choisi pour diriger ce nouveau parti.

Élections législatives et locales : Ensemble pour le Gabon présente ses candidats

Ensemble pour le Gabon présenté 19 candidats aux législatives et et 11 listes aux locales du 27 septembre.

Durant la cérémonie de présentation, le président d’EPG a donné des consignes fermes pour la campagne qui s’ouvrira le 17 septembre. Il a esquissé les axes de communication que devraient suivre les candidats. « Vous n’avez rien à craindre », a-t-il déclaré, en soulignant que des adversaires se réclameront du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. « Le chef de l’État n’a pas besoin d’être soutenu, il n’est pas un handicapé. Les Gabonais l’ont élu le 12 avril dernier, même si c’est avec quelques truquages, mais il a été élu avec le score que nous connaissons. Ils vous parleront certainement de majorité présidentielle, mais je vous déclare qu’il n’y a pas de majorité pour le moment », a-t-il insisté.

Pour Bilie By Nze, le rôle des futurs députés consistera en priorité à modifier l’actuelle Constitution, qui donne tous les pouvoirs à une seule personne. Le président d’EPG a également fustigé le gouvernement, dont l’action n’est pas en faveur de la population. « Les autorités actuelles avaient justifié leur prise de pouvoir pour l’amélioration des conditions de vie des Gabonais, mais aujourd’hui la réalité sur le terrain démontre tout le contraire », a déclaré ACBBN.

Alain Claude Bilie By Nze a demandé aux candidats de relayer le message d’EPG. « Vous pourrez dire aux électeurs que le président de votre parti n’a jamais détourné l’argent de l’État. Et c’est pour cela que depuis longtemps j’ai réclamé une commission vérité et réconciliation, qu’ils refusent toujours. Et si je n’ai pas pris l’argent de l’État, je connais par contre ceux qui en ont pris. Donc, vous n’avez rien à craindre et vous devez être fiers d’appartenir à un jeune parti qui sera l’avenir du Gabon », a-t-il conclu.

Finalement, les dés sont jetés. Les dix-neuf candidats aux législatives et les onze listes pour les locales sont déjà sur la ligne de départ, en attendant la confirmation d’autres candidats en recours auprès de la Cour constitutionnelle.

Scandale des 100 millions : la justice gabonaise dans la tourmente

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L’affaire de l’extorsion de 100 millions de francs CFA subie par Patrick Yenou, ancien secrétaire exécutif du Syndicat autonome des pétroliers (SAP), jette une lumière crue sur les dérives du système judiciaire et de ses acteurs. L’histoire, qui implique la société Moundélé Moon Maritime Agency (3MA), un officier de police judiciaire et un haut magistrat, expose les graves dysfonctionnements d’un appareil censé protéger les citoyens.

Tout a commencé en 2016, lorsque le SAP a pris la défense de ses membres face à 3MA, sous contrat avec l’entreprise Egyptian Drilling Company (EDC), pour des arriérés de salaires. Après une grève et une conciliation, le syndicat, avec l’accord des parties, a géré le versement de 395 millions de francs CFA aux travailleurs. Mais, bien plus tard, 3MA, représentée par Moundélé Moone et Iphigénie Arondo, a porté l’affaire en justice.

Le dossier a pris une tournure inattendue lorsque la cour d’appel de Port-Gentil a pris le contre-pied de la décision du tribunal qui déboutait 3MA. Le SAP est ainsi condamné à restituer l’argent et à payer des dommages et intérêts. Le pourvoi en cassation formé par le syndicat n’empêche pas l’exécution de la décision de la cour d’appel.

Scandale des 100 millions : la justice gabonaise dans la tourmente

100 millions pour sortir des geôles du B2. Ce reçu est bel et bien la preuve d’une transaction illégale, le B2 n’étant pas une régie financière.

Une extorsion de fonds aux conséquences désastreuses

En septembre 2023, sur instruction du parquet général qui a saisi le procureur de la République, arguant la non-exécution d’une décision de justice, Patrick Yenou est convoqué à la Direction générale des contre-ingérences et de la sécurité militaire (DGCISM), communément appelée B2. Pour une affaire impliquant le syndicat, il est gardé à vue dans des conditions inhumaines et on lui exige la somme de 150 millions de francs pour sortir des geôles puantes du B2. Après deux nuits passées dans cet enfer, le syndicaliste, par ailleurs homme d’affaires, réussit à rassembler 100 millions et est libéré.

