En terre marocaine, la Coupe d’Afrique des Nations 2025 ne se joue pas seulement sur le terrain. Dans les tribunes, un homme attire autant de regards que les Léopards de la République démocratique du Congo (RDC) : Michel Kuka. Ce Congolais, fidèle supporter de son équipe nationale, s’est imposé comme l’une des grandes curiosités de la compétition.
Depuis le début du tournoi, il se distingue par une performance singulière : rester immobile pendant 90 minutes, debout, impassible, alors que ses compatriotes vibrent au rythme des exploits de leurs joueurs. « C’est mon travail », explique-t-il, convaincu que sa posture est une manière artistique de soutenir son pays.
Une figure devenue star
Lors des trois matchs de poule de la RDC, Kuka s’est présenté dans ses costumes impeccables, rappelant mardi soir la silhouette de Patrice Lumumba, figure emblématique de l’indépendance congolaise. Face au Botswana, lors de la victoire des Léopards (3-0), il a une nouvelle fois captivé l’attention des spectateurs.
Posté sur un piédestal, vêtu d’une veste jaune, d’une cravate bleue et d’un pantalon rouge – les couleurs du drapeau congolais –, il garde la main droite levée vers le ciel, le buste droit et le regard figé vers l’horizon. Rien ne le détourne de son immobilisme, jusqu’au coup de sifflet final. C’est seulement à ce moment qu’il s’autorise à sourire et à communier avec les supporters, qui se massent autour de lui pour applaudir cette performance hors du commun.
Une tradition depuis 2013
Michel Kuka n’en est pas à son premier coup d’essai. Depuis 2013, il soutient les Léopards de cette manière, qu’il considère comme un devoir. « Je suis un artiste, je suis animateur, c’est pour cela que je fais ça », affirme-t-il. Sa notoriété, désormais mondiale, le surprend lui-même : « Je suis moi-même surpris, je ne m’attendais pas à ça », confie-t-il, tout en se réjouissant de mettre en avant son pays.
Devenu une véritable star des stades, il peine désormais à quitter les enceintes sportives en toute tranquillité, tant l’engouement autour de sa tenue et de sa posture est grand. « Gloire à Dieu, je suis très content de ça », conclut-il, conscient que son art lui a donné « beaucoup de valeur ».
