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Handball : Manga DFIP prêt pour son premier grand défi africain à Casablanca

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Le club gabonais Manga DFIP s’apprête à vivre un moment historique avec sa première participation au Championnat d’Afrique des clubs champions, prévu du 11 au 19 octobre à Casablanca (Maroc).

Même si c’est une grande première pour le jeune club, plusieurs joueurs connaissent déjà bien ce type de compétition. Parmi eux, les habitués de la sélection nationale, Ange Junior Obame, Georges Carl Tsagoulela Nzamba, Stéphane Nze Mba, Robin Tchamda Rolenga, Georges Fausther et Charles Ango N’Nang, qui apporteront toute leur expérience à l’équipe.

Pour renforcer son effectif, Manga DFIP pourra aussi compter sur trois joueurs de la diaspora gabonaise : Yannick Aubyang, Sterenstyl Wora Dia et Darnel Mboutsou Mihindou, tous trois internationaux évoluant à l’étranger.

À la tête du groupe, l’entraîneur et directeur technique du club, Thierry Claude Mbini, aura pour mission de guider ses hommes pour écrire la première page de l’histoire africaine de Manga DFIP. L’objectif est clair : atteindre au moins les quarts de finale et, surtout, redonner des couleurs au handball gabonais.

Une discipline qui rêve de revivre ses heures de gloire, dix ans après la troisième place du club Salinas lors de la Coupe des clubs vainqueurs de coupe 2014 à Oyo (Congo), un souvenir désormais bien lointain.

Mobilisation générale : la ministre des Sports donne de la voix pour les Panthères

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À quelques heures d’un match décisif dans la course au Mondial 2026, la ministre des Sports, Armande Longo Moulengui, a adressé un message vibrant d’encouragement aux Panthères du Gabon, insistant sur l’importance de l’unité nationale derrière l’équipe.

Actuellement deuxièmes du Groupe F avec 9 points, les Gabonais n’ont qu’une longueur de retard sur la Côte d’Ivoire. L’objectif est d’obtenir d’obtenir six points pour maximiser leurs chances de qualification au Mondial 2026.

« Le Gabon est derrière vous, sans réserve »

Le premier test a lieu demain, le 10 octobre, contre la Gambie sur terrain neutre au Kenya. Le second, tout aussi important, se jouera à domicile contre le Burundi dans cinq jours, le 14 octobre, à Franceville. S’adressant directement aux joueurs et au sélectionneur Thierry Mouyouma, la ministre a réitéré la confiance des autorités et du peuple. « Vous avez entre vos mains le rêve de toute une nation. Ce n’est pas le moment de douter, mais d’écrire l’Histoire », a-t-elle déclaré.

Elle a ensuite insisté sur l’état d’esprit. « Nous voulons des guerriers sur le terrain ! Le drapeau tricolore doit être votre source d’énergie inépuisable. Nous savons la qualité de votre travail, maintenant, il faut la transformer en résultats », a-t-elle ajouté. Avant de mettre l’accent sur l’engagement nécessaire pour ce sprint final. « Chaque duel, chaque passe, chaque minute doit être jouée avec le cœur des 2 millions de Gabonais qui vous soutiennent. Nous ne vous demandons qu’une chose : l’abnégation ! », a-t-elle insisté.

Armande Longo Moulengui a conclu son message par un appel à la fierté. « Ce maillot, il faut le mouiller jusqu’à la dernière seconde. Montrez à l’Afrique et au monde la force du Gabon. Le peuple est derrière vous, sans réserve. Ramenez-nous cette victoire ! », a-t-elle martelé. Ce message intervient alors que la ferveur populaire monte en flèche, tous les regards étant braqués sur ces deux rencontres capitales qui pourraient propulser le Gabon vers sa première

Tensions persistantes à l’Université Omar Bongo : le Snec-UOB dépose un préavis de grève de 8 jours

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A l’issue de son Assemblée générale de rentrée syndicale tenue le 6 octobre 2025, le Syndicat national des enseignants-chercheurs (Snec), section Université Omar Bongo, a annoncé le dépôt d’un préavis de grève de huit jours. En conférence de presse, le bureau du syndicat a dénoncé plusieurs dysfonctionnements internes, du non-paiement de la dette pédagogique aux difficultés liées aux logiciels de gestion universitaire.

