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SEEG : vers la fin des délestages et une énergie plus propre à Libreville

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Les habitants du Grand Libreville seront enfin soulagés après plusieurs semaines de coupures d’électricité récurrentes. La SEEG a annoncé que les délestages devraient prendre fin d’ici la mi-octobre, grâce au raccordement du nouveau navire-producteur d’électricité KarPowerShip, d’une capacité de 150 MW, fonctionnant désormais au gaz.

Depuis plusieurs jours, ménages et entreprises subissent des interruptions de courant qui perturbent aussi bien le quotidien que l’activité économique. Une situation difficile mais présentée par la SEEG comme « un passage obligé » dans le cadre du remplacement de l’ancienne unité flottante au fuel lourd (70 MW) par ce nouveau bateau, deux fois plus puissant. « Réduire temporairement la production était nécessaire pour sécuriser les opérations. Mais à mesure que les tests progressent, les coupures vont disparaître totalement », a rassuré Arna Ndoutoumou, directeur technique de la SEEG.

Comme souligné par nos confrères de Gabonreview, au-delà du soulagement attendu pour les usagers, ce projet s’inscrit dans une perspective plus large : celle de la transition énergétique du Gabon. Le choix du gaz, plus propre et plus efficace que le fuel lourd, marque un tournant dans la stratégie de production électrique. « Cette opération est stratégique, car elle permettra de satisfaire durablement la demande tout en améliorant la fiabilité du réseau », souligne la direction technique.

Avec l’entrée en service complète du KarPowerShip, la capitale et ses environs disposeront bientôt d’une offre énergétique renforcée, capable de suivre le rythme d’une croissance démographique et économique soutenue. Pour les Librevillois, la promesse est claire : après des semaines d’attente, la fin des délestages se dessine enfin à l’horizon.

« Jeunes Gérants » : l’Etat s’engage avec TotalEnergies

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La ministre de l’Entrepreneuriat, du commerce et des PME-PMI, Gninga Chaning Zenaba, a accordé une audience au Directeur général de TotalEnergies Gabon le 3 octobre 2025. Cette rencontre visait à consolider les liens entre le secteur privé et l’administration publique.

​Au cours de l’entretien, le DG a présenté les actions de l’entreprise au Gabon. Avec un réseau de 45 stations-service réparties sur tout le territoire et plus de 500 emplois indirects générés, la société contribue de manière significative à l’économie nationale.

​L’échange a également permis de mettre en avant le programme « Jeunes Gérants », une initiative offrant à de jeunes entrepreneurs gabonais la possibilité de gérer des stations-service. Une vingtaine de bénéficiaires se sont déjà distingués, illustrant l’engagement de l’entreprise en faveur d’un entrepreneuriat jeune et créateur de valeur.

​Le DG a par ailleurs évoqué le Challenge Startupeur, un concours destiné à promouvoir l’innovation. Il a sollicité l’appui du ministère pour l’édition 2026, dans le cadre d’un partenariat stratégique et durable.

​Saluant ces initiatives, la ministre a réaffirmé la disponibilité de son département à accompagner les projets structurants portés par le secteur privé, soulignant qu’ils rejoignent pleinement les priorités nationales en matière d’emploi, d’innovation et de soutien à la jeunesse.

Élections 2025: Le PDG dénonce l’« anarchie électorale » et conditionne sa participation au second tour

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Le Parti démocratique gabonais (PDG) a exprimé ses vives inquiétudes concernant le déroulement des élections législatives et locales du 27 septembre 2025. Par la voix de sa Secrétaire générale Angélique Ngoma, le parti dénonce une litanie d’irrégularités qui « compromettent la transparence, l’intégrité et la sincérité des résultats ».

À l’issue des scrutins du 27 septembre, le PDG a publié une déclaration sévère le 2 octobre, faisant écho aux constats de l’Autorité de contrôle des élections et du référendum (ACER). Angélique Ngoma a pointé du doigt de nombreux dysfonctionnements, allant de la gestion logistique aux pratiques frauduleuses.

Parmi les irrégularités citées, le PDG relève :« la désignation des membres des commissions électorales et des scrutateurs à des fins partisanes, la distribution tardive des cartes d’électeurs sur l’ensemble du territoire, et la délivrance irrégulière et massive des procurations (…) et leur utilisation frauduleuse. »

Ces défaillances, selon le parti, jettent un « certain discrédit sur les résultats annoncés ». Le PDG, qui dénonce des « élections mal organisées et de résultats tronqués », s’est désolidarisé du processus. « Nous affirmons avec force que le Parti démocratique gabonais ne saurait être tenu responsable de cette défaillance », a martelé Angélique Ngoma.

