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    Le collectif SOS Éducation défie l’exécutif et durcit sa grève

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    Réunis en assemblée générale ce samedi 10 janvier 2026, les enseignants membres du collectif SOS Éducation ont tranché : la grève entamée le 5 janvier est reconduite et appelée à se durcir sur toute l’étendue du territoire.

    L’école publique Martine Oulabou a servi de cadre à cette mobilisation d’envergure, accueillant une rencontre exceptionnelle où l’atmosphère était à la fois grave et déterminée. Le message porté par les syndicalistes est resté sans ambiguïté, martelant qu’il n’y aura aucune reprise des cours sans des actions concrètes de la part des autorités.

    À l’issue des échanges, la décision est tombée de manière unanime, confirmant la poursuite du mouvement avec un durcissement annoncé, les enseignants refusant toute concession tant qu’un signal clair et crédible ne sera pas donné.

    Des exigences fermes sur le cadre du dialogue

    Au cours des débats, les grévistes ont fixé des lignes rouges claires en matière de négociation, s’articulant autour de deux principes majeurs. Le premier concerne le cadre même des discussions. Les enseignants exigent que les échanges soient menés exclusivement avec le collectif SOS Éducation, initiateur du mouvement, rejetant fermement toute médiation ou représentation intermédiaire qui viendrait diluer leurs revendications.

    Allant plus loin dans leurs exigences, les membres du collectif réclament une rencontre directe avec les plus hautes autorités du pays, incluant le président de la République. Toutefois, cette ouverture au dialogue est strictement conditionnée à un signal fort préalable, à savoir le début effectif de la mise en œuvre de certaines revendications, considéré comme un gage indispensable de bonne foi avant toute négociation formelle.

    Le second principe porte sur le fond des dossiers à traiter. Les enseignants entendent limiter les négociations aux seules primes de logement, de transport et d’éloignement. Ils estiment en effet que les situations administratives, telles que les avancements, les reclassements, les intégrations ou encore la mise en solde des enseignants bénévoles et des sortants des écoles de formation, constituent des acquis de droit. Pour le collectif, ces dossiers relèvent de la gestion courante de l’administration compétente et doivent être réglés sans faire l’objet de nouveaux marchandages.

    Une colère attisée par le paiement partiel des vacations

    La colère des enseignants a d’ailleurs été ravivée par la récente décision gouvernementale de déclencher le paiement des vacations des examens de 2025 par un versement partiel de 50 % pour le baccalauréat général et technique. Cette mesure est jugée incompréhensible par les intéressés, d’autant plus qu’aucune communication officielle n’a été faite pour justifier ce fractionnement ou préciser le calendrier des paiements restants.

    Dans ce bras de fer, le collectif SOS Éducation a reçu le soutien de l’Association des parents d’élèves du Gabon, un appui qui renforce la détermination des grévistes face au pouvoir public. Alors que les cours restent suspendus, la crise s’enlise et le gouvernement est désormais appelé à réagir en urgence. Plus l’école reste à l’arrêt, plus le rattrapage pédagogique sera complexe, faisant peser sur le système éducatif national le risque d’un discrédit majeur auprès des instances internationales comme l’UNESCO.

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