Blog Page 108

Voie express : piéton fauché, chauffard en fuite, la famille de Doris Moussounda exige justice

0

Un nouveau délit de fuite mortel secoue Libreville. Dans la nuit du 7 octobre, Doris Moussounda a été percuté sur la Voie express. L’auteur de l’accident s’est volatilisé. Face à l’impunité grandissante des chauffards et aux zones d’ombre sur la prise en charge médicale, la famille porte plainte et lance un appel à témoins.

Les délits de fuite après des accidents mortels deviennent monnaie courante à Libreville, compliquant les enquêtes en l’absence de vidéosurveillance efficace. C’est dans ce contexte que la famille de Doris Moussounda est plongée dans le deuil.

Les faits se sont déroulés sur la Voie express, près de Sogatol. La victime, qui attendait de traverser sur le terre-plein, a été mortellement fauchée par un véhicule dont personne n’a pu relever l’immatriculation.

Patrick Dinzambou Dinzambou, le frère de la victime, raconte ses dernières heures avec Doris : « Nous nous étions séparés vers 14 heures. Il se portait très bien ».

Alerté à 21 heures, Patrick se rend au Centre hospitalier d’Owendo. Il y vit une attente éprouvante. « J’ai attendu de 21 heures jusqu’à minuit passé, car on me disait d’attendre le médecin, qu’il était occupé ».

Le diagnostic tombe finalement : Doris était décédé à son arrivée. Une information qui soulève de vives interrogations pour la famille. Patrick rapporte une version confuse de la prise en charge. « Les pompiers ont pourtant indiqué à l’arrivée qu’il respirait encore, m’a expliqué le médecin qui, lui, a finalement constaté qu’il était déjà décédé », affirme-t-il.

Face à ces zones d’ombre et à l’absence d’identification du chauffard, la famille a décidé de porter plainte contre X. « Nous allons porter plainte. Nous espérons sincèrement que l’on retrouvera rapidement le chauffard qui a arraché mon frère à la vie », conclut Patrick Dinzambou Dinzambou, réclamant que l’enquête utilise tous les moyens possibles, y compris d’éventuelles caméras privées sur cet axe. La famille refuse que ce drame reste impuni.

Marée noire à Mayumba : mystère sur l’identité du pollueur

0

Alors que près de deux semaines se sont écoulées depuis la première alerte citoyenne sur la pollution aux hydrocarbures à Mayumba, l’identité du responsable de cette catastrophe écologique reste un mystère. Le littoral sud du Gabon, entre Mayumba et Mayonami, est touché sur une étendue estimée entre 70 et 100 km, révélant le manque de surveillance permanente par les autorités compétentes sur les sites d’exploitation pétrolière.

La présence de galettes de brut, initialement documentée sur les réseaux sociaux par des activistes dès le 23 septembre, n’a été officiellement confirmée par le gouvernement que le 2 octobre. Ce décalage de plus d’une semaine a soulevé de vives inquiétudes quant à l’efficacité du dispositif de veille environnementale.

Une réaction officielle en décalage

Dans son « Point de situation sur la pollution aux hydrocarbures à Mayumba » daté du 2 octobre, le ministère de l’Environnement a pourtant assuré avoir agi rapidement. Le communiqué indique que l’alerte a été reçue le 23 septembre par le « réseau d’alerteurs environnementaux » et qu’une mission de survol aérien a été diligentée dès le 24 septembre, détectant « la présence d’une nappe d’hydrocarbures à la dérive en mer et proche des côtes, témoignant d’une pollution avérée ». Plus troublant, l’Agence d’études et d’observations spatiales (AGEOS) a localisé la nappe « à partir de la date du 12 septembre » au niveau de la frontière maritime avec le Congo, suggérant une pollution potentiellement active près de deux semaines avant l’alerte publique.

Le ministère a mis en garde contre les conséquences potentielles, citant « la contamination de la faune côtière » la « perturbation des activités socio-économiques (tourisme, pêche et baignade etc.) » et a recommandé aux populations de « limiter temporairement l’usage des ressources naturelles dans les zones impactées ».

Le président Oligui Nguéma exige des sanctions

La crise a atteint le sommet de l’État. Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguéma, a « instruit la convocation d’une session extraordinaire du Comité technique du Conseil national de la mer (CNM) » pour mener une enquête approfondie.

Le Secrétariat permanent du CNM a relayé les instructions du chef de l’État dans son communiqué du 2 octobre. Les actions en cours visent à « dépolluer tout le littoral impacté » avec l’aide des sociétés pétrolières Perenco Oil and Gas Gabon, Vaalco Gabon et BW Energy.

Surtout, le Président a « exigé que les auteurs soient identifiés et sanctionnés conformément aux codes des hydrocarbures et de l’environnement ».

