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Le Gabon sur le point de devenir un acteur majeur de la potasse mondiale

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La découverte d’un gisement de potasse exceptionnel à Mayumba (province de la Nyanga), est confirmée par Millennial Potash. Soutenu par un financement de 500 millions de dollars des États-Unis, ce projet stratégique promet de transformer l’économie gabonaise en créant des centaines d’emplois et en renforçant la sécurité alimentaire et la coopération internationale.

La société canadienne Millennial Potash a confirmé, grâce à son forage BA-001-EXT, l’existence de 220 mètres de potasse avec des teneurs comprises entre 9,5 % et 18,2 %. Ces résultats, qui surpassent largement les estimations initiales, confèrent au projet un potentiel industriel considérable. Avec une capacité de production projetée de 800 000 tonnes d’engrais potassique par an, le site pourrait devenir un acteur clé de la croissance agricole et minière du Gabon.

Au-delà de l’exploitation, l’impact socio-économique s’annonce significatif. Selon les projections, près de 375 emplois directs et 600 emplois indirects devraient être créés, au bénéfice des communautés locales.

Par ailleurs, l’accord de financement signé à Washington le 8 juillet dernier, d’un montant de 500 millions de dollars, renforce la dimension internationale du projet. Celui-ci s’impose désormais comme un atout stratégique pour la diversification de l’économie gabonaise et l’essor de la coopération bilatérale avec les États-Unis.

Législatives et locales : Marinette Meyie Ella ouvre la campagne à « Venez Voir »

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A l’ouverture officielle de la campagne électorale, Marinette Meyie Ella, 4 colistière sur la liste conduite par Brice Obame pour la municipalité du 3 arrondissement de Libreville, a choisi le quartier « Venez-voir » pour porter un projet centré sur l’éveil des consciences, la création d’emplois et la solidarité de proximité.

C’est dans le marché populaire de « Venez Voir », au cœur du 3ᵉ arrondissement, que Marinette Meyie Ella a donné le coup d’envoi de la campagne, le 17 septembre, au nom de Brice Obame et de la plateforme « Gabon espérance ». Un choix symbolique, ce quartier délabré illustre les difficultés que la candidate veut affronter. Mais l’ambition va bien au-delà de « Venez Voir » car c’est tout le 3ᵉ arrondissement qui est concerné par ce projet de renouveau. « Depuis 60 ans, on vous dit les mêmes choses. Est-ce que Venez-voir a changé ? Moi je suis partie depuis 25 ans, rien n’a changé », a-t-elle lancé devant les habitants.

Juriste de formation et actrice du monde associatif, Marinette Meyie Ella préside le Mouvement gabonais pour la restauration des droits des personnes vulnérables (MG-RED). Pour elle, la campagne ne se résume pas à des slogans électoraux. « Le nouveau Gabonais doit quitter cette attitude résignée du « on va encore faire comment ? » pour devenir patriote, responsable et tourné vers l’avenir », a-t-elle insisté. L’un de ses engagements phares est l’emploi, « aujourd’hui, on va créer des emplois pour vous, chacun à sa manière, même au plus bas niveau. Si tu ne sais pas écrire, tu sais au moins balayer », a-t-elle affirmé.

Législatives et locales : Marinette Meyie Ella ouvre la campagne à « Venez Voir »

Marinette Meyie Ella lors de la distribution des kits scolaires et couvertures aux habitants de Venez voir.

Une campagne sous le signe du partage

Au-delà des discours, la colistière de Brice Obame a posé des gestes concrets. Elle a distribué des kits scolaires aux familles les plus démunies et des couvertures aux habitants, marquant ainsi le début d’une campagne placée sous le signe de la solidarité. 

Aussi, son engagement communautaire ne date pas d’hier. Revenue au Gabon en 2013, elle avait déjà cédé une partie de son terrain à « Venez-voir » pour y construire le marché que nous connaissons tous. Elle finit par conclure en appelant à une dynamique collective, « si tu me votes, tu ne votes pas pour moi seule. Me voter, c’est voter pour toi et pour tes enfants ! »

Un atelier pour éveiller l’esprit d’entreprise des jeunes à Port-Gentil : Isabelle Essonghe en modèle

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La Chambre de commerce du Gabon organise, demain 19 septembre dans la capitale économique, un grand atelier de formation et de sensibilisation à l’entrepreneuriat destiné aux jeunes. Une initiative portée par plusieurs partenaires institutionnels et placée sous le parrainage d’Isabelle Essonghe, figure emblématique du monde économique gabonais.

