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Élections partielles : les scrutateurs formés pour garantir un vote « libre et transparent »

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À l’approche de la reprise du scrutin dans plusieurs circonscriptions, le ministère de l’Intérieur a organisé, le 16 octobre à Ntoum, une session de formation pour les agents électoraux. L’objectif est clair : effacer les irrégularités de septembre dernier et assurer la crédibilité du processus électoral qui se tiendra ce samedi 18 octobre.

Présidée par le Directeur général des élections et des libertés publiques (DGELP), la session a réuni les présidents, vice-présidents et assesseurs des bureaux de vote autour des fondamentaux du processus électoral. Les échanges ont porté sur des points essentiels tels que le rôle de chaque membre, les horaires d’ouverture stricts, la gestion des procurations et la responsabilité pénale individuelle des agents. Le formateur, Marius Ndong Ondo, a d’ailleurs fermement insisté sur la rigueur et la probité à observer à chaque étape du vote.

Des femmes et des hommes outillés pour faire respecter le vote des électeurs.
Des femmes et des hommes outillés pour faire respecter le vote des électeurs.

Pour sa part, Mme Rosine Clara Beto’o B’Essono, présidente de la commission électorale de la commune de Ntoum a assuré que « tout est mis en œuvre pour répondre aux attentes des populations qui souhaitent un scrutin libre, crédible et transparent ». Les listes électorales ont, par ailleurs, déjà été publiées.

Cette reprise, prévue le 18 octobre, fait suite à l’annulation du scrutin dans plusieurs circonscriptions en raison de dysfonctionnements logistiques, d’incidents lors du dépouillement et d’anomalies dans certaines procédures. Elle concernera notamment le 1er arrondissement de Ntoum, la commune de Moabi, le 1er siège de la circonscription de la Douigny, ainsi que le centre de vote de Rennes, en France.

Les femmes, piliers de l’agriculture mondiale mais toujours laissées de côté

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Dans le monde du travail, les femmes représentent presque la moitié des ouvriers, selon l’Organisation des Nations unies (ONU). Pourtant, même si elles occupent 43 % de la main-d’œuvre mondiale, elles restent souvent mises à l’écart. Leur contribution est pourtant essentielle, surtout dans les pays où la faim sévit, car leur travail joue un rôle clé dans la sécurité alimentaire.

Dans de nombreuses régions, ce sont principalement les femmes qui travaillent dans les champs. Elles plantent, récoltent, transforment les produits agricoles et participent ainsi largement à la production alimentaire mondiale. Malgré cela, leur rôle est rarement reconnu et reste peu pris en compte dans les politiques publiques, ce qui rend leurs efforts moins visibles et moins valorisés.

Un rôle important, mais peu de droits sur la terre

Selon les Nations unies, moins de 20 % des propriétaires de terres agricoles dans le monde sont des femmes. Ce déséquilibre s’explique souvent par des lois ou des traditions qui limitent leur accès à la propriété. Sans titres fonciers, elles ne peuvent ni investir, ni demander des crédits, ni profiter pleinement des programmes d’aide destinés aux agriculteurs.

Cette inégalité freine la productivité agricole et ralentit le développement des zones rurales. Pourtant, si les femmes avaient les mêmes chances que les hommes pour accéder aux ressources, les rendements augmenteraient et la sécurité alimentaire s’améliorerait partout.

Investir dans l’autonomisation foncière des femmes serait donc bénéfique pour tous. Cela aurait un impact positif sur la santé, l’éducation, la stabilité des familles et même sur la création d’emplois. Reconnaître et protéger les droits des femmes à la terre n’est pas seulement une question de justice : c’est aussi un moyen efficace de lutter contre la faim et de promouvoir un développement durable.

Drame à la foire d’Oyem : voiture folle, un blessé grave

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Une journée de foire a viré au cauchemar le lundi 13 octobre à Oyem. Alors que le lieu était bondé en milieu d’après-midi, une Toyota Avensis conduite par un étudiant a subitement perdu le contrôle, quittant la chaussée pour foncer sur le trottoir. Le véhicule hors de contrôle a percuté et traîné un élève de 13 ans sur près de 30 mètres, le laissant dans un état critique.

Les commerçants et passants présents sur les lieux ont assisté, impuissants, à cet accident spectaculaire qui aurait pu tourner au drame. La scène s’est produite vers 15 heures. D’après les témoins, la voiture, une Toyota Avensis immatriculée GT-228-AA, circulait dans le sens tribune de l’Indépendance – foire, lorsque son conducteur, Prince Lionel Minko Bekale, aurait perdu la maîtrise du véhicule.