Le PDG appelle ses candidats à « faire usage de toutes les voies de recours » pour rétablir l’équité. Surtout, le parti pose des conditions strictes pour la participation de ses candidats au second tour des législatives, prévu le 11 octobre. « La participation au second tour de nos candidats ne peut survenir que si les conditions de transparence, d’intégrité et d’équité sont rétablies et garanties ».

Le parti réclame notamment la désignation de membres impartiaux dans les bureaux de vote, l’« encadrement strict » des procurations ou leur « suspension pure et simple », ainsi que l’application de sanctions pénales contre les auteurs de délits électoraux. L’objectif est clair : «La Ve République ne peut s’enliser dans l’anarchie électorale».

L’UDB offre passerelles et forages aux populations du 4e à Libreville

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Dans le 4 arrondissement de Libreville, les membres de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB) ont récemment lancé une série d’initiatives à fort impact social. Il s’agit notamment de la construction de passerelles dans les zones enclavées de Plaine Niger et Rendia, ainsi que de l’installation de forages à Taro Bar et Awendjé. Ces actions visent à améliorer la mobilité urbaine et à garantir l’accès à l’eau potable. 

Ces réalisations s’inscrivent dans la vision du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui a fait de l’amélioration des conditions de vie des populations une priorité de son action. Sur le terrain, la satisfaction est palpable. « Depuis plusieurs décennies, le quartier Taro Bar a été privé d’eau, nous amenant à recourir à des sources parfois insalubres », ont témoigné les riverains.

Le forage de Taro Bar.
Le forage de Taro Bar.

Pour les bénéficiaires, ces infrastructures viennent combler un vide et apportent une réponse concrète aux difficultés du quotidien. Elles symbolisent également une gouvernance de proximité, attentive aux besoins réels des populations. « Cela faisait des années que nous demandions une passerelle. Aujourd’hui, c’est une réalité », ont-ils ajouté, exprimant leur soulagement face à la concrétisation de projets longtemps espérés.

Les riverains du quartier Taro Bar, visiblement en joie, profitent désormais de la fourniture en eau.
Les riverains du quartier Taro Bar, visiblement en joie, profitent désormais de la fourniture en eau.

Au-delà des infrastructures, c’est un message fort de proximité et d’engagement qui est envoyé aux populations. Ces réalisations confirment que la gouvernance de terrain n’est pas un slogan, mais une réalité palpable. Pour les habitants de Plaine Niger, Rendia, Taro Bar et Awendjé, l’attente est terminée : leur quotidien s’améliore, prouvant que l’ère de l’action concrète a véritablement commencé dans le 4ᵉ arrondissement.

Oligui Nguema inaugure le siège du FORSEG à Libreville  

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Le président Brice Clotaire Oligui Nguema, a procédé, le 3 octobre, à l’inauguration officielle du siège du Forum des services de renseignement et de sécurité (FORSEG) à Libreville. Une initiative qui témoigne de la volonté des autorités de placer la sécurité collective au cœur de leur action diplomatique et militaire.

Dans son allocution, le chef de l’État a rappelé que « la sécurité du Golfe de Guinée n’est pas seulement un enjeu national, mais un impératif régional », appelant à une coopération accrue entre les pays membres pour faire face aux défis communs. Piraterie maritime, trafics de tous ordres, terrorisme et instabilité politique constituent autant de menaces qui nécessitent une réponse concertée.

Un acte solennel marquant l’ouverture d’une nouvelle ère pour la sécurité régionale.
Un acte solennel marquant l’ouverture d’une nouvelle ère pour la sécurité régionale.

L’implantation du siège du FORSEG à Libreville n’est pas anodine. Elle traduit la confiance accordée au Gabon en tant que partenaire crédible et acteur majeur de la stabilité sous-régionale. Pour Oligui Nguema, ce choix « vient confirmer le rôle central que joue notre pays dans la construction d’un espace sécurisé et prospère ». Une position stratégique qui s’inscrit dans la continuité de la diplomatie gabonaise, traditionnellement axée sur le dialogue et la coopération.

