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    Régab à 600 FCFA : le prix de la survie industrielle

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    Après plus de quinze ans d’une stabilité historique, la Société des boissons rafraîchissantes du Gabon (SOBRAGA) vient de procéder à un réajustement de ses tarifs sur ses formats phares. La bouteille de 65 cl, véritable baromètre de la consommation locale, passe de 500 F à 600 F, tandis que le format 33 cl est désormais fixé à 350 F. Cette décision s’inscrit dans une conjoncture mondiale de crise, marquée par « la hausse durable des matières premières » et une envolée des coûts logistiques qui frappent de plein fouet l’industrie nationale.

    Loin d’évoquer une simple stratégie commerciale, l’entreprise parle d’un « ajustement limité » destiné à préserver l’équilibre de son modèle de production. L’enjeu affiché est de taille : il s’agit de « continuer à produire localement » tout en garantissant la disponibilité des produits sur l’ensemble du territoire, même dans les zones les plus reculées. Dans un pays où chaque variation de prix est scrutée avec inquiétude par les ménages, SOBRAGA justifie cette mesure par la nécessité de « protéger un outil industriel stratégique ». La société souligne l’urgence de maintenir ses investissements afin de « rester compétitive dans un environnement de plus en plus contraignant ».

    Au-delà des chiffres, la question de l’emploi est mise en exergue par l’industriel. Acteur économique de premier plan, SOBRAGA insiste sur la préservation des milliers d’emplois directs et indirects que génère son activité. Face à un chômage qui reste une préoccupation majeure au Gabon, cet argument constitue un pilier de sa communication. L’entreprise rappelle que les prix étaient « restés inchangés depuis près de 16 ans » malgré l’explosion des charges, rendant ce réalignement « inévitable » pour assurer la viabilité de l’outil de production sur le long terme.

    Toutefois, ce nouveau tarif de 600 F pour la célèbre bière nationale tombe dans un contexte social particulièrement attentif au coût de la vie. Si la direction des brasseries met en avant la survie industrielle, cette hausse remet en lumière les fragilités structurelles de l’économie gabonaise. Elle souligne, une fois de plus, la forte dépendance aux facteurs extérieurs et l’immense défi que représente le renforcement d’une base productive locale capable de résister aux turbulences des marchés mondiaux.

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