Réunis dans la salle des professeurs de la Faculté des Lettres et des sciences humaines, les membres du Snec-UOB ont dressé un constat sévère sur le fonctionnement de l’Université Omar Bongo. Face aux journalistes, le président du syndicat, Mathurin Ovono Ebe, a rappelé que sur un montant total de 715 millions de francs CFA de dette pédagogique, seuls 150 millions ont été réglés à ce jour, soit à peine un cinquième. « Nous exigeons un chronogramme clair d’apurement des 565 millions restants », a-t-il déclaré, estimant que le retard dans le paiement des vacations et heures complémentaires « porte atteinte à la motivation du corps enseignant ».

Outre la question financière, le Snec-UOB s’inquiète également de la faible exécution du budget de l’université, évalué à près de 4 milliards de francs CFA, dont moins de 50 % ont été utilisés au 6 octobre 2025. Une situation que le syndicat juge symptomatique d’un manque d’efficacité dans la gestion administrative de l’établissement.

Les logiciels de la discorde

Autre point de tension : l’introduction jugée « arbitraire » des logiciels de gestion des notes Duaux et Easy-LMD, sans consultation préalable des enseignants. Le syndicat dénonce à la fois leur dysfonctionnement, qui retarde la délivrance des relevés et attestations, et leur hébergement à l’étranger, Duaux aux États-Unis et Easy-LMD au Bénin, en contradiction, selon le Snec, avec la politique de nationalisme économique prônée par les autorités. « A ce jour, faute de paiement des honoraires aux prestataires, le logiciel Duaux est bloqué, entravant ainsi la production des relevés de notes », a regretté le président du syndicat.

Un préavis de grève pour se faire entendre

Estimant ne pas être écouté par le rectorat, le Snec-UOB a décidé, à l’unanimité, de déposer un préavis de grève de huit jours auprès du recteur de l’université. Le bureau syndical s’appuie sur les textes légaux encadrant la fonction publique et les organisations syndicales, ainsi que sur le discours du chef de l’État du 2 mars 2025, pour justifier sa démarche.

Cette décision, selon les enseignants, vise à contraindre l’administration à réagir face à la dégradation des conditions de travail et à la perte de confiance croissante au sein du corps enseignant. « Notre but n’est pas de bloquer l’université, mais d’obtenir des réponses concrètes », a conclu Mathurin Ovono Ebe.

Coupe du monde 2026 : À quelques heures du choc, les supporters croient aux Panthères

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L’heure de vérité approche. À la veille du match important contre la Gambie, les Panthères du Gabon conservent toutes leurs chances de qualification pour la Coupe du monde 2026. Deuxièmes du groupe F avec 19 points, les hommes de Thierry Mouyouma sont à une longueur seulement de la Côte d’Ivoire, leader avec 20 points.

Le calendrier est on ne peut plus serré : les Gabonais affronteront la Gambie dès demain, le 10 octobre, sur terrain neutre au Kenya. Suivra la réception du Burundi dans cinq jours, le 14 octobre, à Franceville. Deux rencontres capitales pour concrétiser le rêve d’une première participation à la plus prestigieuse compétition mondiale.

Afin de prendre le pouls de la ferveur populaire à l’aube de cette échéance, Gabonclic.info est allé à la rencontre des fans pour recueillir leurs impressions sur les chances de la sélection nationale.

Pour Franck Massandé, la mission s’annonce difficile mais pas impossible :

« Les chances de qualification sont minimes parce qu’en face, la Côte d’Ivoire est une équipe très engagée. Mais on ne baisse pas les bras. Le football réserve des surprises. Le mieux, c’est de ne pas perdre les deux matchs ».

Un avis plus optimiste pour Christelie Missou, confiante dans le renouveau de l’équipe : « L’équipe a beaucoup changé, on a de meilleurs joueurs, le gardien se défend bien. Si on a tenu contre la Côte d’Ivoire, championne d’Afrique, je pense qu’on a toutes nos chances »

Même son de cloche du côté d’Yvan Assoume, pour qui la qualification passera impérativement par six points : « Si le Gabon gagne ses deux matchs de cette trêve, il aura 80 % de chances de se qualifier. Les victoires sont obligatoires »

La ferveur populaire est à son comble, comme le témoigne dame Romaine, plus enthousiaste que jamais : « Quand les Panthères jouent, on ne part pas défaitiste. Moi, je vois la victoire. Je vois 4-0 pour le Gabon contre la Gambie ! »

Un optimisme partagé par Albert Lekouta : « Les Panthères sont au top. Je vois la victoire contre la Gambie. Le peuple doit soutenir l’équipe nationale. Nous voulons nous qualifier ! »

Enfin, Daniel Mezui préfère croire en l’avenir du football gabonais, au-delà du résultat immédiat.

