Le quartier Amissa, dans la commune d’Akanda, a frôlé l’irréparable ce mardi 13 janvier. Un nouveau-né, enfermé dans un sac plastique et déposé à même un tas d’ordures, a été extrait d’une mort quasi certaine par des riverains alertés par ses cris.
Le calvaire du nourrisson semble avoir duré de longues heures avant sa découverte. Selon les témoignages recueillis sur place, les pleurs avaient commencé depuis la nuit, plongeant les habitants dans l’incertitude durant de longues heures. Ce n’est qu’au petit matin, constatant que comme ils continuaient, les riverains ont décidé d’aller vérifier l’origine de ces gémissements, qu’ils ont découvert avec effroi le sac et son contenu.
La mobilisation des secours a été immédiate dès la confirmation de la présence du nouveau-né. Le Samu social, dépêché en urgence, a pris le relais des populations pour sécuriser l’état de santé de l’enfant et lui a donné les premiers soins avant son transfert. Sur le plan judiciaire, les autorités n’entendent pas laisser cet acte impuni puisqu’une enquête a été ouverte pour retrouver la personne qui l’a abandonné.
L’onde de choc provoquée par cet événement a rapidement dépassé les limites du quartier Amissa. Les images de ce sauvetage de fortune, captées par des témoins, se sont très vite propagées sur les réseaux sociaux et ont provoqué une forte émotion à travers tout le pays.
Ce drame survient en effet dans un climat social déjà tendu, moins de deux semaines après qu’un enfant de 15 mois a été retrouvé seul dans une habitation. Ces deux cas rapprochés qui inquiètent et posent clairement la question de la responsabilité parentale au Gabon interpellent aujourd’hui l’opinion sur la fragilité des mécanismes de protection de l’enfance.
