Le monde entier bruisse de condamnations contre l’Afrique du Sud et accuse la nation arc en ciel de xénophobie. Les citoyens africains sont particulièrement virulents dans ce bruitage, arguant du fait que lorsque l’Apartheid dominait encore l’Afrique du Sud, tous les africains se sont mobilisés et se sont sacrifiés, certains y ont perdu leur vie afin de mettre fin à l’Apartheid.
Ah bon ? Tous les Africains, vraiment ?
Toutefois, la question qui se pose est de savoir si le pays de Madiba est réellement xénophobe comme on le prétend.
C’est ce que nous allons analyser en faisant parler les faits.
Personnellement, j’ai découvert l’existence de l’Apartheid non pas dans les livres sur les bancs de l’école malheureusement, ni non plus par des marches de protestation des peuples africains contre l’Apartheid, mais grâce à une jeune femme de 20 ans divinement belle et qui chantait magnifiquement bien. Il s’agit de Myriam Makeba que la télévision présentait alors comme l’impératrice de la chanson africaine, sans jamais faire allusion à son combat contre l’Apartheid. Hélas !
![[Tribune libre] Que se passe-t-il en Afrique du Sud 1 Miriam Makeba, surnommée "Mama Africa". Exilée d’Afrique du Sud en 1960 après avoir dénoncé l’apartheid, elle a utilisé sa musique pour porter la voix des opprimés à travers le monde.](https://gabonclic.info/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-10-at-19.17.49-576x1024.jpeg)
C’est la première personne que j’ai vu parler de la colonisation en Afrique du Sud et des souffrances que subissaient les Noirs Sud africains du fait de l’oppression institutionnalisée comme mode de gouvernance par le régime blanc de l’Apartheid. Nous étions dans les années 80 et j’étais adolescente.
En cherchant à mieux connaitre la fascinante Myriam Makeba, j’ai découvert ses propres souffrances à elle dues à son impossibilité de retourner chez elle en Afrique du Sud, parce que les tenants de l’Apartheid en avaient fait une apatride. Elle a donc voué sa vie à faire connaitre au monde entier les malheurs que vivait son peuple, les Noirs sud africains. Elle a eu une vie très difficile, presque tragique à cause de l’Apartheid.
A cette époque, ni à aucune autre d’ailleurs, aucun peuple africain de l’Afrique centrale ne s’est jamais mobilisé contre l’Apartheid.
Il faut savoir que la colonisation de l’Afrique du Sud a commencé en 1652 et n’a pris fin qu’en 1991. Les Noirs sud africains ont donc été colonisés pendant 4 siècles. Ils se sont battus contre leurs différents colonisateurs (il y en avait beaucoup) de génération en génération.
A quel moment les autres Africains hors de l’Afrique du sud ont-ils pris conscience de l’existence de l’Apartheid en Afrique du Sud ? D’autant qu’eux mêmes étaient également colonisés à la même période.
En dehors de l’Afrique australe et de tous les pays du sud de l’Afrique, la prise de conscience par le reste de l’Afrique de l’existence de l’Apartheid s’est faite progressivement. D’abord par les esprits éveillés comme Kwame Nkrumah et Hailé Sélassié notamment, qui savaient lire l’horizon et qui ont vite compris. Mais les peuples africains du centre, eux, n’ont pris conscience de l’existence de l’Apartheid que très très très tardivement.
Les relations entre l’ANC et des pays africains reposent sur l’Ubuntu, le Botho et l’Obagame
Ce sont des concepts philosophiques et éthiques issus des traditions zoulou, xhosa sesotho et fang. Ils se traduisent littéralement par l’humanité envers les autres, et se résument par l’adage : « Je suis ce que je suis grâce à ce que nous sommes tous ». Cela rejoint parfaitement la tradition fang d’Obagame, certes perdue de nos jours chez les Fang du Gabon, mais qui considère que c’est la communauté à laquelle un individu appartient qui lui donne de la force , et à son tour l’individu renforce la communauté par son comportement positif, de telle sorte que l’individu n’est rien sans sa communauté.