« Le Gabon a toutes ses chances pour aller à la Coupe du monde. Le football gabonais change, même s’il y a encore des manquements. Mouyouma va arranger ça, on va y aller. »

Entre prudence et optimisme débordant, les supporters gardent la foi. L’enjeu est immédiat. Deux matchs, six points à prendre, et peut-être un rêve mondial à portée de crampons.

Cocaïne, Tramadol et appareils volés : la chute du « baron » d’Oyem 

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La Police judiciaire (PJ) du Woleu-Ntem a mis la main sur Di-Letty Aubame Eyi, un Gabonais présenté comme le chef d’un vaste réseau de malfaiteurs actif aussi bien au Gabon qu’à l’étranger. Il a été arrêté la semaine dernière, pris en flagrant délit avec une importante quantité de drogue et plusieurs appareils électroménagers volés. Lui et son complice, Éric Angoue Nguema, ont été placés en détention préventive le 6 octobre au Peloton d’Oyem.

D’après une source proche de l’enquête, Di-Letty n’en est pas à son premier délit. Il aurait commencé par des braquages avant de se reconvertir dans le trafic de drogue. Déjà connu des services de police, il avait purgé une peine de six mois à la prison de Libreville.

À sa sortie, il est retourné à Oyem, sa ville d’origine, où il a repris ses activités illégales, cette fois à la tête d’un réseau de trafiquants et de receleurs. Recherché depuis plusieurs semaines, il a finalement été arrêté à son domicile du quartier Cité-économique, dans le 2ᵉ arrondissement d’Oyem.

Les policiers y ont trouvé 78 cailloux de cocaïne et 140 plaquettes de Tramadol cachées dans des paquets de biscuits, pour une valeur totale estimée à 1,5 million de francs CFA. Un stock d’appareils électroménagers volés a également été saisi.

Son bras droit, Éric Angoue Nguema, a lui aussi été arrêté peu après. Les deux hommes ont reconnu les faits qui leur sont reprochés. Ils ont d’abord été confiés à l’Office central de lutte antidrogue (Oclad) avant d’être présentés au parquet de la République.

Le Japon offre 18 automates médicaux pour renforcer la lutte contre le paludisme au Gabon

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Les hôpitaux régionaux et plusieurs centres de santé du Gabon vont bientôt être équipés de 18 automates médicaux de dernière génération, d’une valeur totale de plus de 800 millions de francs CFA. Ce don résulte d’un accord signé le 3 octobre dernier entre l’ambassade du Japon et le ministère gabonais des Affaires étrangères.

L’ambassadeur du Japon, Noguchi Shuji, en fin de mission au Gabon, et le ministre Michel Régis Onanga Ndiaye ont paraphé cette convention dans le cadre du Programme de développement économique et social du Japon.

Ces nouveaux appareils permettront de détecter le paludisme en seulement 10 secondes, offrant ainsi aux soignants un diagnostic rapide, précis et fiable. Ils seront particulièrement utiles dans les zones rurales, souvent les plus touchées par la maladie et où l’accès à un diagnostic de qualité reste difficile.

Ce geste témoigne une fois de plus de la solide coopération entre le Japon et le Gabon. Depuis 2020, Tokyo a déjà investi près de 2 milliards de francs CFA dans le système de santé gabonais. En parallèle, le Japon, à travers son agence de coopération (JICA), soutient également la formation du personnel médical.

En offrant ces équipements modernes, le Japon confirme sa volonté d’accompagner le Gabon dans sa lutte contre le paludisme et d’aider le pays à bâtir un système de santé plus performant, au service d’une population en meilleure santé.

Oligui Nguéma à Lebamba et Makongonio : «Le développement se construit sur le terrain»

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Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguéma, a transformé une visite privée dans la province de la Ngounié en une inspection de terrain, affirmant que le « Gabon nouveau » naîtra de l’action concrète et non des décrets. A Lébamba ce 9 octobre, il a visité plusieurs projets à fort impact économique et social, avant de se recueillir sur le mémorial de la catastrophe de Makongonio.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le chef de l’État a tenu à souligner sa priorité : la proximité avec les populations et la décentralisation des efforts de développement. « J’ai voulu affirmer une fois encore que le développement de notre pays ne se décrète pas depuis les bureaux de Libreville, il se construit sur le terrain, au contact des réalités de nos populations », a-t-il déclaré.