Le rendez-vous est donné : demain 19 septembre 2025 à 9h00, la Chambre de commerce de Port-Gentil accueillera un atelier de formation et de sensibilisation des jeunes à l’entrepreneuriat. Gratuit et ouvert à tous, l’événement vise, en priorité, les jeunes déscolarisés, les jeunes filles mères, les étudiants et les jeunes entrepreneurs.

Soutenu par des partenaires officiels tels que la BCEG, la DGI, l’APJA et l’ANPI-Gabon, cet atelier entend armer la jeunesse locale des outils nécessaires pour créer et développer leurs propres activités. Marraine de la rencontre, Isabelle Essonghe, Administratrice directrice générale du groupe Ceca-Gadis, incarnera la volonté de transmettre son expérience et sa vision aux nouvelles générations.

L’importance de cet atelier dépasse la simple formation technique : il s’inscrit dans une dynamique nationale qui place l’entrepreneuriat au cœur du développement. Dans un contexte où le chômage des jeunes reste un défi majeur, apprendre à transformer ses idées en projets viables devient un levier stratégique.

Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, ne cesse de rappeler son ambition de bâtir une économie plus inclusive, en encourageant la jeunesse à entreprendre. Ses initiatives visent à faciliter l’accès au financement, à promouvoir l’innovation et à diversifier l’économie nationale, afin que les jeunes Gabonais deviennent des acteurs actifs de la transformation du pays. L’atelier de Port-Gentil illustre parfaitement cette vision présidentielle, en rapprochant les jeunes de l’esprit d’entreprise.

La présence d’Isabelle Essonghe comme marraine, ajoute une dimension particulière à cette rencontre. Femme de conviction et de terrain, elle incarne la réussite par le travail et la persévérance. De l’Institution Immaculée Conception de Libreville, à l’Ifo-Cop et à HEC Paris (France), d’Air Gabon à la BICIG, puis à la tête de Ceca-Gadis depuis janvier 2024, son parcours académique et professionnel force l’admiration.

Vice-présidente de la Fédération des entreprises du Gabon et candidate à sa présidence, elle se distingue par son engagement à soutenir les jeunes entrepreneurs, défendre l’innovation et encourager la transition numérique. À Port-Gentil, elle n’apparaîtra pas seulement comme dirigeante, mais comme modèle et source d’inspiration, prouvant qu’avec rigueur, vision et audace, les rêves de jeunesse peuvent devenir réalité.

Ordonnances impayées : Henri Claude Oyima veut voir clair

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Le ministre d’Etat, ministre de l’Economie, des finances, de la dette et des participations, chargé de la lutte contre la vie chère annonce l’ouverture d’un vaste audit des ordonnances en instance au Trésor public. Les opérateurs économiques disposent d’un délai strict – du 22 au 30 septembre 2025 – pour justifier leurs créances, sous peine d’annulation pure et simple.

Qui a réellement fait quoi ? Combien ont coûté les travaux de telle infrastructure ou de telle autre acquisition en matériel, prestation de services… ? Les procédures de passation de marché ont-elles été respectées ? Le « service fait » est-il de bonne qualité ? Pourquoi, comment, qui, où, de quelle manière, avec qui… ? Nous sommes là en mode « questionnements » pour « revisiter » notre passé…économico-financier. Avec ceci de particulier : malgré le riche potentiel du Gabon, la paupérisation de la société y est galopante. Il faut donc faire quelque chose. 

Ainsi, le ministère de l’Économie, des finances, de la dette et des participations, chargé de la lutte contre la vie chère, vient de franchir une étape décisive dans sa politique d’assainissement des finances publiques. Dans un communiqué daté du 15 septembre 2025, Henri Claude Oyima, le ministre de tutelle, annonce « l’ouverture d’un audit des ordonnances en instance de règlement au Trésor public comptant pour les exercices 2022, 2023, 2024 et 2025 ». Autant dire mettre à nu notre façon en accordéon de fonctionner.

Cette opération, qualifiée de rigoureuse et sans concession, concerne l’ensemble des opérateurs économiques ayant des créances sur l’État. Ces derniers sont invités à déposer un dossier complet entre le 22 et le 30 septembre, délai jugé « de rigueur ». Le lieu de dépôt est clairement indiqué : la Task Force installée au 3ᵉ étage de l’immeuble Premium à Libreville.