L’auto a alors quitté la route pour se retrouver violemment sur le trottoir, renversant au passage plusieurs étals et marchandises exposés par les vendeurs. Malheureusement, un élève de 3e du CES public Édouard Ekogha-Mengue, n’a pas eu le temps d’éviter le choc et a été violemment percuté, avant d’être traîné sur près de 30 mètres.

Gravement blessé et inconscient, le jeune garçon a été rapidement dégagé du dessous de la voiture par les témoins, puis transporté d’urgence au Centre hospitalier régional (CHR) d’Oyem. Admis en soins intensifs, il souffrirait, selon les premières informations, de multiples blessures au visage et à la jambe gauche.

Le conducteur a été immédiatement interpellé par la police et placé en garde à vue au commissariat d’Oyem pour les besoins de l’enquête. Si les premiers éléments évoquent une possible défaillance du système de freinage, cette hypothèse doit encore être confirmée par les expertises techniques.

Conseil interministériel : Alexandre Barro Chambrier rappelle les règles d’or pour une exécution rigoureuse du budget 2026

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Le Vice-président du gouvernement, Alexandre Barro Chambrier, a présidé un conseil interministériel consacré à l’exécution du budget 2026, le 15 octobre. L’objectif principal de cette réunion était de rappeler les priorités et les orientations pour garantir une gestion rigoureuse des finances publiques.

Lors de son intervention, le Vice-président est revenu sur l’importance de respecter trois principes essentiels, qu’il a qualifiés de « règles d’or », pour l’exécution du budget. Ces règles visent notamment à « accélérer l’assainissement des dépenses de fonctionnement de l’État, notamment par la rationalisation de toutes les subventions, quels que soient les secteurs ». Une autre priorité est de « cibler les investissements productifs à fort impact social et à effet rapide sur la croissance ». Enfin, la troisième règle est d’«intégrer la discipline budgétaire par le respect de la loi des finances en supprimant les dépenses hors budget pour ne pas entamer nos capacités de mobilisation des ressources », a indiqué le numéro 2 du gouvernement.

Barro Chambrier a également annoncé la mise en place immédiate d’une cellule dédiée à la capitalisation des acquis de l’Expo Osaka 2025. « Je propose la mise en place immédiate d’une cellule de capitalisation Expo Osaka 2025 ». Cette initiative vise à tirer pleinement parti des expériences et opportunités issues de cet événement international, afin de renforcer l’efficacité des politiques publiques et des projets d’investissement.

Le conseil interministériel a permis de clarifier les priorités pour l’année à venir, en mettant l’accent sur la discipline financière, l’efficacité des dépenses et l’impact social des investissements, dans le cadre de la préparation du budget 2026.

Élections sénatoriales 2025 : prestation de serment des commissions locales prévue le 18 octobre

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Dans le cadre des préparatifs des élections sénatoriales fixées aux 8 et 29 novembre 2025, la Cour constitutionnelle recevra, le samedi 18 octobre à partir de 10 heures, la prestation de serment des membres des bureaux des commissions électorales locales.

C’est dans ce sens que le ministre de l’Intérieur, de la sécurité et de la décentralisation Hermann Immongault, également président de la Commission nationale d’organisation et de coordination des élections et du référendum (CNOCER), a invité l’ensemble des membres concernés à se présenter au palais de la Constitution à 9 heures précises. La présence de tous est jugée obligatoire pour le bon déroulement du processus électoral.

Cette étape s’inscrit dans l’application de l’article 18 de la loi organique n° 001/2025 du 19 janvier 2025 portant Code électoral en République Gabonaise, ainsi que du décret n° 0170/PR/MIS du 27 mars 2025 fixant les modalités de cette prestation.

Cour de cassation : Nzamba Massounga et Alaba Fall appellent à une justice exemplaire

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Neuf magistrats nouvellement promus au sein de la Cour de cassation ont été installés le 15 octobre, lors d’une audience solennelle présidée par la Première présidente, Julienne Olga Nzamba Massounga, qui a rappelé aux promus l’importance de leur responsabilité. Cette cérémonie marque une nouvelle étape dans le renforcement de la haute juridiction, garante de la cohérence du droit au Gabon.

