La 6ᵉ législature du Sénat gabonais a officiellement pris son envol ce 24 décembre. Lors de la passation de charges avec sa prédécesseure Paulette Missambo, la nouvelle présidente, Huguette Awori Onanga, a tracé une feuille de route claire : transformer l’institution en un véritable moteur du développement local.
L’événement, organisé au siège provisoire de l’institution, a marqué une étape clé du calendrier républicain. Au-delà du protocole, c’est un discours de rupture et d’engagement qu’a délivré Huguette Yvonne Nyana Ekoume, épouse Awori Onanga. Portée par les attentes pressantes des populations rurales, elle a placé la proximité au cœur de son action.
« Les attentes de nos populations sont nombreuses, notamment celles de l’arrière-pays. Le Sénat, en tant que représentant des territoires, doit tout mettre en œuvre pour que l’autonomie locale devienne une réalité concrète », a martelé la nouvelle présidente. Par ce positionnement, elle entend réduire la distance entre les centres de décision et les réalités du terrain.

Un relais entre l’État et les collectivités
Face à ses collègues sénateurs, la présidente a plaidé pour une synergie accrue avec l’exécutif. Selon elle, l’amélioration des conditions de vie des Gabonais repose sur une implication active des élus dans le suivi des grands projets nationaux. Ce rôle de « courroie de transmission » renforce la mission constitutionnelle du Sénat comme protecteur des collectivités locales.
De son côté, Paulette Missambo a profité de cette tribune pour dresser un bilan de sa mandature, citant les avancées législatives sur la diplomatie parlementaire et les réformes territoriales. Elle a également salué la portée symbolique de cette passation, se réjouissant de voir une autre femme reprendre le flambeau à la tête de la haute chambre.
Continuité et responsabilité
Huguette Awori Onanga a conclu son intervention en réaffirmant son respect pour la continuité de l’État. Loin de toute logique de rupture brutale ou de règlements de comptes, elle s’est engagée à parachever les chantiers en cours, notamment le transfert effectif des compétences vers les provinces. Un appel à la rigueur et au dévouement a également été lancé à l’endroit du personnel administratif pour accompagner cette nouvelle impulsion.
In fine, le ton est donné : cette 6ᵉ législature veut être celle des résultats. Si l’ambition affichée par la nouvelle présidente suscite l’espoir dans les territoires, le défi reste désormais de traduire ces orientations en réformes palpables pour le quotidien des populations.



