Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Augustin Emane, a présidé une série d’audiences solennelles marquant l’installation de nouveaux magistrats et la prestation de serment de greffiers à Franceville. Ce déploiement, conforme aux directives du dernier Conseil supérieur de la magistrature (CSM), ouvre officiellement l’année judiciaire 2026-2027 dans la province du Haut-Ogooué.

C’est un signal fort envoyé au monde judiciaire et aux justiciables de l’intérieur du pays. Le vendredi 23 octobre 2026, le Palais de justice de Franceville a servi de théâtre pour des rituels républicains. Devant un parterre prestigieux réunissant les plus hautes autorités judiciaires, administratives, civiles et militaires de la région, le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Augustin Emane, a rehaussé de sa présence ces cérémonies d’installation et de prestation de serment. Un événement d’envergure qui concrétise les mutations décidées lors du dernier Conseil supérieur de la magistrature (CSM).
Un second souffle pour la Cour d’appel judiciaire
La première étape de cette journée solennelle s’est jouée au sein de la Cour d’appel judiciaire de Franceville. Au cours d’une audience empreinte de gravité, présidée par le premier président Jérôme Otolosouba, cinq avocats généraux et cinq magistrats du siège ont officiellement pris possession de leurs charges.


Ces nominations ne relèvent pas du simple mouvement de routine, elles répondent à un impératif de renforcement des capacités opérationnelles des juridictions locales. Forts d’une solide expérience acquise dans différents tribunaux de la République, ces magistrats chevronnés ont pour mission d’insuffler une nouvelle dynamique de célérité et de rigueur au sein de cette instance d’appel, souvent engorgée par le flux des dossiers.
Transition managériale au Tribunal de première instance
Le curseur de la solennité s’est ensuite déplacé vers le Tribunal de première instance de Franceville, théâtre d’une transition managériale majeure. L’audience a été marquée par l’installation officielle de Christelle Emerence Mfoudou, promue à la présidence de cette juridiction stratégique. Pour l’épauler dans sa tâche, trois procureurs adjoints et une substitut adjointe ont également été investis dans leurs fonctions administratives et judiciaires.
Accueillant cette délégation ministérielle avec enthousiasme, Belline Ongouori Lekogo, procureur de la République près ledit tribunal, a salué le déplacement du garde des Sceaux. Pour le chef du parquet, la présence physique du membre du gouvernement à Franceville est le témoignage éloquent de l’attention prioritaire accordée par l’exécutif à la modernisation et à la décentralisation de l’institution judiciaire.
Cap sur la transparence et l’équité pour 2026-2027
Prenant la parole face aux promus, Belline Ongouori Lekogo a prononcé une allocution aux accents de feuille de route. Rappelant la lourde responsabilité qui pèse désormais sur leurs épaules, le procureur de la République les a exhortés à l’exemplarité absolue, à la rigueur morale et à une transparence totale. Dans un contexte national où la confiance du citoyen envers son système judiciaire demeure un défi permanent, l’accent a été mis sur le respect scrupuleux des procédures et la quête inflexible de la vérité factuelle.
Au-delà des symboles, ces cérémonies d’apparat dessinent les contours de l’action publique pour l’année judiciaire 2026-2027 dans la province. L’objectif partagé reste clair : rapprocher la justice du justiciable haut-ogovéen, tout en garantissant un arbitrage plus efficace, plus humain et résolument équitable.