Des analyses d’échantillons, notamment « l’analyse isotopique des échantillons de brut prélevés », sont en cours afin de déterminer l’origine précise de la fuite. Le ministère a promis que « des responsabilités seront établies et le cas échéant, des actions judiciaires engagées ».

Cette pollution, deux semaines après les premières traces observées, pose avec acuité la question du contrôle des activités pétrolières sur les côtes gabonaises, sanctuaire de la biodiversité marine.

Le Gabon et l’Italie scellent un partenariat pour les barrages de Booué et Tsengué-Lélédi

0

Un protocole d’accord a été signé le 6 octobre entre le ministère gabonais de l’Accès universel à l’eau et à l’énergie et la société italienne TODINI Costruzioni Generali S.p.A., représentée par Maurizio Csantini, membre du conseil d’administration. Cet accord concerne la réalisation des études de construction des barrages hydroélectriques de Booué et de Tsengué-Lélédi.

Ces projets visent à renforcer la production énergétique du pays, dans un contexte marqué par des pénuries d’eau et des coupures d’électricité récurrentes. Les barrages doivent améliorer l’approvisionnement en électricité dans les provinces du Moyen-Ogooué et de l’Ogooué-Ivindo, avec un objectif d’extension progressive à l’échelle nationale.

Selon Philippe Tonangoye, ces installations sont destinées à alimenter à la fois les besoins domestiques et les secteurs industriel et minier. « Le barrage hydroélectrique de Booué doit alimenter deux secteurs : le secteur domestique, mais aussi le secteur minier et industriel. Sur la partie domestique, nous envisageons d’alimenter quelques villes de l’Ogooué-Ivindo : Ovan, Makokou, Bélinga. Nous avons également un chemin de fer qui doit partir du nord-est du Gabon jusqu’au sud-ouest, sur environ 910 à 920 km, qui doit également être électrique », a-t-il expliqué.

La société TODINI interviendra dans le cadre de l’ingénierie technique des projets. « Nous avons été sollicités pour apporter notre expertise, notre capacité technologique et financière », a déclaré Maurizio Csantini, au nom de TODINI.

Alors que les pénuries d’eau et les coupures d’électricité continuent de rythmer le quotidien des populations, l’aboutissement rapide de ces études est désormais attendu. L’accord entre Libreville et Rome lance un compte à rebours pour la concrétisation de ces deux infrastructures vitales.

AFRITAC Centre appuie le Gabon pour le rebasage du PIB et les capacités statistiques 

0

Philippe Egoumé, directeur d’AFRITAC Centre, le centre de renforcement des capacités du FMI pour l’Afrique centrale, basé à Libreville, a rencontré Louise Pierrette Mvono, ministre gabonaise de la Planification, le 7 octobre. L’objectif de cette réunion était de renforcer les capacités économiques et statistiques du Gabon.

Les discussions ont porté sur trois axes majeurs : le rebasage du Produit Intérieur Brut (PIB), le recensement général des populations et du logement, ainsi que la formation et le recrutement des économistes-statisticiens. Le rebasage du PIB est considéré comme un exercice statistique essentiel. Philippe Egoumé a expliqué que ce travail est « crucial pour mettre à jour les données et mieux capturer la taille de l’économie gabonaise », ajoutant qu’il permettra d’avoir « un PIB révisé, plus à même de refléter la réalité économique du pays ».

Le recensement est jugé tout aussi vital, car « cet exercice permet au gouvernement de connaître les détails de la population, ses caractéristiques, et de prendre des décisions éclairées en matière de politiques publiques », a-t-il précisé.

Enfin, le Directeur a souligné l’importance des professionnels des données, rappelant que « sans données statistiques fiables, il est difficile pour les autorités de planifier et de décider ». Il a illustré ce point en mentionnant l’impossibilité de construire « un hôpital adapté ou de répondre efficacement aux pathologies locales » sans connaître les besoins précis de la population.

Cette rencontre réaffirme la volonté du Gabon de moderniser ses outils de mesure économique et de renforcer ses capacités techniques en s’associant à des partenaires comme AFRITAC Centre. L’objectif final étant d’améliorer la planification et la gestion des politiques publiques.

Communiqué : Avis de décès

0

Monsieur ESSANGA Pascal et son épouse née IMMONGAULT BLANDINE, enfants et petits-enfants;
Monsieur et Madame OBANGA Eustache, enfants et petits-enfants;
Madame VOUA ESSANGA Marie-Paule (MP) épouse NDONG Théau;
Monsieur et Madame OKINDJA Clément;
Monsieur et Madame Arnaud Calixte ENGANDJI ALANDZI et enfants;
La famille IMMONGAULT
ont la profonde douleur d’annoncer aux parents, amis et connaissances, le décès survenu à LIBREVILLE, le 28 Septembre 2025, à l’âge de 47 ans, de leur fils, neveu et frère, Monsieur ESSANGA Fiacre Paterne.
Le programme des obsèques fera l’objet d’un communiqué ultérieur.