Le terme Ubuntu se décompose en ubu- (l’état d’être) et -ntu (la personne humaine). Il repose sur le principe fondamental de l’interdépendance humaine : l’individu ne se définit pas par ses possessions ou sa solitude, mais par ses relations avec sa communauté, exactement comme l’Obagame perdu des Fang du Gabon, hélas ! Et heureusement conservé au Cameroun, en Guinée Equatoriale, et au Congo Brazaville.
La dévise centrale de Ubutu et de Botho est parfaitement illustrée par le proverbe sud-africain qui dit « Umuntu ngumuntu ngabantu », ce qui signifie « Une personne n’est une personne qu’à travers les autres personnes », exactement comme l’Obagame.
Quant à Botho , ce terme désigne la dignité, le respect d’autrui, le civisme et le développement du caractère moral inhérent à chaque individu.
Ces philosophies Ubutu Botho et Obagame guident les interactions et les structures sociales des peuples africains dont elles sont la valeur à plusieurs niveaux. Parmi les valeurs incarnées, on retrouve :
Le partage et l’entraide : L’esprit de solidarité où la réussite ou le malheur d’un individu sont partagés par toute la communauté parce que toute la communauté a contribué à sa réussite.
La compassion : L’accueil, l’hospitalité et la disponibilité envers autrui quelque soit les circonstances.
Le respect : Valoriser la dignité de chacun et maintenir l’harmonie sociale. Exactement comme la société fang qui reposait sur l’équilibre et l’harmonie
La bienveillance. Contribuer au bien de l’autre sans attendre de contrepartie.
Toutes ces notions philosophiques ont été conçues de telle sorte que les douleurs africaines ne soient pas des douleurs lointaines pour un africain, comme l’Apartheid en Afrique de sud ou la lutte contre la néocolonisation française et l’impérialisme occidentale par l’AES.
Pourtant les Noirs sud africains se sont battus seuls pendant longtemps sans le moindre apport de l’Afrique centrale, tout comme l’AES se bat toute seule actuellement sans le moindre apport de l’Afrique centrale. Pourquoi les africains n’entourent ils pas l’AES de l’Ubuntu, du Botho et de l’Obagame ?
Heureusement, l’Ubuntu, le Botho et l’Obangame vont être activés pour protéger Myriam Makeba après des années d’errance. Beaucoup de pays africains vont lui donner la nationalité. C’est le cas du Soudan, de la Tanzanie, de Cuba, de l’Algérie, du Ghana, du Nigéria et bien sûr de la Guinée de Sékou Touré qui va aller beaucoup plus loin en lui donnant la nationalité et les terres pour s’y établir. La maison de Myriam Makeba existe toujours en Guinée Conakry.
C’est le combat de Myriam Makeba qui a ouvert les yeux à beaucoup d’africains sur ce que subissaient les Noirs sous l’Apartheid en Afrique du sud.
A partir de là, en application de l’Ubuntu, du Botho et l’Obangame, certains pays africains qui avaient le courage de braver l’Ordre occidental et Israël (il faut bien se rappeler que l’Ordre occidental et Israël sont parmi les artisans et les fervents soutiens de l’Apartheid) ont décidé d’aider leurs frères Noirs sud Africains à combattre l’Apartheid .Advienne que pourra !
Il y a d’abord eu ce que l’on a appelé les Frontline States composés de tous les Etats limitrophes de l’Afrique du sud : l’Angola, le Botswana, la Zambie, le Mozambique, le Zimbabwé, le Lesotho, Eswatini, la Tanzanie. Les soutiens de toujours de l’ANC, des soutiens inébranlables.
