L’Université Omar Bongo (UOB) de Libreville devient le catalyseur de la nouvelle vague entrepreneuriale gabonaise. Le 23 décembre, l’institution a accueilli le lancement officiel du Challenge UOB Campus’InnoV. Cette initiative ambitieuse place l’étudiant au cœur du développement économique en l’encourageant à concevoir des projets innovants, vecteurs de richesse et de futurs emplois pour le pays.
Ce programme, qui s’adresse prioritairement aux inscrits de l’UOB, est piloté par le Centre de compétences professionnelles et entrepreneuriales Zita Oligui Nguema (CCPE’ZON). Il s’inscrit dans une stratégie nationale visant à diversifier l’économie tout en renforçant l’autonomie de la jeunesse. Pour le coordonnateur général du centre, le Pr Orphée Soumaho Mavioga, ce dispositif constitue une passerelle concrète entre l’idée théorique et la réalité du marché. Le professeur se réjouit de permettre aux étudiants de bénéficier d’un fonds d’accompagnement pour réaliser leurs projets, leurs idées et leurs rêves.
Un parcours de six mois vers l’autonomie financière
Le déploiement du challenge s’étend sur une période de six mois, structurée autour de phases de sélection, de sessions de formation intensive, de mentorat et d’un soutien financier direct. Au terme de ce parcours, dix projets accèdent à la phase finale. Les trois lauréats se partagent une enveloppe globale de 10 millions de FCFA, un capital d’amorçage rendu possible grâce au partenariat avec la microfinance Sodec.
L’aspect financier ne constitue cependant qu’un levier parmi d’autres. Patrick Meyo, partenaire du programme, précise que les porteurs de projets profitent d’un encadrement technique pour structurer solidement leur modèle économique. Lors de la cérémonie de lancement, le CCPE’ZON a d’ailleurs exposé son rôle central dans cet écosystème en effectuant une démonstration de la plateforme d’inscription en ligne, désormais accessible sur le campus via un simple QR code.
Face au potentiel créatif observé au sein de l’université, les responsables de l’initiative exhortent la jeunesse estudiantine à s’approprier cet outil de transformation sociale. Les candidats ont jusqu’au 31 janvier 2026 pour soumettre leurs dossiers et tenter de transformer leur vision en entreprise viable.


