Réunis ce lundi 5 janvier à l’Hôtel de ville de Libreville, les agents municipaux ont assisté à la traditionnelle cérémonie de présentation des vœux du Maire de la commune, Pierre Matthieu Obame Etoughe. Ce rendez-vous solennel a permis à l’édile de fixer le cap des grandes orientations de l’action municipale pour l’année civile qui débute.
L’intervention a été marquée par l’annonce du lancement effectif de deux chantiers structurants destinés à transformer la gestion urbaine. Le premier volet concerne la dématérialisation des recettes municipales. Selon le calendrier officiel, des tests techniques débuteront dès cette semaine au sein de l’Hôtel de Ville, avant une extension progressive du dispositif à la zone Est du marché de Mont-Bouët. Cette réforme majeure ambitionne de sécuriser la collecte des fonds publics tout en garantissant une traçabilité rigoureuse des flux financiers.

Le second projet phare porte sur la régulation du stationnement en centre-ville. Le système de parking payant entre désormais dans sa phase opérationnelle avec le démarrage imminent des travaux de marquage au sol. À travers cette mesure, la municipalité entend non seulement mieux encadrer l’occupation de l’espace public, mais aussi générer de nouvelles ressources pérennes pour le budget communal.
Sur le front institutionnel, le Maire a profité de cette tribune pour dresser un premier bilan des travaux menés par les deux commissions actuellement à l’œuvre. Dans la foulée, il a annoncé la création prochaine d’une nouvelle instance dédiée à la révision des textes organiques de la mairie. Cette initiative vise à moderniser le cadre réglementaire pour l’adapter aux nouvelles exigences de performance de l’administration municipale.
En filigrane, cette stratégie de l’exécutif municipal répond à un impératif de renforcement de la trésorerie. L’objectif final demeure le financement des projets de développement urbain indispensables au rayonnement de Libreville. L’année 2026 s’ouvre ainsi sous le signe de réformes présentées comme le socle indispensable à la modernisation de la gestion de la capitale gabonaise.
