Libreville accueille du 26 au 28 novembre un atelier régional stratégique visant à renforcer la capacité des pays d’Afrique centrale à gérer l’interaction croissante entre le changement climatique, la sécurité et l’environnement.
Co-organisé par le Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA) et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), l’événement réunit à l’hôtel Hibiscus de Louis les représentants des États, des experts et des acteurs institutionnels de la sous-région.
Dans son discours d’ouverture, Abdou Abarry, Chef de l’UNOCA, a martelé l’urgence d’intégrer la dimension climatique dans les politiques de paix. Il a souligné que l’Afrique centrale, bien que faible émettrice de gaz à effet de serre, est extrêmement vulnérable aux impacts du climat qui menacent directement les ressources, les populations et la stabilité sociale. La rencontre vise à bâtir des mécanismes de résilience, d’alerte précoce et de coopération régionale.
De son côté, Fademba Madakome Waguena (OIF) a appelé à une solidarité francophone pour élaborer des politiques publiques cohérentes et une action collective face aux défis environnementaux et sécuritaires étroitement liés.
Le ministre de la Réforme, François Ndong Obiang (assurant l’intérim des Affaires étrangères), a exprimé la fierté du Gabon d’accueillir cette rencontre stratégique. Il a réaffirmé le rôle déterminant du pays dans la préservation du Bassin du Congo et l’importance d’intégrer les risques climatiques dans la planification nationale.

Au terme de ces trois jours, les participants sont attendus pour formuler des recommandations concrètes et des actions ciblées. L’objectif est clair : anticiper les crises futures, prévenir les tensions liées aux ressources naturelles et consolider la paix en Afrique centrale, marquant ainsi un pas vers une gouvernance régionale plus résiliente et durable.