Les devis et les factures définitives certifiées “service fait”

La liste des pièces exigées illustre la volonté des autorités de procéder à un contrôle minutieux. Les opérateurs devront fournir « les conventions de marchés, les lettres de créances, les bons de commande ou les ordres de service », mais aussi « les devis et les factures définitives certifiées “service fait” », les déclarations fiscales et sociales, ainsi que « les procès-verbaux et les bons de livraison ». Tout autre document pouvant justifier la régularité de la créance est également requis.

Le ton du communiqué ne laisse place à aucune ambiguïté. Les opérateurs qui ne se conformeront pas à cette exigence administrative « verront leurs ordonnances purement et simplement annulées, sans possibilité de recours ». En d’autres termes, seuls les dossiers rigoureusement documentés auront une chance d’aboutir.

Cette démarche s’inscrit dans un double objectif : restaurer la crédibilité financière de l’État et couper court aux pratiques opaques qui, par le passé, ont plombé la gestion budgétaire. Pour de nombreux observateurs, cet audit constitue un test grandeur nature de la volonté des autorités à imposer transparence et discipline dans les finances publiques.

Au-delà de son caractère contraignant, cette opération marque un tournant pour les relations entre l’État et ses partenaires économiques. En imposant un audit exhaustif, le ministère de l’Economie envoie un signal clair : les créances publiques ne seront désormais reconnues que sur la base de preuves solides. Un assainissement nécessaire pour renforcer la confiance, réduire les abus et assainir durablement les finances publiques.

À Oyem, Radio 9 renaît sous l’impulsion du Président Oligui Nguema

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À Oyem, dans le Woleu-Ntem, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a inauguré, le 16 septembre, la nouvelle station Radio 9, entièrement rénovée. Bien plus qu’une simple réhabilitation technique, cette initiative symbolise un engagement profond pour la souveraineté de l’information et la dignité des professionnels de la communication.

C’est un bâtiment flambant neuf qui s’impose désormais au cœur d’Oyem. Murs repeints, studios modernisés, et équipements à la pointe de la technologie : la station Radio 9 a fait peau neuve. Mais derrière la brique et le béton se cache une promesse présidentielle concrétisée. « Lorsque j’ai visité Radio 9 il y a quelques mois, j’ai été profondément marqué par l’état de dégradation du bâtiment et du matériel. À ce moment précis, j’ai pris un engagement clair : celui de redonner vie à cette institution, qui fait partie du patrimoine médiatique de notre pays », a déclaré le chef de l’État.

Engagé depuis son accession à la tête de l’État dans une dynamique de transformation et de restauration des services publics, le Oligui Nguema entend faire de la communication un pilier du développement local et national. La rénovation de Radio 9 s’inscrit dans un programme plus large de réhabilitation des infrastructures publiques, notamment dans les provinces longtemps oubliées. « Aujourd’hui, je suis fier de dire que cet engagement est devenu une réalité », a poursuivi le Président, visiblement ému.

À Oyem, Radio 9 renaît sous l’impulsion du Président Oligui Nguema

Photo de famille du président du président de la République accompagné des agents de Radio 9.

Un outil de souveraineté et de cohésion nationale

Pour le président de la République, cette station modernisée ne représente pas seulement un atout technique ; elle devient un outil de souveraineté médiatique, un pont entre les institutions et les populations, et un levier de cohésion nationale. « Ce projet n’est pas seulement une réhabilitation matérielle ; il symbolise aussi notre volonté de restaurer la confiance dans les institutions et de donner aux médias les moyens de remplir pleinement leur rôle », a souligné le chef de l’État.

Dans un pays où les populations rurales restent parfois isolées de l’information nationale, la relance des stations provinciales comme Radio 9 est perçue comme un acte fort, presque politique. Elle permet à chaque citoyen d’être informé, entendu, et représenté.

Makokou : la SEM renforce l’éducation rurale en offrant logements et matériel scolaire

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À Ekowong, près de Makokou, la Société équatoriale des mines (SEM) a offert, le 15 septembre, de nouveaux logements aux enseignants et a distribué du matériel scolaire aux élèves, une initiative saluée lors d’une cérémonie officielle en présence des autorités locales et du Directeur Général Jude N’Gwa-Emane.

Cette initiative s’inscrit dans la politique de Responsabilité sociétale des entreprises (RSE) de la SEM, qui opère dans la province via son comptoir de collecte d’or et de diamants. Lancé en mars 2025, ce projet répond à une préoccupation concrète : offrir des conditions de vie décentes aux enseignants qui devaient jusqu’alors parcourir plus de 7 km chaque jour pour rejoindre leur école. « Ce que nous voyons là n’est pas simplement un ensemble de constructions supplémentaires. C’est le fruit d’une vision, d’un engagement collectif et d’un travail de longue haleine », a souligné Jude N’Gwa-Emane, rappelant le rôle moteur du chef de l’État dans la concrétisation de ce programme.

