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    Mali : Célébration de la « souveraineté retrouvée », entre symbole de résistance et défis de communication

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    Le Mali a commémoré, ce mercredi 14 janvier 2026, la journée nationale de la souveraineté retrouvée. Instituée pour marquer la résilience du peuple face aux sanctions internationales de 2022, cette date est devenue le socle d’un nouveau narratif national, porté par les autorités de la Transition et analysé par les universitaires.

    C’est dans une atmosphère solennelle que s’est tenue la célébration de cette journée historique à l’École Supérieure de Journalisme et des Sciences de la Communication (ESJSC). L’événement a réuni des membres du gouvernement, notamment le Professeur Brehima Kansaye, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Alhamdou Ag Ilyène, ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’administration, ainsi que de nombreux représentants du corps académique. Cette journée initiée par le président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, symbolise désormais, selon les autorités, le « divorce » définitif avec les simulacres d’autodétermination du passé.

    De l’indépendance formelle à la souveraineté réelle

    Dans sa déclaration, le Directeur général de l’ESJSC, le Dr Aboubacar Abdoulwahidou Maïga, a rappelé que cette journée est née d’une réaction populaire massive contre les sanctions jugées « illégales et illégitimes » imposées au Mali. Pour le Dr Maïga, il s’agit d’une rupture avec la décolonisation des années 1960, qu’il qualifie de  « simulacre » destiné à pérenniser l’emprise de l’ancienne puissance coloniale. La « souveraineté retrouvée » s’inscrit ainsi dans des actes concrets comme le retrait des forces armées étrangères, la création de l’Alliance des États du Sahel (AES) ou l’adoption d’une nouvelle Constitution.

    Présent à l’événement, le Professeur Bréhima Kansaye a tenu à apporter une précision conceptuelle essentielle en expliquant qu’ « il ne faut pas confondre indépendance et souveraineté ». Selon le ministre, « un pays est indépendant lorsqu’il bénéficie d’une reconnaissance internationale formelle » tandis que « la souveraineté, elle, définit le caractère d’un État qui n’est soumis à aucun autre ». Il a ainsi souligné qu’un pays peut être officiellement indépendant sans pour autant jouir d’une réelle autonomie de décision.

    Une pédagogie de la responsabilité médiatique

    De son côté, Alhamdou Ag Ilyène a axé son intervention sur la responsabilité des médias dans ce contexte d’exception, prônant une « pédagogie de la responsabilité » plutôt que la répression. Le ministre de la Communication a toutefois rappelé que la diffusion d’informations en période de crise obéit à des règles spécifiques. Il a notamment martelé que « l’homme est au centre de la communication, mais celle-ci doit être différente en temps de crise pour préserver l’unité nationale », invitant les journalistes à intégrer les principes de respect de la souveraineté et de défense exclusive des intérêts du peuple malien.

    Cette célébration du 14 janvier 2026 confirme la volonté des autorités de la Transition de graver dans le marbre la marche vers un « Mali fier ». Entre réformes institutionnelles et sécuritaires, le défi reste désormais de consolider ces acquis pour les générations futures, dans un environnement régional en pleine mutation.

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