...surprenant les ouvriers sur le terrain.
…surprenant les ouvriers sur le terrain.

Pour joindre l’acte à la parole, il a parcouru la route Lebamba–Makongonio par voie terrestre, afin de « constater l’avancée des travaux et échanger avec ceux qui bâtissent de leurs mains le Gabon nouveau ».

L’inspection a concerné plusieurs infrastructures majeures, symboles de l’engagement gouvernemental. « Les projets de logements, le futur marché, le stade, la station-service, ainsi que les infrastructures scolaires et sanitaires traduisent notre détermination à donner à chaque région les outils de son épanouissement », a précisé le Président qui a promis de répondre aux attentes par « des actes concrets, visibles et durables ».

Plusieurs projets prennent forme comme ici la stations-service Gaboil.
Plusieurs projets prennent forme comme ici la stations-service Gaboil.

Outre la visite des sites, l’hôte s’est recueilli au mémorial de la catastrophe aérienne de 1985 à Makongonio, un lieu de mémoire nationale inauguré début septembre par la première Dame Zita Oligui Nguéma. Un hommage qui, selon lui, rappelle que « le souvenir des disparus renforce notre devoir de servir avec humilité, discipline et loyauté ».

La proximité,  une réalité. Le président Oligui Nguéma au contact des populations de Makongonio.
La proximité, une réalité. Le président Oligui Nguéma au contact des populations de Makongonio.

Enfin, la rencontre avec la notabilité locale a permis de réaffirmer l’objectif du gouvernement : bâtir un « Gabon uni, fort et prospère ». Pour l’actuel président, le sens de cette action consiste à « redonner confiance à notre peuple » et ainsi marquer l’empreinte d’un État « juste et présent » par chaque réalisation.

Fin de la tempête à la CNAMGS : Pierre Moussavou désigné Directeur général par intérim

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Le Conseil d’Administration de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie Sociale (CNAMGS) a tranché. Après une journée du 6 octobre 2025 marquée par la suspension contestée de la directrice générale, l’organe de gouvernance a officialisé la désignation de Pierre Moussavou, jusque-là directeur général adjoint, pour assurer l’intérim de la direction générale.

Le Conseil d’Administration (CA) extraordinaire de la CNAMGS a mis fin au suspense. Réuni au siège de l’institution le mercredi 8 octobre, il a formalisé la transition à la tête de la Caisse. Une note d’intérim N°002/25/PCA-CNAMGS, signée par le président du Conseil d’administration (PCA), Alain-Claude Kouakoua, a entériné la désignation de Monsieur Pierre Moussavou pour assurer l’intérim du directeur général.

L’aboutissement d’une crise institutionnelle

Cette décision intervient après une journée de lundi 6 octobre particulièrement tumultueuse qui avait plongé la CNAMGS dans un chaos institutionnel. Le PCA, Alain-Claude Kouakoua, avait alors déclenché la crise en signifiant la « suspension à titre conservatoire » de la directrice générale (DG), Nadia Christelle Koye, ainsi que de plusieurs de ses principaux collaborateurs, invoquant des « faits graves et répétés » impactant le fonctionnement de l’institution.

Cette mesure, prise par le seul PCA, avait immédiatement provoqué une riposte virulente de la DG sortante. Nadia Christelle Koye avait dénoncé un « abus de pouvoir » et une violation du principe de légalité, arguant qu’un administrateur, même le PCA, ne pouvait pas décider unilatéralement de sa suspension sans une décision collégiale du Conseil d’Administration. La DG avait ainsi déclaré la note du PCA « non opposable ».

La pagaille avait atteint son point culminant avec l’intervention des partenaires sociaux. Ces derniers avaient pris fait et cause pour la DG, accusant le PCA d’instaurer un « climat délétère » par son ingérence dans la gestion de l’institution. Les syndicalistes avaient ouvertement réclamé la démission du PCA et le retrait d’un décret jugé source de confusion statutaire.

