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Loi de règlement 2025 : Camélia Ntoutoume-Leclercq défend sa gestion devant les députés

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Entre contraintes de trésorerie, lourdeurs administratives et besoins pressants des établissements scolaires, l’exécution du budget 2025 de l’Éducation nationale a été passée au crible par les députés. Auditionnée le vendredi 9 octobre 2026 par la Commission des Finances, du Budget et de la Comptabilité publique, la ministre d’État, Camélia Ntoutoume-Leclercq, a expliqué les difficultés rencontrées, tout en mettant en avant les priorités préservées et les réformes poursuivies.

Dans le cadre de l’examen du projet de loi de règlement, gestion 2025, les députés membres de la Commission des Finances, du Budget et de la Comptabilité publique ont auditionné Camélia Ntoutoume-Leclercq, ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et de l’Instruction civique. Au-delà du contrôle de l’exécution des crédits alloués à son département, cette séance a permis d’aborder les difficultés structurelles qui continuent de peser sur le système éducatif gabonais.

D’entrée de jeu, la ministre d’État a souligné la portée de cet exercice parlementaire, qui permet d’évaluer les résultats obtenus, de cerner les obstacles rencontrés et de dégager des pistes d’amélioration pour les prochains exercices budgétaires. « L’examen du projet de loi de règlement nous offre l’occasion de tirer les enseignements de l’exécution budgétaire de l’exercice 2025, d’identifier les difficultés rencontrées et de consolider nos acquis afin de mieux préparer les exercices à venir », a-t-elle déclaré.

Au terme de l’exercice 2025, l’enveloppe budgétaire globale attribuée au ministère de l’Éducation nationale s’établissait à 255 754 686 768 FCFA. Les dépenses exécutées en base règlementaire se chiffraient à 45 232 830 768 FCFA, correspondant à un taux d’exécution globale de 17,68 %. Ces données ont constitué le socle des échanges avec les parlementaires, davantage préoccupés par leurs répercussions sur le fonctionnement des établissements et les conditions d’apprentissage.

Les députés interpellent sur les urgences du terrain

Au cours des discussions, l’honorable Alexandre Gilbert Awassi a attiré l’attention du membre du gouvernement sur plusieurs préoccupations persistantes : le déficit de nominations au sein du personnel enseignant, les difficultés opérationnelles de certains établissements et l’insuffisance de tables-bancs. Il a également salué les efforts de la ministre d’État pour favoriser une rentrée scolaire apaisée, sans mouvement de grève, tout en insistant sur l’importance de maintenir le dialogue avec les partenaires sociaux afin de garantir la continuité du service public de l’éducation.

Pour sa part, l’honorable Yannick Mefane a mis en lumière la situation préoccupante de certaines écoles en milieu rural, notamment celle de Ndjolé. Malgré son histoire et son importance dans le paysage éducatif local, cet établissement serait confronté à un manque de matériel et à une insuffisance d’enseignants. « Quelle est la politique envisagée pour la réhabilitation de ces établissements et l’amélioration durable de leurs conditions de fonctionnement ? », a-t-il interrogé, plaidant pour des mesures concrètes en faveur des écoles éloignées des grands centres urbains.

Les parlementaires ont également évoqué la nécessité de renforcer la formation des formateurs, d’améliorer les conditions de logement des enseignants affectés dans les provinces et de mieux répartir les tables-bancs entre les établissements scolaires. Autant de préoccupations qui rappellent que la performance budgétaire ne saurait être dissociée des réalités quotidiennes vécues par les personnels et les apprenants.

Des contraintes reconnues, des priorités maintenues

En réponse aux interpellations, Camélia Ntoutoume-Leclercq a indiqué avoir pris bonne note des observations formulées, tout en reconnaissant les difficultés qui affectent le secteur. Elle a expliqué que le taux d’exécution budgétaire de 17,68 % résultait notamment des contraintes de trésorerie et des lourdeurs inhérentes aux procédures de passation des marchés publics, lesquelles ont freiné la réalisation de certaines dépenses programmées.

La ministre d’État a néanmoins souligné que plusieurs priorités avaient été préservées malgré ces contraintes. Il s’agit notamment de la continuité du service public de l’éducation, de la gratuité des inscriptions scolaires, du paiement des vacations liées aux examens, de l’extension des capacités d’accueil et de la poursuite des réformes pédagogiques.

L’ambition d’une école à la hauteur des priorités nationales

Au-delà des chiffres et des contraintes administratives, cette audition met en évidence l’ampleur du chantier éducatif. Le maintien des services essentiels, la poursuite des réformes et la recherche de conditions de travail plus favorables pour les enseignants comme d’apprentissage pour les élèves constituent des leviers indispensables à la transformation du système. Le management de Camélia Ntoutoume-Leclercq se trouve ainsi attendu sur sa capacité à traduire les orientations ministérielles en améliorations tangibles dans les établissements, notamment ceux qui demeurent confrontés au manque d’équipements et de personnels.

Cette exigence rejoint la vision du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, pour qui l’éducation et la formation figurent parmi les priorités nationales. Dans cette perspective, les efforts engagés par la ministre d’État devront se poursuivre et se consolider afin que les ambitions de la refondation éducative se matérialisent dans de meilleures infrastructures, des équipes mieux accompagnées et un environnement scolaire plus propice à la réussite. Car, au-delà de l’exécution des crédits, c’est la capacité de l’État à offrir aux jeunes Gabonais une école plus performante et plus équitable qui demeure en jeu.

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