Leur rôle était de coordonner la pression sur le gouvernement de l’Apartheid, de recueillir les victimes et les exilés et de renforcer les combattants anti apartheid de telle sorte qu’ils pouvaient se réfugier dans ces pays pour mieux retourner au combat. Ces pays et leur peuple ont payé le prix fort pour leur soutien à leurs frères combattants anti apartheid. Le régime de l’Apartheid leur larguait des bombes quotidiennement pour detruire leurs infrastructures, mais ça ne les a jamais décourager dans leur soutien à leurs frères Noirs Sud africains. L’exploit de ces pays est vraiment à souligner, aucun d’entre eux n’avait de gros moyens et certains n’étaient même pas encore indépendants et d’autres venaient juste de l’être, ils faisaient face à plus fort qu’eux, mais ils étaient habités par l’Ubuntu, le Botho et l’Obangame. Que c’est beau !
Il n’y avait pas que les frontline states, il y avait aussi des Etats africains non limitrophes comme le Nigéria, L’Éthiopie, la Libye, l’Algérie, le Maroc, la Tunisie, le Ghana, le Kenya, le Mali, le Burkina Faso, le Sénégal, le Libéria, la Somalie, la Guinée Conakry et l’Egypte.
Tels sont les pays africains qui ont soutenu le combat de l’ANC contre l’Apartheid.
Quel est l’apport réel de ces pays dans la lutte anti Apartheid ?
C’est ce que nous allons voir.
En 1962, notre très regretté et bien aimé et inoubliable Majesté Impériale, le Négus Négast Haïlé Sélassié 1er a accueilli Nelson Mandela à Addis-Abeba, lui a fourni un passeport éthiopien au nom de David Mutsay pour qu’il puisse voyager. Le Négus a mis son armée à sa disposition, l’armée éthiopienne a dispensé à Mandela une formation à la guérilla, au maniement des armes et à un entraînement d’auto défense pour la branche armée de l’ANC créée par Nelson Mandela : Umkhonto we Sizwe qui signifie en zoulou le fer de lance de la Nation.
Pour commémorer ce lien particulier avec Mandela, un musée mémorial Nelson Mandela a été inauguré en Éthiopie, situé sur le site même où Madiba s’entraînait.
La Libye et Nelson Mandela ont été marquées par une alliance étroite et une profonde gratitude de Mandela envers Kadhafi. Durant les années les plus sombres de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud, le colonel Mouammar Kadhafi a été l’un des rares dirigeants internationaux à fournir un soutien financier et militaire vital à l’ANC (Congrès national africain).
Une fois libéré et devenu président, Mandela a farouchement défendu cette amitié malgré les critiques et les pressions des puissances occidentales, notamment des États-Unis.
Lors d’une visite officielle à Tripoli en 1997, il a publiquement rappelé que le peuple libyen avait « partagé les tranchées » avec les Sud-Africains dans leur combat pour la liberté.
Mandela a également joué un rôle diplomatique crucial sur la scène internationale pour la Libye. En 1999, il a négocié avec succès un accord permettant aux deux suspects libyens de l’attentat de Lockerbie d’être jugés par un tribunal indépendant et a obtenu qu’ils soient jugés par un tribunal écossais délocalisé aux Pays-Bas. Il a par la suite soutenu la libération pour raisons médicales de l’un d’eux, Abdelbaset al-Megrahi, en 2009.
L’Algérie et Nelson Mandela partagent un lien historique profond, symbolisé par la célèbre citation de Mandela : « C’est l’Algérie qui a fait de moi un homme ». En 1962, Mandela a suivi un entraînement militaire dans les bases du Front de Libération Nationale (FLN). Le FLN algérien a fourni des armes, des fonds et une formation militaire à Mandela pour la branche armée de l’ANC, Umkhonto we Sizwe.
![[Tribune libre] Que se passe-t-il en Afrique du Sud 2 Nelson Mandela, premier président noir d’Afrique du Sud. Emprisonné 27 ans pour son combat contre l’apartheid, il a conduit le pays vers la démocratie en 1994.](https://gabonclic.info/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-10-at-19.19.51-576x1024.jpeg)
Pour la diplomatie, l’ANC avait également officiellement ouvert des Bureaux à Alger.
L’Algérie a été le premier pays que Mandela a visité après sa libération en 1990. Il considérait l’Algérie comme sa seconde patrie. Et l’Algérie a baptisé l’un de ses plus grands complexes sportifs à Alger, le Stade Nelson-Mandela.
