Le producteur indépendant londonien intensifie ses opérationsau Gabon sur le bloc offshore Dussafu Marin. Entre forages imminents et décisions stratégiques sur le gisement Bourdon, Panoro Energy consolide sa position d’acteur clé du secteur extractif gabonais.
Panoro Energy franchit un nouveau cap dans ses ambitions gabonaises. Dans un contexte de redynamisation du secteur pétrolier national, la société basée à Londres a annoncé le lancement de quatre nouveaux puits de production. Ces forages, qui seront opérés depuis la plateforme Mabomo, visent l’objectif de doper mécaniquement les capacités d’extraction du bloc offshore Dussafu Marin.
Si l’augmentation de la production actuelle est une priorité, tous les regards sont désormais tournés vers la découverte prometteuse de Bourdon. Situé sur le même permis, ce gisement fait l’objet de toutes les attentions de la part de l’état-major de la compagnie.
« Plus tard cette année, nous prendrons une décision sur le plan de développement et la décision finale d’investissement (FID) pour la découverte de Bourdon », a confirmé Julien Balkany, président exécutif de Panoro Energy. Une étape cruciale qui pourrait transformer le profil de production de l’entreprise au Gabon dans les mois à venir.
Le Gabon, pilier de la stratégie africaine
Ces investissements massifs témoignent de la confiance renouvelée de Panoro et de ses partenaires envers le bassin sédimentaire gabonais. Pour le groupe, le Gabon ne représente pas seulement une zone d’exploitation, mais un pilier stratégique au sein d’un portefeuille africain déjà bien étoffé, incluant la Guinée Equatoriale, l’Afrique du Sud et la Tunisie.
En misant sur des technologies de forage de pointe et sur le développement rapide de nouveaux actifs, Panoro Energy s’inscrit dans une logique de pérennisation de ses revenus tout en contribuant activement aux recettes fiscales et au dynamisme économique du pays.
Au premier trimestre 2025, la production nette de Panoro Energy au Gabon a atteint 6 841 barils par jour (bopd) sur le permis Dussafu, contre une moyenne de 4 843 bopd en 2024. Le groupe prévoit de rétablir la production brute du bloc à 40 000 bopd grâce à de nouveaux forages, soutenu par l’augmentation de ses réserves prouvées et de nouvelles explorations.


