Le Syndicat national des agents du ministère de l’Intérieur et de la décentralisation (SINAMI) a réaffirmé, ce mardi 13 janvier à Libreville, les raisons du mouvement de grève en cours depuis le 23 décembre dernier. Lors d’une déclaration de presse, le directoire du syndicat a dénoncé le non-règlement de plusieurs revendications, notamment financières et administratives, qui pénalisent le bon fonctionnement des services.
« Nous sommes en grève depuis le mardi 23 décembre 2025, officiellement », a rappelé le porte-parole du SINAMI, précisant que ces mouvements ont d’abord été amorcés par les agents de l’Estuaire suite à des problèmes d’engagements non traités. La mobilisation s’est ensuite étendue à la province de la Ngounié où, a-t-il ajouté, « le G4 a pris le relais avec les problèmes des reliquats en termes de perdiems ».
À l’administration centrale, le directoire du syndicat affirme s’être engagé pleinement aux côtés des agents des provinces lésées. « Nous venons en soutien à toutes ces provinces et naturellement à tous les autres agents du ministère qui, depuis longtemps, souffrent du non-paiement des reliquats et perdiems liés aux opérations électorales », a déclaré l’organisation, citant notamment la distribution des cartes d’électeurs et l’affichage des listes électorales comme autant de missions restées sans suite financière.
Tout en reconnaissant le changement de tutelle, le syndicat se dit disposé à croire en une amélioration rapide du climat social. « Nous voulons croire que l’administration est dans un service continu depuis l’arrivée du nouveau ministre de l’Intérieur, Adrien Nguema Mba », a indiqué le porte-parole, rappelant que ce dernier a succédé à Hermann Immongault, promu vice-président du gouvernement. « Nous comptons sur le nouveau ministre pour prendre le relais de la situation, quoiqu’il n’en soit pas l’auteur », a-t-il insisté.
Au-delà des seules questions pécuniaires, le SINAMI met en avant des demandes structurelles jugées essentielles pour l’avenir de l’institution. « Nous attendons d’être entendus sur la régularisation des situations administratives, la promotion des cadres et la confirmation de certains à des postes de responsabilité », a poursuivi le porte-parole. Ce dernier a conclu son propos en réclamant avec force « la promotion des cadres à des postes de commandement tels que préfet, sous-préfet, gouverneur et secrétaire général de province », afin de valoriser l’expertise des agents de l’administration centrale.
