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    Éducation : entre reprise avortée et fracture au sein du mouvement

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    Malgré l’appel à la suspension de la grève lancé le 14 janvier par le collectif SOS Éducation, les établissements scolaires sont restés déserts ce matin sur l’ensemble du territoire. Ce mot d’ordre, censé mettre fin à plusieurs jours de paralysie, se heurte à une fronde d’une partie des enseignants qui dénoncent avec force les conditions dans lesquelles cette décision a été actée à l’école Martine Oulabou. La validité même de la suspension est aujourd’hui vivement remise en cause.

    Plusieurs témoins ayant assisté à cette assemblée générale rapportent que l’issue des négociation, achevées à 4 heures du matin, n’a fait l’objet d’aucun consensus démocratique. Selon des observateurs présents sur les lieux, après l’annonce de la reprise par le porte-parole, une vive polémique a éclaté entre partisans et opposants à la trêve.

    Une procédure de levée sous le feu des critiques

    Cette rupture avec les traditions de lutte, où le vote à main levée et le débat contradictoire sont la norme, fragilise la position du collectif. Plusieurs sources déplorent que les interlocuteurs « n’ont pas donné l’occasion aux enseignants opposés à la reprise de voter », provoquant des frictions immédiates. Ce constat est partagé par le leader syndical Marcel Libama, qui a fustigé ce 15 janvier une démarche s’écartant des règles de l’art. Pour lui, « il faut d’abord qu’il y ait un débat avant de procéder au vote », une étape qui doit impérativement se faire sur la base de documents officiels, protocole d’accord ou procès-verbal, or « cela n’a pas été le cas », a-t-il déploré.

    Pourtant, le front syndical semble se fissurer en faveur du gouvernement. Le Syndicat national de l’Éducation nationale (Sena) et le Syndicat national de l’enseignement technique et professionnel (Synatecpro) ont fait une sortie commune ce jour pour saluer des avancées majeures  dans la résolution des points inscrits au cahier des charges. Appelant officiellement à la levée du mouvement, ces organisations estiment que les garanties obtenues sont suffisantes pour libérer les salles de classe.

    Le camp de l’apaisement face au rejet de la base

    Cette prise de position, loin de calmer les esprits, semble avoir irrité davantage les enseignants restés chez eux. Pour beaucoup, les arguments de Jean Christom Ndong Bekalé, soulignant qu’un « président de la République descend pour nos problèmes » et que sa présence « jusqu’à 5h, ça veut dire que c’est très sérieux », ne suffisent pas à masquer l’absence de preuves tangibles. Marcel Libama rappelle d’ailleurs que la mobilisation est « véritablement suivie sur toute l’étendue du territoire » et qu’il est inconcevable de retourner au travail « comme des moutons, sans rien à la main ». Selon lui, on « ne peut pas retourner dans les salles de classe sans qu’il n’y ait de congrès ».

    Le constat des écoles vides ce 15 janvier confirme que la base refuse de se plier à une décision perçue comme unilatérale, malgré l’appui du Sena et du Synatecpro. L’annonce précipitée de la fin du mouvement dans certains médias semble avoir occulté la réalité du terrain et la tension née de ce rendez-vous du 14 janvier que de nombreux témoins ont pourtant soulignée. L’heure de vérité sonnera le samedi 17 janvier, lors d’une nouvelle assemblée générale prévue à l’école Martine Oulabou. Ce rassemblement devra déterminer si les enseignants suivront leurs structures syndicales et le collectif informel, ou s’ils maintiendront le bras de fer avec le gouvernement au mépris des appels à la reprise.

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