L’inauguration a également été l’occasion de rappeler les ambitions du FORSEG : mutualiser les moyens humains et technologiques, partager le renseignement et coordonner les actions de sécurité. Avec un centre opérationnel désormais basé à Libreville, les États membres disposent d’un outil renforcé pour anticiper et contrer les menaces transfrontalières.

Une vue extérieure du nouveau siège du FORSEG.
Une vue extérieure du nouveau siège du FORSEG.

Le Gabon entend s’imposer comme un hub sécuritaire au service de la région. Reste désormais à transformer cette volonté politique en actions concrètes et efficaces, capables de garantir une stabilité durable dans le Golfe de Guinée.

Gabon : un trafiquant de psychotropes arrêté par l’Oclad à Franceville 

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Belle prise pour les agents de l’Office central de lutte antidrogue (Oclad) à Franceville. Ils ont mis la main sur un trafiquant présumé de drogue, Isaac Ndong Ella Missamba, alias Chamack, le 2 octobre 2025. L’homme a été arrêté au quartier Djamiti, dans le 2 arrondissement de la ville, alors qu’il détenait 1 910 comprimés de Dizapam et plusieurs produits dérivés du tabac.

Le Dizapam est un médicament classé comme substance réglementée, car il peut provoquer une forte dépendance. Selon une source autorisée, Le stock saisi pesait 3,8 kilos, pour une valeur estimée à près de 2 millions de francs CFA sur le marché noir. Les agents ont aussi découvert cinq cartons de Libritos, un type de papier à rouler souvent utilisé pour la consommation de stupéfiants.

Cette opération a été rendue possible grâce à des renseignements recueillis par les équipes locales de l’Oclad, dans le cadre de leur lutte contre le trafic de drogue dans la province du Haut-Ogooué. Déféré devant le procureur de la République, Isaac Ndong Ella Missamba aété placé en détention préventive à la prison de Yene, en attendant sa comparution devant un tribunal correctionnel.

Les autorités rappellent que la détention et le trafic de produits classés comme drogues sont sévèrement punis par la loi gabonaise. L’Oclad invite par ailleurs la population de Franceville et des environs à signaler tout comportement suspect afin de contribuer à la lutte contre ce fléau.

Mécanisation agricole avortée à Lébamba : des tracteurs neufs à l’abandon 

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À Lébamba, le secteur agricole devait connaître un vrai coup de pouce. Le chef-lieu du département de la Louétsi-Wano a reçu il y a quelque temps quatre tracteurs flambant neufs de marque HATTA 290, offerts par les plus hautes autorités du pays pour encourager la mécanisation de l’agriculture locale. Une nouvelle qui avait alors ravi les agriculteurs de la région.

Mais depuis leur arrivée, ces machines n’ont jamais servi. Selon Claudia Bouka, responsable agricole du département, les tracteurs ne peuvent pas fonctionner faute d’équipements complémentaires, comme les pulvérisateurs ou les outils de binage, nécessaires à leur utilisation. Pire encore, certains sont déjà en panne et ne peuvent être réparés, car il n’y a aucun mécanicien spécialisé dans la zone. Un autre problème réside dans le manque de conducteurs formés. Sans tractoristes, il est impossible de mettre les machines en marche.

Par conséquent, plusieurs agriculteurs expriment leur frustration. Ida Bivanga, présidente de la coopérative Bivèdi, explique qu’elle a demandé à plusieurs reprises l’autorisation d’utiliser les tracteurs pour labourer son champ de manioc, mais sans succès. « Ces machines dorment alors qu’elles pourraient vraiment nous aider à produire plus », regrette-t-elle.

Comme elle, beaucoup d’autres exploitants de la Louétsi-Wano espèrent que les autorités réagiront rapidement pour remettre ces engins en service. Après tout, ils avaient été offerts pour faciliter le travail des agriculteurs et stimuler la production locale, pas pour rester à l’arrêt dans un hangar.

Le Gabon séduit les investisseurs à la conférence African Energy Week

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La participation du Gabon à la conférence African Energy Week (AEW), qui s’est tenue du 29 septembre au 3 octobre au Cap, a été un vrai succès. Le pays repart avec plusieurs nouveaux contrats pétroliers et une image renforcée auprès des investisseurs internationaux.

Le ministre du Pétrole et du Gaz, Sosthène Nguema Nguema, a conduit la délégation gabonaise à cet événement majeur du secteur énergétique. Sur place, il a signé plusieurs accords d’exploration en offshore profond avec de grandes compagnies pétrolières internationales.

