Alors que l’école tourne au ralenti, le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, a inauguré le 15 janvier 2026 l’École publique d’Ozoungué, désormais baptisée École Jean-Noé Ndinga. Une cérémonie officielle tenue en présence de membres du gouvernement, dans un secteur éducatif toujours sous tension.
Cette inauguration intervient dans un contexte social tendu, marqué par une grève des enseignants entamée depuis plus d’une semaine, sur fond de revendications persistantes liées aux conditions de travail et à la gouvernance du secteur éducatif. Le choix de donner à l’établissement le nom de Jean-Noé Ndinga, ancien syndicaliste de l’éducation récemment décédé, renvoie à une figure connue pour ses combats en faveur de l’école publique et du dialogue social. Un symbole fort, alors même que les relations entre l’administration et les enseignants restent crispées.

Sur le plan des infrastructures, l’école bénéficie d’une extension avec la construction de deux bâtiments R+1, intégrant une salle multimédia et un plateau sportif, destinés à améliorer l’environnement scolaire des élèves de cet arrondissement. La cérémonie a également été marquée par la remise de distinctions honorifiques à plusieurs enseignants, élevés aux grades de Commandeur de l’Éducation nationale et de Chevalier de l’Ordre de l’Éducation.

Si l’acte inaugurale met en avant l’investissement matériel et symbolique de l’État, il contraste avec la réalité du terrain, où de nombreuses salles de classe restent paralysées par la grève. Une situation qui pose, une fois de plus, la question de la cohérence entre les gestes institutionnels et les attentes concrètes du corps enseignant.
