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    AccueilActualitéPolitique« La maison Gabon prend l’eau », alerte Bilie-By-Nze lors de ses vœux à la nation

    « La maison Gabon prend l’eau », alerte Bilie-By-Nze lors de ses vœux à la nation

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    Le passage à l’an 2026 n’a pas adouci le ton de l’opposition gabonaise. Dans une allocution solennelle prononcée le 1er janvier, Alain-Claude Bilie-By-Nze, président du parti Ensemble pour le Gabon, a transformé la traditionnelle présentation des vœux en un bilan frontal contre le régime actuel. Deux ans et demi après le coup de force d’août 2023, l’ancien Premier ministre dresse le portrait d’un pays plongé dans la « désillusion » et dénonce ce qu’il qualifie de « République des copains, coquins et consanguins ».

    L’opposant a débuté son propos en rappelant l’immense espoir suscité par le changement de régime. « L’espoir a laissé place à la désillusion et le peuple n’y croit plus », a-t-il affirmé d’entrée de jeu. Selon lui, les promesses de restauration des institutions et de fin du clientélisme se sont fracassées sur la réalité d’un pouvoir solitaire. « La volonté du général s’est imposée comme la volonté générale et elle prévaut désormais sur la loi », a-t-il martelé pour souligner une dérive autoritaire.

    Il fustige une gestion qu’il résume par le terme de « bricolage », affirmant que le droit a été remplacé par de petits arrangements politiciens au détriment de l’intérêt général. « Bricoler, ce n’est pas gouverner ; bricoler, c’est improviser », a-t-il asséné pour disqualifier la méthode de l’exécutif. Pour le leader d’Ensemble pour le Gabon, cette approche fragilise les fondements mêmes du pays. « Les institutions fonctionnent désormais dans une forme d’exception permanente, dans un clair-obscur constitutionnel fait d’arrangements politiciens », a-t-il déploré.

    Une dérive institutionnelle et financière pointée du doigt

    Le constat économique est tout aussi sombre. Alain-Claude Bilie-By-Nze pointe une dérive inquiétante des finances publiques, révélant que la dette nationale aurait atteint 8 600 milliards de francs CFA à la fin de l’année 2025. « On nous annonce avoir remboursé 3 000 milliards de dettes alors que la dette est passée à 8 600 milliards, soit 4 600 milliards empruntés en deux ans », a-t-il fustigé. Parallèlement, il dénonce une pression fiscale étouffante sur les ménages, tandis que le coût de la vie asphyxie les foyers. « L’impunité s’est installée au sommet de l’État », a-t-il ajouté pour lier la crise économique à l’absence de redevabilité.

    Sur le plan social et sécuritaire, l’homme politique s’est fait l’écho des angoisses de la population face aux crimes rituels et à l’insécurité. « Comment demander à un peuple de croire encore quand il a peur pour ses enfants ? », s’est-il interrogé avec gravité. Pour lui, la gestion actuelle manque de profondeur historique et de sérieux. « Bâtir une nation, ce n’est pas confondre action et gesticulation », a-t-il tonné en conclusion de son analyse sociétale.

    L’ancien Premier ministre n’a pas non plus épargné le bilan judiciaire de la transition, qualifiant les récents grands procès, Bongo Valentin et Young team, de « simulacres ». Pour sortir de cette impasse, il appelle à un « réveil collectif » et demande aux Gabonais de ne pas accepter leur sort sans réagir. « Ils veulent nous inculquer une mentalité d’esclave, mais la désillusion n’est pas la résignation », a-t-il conclu pour appeler au sursaut national.

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