Le ministre de la Mer, de la Pêche et de l’économie bleue, Aimé Martial Massamba, a réuni ce lundi 12 janvier 2026 les membres de son cabinet ainsi que les services techniques pour une séance de travail décisive. Cette rencontre intervient dans un climat de tension, marquée par l’attaque pirate d’un navire gabonais et l’imminence du Comité ministériel de pilotage prévu le 15 janvier.
L’ordre du jour a d’abord été dominé par l’acte de piraterie subi par un navire de la société IB Fish dans la nuit du 10 au 11 janvier, alors qu’il opérait au large d’Ekwata. Cet incident rappelle la fragilité de la sûreté dans nos eaux territoriales. Face à cette menace, le ministre a d’ores et déjà engagé une réflexion sur la création d’une brigade mixte d’intervention rapide, précisant que l’objectif est de « renforcer la surveillance maritime » tout en parvenant à « protéger les activités de pêche » de manière pérenne. Dans cette même dynamique de reprise en main, il a plaidé pour un durcissement des mesures réglementaires visant les mouvements des navires et l’encadrement des marins.
Le second volet de la réunion s’est concentré sur les préparatifs du Comité ministériel de pilotage, lequel sera placé sous la présidence du Vice-président du Gouvernement. Trois dossiers stratégiques attendent les autorités, à commencer par la dénonciation de l’accord de pêche avec l’Union européenne. Les discussions porteront également sur la stratégie de développement de la filière halieutique ainsi que son plan de mise en œuvre. Conscient des enjeux de souveraineté alimentaire, le membre du gouvernement a exigé des dossiers complets, martelant auprès de ses équipes que la situation impose une « rigueur » absolue et une « proactivité dans leur traitement ».
Cette séance de travail a ainsi permis de fixer des orientations claires pour refonder la coopération internationale et structurer la stratégie nationale de la filière. Les services du ministère ont reçu l’instruction de suivre ces dossiers avec diligence, le ministre insistant sur la nécessité d’assurer une « application efficace des directives gouvernementales » pour stabiliser le secteur.