Dans son allocution, la Première présidente a tenu à rappeler le rôle fondamental de la Cour de cassation dans l’édifice judiciaire national. « Être magistrat à la Cour de cassation, c’est porter la lourde responsabilité d’assurer l’unité du droit et la protection des citoyens contre l’arbitraire. Cette mission exige de chacun d’entre vous droiture, compétence et humilité », a-t-elle déclaré. Un message fort qui a donné le ton à cette cérémonie placée sous le sceau du devoir et de la rigueur.

Les magistrats sont appelés au devoir d’exemplarité et la rigueur judiciaire.
Les magistrats sont appelés au devoir d’exemplarité et la rigueur judiciaire.

Parmi les magistrats installés figurent Eugène Simanga, François Bouka Mombo et Constantin Ngouali, tous trois désormais présidents de chambre à la Cour de cassation. Leur nomination, issue du dernier Conseil supérieur de la magistrature, symbolise la reconnaissance d’un parcours marqué par la compétence et la fidélité au service public de la justice.

Appel à l’humilité et au devoir

L’intervention du procureur général près la Cour de cassation, Bosco Alaba Fall, a particulièrement retenu l’attention. Dans un ton à la fois ferme et bienveillant, il a exhorté les magistrats à rester fidèles à l’esprit de service public et à ne jamais considérer leur promotion comme une fin en soi. « Les nouvelles fonctions ne doivent pas être perçues comme un aboutissement personnel, mais comme un engagement renouvelé au service de la justice et du peuple », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « Continuez à apprendre auprès des anciens, car la sagesse s’acquiert dans la patience et l’écoute ».

Ce message, empreint d’humilité et de réalisme, sonne comme un rappel aux valeurs essentielles de la magistrature : le devoir, la mesure et la loyauté à l’égard de la justice. Un discours que plusieurs ont interprété comme une invitation à renforcer la rigueur au sein des juridictions, à l’heure où la crédibilité de la justice constitue un pilier central de la transition en cours.

Pour leur part, les magistrats installés ont pris l’engagement de poursuivre la mission de la Cour de cassation avec intégrité et dévouement, contribuant ainsi à garantir l’unité du droit et la stabilité de l’institution judiciaire au Gabon.

Scrutins annulés : Ntoum, Moabi et Rennes votent ce samedi

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Les électeurs de Ntoum, Moabi et de la diaspora (Rennes) sont appelés à voter ce samedi 18 octobre. Le ministère de l’Intérieur a confirmé cette date pour ce scrutin de rattrapage, décidé suite aux dysfonctionnements et aux irrégularités de septembre dernier.

La reprise des élections locales (tour unique) concerne le 1er arrondissement de la commune de Ntoum dans la province de l’Estuaire, ainsi que la commune de Moabi dans la Nyanga.

Concernant l’élection des députés, le 1er tour est organisé dans le 1er arrondissement de Ntoum et à Moabi. Un 2nd tour se tiendra également à l’étranger, au centre de vote de Rennes, en France, pour le siège unique de la zone Amérique/Asie/Europe.

Le vote au 1er arrondissement de Ntoum sera particulièrement scruté. C’est là que la ministre d’État Carmélia Ntoutoume Leclercq est candidate pour le compte du Parti démocratique gabonais (PDG), ancienne formation au pouvoir. Alors que le nouveau parti dominant, l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB), a déjà conforté sa majorité absolue à l’Assemblée nationale, ce scrutin revêt une importance symbolique.

Il s’agit en effet d’évaluer la nouvelle place du PDG, d’autant plus que plusieurs de ses grandes figures ont été mises en difficulté dans leurs circonscriptions lors des votes précédents. Le résultat de cette élection permettra de confirmer ou d’infirmer la tendance politique à l’échelle locale.

Le ministère rappelle solennellement que les bureaux de vote seront ouverts de 7h00 à 18h00. Les autorités appellent les électeurs au civisme et soulignent que toutes les mesures sont prises pour assurer le bon déroulement et la régularité de ce scrutin de rattrapage.

Enquête nationale de satisfaction : le ministère de l’Économie évalue la qualité des services de l’ANUTTC

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Le ministère de l’Economie, des finances, de la dette et des participations, chargé de la lutte contre la vie chère, à travers la Direction générale du contrôle budgétaire et financier (DGCBF), a lancé, le 15 octobre dernier, une enquête nationale de satisfaction auprès des usagers de l’Agence nationale de l’urbanisme, des travaux topographiques et du cadastre (ANUTTC).