Le Maroc a joué un rôle important dans la lutte de Mandela. Entre 1960 et 1962, le royaume marocain a servi de base arrière et de point de passage pour les combattants de la liberté de l’ANC. Les autorités marocaines, sous le règne du Roi Mohammed V puis de Hassan II, ont apporté une aide logistique et financière à Mandela qui a notamment résidé dans des fermes marocaines durant cette période. Un soutien dont Mandela s’est officiellement souvenu et qu’il a publiquement salué en 1995.
En mars 1962, Nelson Mandela s’est rendu à Tunis pour rencontrer le président tunisien Habib Bourguiba qui l’a chaleureusement accueilli, lui a prodigué des conseils tactiques et lui a fourni une aide en armes. En reconnaissance, l’Institut Mandela a décerné à titre posthume le prestigieux Prix Mandela du Combattant Suprême à Habib Bourguiba en 2017.
Le 12 février 1962, Nelson Mandela s’est rendu au Caire pour obtenir un soutien logistique et militaire. Il y a reçu l’aide du président égyptien Gamal Abdel Nasser. L’Égypte lui a également fourni des formations militaires pour l’aile armée de l’ANC Umkhonto we Sizwe.
En octobre 1997, après la fin de l’apartheid et son accession à la présidence sud-africaine, l’Égypte a décerné à Nelson Mandela la prestigieuse médaille de l’Ordre du Nil.
Le Burkina Faso a entretenu un lien historique et profond avec Nelson Mandela dans le cadre de sa lutte contre l’apartheid, sous l’impulsion du président Thomas Sankara qui considérait l’icône sud-africaine comme une source d’inspiration absolue. Ce soutien s’est traduit par des actes politiques forts. Lors de la révolution d’août 1984, quand la Haute-Volta a été renommée Burkina Faso, les tout premiers passeports du pays ont été délivrés aux noms de Nelson et de Winnie Mandela.
En 1986, Thomas Sankara a prononcé des discours célèbres qualifiant l’apartheid de «cancer qu’il faut exterminer » et affirmant que Mandela, bien qu’en prison, était « mille fois plus libre » que ceux qui vivaient dans la soumission.
Le Burkina Faso a activement soutenu les mouvements de libération, accueillant notamment des réunions stratégiques du Comité anti-apartheid Bambaataa à Ouagadougou en octobre 1987.
Les liens entre le Mali et Nelson Mandela sont historiques et étroits. Dès avril 1962, alors qu’il cherchait des soutiens pour la lutte armée de l’ANC, Mandela a séjourné au Grand Hôtel de Bamako et a obtenu l’aide du ministre malien de l’Intérieur Madeira Keita.
Dès les années 1960, le président Léopold Sédar Senghor a apporté un soutien à l’ANC en fournissant des passeports et des documents de voyage à Mandela et à d’autres militants de l’ANC pour leur permettre de voyager à travers l’Afrique et d’obtenir des soutiens.
Lorsque Mandela fut libéré en février 1990, il a effectué une visite officielle de trois jours à Dakar (les 7, 8 et 9 novembre 1991) pour exprimer sa gratitude au président Abdou Diouf et à l’ensemble du peuple sénégalais .
En mars 2022, le plus grand pont du pays, le pont de Foundiougne est officiellement baptisé Pont Nelson-Mandela.
Les liens entre le Ghana et Nelson Mandela ont été profondément historiques et stratégiques. Le Ghana dirigé par Kwame Nkrumah a soutenu l’ANC dés son arrivée au pouvoir et a accueilli Mandela à Accra en 1962. Mandela cherchait un appui militaire et financier pour la lutte contre l’apartheid.
Les liens entre le Nigeria et Nelson Mandela sont profonds et historiques. Le Nigeria a été l’un des plus fervents soutiens de la lutte anti-apartheid, offrant un refuge à Mandela en 1962 et fournissant une aide financière massive et des bourses à l’ANC. Dès sa libération en 1990, Mandela s’est rendu à Lagos pour exprimer sa gratitude.