Communiqué : programme des obsèques de Madame Antoinette Ebiga Ossibadjouo eps Lambou Alexis

0

Les clans LEWOUO et OMBANGOU
Les descendants MBELE, OSSIBADJOUO, WANDJIE, MBILA, MOUANGUIA, OKOUELE, ATSIABA
Les Familles PAUL EMBINGA, DOMINIQUE ABONDO, AVARA JEAN, OSSIBAJOUO DAVID, WANDJIE THOMAS, WANDJIE NICOLAS, AYEMI
annoncent aux parents, amis et alliés que le programme des obsèques de leur fille et sœur Mme ANTOINETTE EBIGA OSSIBADJOUO ÉPOUSE LAMBOU ALEXIS, Matricule 001, est fixé comme suit :

  • jeudi 9 octobre à 14h00 : sortie du corps de CASEPGA et exposition au domicile du couple OTOUNGA OSSIBADJOUO sise au BAS DE GUÉ Gué. Veillée
  • vendredi 10 octobre: Transfert de la dépouille sur AYANABO via Franceville. Veillée.
  • samedi 11 octobre : Hommages traditionnels suivis de l’inhumation.
  • Dimanche 12 octobre : retour des délégations

L’eau en pleine campagne : Foumboula Libeka moque les « miracles » de l’UDB à Kinguélé

0

À quelques jours du second tour des législatives dans le 3e arrondissement de Libreville, le candidat indépendant Geoffroy Foumboula Libeka prend position sur un fait d’actualité. Il utilise la réalisation de deux forages d’eau par son adversaire, l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB), comme un outil de campagne, dénonçant un effort de dernière minute qu’il qualifie de « miracle » du second tour.

« Les miracles du second tour des législatives au 3e arrondissement, 2e siège de Libreville : 2 forages d’eau pour Kinguélé aux frais de l’UDB », a écrit sur les réseaux sociaux Foumboula Libeka Makosso, qui affronte Justin Rodrigue Mbagangoye de l’UDB. Il ne cache pas son ironie face à ces réalisations soudaines dans le quartier de Kinguélé, qu’il considère comme son « fief ». Selon Foumboula Libeka, ces travaux, bien que bénéfiques, sont un aveu de la négligence passée. « Depuis des décennies, Kinguélé comme beaucoup d’autres quartiers recherchent des forages », souligne-t-il. Pour lui, le timing est tout sauf anodin.

Il affirme que le fait que l’UDB, dont les membres « étaient aux commandes du pays », se mette à penser à Kinguélé à l’approche du scrutin est la preuve de l’impact de sa présence dans la course.

« Si ma candidature et le second tour peuvent enfin pousser ceux qui pendant longtemps étaient aux commandes du pays à penser, à quelques jours du second tour, à Kinguélé, c’est bien la preuve que je suis le candidat qui forcera l’intéressement des autorités à l’amélioration des conditions de vie des habitants du 2e siège du 3e arrondissement », soutient-il.

Le sarcasme comme arme de campagne

Le candidat indépendant a même poussé la moquerie jusqu’à la surenchère. « Le second tour là est fort, pour peu que d’ici vendredi, l’UDB vienne commencer les travaux d’un gratte-ciel à Kinguélé afin de convaincre les habitants de voter pour le candidat de l’UDB », a-t-il suggéré avec humour.

En opposant la situation de Kinguélé à celle d’Akébé, décrit comme le « fief » de ses adversaires où les populations lui ont également exprimé le besoin de forages, Foumboula Libeka cherche à consolider son image de candidat du changement et de catalyseur de l’action publique. Il conclut d’ailleurs sa publication en affirmant : « Continuez ainsi, c’est le 3e qui gagne », se positionnant comme le bénéficiaire politique ultime de cette situation.

Ces forages d’eau, vitaux, sont devenus un enjeu de campagne, transformant l’infrastructure en symbole de pression électorale. Les électeurs doivent trancher : réponse sincère ou simple manœuvre électorale ? Pour rappel, au premier tour, Justin Rodrigue Mbagangoye (UDB) a mené avec 33,71 % contre 15,46 % pour Foumboula Libeka. Le PDG, troisième à 12,52 %, jouera le rôle d’arbitre au second tour.

Elections législatives : le matériel du second tour déjà livré

0

La société Multipress a procédé le 7 octobre à la livraison du matériel électoral destiné au second tour des législatives, prévu le 11 octobre. La remise symbolique a été effectuée par le directeur général de l’entreprise, Éric Fernand Boundono.