Inscrite dans une démarche de transparence et de responsabilité publique, cette initiative vise à évaluer la qualité des services publics et la gouvernance de l’ANUTTC, dans le respect des lois encadrant la bonne gestion des finances publiques. Le communiqué du ministère précise à ce sujet « recueillir vos avis sur la qualité des services rendus et sur la gouvernance de l’ANUTTC, afin de renforcer la transparence, l’efficacité et la redevabilité de l’action publique ».

Cette démarche s’inscrit dans le cadre des réformes prônées par le gouvernement pour améliorer la gestion administrative et financière du pays. «Les lois n°020/2014, n°021/2014 et n°041/2020», relatives respectivement à «la transparence budgétaire, à la bonne gouvernance et à la lutte contre la corruption», servent de socle juridique à cette opération, souligne le communiqué. Aussi, soucieuse de la confidentialité des participants, la DGCBF assure que les données collectées seront protégées et utilisées uniquement à des fins d’évaluation institutionnelle.

Par ailleurs, les citoyens peuvent participer à cette enquête en scannant le QR code officiel ou en remplissant le formulaire disponible sur https://okanisurvey.com, en renseignant une adresse e-mail valide. A travers cette initiative, le ministère entend impliquer les citoyens dans l’amélioration du service public et renforcer la confiance entre l’administration et les usagers.

Skateboard : La FEGAROS nomme le pionnier Gustelly Sanghanyh à la présidence du Comité technique

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La Fédération gabonaise de roller sports (FEGAROS) a porté à la tête de son Comité technique de Skateboard, Gustelly Sanghanyh, l’une des figures les plus respectées et influentes de la discipline au Gabon. Cette nomination stratégique est unanimement saluée comme un tournant décisif vers l’excellence et la structuration, la FEGAROS misant sur le leader historique pour propulser le skateboard national au plus haut niveau.

Gustelly Sanghanyh, né en 1991, est bien plus qu’un simple responsable ; il est le fondateur de la scène skate gabonaise. Skateur passionné depuis 2006, il a posé les premières pierres en créant Killer’s Skate (2009), la première association de skateboarders du pays, une initiative née à Port-Gentil qui a transformé un simple divertissement en un véritable sport. Concernant ses activités professionnelles, il est actuellement responsable audiovisuel à l’Agence gabonaise pour la sécurité alimentaire (Agasa).

Gustelly Sanghanyh, le pionnier du skate gabonais, en plein trick. L'énergie et la passion au service de la discipline.
Gustelly Sanghanyh, le pionnier du skate gabonais, en plein trick. L’énergie et la passion au service de la discipline.

Son parcours est un témoignage éclatant de son dévouement : non seulement il est un professionnel accompli dans la logistique et la gestion de projets, mais il jouit d’une reconnaissance internationale comme Skateboarding development manager au sein de la World skate et représentant officiel des Christian skaters Africa au Gabon.

Gustelly Sanghanyh, nouveau président du comité technique de Skateboard (gauche) ici avec le président du Comité olympique gabonais, Crésant Pambo
Gustelly Sanghanyh, nouveau président du comité technique de Skateboard (gauche) ici avec le président du Comité olympique gabonais, Crésant Pambo.

L’expertise de Sanghanyh est légendaire : il a brillé par ses succès précoces au Ghana (victoire de la première compétition nationale en 2016), et il est l’architecte principal des développements récents au Gabon. Son leadership a été déterminant dans l’organisation d’événements majeurs comme le FISE District Libreville, la concrétisation du tout premier skatepark du pays à la Baie des rois (août 2023), et la tenue de la première compétition officielle de skateboard gabonais (Skate241 en mars 2024).

Gustelly Sanghanyh, Président fondateur du Killer’s Skate(accroupi en rouge) et les membres de l’association durant le FISE District Libreville (2023).
Gustelly Sanghanyh, Président fondateur du Killer’s Skate(accroupi en rouge) et les membres de l’association durant le FISE District Libreville (2023).

La FEGAROS se dit « impatiente de travailler main dans la main » avec cette personnalité inspirante dont la « passion et l’expertise constituent un atout majeur » pour encadrer, structurer et faire rayonner le skateboard. Cette nomination est le symbole d’un nouvel élan, prometteur d’une ère de professionnalisation et de succès pour la discipline au Gabon.

« Ensemble, faisons avancer la discipline ! », ce cri de ralliement donne le ton d’un futur où le skateboard gabonais est assuré d’être mené par son plus ardent et compétent défenseur.