En avril 1962, Nelson Mandela s’est rendu à Monrovia au Liberia. Il y a rencontré le président libérien William V.S. Tubman, qui lui a fourni des fonds et un soutien logistique pour soutenir la lutte armée de l’ANC.
D’autre part, dès 1960, le Liberia et l’Éthiopie ont initié une procédure historique contre l’Afrique du Sud devant la Cour Internationale de Justice pour mettre fin à l’occupation illégale de la Namibie et au système d’apartheid.
Dans les années 1961-1962 Nelson Mandela a séjourné en Guinée Conakry en compagnie de Govan Mbeki (le père de Thabo Mbeki) et de nombreux membres influents de la lutte contre l’apartheid. Ils ont séjourné dans le camp militaire de Kémé Bourama, situé dans la capitale des agrumes, dans la préfecture de Kindia à 135 km de Conakry. C’est dans ce camp militaire que Nelson Mandela et les siens ont appris le maniement des armes, et sa formation militaire pour se défendre contre l’Apartheid en Afrique du sud.
![[Tribune libre] Que se passe-t-il en Afrique du Sud 3 Desmond Tutu, archevêque anglican et militant anti-apartheid. Prix Nobel de la Paix 1984, il a présidé la Commission Vérité et Réconciliation pour panser les blessures du pays.](https://gabonclic.info/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-10-at-19.23.39-576x1024.jpeg)
La Somalie a soutenu l’ANC de Nelson Mandela dans les années 1970 et 1980, en lui offrant son aide ainsi qu’aux militants luttant pour l’égalité en Afrique du Sud.
Le Kenya a commencé à aider l’ANC avant même d’obtenir sa propre indépendance à lui. Le Kenya a également a servi de base de formation pour les combattants de la liberté sud-africains, qui s’inspiraient de la révolte des Mau Mau. Nelson Mandela a reconnu à quel point la lutte de libération des Mau Mau au Kenya contre le pouvoir colonial britannique était une source d’inspiration pour le peuple sud-africain.
Durant la guerre civile angolaise et la guerre de frontière, le gouvernement angolais et l’ANC ont combattu aux côtés de Cuba contre les rebelles de l’UNITA qui était un allié du régime de l’apartheid. Ces victoires militaires en Angola ont contribué à affaiblir le régime de l’apartheid sud-africain.
Donc sur près de 53 pays africains, 24 pays ont aidé l’ANC à combattre l’Apartheid, et aucun pays de l’Afrique centrale n’en fait partie, et pourtant parmi ceux qui bruissent il y a des citoyens de l’Afrique centrale.
En dehors de ces actions de soutien financier et logistique, les pays africains sont à l’origine de l’embargo et des sanctions imposés au régime de l’Apartheid. Qui sont ces pays ?
Les pays africains qui ont joué un rôle moteur pour imposer l’embargo et les sanctions contre l’Afrique du Sud sont principalement les frontline states : la Zambie, le Zimbabwe, la Tanzanie et le Botswana, etc aux côtés du Nigeria et du Ghana. Ces deux pays sont mêmes allés plus loin en mettant en place des interdictions d’accès à leur espace aérien et des restrictions pour isoler l’Afrique du Sud. Le Ghana a également subordonné toute relation aux déclarations explicites de ses visiteurs contre la ségrégation en Afrique du Sud.
Il y a aussi les pays Africains qui ont saboté l’embargo et les sanctions contre l’Apartheid en Afrique du sud. Je ne veux pas les citer parce que c’est trop honteux. Et, étonnamment, ce sont les ressortissants de ces pays qui sont les plus virulents contre la nation arc en ciel et qui insultent même un homme d’envergure comme Son excellence Cyril Ramaphosa.
A suivre
Maître OYANE ONDO Paulette
Avocate au Barreau du Gabon

Maitre OYANE ONDO PAULETTE
Thanks for once again demonstrating your deep knowledge of African history.