Le matériel livré comprend l’ensemble des éléments nécessaires au bon déroulement du scrutin. Cette dotation inclut notamment les bulletins de vote, les isoloirs, les procès-verbaux, l’encre indélébile, les cachets dateurs, les documents sur le vote par procuration, ainsi qu’une panoplie d’accessoires (colliers pour urnes, câbles électriques, stylos, etc.) essentiels à l’organisation et à la sécurisation des bureaux de vote.

Ce sont les Forces de défense et de sécurité (FDS) qui sont désormais chargées de transporter ce matériel sensible vers les différentes circonscriptions concernées à travers le pays.

Par ailleurs, la campagne électorale, ouverte le 1er octobre, prendra fin ce vendredi à minuit, conformément au calendrier officiel.

Il est rappelé que, selon l’article 13 du Code électoral, la responsabilité de commander et de superviser tout le matériel nécessaire à la tenue des élections incombe au ministère de l’Intérieur.

Gabon : les habitants de  Makouké bloqués après la suspension du transport des passagers sur le bac

0

À Makouké, dans la province du Moyen-Ogooué, les habitants ne savent plus comment se déplacer. Depuis près de deux mois, le transport des passagers sur le bac a été suspendu, plongeant toute la population dans la galère. Ce bac est pourtant le seul moyen sûr pour entrer ou sortir de l’île.

D’après plusieurs témoignages, les gestionnaires du bac auraient décidé de donner la priorité aux camions et engins lourds, au détriment des passagers, pour des raisons de sécurité, selon une source locale.

« Le bac, c’était notre pont. Il nous permettait de passer d’une rive à l’autre. Maintenant qu’il ne transporte plus les gens, comment allons-nous faire ? », se désole une habitante, visiblement désemparée. Beaucoup estiment que cette décision n’a pas été bien réfléchie.

Cette situation a de graves conséquences, notamment pour les élèves qui doivent traverser chaque jour pour aller en cours. Même les candidats aux élections législatives et locales sont touchés : il leur est devenu difficile de réunir du monde pour leurs réunions politiques.

Face à cette paralysie, certains se tournent vers les pirogues, mais les prix ont explosé. Les traversées, qui coûtaient entre 500 et 1 000 francs, sont désormais facturées jusqu’à 5 000 francs CFA.

« Que vont faire les élèves de Bindo qui doivent venir étudier à Makouké ? Dépenser 1 000 francs par jour pour traverser ? Et les parents qui n’ont pas beaucoup de moyens, comment vont-ils s’en sortir ? », s’est-interrogé Symphorien Nzoumba, surveillant général du lycée, qui appelle les autorités à agir rapidement pour résoudre ce problème qui pénalise toute la communauté.

Dette intérieure : Oyima annule les ordonnances antérieures à 2023

0

Le ministre d’État, ministre de l’Économie, des finances, de la dette et des participations, chargé de la lutte contre la vie chère, Henri-Claude Oyima, a annoncé, le 6 octobre 2025, l’annulation de toutes les ordonnances de paiement en instance de règlement au Trésor public datant d’avant 2023. Cette décision marque une nouvelle étape dans le processus de restructuration et d’assainissement des finances publiques engagé par le gouvernement.

Selon le communiqué officiel, cette mesure s’inscrit dans la continuité des audits lancés sur les engagements financiers de l’État et « constitue une étape essentielle dans l’assainissement de nos finances publiques, afin de permettre une exécution budgétaire sereine et de restaurer la crédibilité de la signature de l’État ».

Le document souligne que les opérateurs économiques concernés sont invités à déposer les pièces justificatives de leurs créances auprès de la Task Force du ministère avant le 17 octobre 2025, date butoir fixée pour l’examen des dossiers. Cette démarche vise à faire la lumière sur la validité et la justification de tous les paiements initiés avant 2023.

La rigueur affichée par le ministre Oyima intervient dans un contexte où les audits ont pointé des dysfonctionnements et des transactions réalisées dans une opacité ayant pu entraîner des déperditions des deniers publics. L’objectif est de s’assurer que toutes les dépenses engagées trouvent une justification dans des services ou des livraisons réellement effectués.

Si cette initiative vise à mettre fin à l’accumulation de dettes anciennes et souvent contestées, elle pourrait susciter des tensions au sein du secteur privé. De nombreuses entreprises, notamment les PME, risquent de voir leurs créances annulées sans compensation immédiate, ce qui pourrait accentuer leurs difficultés de trésorerie.

Alors que le gouvernement met en avant la nécessité d’un assainissement durable, plusieurs opérateurs redoutent que cette décision ne fragilise davantage un tissu économique déjà éprouvé par les retards de paiement de l’État.