Makokou : la SEM renforce l’éducation rurale en offrant logements et matériel scolaire

Des logements décents afin de favoriser la stabilité et la disponibilité du personnel éducatif.

Les autorités locales et éducatives ont unanimement salué cette action. « Par la construction de ces habitations, vous démontrez que la responsabilité sociétale des entreprises n’est pas un simple slogan, mais une réalité au service des populations », a déclaré Clovis Nzoghe mendome, Délégué spécial adjoint du 2e arrondissement de Makokou. Le directeur d’Académie provinciale, Jean Lin Essie Efe a, quant à lui, exprimé sa gratitude et a appelé à la multiplication de ce type d’actions dans les autres établissements scolaires de la commune et des zones rurales.

Grâce à ce projet, la SEM confirme son rôle d’acteur engagé dans l’amélioration des conditions de vie, d’enseignement et d’apprentissage au sein des communautés rurales. En combinant logements, kits scolaires et équipements sportifs, l’entreprise place l’éducation et l’épanouissement de la jeunesse au cœur de ses priorités.

Alpha Centauri Mining offre 10 000 kits scolaires à la Fondation Ma Bannière

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La société minière Alpha Centauri Mining a offert, le 16 septembre, 10 000 kits de fournitures scolaires à la fondation Ma Bannière de la première Dame, Zita Oligui Nguéma.

La cérémonie de remise s’est tenue en présence des représentants de la fondation, des autorités de l’éducation et de l’entreprise. Elle vise à soutenir la rentrée 2025-2026 et à alléger les dépenses de nombreuses familles.

« Investir dans l’éducation, c’est investir dans l’avenir du Gabon. Nous voulons être un véritable partenaire du développement », a affirmé Carele Nelchy Pandia, représentant d’Alpha Centauri Mining.

L’entreprise réaffirme son attachement aux communautés locales et son engagement à lutter contre les inégalités, en apportant des solutions concrètes pour accompagner les priorités du pays.

Denis Bouanga écrit une page historique avec Los Angeles FC

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L’international gabonais vient de franchir un nouveau cap dans sa carrière en écrivant son nom en lettres d’or dans l’histoire du Los Angeles FC (LAFC). Lors d’un match de Major League Soccer (MLS), le 17 septembre, opposant LAFC à Real Salt Lake, Denis Bouanga a marqué son 94ᵉ but toutes compétitions confondues pour le club, devenant ainsi le meilleur buteur de tous les temps devant Carlos Vela (93 buts).

Le match s’est soldé par une victoire 4-1 des Black & Gold. Après un triplé de Son Heung-Min, Bouanga a inscrit son but dans la seconde période, sur une contre-attaque, permettant de sceller le destin du record. 

Arrivé à LAFC avec un objectif offensif clair, Denis Bouanga a confirmé sa place de leader dans l’attaque. Cette réalisation ne se limite pas à un chiffre : elle symbolise sa constance, sa capacité à peser dans les moments clés et son ambition. Toujours affamé de buts, il vise désormais la barre des 100 réalisations, promesse de nouvelles émotions pour les supporters de LAFC et pour la Tanière.

A Nzeng-Ayong un violent incendie révèle les carences des pompiers

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Alors que le pays est en pleine campagne électorale, un violent incendie, dont les causes demeurent inconnues, a consumé les biens de plusieurs familles à Nzeng-Ayong, dans le 6e arrondissement de Libreville. Il révèle la triste réalité des pompiers, dont les casernes flambant neuves contrastent avec une inefficacité qui interroge et trahit la promesse d’un État fort et protecteur.

Un drame et des questions

Il était environ 19h ce mercredi soir lorsque les premières flammes ont jailli d’un bâtiment en planches, au lieu-dit Derrière-la-Seeg. Le feu, d’une intensité rare, a rapidement englouti quatre studios avant de se propager à une maison en dur voisine et à ses quatre studios attenants. En quelques minutes, il ne restait plus que des carcasses calcinées et des vies bouleversées.

A Nzeng-Ayong un violent incendie révèle les carences des pompiers

Les murs de la maison ont tenu bon face à l’assaut du feu. Cependant, la toiture et l’ensemble des biens ont été réduits à néant.