La légalisation de l’intérim

En désignant Pierre Moussavou pour l’intérim, le Conseil d’administration extraordinaire du 8 octobre a, de fait, validé la transition à la tête de la CNAMGS. Bien que le PCA ait initialement désigné le directeur général adjoint pour assurer l’intérim lors des événements du 6 octobre, la note d’intérim du 8 octobre, issue de la réunion du Conseil d’administration, confère désormais une légalité incontestable à cette désignation, répondant ainsi au grief d’abus de pouvoir soulevé par la DG suspendue.

La décision, qui porte le sceau de l’organe de gouvernance de la CNAMGS, marque la fin de la période d’incertitude qui a secoué l’institution. La « large diffusion » de cette note, précisée en mention, confirme la volonté d’établir clairement la nouvelle chaîne de commandement. La CNAMGS peut désormais se tourner vers la stabilité, avec Pierre Moussavou à sa tête pour l’intérim.

Digitalisation des finances publiques : le Gabon accélère la mise en œuvre du SIGFiP

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Le ministère de l’Économie et des Finances a réuni, le 8 octobre à Libreville, le Comité de pilotage du Système intégré de gestion des finances publiques (COPIL-SIGFiP). Il était question de concrétiser la digitalisation des régies financières et moderniser la gestion budgétaire de l’État.

Réunis autour du ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, Henri-Claude Oyima, président du COPIL-SIGFiP, les membres du comité ont adopté le chronogramme d’exécution du projet. Aux côtés du ministre de la Planification, Louise Pierrette Mvono, et du représentant du ministre de l’Économie numérique, Mark-Alexandre Doumba, les participants ont validé une feuille de route intégrant la stratégie de digitalisation des entités financières, l’utilisation de la signature électronique et la sécurisation du système.

« Le SIGFiP est un outil majeur de transformation digitale et de modernisation de la gestion des opérations budgétaires, financières et comptables de l’État », a indiqué le ministère dans son communiqué. Ce système d’information intégré réunira toutes les directions clés, dont le Budget, le Trésor, les Douanes, les Impôts, le Contrôle budgétaire, les Marchés publics et la Dette.

Selon le ministère de l’Économie et des Finances, des communications ultérieures viendront préciser les spécificités du projet et l’état d’avancement de sa mise en œuvre. Ce chantier s’inscrit dans la volonté du chef de l’État d’accélérer la digitalisation des régies financières afin d’assurer une gestion plus transparente et efficiente des ressources publiques.

Mali : Plusieurs officiers, dont des généraux, radiés par décret

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Un décret présidentiel, signé le mardi 7 octobre 2025, a officialisé la radiation des effectifs de plusieurs officiers supérieurs des Forces armées et de sécurité maliennes pour motif disciplinaire. Cette décision spectaculaire touche des figures militaires de haut rang et s’inscrit dans un contexte de lutte contre les tentatives de « déstabilisation des institutions » de la transition.

Parmi les militaires frappés par cette mesure, on compte des officiers de haut rang et des officiers subalternes, couvrant un large éventail des forces armées. Sont ainsi radiés les deux Généraux de Brigade : Nema Sagara (Armée de l’air) et Abass Dembelé (Armée de terre).

La mesure touche également plusieurs Lieutenants-Colonels, dont Amadou Keita (Direction du génie militaire), Moro SIDIBÉ (Garde nationale du Mali), Seydou Keita (Armée de l’air), Mamadou Tiecoro Diarra (Direction des matériels, des hydrocarbures, du transport et de sécurité), Baba Dembelé (Armée de terre), et Soungalo Diop (Direction centrale des services de santé des armées).

Enfin, les Capitaines Mohamed Ouattara, Sékou Amadou Fané, et Magassa Tounkara, tous de l’Armée de terre, figurent également sur la liste.

Conséquence d’une Tentative de Déstabilisation

Cette mesure disciplinaire fait directement suite aux annonces faites précédemment par le gouvernement de transition. Selon le communiqué n°077 du gouvernement, signé par le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation et porte-parole du gouvernement, les noms cités appartiendraient aux officiers accusés d’avoir participé à un « groupuscule d’éléments marginaux » des Forces armées et de sécurité.

Ce groupuscule avait été arrêté pour des « infractions pénales visant à déstabiliser les Institutions ». La radiation, pour motif disciplinaire, est donc la conséquence directe de ces allégations de tentative de déstabilisation du régime de transition.

Les autorités maliennes, qui n’ont pas détaillé les infractions précises commises par ces officiers, affichent ainsi leur détermination à maintenir l’ordre et une discipline stricte au sein des forces armées, dans un environnement politique et sécuritaire particulièrement tendu.