Pour le ministre, ces signatures confirment que la stratégie de réforme du secteur, lancée par le président Brice Clotaire Oligui Nguema, commence déjà à porter ses fruits. Il a expliqué cet intérêt renouvelé par la stabilité politique du pays et par les efforts du gouvernement pour rendre le secteur plus transparent et attractif.

Parmi les réformes présentées aux investisseurs figurent la suppression du bonus à la signature et la révision du Code des hydrocarbures, avec la création d’un Code gazier séparé. Ces changements visent à simplifier les discussions et à rendre le cadre légal plus compétitif. « Nous sommes venus promouvoir les atouts de notre bassin pétrolier, et au vu de l’intérêt suscité, nous repartons fiers du travail accompli », a déclaré Sosthène Nguema Nguema.

Grâce à cette participation, le Gabon renforce son positionnement comme une destination attractive pour les investisseurs étrangers, tout en affirmant sa volonté de relancer l’exploration dans les zones encore peu exploitées du pays.

La coopération militaire au cœur des échanges entre Oligui Nguema et l’ambassadeur de France

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Le président gaboanis, Brice Clotaire Oligui Nguema, a reçu en audience Fabrice Mauriès, l’ambassadeur de France au Gabon, le 2 octobre. La rencontre, qui s’inscrit dans la continuité des récentes visites de personnalités françaises à Libreville, a surtout mis en lumière le renforcement de la coopération militaire entre les deux pays.

« En premier lieu la venue d’une importante délégation militaire au mois d’octobre, d’une escale navale militaire au port d’Owendo, et ensuite les prochaines étapes qui pourraient se matérialiser par des visites de haut niveau », a déclaré le diplomate français à l’issue de l’entretien.

Cette annonce intervient après plusieurs échanges bilatéraux ces dernières semaines, notamment la venue à Libreville du conseiller Afrique du président Emmanuel Macron, Jérémie Robert, suivie d’une délégation sénatoriale française. « Nous avons fait un tour d’horizon de la relation bilatérale entre la France et le Gabon, on a évoqué aussi les sujets internationaux », a rappelé l’ambassadeur, soulignant que cette audience s’inscrit « dans la lignée des différents contacts » entre Libreville et Paris.

Outre le volet sécuritaire, les discussions ont également porté sur l’économie. « Nous avons évoqué aussi les sujets d’intérêt commun, notamment sur le plan économique, et nous avons réaffirmé la volonté des autorités françaises et des entreprises françaises d’accompagner le projet de société du président Oligui sur lequel il a été élu au mois d’avril dernier », a ajouté Fabrice Mauriès.

Pour le chef de l’État, engagé dans un processus de transformation politique et économique, ces échanges visent à repositionner le Gabon sur l’échiquier international tout en consolidant des partenariats stratégiques, dont celui avec la France reste un pilier.

L’ambassadeur du Japon salue cinq années inoubliables au Gabon

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Le 2 octobre, Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a reçu l’ambassadeur du Japon, Shuji Noguchi, venu lui faire ses adieux au terme de son mandat. Après cinq années passées à Libreville, le diplomate prend sa retraite, clôturant une carrière diplomatique de quarante ans. Une audience empreinte d’émotion, marquée par la qualité des relations d’amitié et de coopération entre le Gabon et le Japon.

Face au chef de l’État, Shuji Noguchi n’a pas caché sa profonde attache à son pays d’accueil. « Les cinq ans que j’ai passés au Gabon ont été la meilleure période de ma vie diplomatique », a-t-il confié avec émotion. Pour lui, ce mandat restera le souvenir le plus marquant d’une carrière internationale riche, grâce notamment à l’accueil chaleureux du peuple gabonais et à l’hospitalité qui lui a été réservée.

Le diplomate a rappelé avoir accompagné le Gabon dans des moments clés de son histoire récente, notamment durant la période de transition et la naissance de la Ve République. À travers divers projets soutenus par Tokyo, il a contribué au renforcement des partenariats bilatéraux, affirmant que la coopération entre les deux pays repose sur des valeurs communes, en particulier « l’esprit de paix ».

Avant son départ, Shuji Noguchi a tenu à exprimer sa gratitude envers les autorités gabonaises et l’ensemble du peuple, qui, selon lui, lui ont offert « son meilleur souvenir ». C’est avec le sentiment d’une mission pleinement accomplie et l’image d’un Gabon accueillant et hospitalier qu’il quitte Libreville, convaincu que les relations entre Tokyo et Libreville continueront de se renforcer.