L’aventure marocaine s’arrête brutalement pour la sélection nationale, dont les ambitions se sont fracassées sur la réalité comptable du groupe F. En s’inclinant face au Mozambique pendant que la Côte d’Ivoire et le Cameroun se neutralisaient, les Panthères actent une élimination prématurée qui laisse un goût amer. Cette sortie avant même l’ultime journée de la phase de poules place désormais la sélection face à l’urgence d’une profonde remise en question.
La deuxième journée de ce groupe F a définitivement scellé le sort du pays ce dimanche 28 décembre. La défaite concédée face au Mozambique, combinée au match nul (1-1) entre la Côte d’Ivoire et le Cameroun, a entraîné l’élimination officielle du Gabon dès la phase de groupes. Dans le choc de la journée, Ivoiriens et Camerounais se sont neutralisés au terme d’une rencontre disputée, un résultat qui permet aux deux favoris de totaliser quatre points chacun et de prendre une option sérieuse sur la qualification. Ce partage des points a surtout eu un impact direct sur le destin gabonais, déjà fragilisé avant même le coup d’envoi.
Plus tôt dans la journée, les Panthères avaient pourtant tenté de se relancer contre le Mozambique. Mais malgré une réaction offensive et une réalisation de Pierre-Emerick Aubameyang, le Gabon s’est incliné sur le score de 3-2, concédant ainsi une deuxième défaite consécutive dans la compétition. Cette victoire permet au Mozambique de compter désormais trois points et de rester en vie dans la course aux huitièmes de finale.
Cette combinaison de résultats rend la chute du Gabon irréversible. Bloquées à zéro point, les Panthères ne peuvent plus mathématiquement rejoindre la Côte d’Ivoire ni le Cameroun au classement. Elles sont également dans l’incapacité de dépasser le Mozambique, vainqueur de la confrontation directe, un critère prioritaire dans le règlement de la CAF pour départager deux équipes à égalité de points.
Éliminé prématurément, le Gabon disputera son dernier match sans enjeu sportif majeur. Ce sera l’heure du bilan pour une sélection sortie bien trop tôt d’une CAN qui nourrissait pourtant de réelles ambitions de grandeur sur la scène continentale.