Coup de théâtre : le déferrement de la procédure devant le procureur de la République donne lieu à un classement sans suite. C’est alors que Patrick Yenou réclame les 100 millions versés au B2. La somme, introuvable, aurait été remise à Moundélé Moon, le patron de 3MA, contre qui Patrick Yenou, assisté de son avocat, maître Moumbembe, porte plainte chez le premier juge d’instruction.

Des sources proches du PDG de 3MA racontent que les 100 millions auraient été déposés au cabinet de la procureure générale de l’époque, Edith Christiane Loubamono. La magistrate aurait reçu sa part. On comprend dès lors pourquoi elle en avait fait une affaire personnelle. C’est d’ailleurs le fait que son nom ait été évoqué qui a ralenti la procédure. L’audition d’un magistrat dans une procédure impliquant une démarche particulière. Maître Moumbembe a alors saisi l’Inspection des services judiciaires pour avoir gain de cause. Mais l’affaire demeure au point mort et Patrick Yenou attend toujours de rentrer en possession de ses 100 millions.

Un système judiciaire à réformer

L’affaire a pourtant connu un rebondissement retentissant, avec la Cour de cassation qui a annulé l’arrêt de la cour d’appel en mars 2025 et le nouveau jugement de la cour d’appel donnant finalement raison au syndicat. Le SAP et Yenou sont blanchis, mais les 100 millions restent introuvables.

Le Secrétariat permanent du Conseil supérieur de la magistrature, dont Jean-Jacques Oyono vient de prendre la tête, a vraiment du pain sur la planche. C’est peu dire. Lors du dernier CSM, le président de la République a fustigé les comportements déviants et appelé à l’émergence d’une justice protégeant les citoyens. Le Secrétariat permanent devrait dans cette optique jeter un regard sur ce qui s’est réellement passé autour de cette extorsion de fonds dans laquelle serait compromis un magistrat.

Paulette Ayo Mba Akolly éjectée du Secrétariat permanent du Conseil supérieur de la magistrature

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Le premier Conseil supérieur de la magistrature (CSM) de la Vème République, sous la houlette du président Oligui Nguéma, a acté une décision retentissante : l’éviction de Paulette Ayo Mba Akolly de son poste de Secrétaire permanent. Un revirement de situation qui soulève de nombreuses questions, près de deux ans après sa nomination.

Paulette Ayo Mba Akolly, dont le mandat à la tête du Secrétariat permanent du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) semblait pourtant solidement établi, a été limogée au profit de Jean Jacques Oyono, précédemment conseiller au sein du même organe. Si les raisons officielles de ce remplacement restent inconnues, l’affaire Opiangah aurait, selon des rumeurs, précipité sa chute.

En effet, la proximité entre Hervé Patrick Opiangah et Ayo Mba Akolly est un secret de polichinelle. L’ancienne Secrétaire permanente a même été accusée, par plusieurs activistes, d’avoir protégé l’ancien ministre des Mines et facilité sa fuite, afin de le soustraire à la justice. Des allégations graves, portées à visage découvert, qui ont laissé l’opinion publique perplexe. Malgré la gravité des accusations, la magistrate n’a jamais réagi publiquement et aucune plainte pour diffamation n’a été enregistrée contre ses détracteurs.

De la gloire à la disgrâce

Cette disgrâce marque un contraste saisissant avec son moment de gloire, qui remonte à 2019. À l’époque, en tant que Premier président de la Cour d’appel judiciaire de Libreville, elle avait fait preuve d’un courage exceptionnel en donnant suite à la requête du collectif Appel à Agir, exigeant une expertise médicale pour statuer sur l’incapacité d’Ali Bongo à diriger le pays. Cet acte de bravoure lui avait coûté son poste et entraîné une descente aux enfers.

Après le coup d’État de 2023, elle a été réhabilitée et nommée Secrétaire permanent du CSM en octobre 2023. Cette nomination symbolisait une reconnaissance de son intégrité et de son indépendance d’esprit.

Son éviction d’aujourd’hui sonne comme une chute de l’Olympe. Elle atterrit au cabinet du ministre de la Justice, en qualité de Conseiller. Une fonction de moindre envergure qui a des allures de placard doré.

La sensation créée en août dernier, en traduisant 19 magistrats en conseil de discipline, n’aura pas suffi à sauver sa tête. Cette décision du CSM, qui n’a pas fait de vagues, confirme, une fois de plus, la volonté du nouveau régime de faire le ménage et de briser les anciens réseaux.