Les témoignages des victimes sont poignants. Eugénie, une commerçante qui vivait dans l’un des studios avec ses deux jeunes enfants, a tout perdu. « J’étais devant la concession quand le feu a commencé dans le studio situé derrière. Je n’ai même pas eu le temps de récupérer une aiguille », raconte-t-elle, les yeux embués de larmes. Elle a vu ses biens, son commerce et ses économies partir en fumée. « J’avais plus de 300 000 francs dans ma chambre », confie-t-elle. D’un doigt, elle pointe les carcasses calcinées de ses appareils électro-ménagers. « Voici mon congélateur, ma gazinière et ma machine à laver. J’ai tout perdu. Mes enfants et moi n’avons plus que ce que nous portons comme vêtements », soupire-t-elle.

A Nzeng-Ayong un violent incendie révèle les carences des pompiers

Des flammes d’une violence inouïe ont ravagé les habitations, ne laissant aucune chance aux biens matériels.

Lionel, un jeune mécanicien qui a tout perdu avec sa femme et son frère, est lui aussi sous le choc. « Je suis venu trouver les flammes, nous n’avons rien sauvé », murmure-t-il, le regard perdu dans les décombres.

Un grand fiasco pour les pompiers

Ce drame est d’autant plus difficile à avaler que la caserne de pompiers de Nzeng-Ayong, inaugurée en mars 2024, se trouve à moins de cinq minutes du lieu de l’incendie. Cependant, les habitants sont unanimes : les soldats du feu sont arrivés avec un retard considérable. Un retard qui a laissé le feu dévorer les habitations. « Ils nous ont dit à leur arrivée qu’ils pensaient que c’était une plaisanterie de mauvais goût comme ils ont coutume d’en rencontrer », s’indigne un voisin.

A Nzeng-Ayong un violent incendie révèle les carences des pompiers

Arrivés trop tard, les soldats du feu ont dû affronter un brasier déjà trop puissant. Les tuyaux, défectueux, n’ont pas permis une intervention optimale.

Une fois sur place, la situation n’a fait qu’empirer. Les soldats du feu n’avaient qu’un seul camion, et sa citerne s’est vidée à une vitesse alarmante. La raison ? Les tuyaux, visiblement défectueux, fuyaient de tous les côtés. Face à l’urgence, la brigade de Nzeng-Ayong a dû faire appel à la compagnie de Bessieux en renfort.

Cette réponse tardive et inefficace a mis en lumière une triste réalité : des équipements modernes, inaugurés avec fierté, ne servent à rien s’ils sont vidés de leur substance et de leur fonction essentielle. Une caserne flambant neuve, si elle ne s’accompagne pas d’un investissement dans des équipements de travail fiables, n’est qu’une coquille vide. Nzeng-Ayong vient d’en faire l’amère expérience.

Le Gabon veut moderniser son système de pensions en s’inspirant du modèle ivoirien

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Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a reçu, le 15 septembre, Denis Charles-Kouassi, directeur général de la Caisse des pensions de Côte d’Ivoire. Objectif : permettre au Gabon de s’inspirer du modèle ivoirien, jugé performant, afin d’améliorer la gestion des retraites et de répondre aux attentes des pensionnés gabonais.

Depuis plusieurs années, les retraités gabonais dénoncent des retards de paiement, un manque de transparence et l’insuffisance des réserves financières. Des difficultés qui fragilisent un système déjà confronté à l’allongement de l’espérance de vie et à une démographie croissante des fonctionnaires. Face à cette réalité, l’expérience ivoirienne apparaît comme une piste crédible : depuis près de 15 ans, la Caisse des pensions de Côte d’Ivoire affiche des excédents, investit dans des projets stratégiques et a su rassurer ses affiliés.

Le Gabon veut moderniser son système de pensions en s’inspirant du modèle ivoirien

Un espoir pour les retraités gabonais.

« Nous investissons auprès de l’État de Côte d’Ivoire, nous investissons dans les entreprises. Et dans cette expérimentation de fonds de pension, nous allons essayer de voir avec notre pays frère le Gabon, pour que la Caisse de pension du Gabon puisse emprunter ce chemin », a expliqué Denis Charles-Kouassi, Directeur général de la Caisse des pensions de Côte d’Ivoire.

Ce rapprochement entre Libreville et Abidjan traduit une volonté commune de mutualiser les expériences pour bâtir un système plus solide et plus juste. Pour les retraités gabonais, qui aspirent à une retraite digne après des années de service, ce projet représente un espoir de voir enfin la prévoyance sociale adaptée aux réalités du pays et tournée vers la sécurité de leurs vieux jours.