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    CAN 2025 : l’élimination du Gabon, symptôme d’un malaise profond

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    L’élimination prématurée du Gabon à la CAN 2025 au Maroc sonne comme un glas pour le sport roi national. Entre déroute technique et faillite administrative, le Chef de l’État promet un grand ménage face à une opinion publique qui ne croit plus en ses fauves.

    C’est un naufrage que les supporters gabonais ne sont plus prêts à pardonner. Après deux défaites cinglantes face au Cameroun et au Mozambique, les Panthères du Gabon sont officiellement éliminées de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. Le dernier match de poule contre la Côte d’Ivoire, prévu ce mercredi 31 décembre 2025, ne sera qu’une formalité sans enjeu, une marche funèbre pour une équipe qui n’a plus que l’ombre de son prestige.

    Face à ce désastre, le sommet de l’État a réagi avec une fermeté inédite. Lors du Conseil des Ministres du lundi 29 décembre 2024, le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a exprimé son profond regret devant une situation qui trahit des « manquements structurels persistants ». Pour le Chef de l’État, le constat est sans appel : le football gabonais souffre d’une « absence de méthode » et d’une « dispersion des ressources » qui empêchent toute performance durable.

    Le communiqué final souligne que le football est une « composante essentielle de l’âme nationale » et que sa déliquescence fragilise l’identité du pays. En conséquence, le Président a annoncé que « le moment venu, il prendra et annoncera des décisions fortes et structurantes » pour rétablir la rigueur dans la gouvernance sportive.

    Un football miné par l’amateurisme et le désamour

    Au-delà des scores, c’est le mal-être profond du système qui inquiète. Le Conseil des Ministres a pointé du doigt une « érosion préoccupante de la fibre patriotique ». Ce manque d’engagement se reflète cruellement dans l’opinion publique. Des taxis de Libreville aux étals du marché de Mont-Bouët, en passant par les réseaux sociaux, le temps de l’union sacrée est révolu. Les Gabonais ne soutiennent plus, ils raillent. Les Panthères sont devenues un sujet de dérision, symbole d’un investissement public massif pour un résultat nul.

    Ce désamour est le fruit de carences chroniques : une politique sportive floue, des infrastructures vieillissantes et, surtout, l’absence d’un véritable championnat national régulier. Sans base locale solide, l’équipe nationale n’est qu’un château de cartes qui s’effondre à la moindre secousse internationale.

    La FEGAFOOT au banc des accusés : Pierre Alain Mounguengui sous le feu des critiques

    Si le gouvernement est pointé du doigt, le véritable épicentre de la crise se trouve à la FEGAFOOT. Au cœur de la tempête, un homme : Pierre Alain Mounguengui. Président depuis mars 2014, l’ancien arbitre international semble aujourd’hui déconnecté de l’urgence de la situation. Malgré des budgets colossaux alloués par l’État et la FIFA, la fédération ressemble à une « coquille vide ».

    Pourtant, les missions dévolues au président de la fédération sont limpides : il lui incombe de définir une orientation stratégique claire, de dynamiser le football de base et de garantir l’excellence opérationnelle des sélections nationales. Sur chacun de ces fronts, le constat est sans appel et le bilan tragiquement famélique. En matière de développement, le football des jeunes et des femmes est aujourd’hui à l’arrêt, sacrifié sur l’autel d’une gestion court-termiste. La gouvernance, quant à elle, semble naviguer à vue, dépourvue de toute vision structurelle capable de pérenniser le sport roi. Enfin, sur le plan des résultats, l’élimination humiliante des Panthères n’est pas un accident de parcours, mais le reflet fidèle d’une incapacité chronique à bâtir un projet technique cohérent et ambitieux pour le Gabon.

    Alors qu’il entame la fin de son troisième mandat et qu’il vient d’accéder à la vice-présidence de la CAF, Mounguengui brille par son invisibilité sur le terrain des réformes locales. L’incompétence administrative de la FEGAFOOT a fini par contaminer le rectangle vert. À l’heure où le Gabon attend des « décisions fortes », l’avenir de l’actuelle direction fédérale semble plus que jamais s’écrire en pointillé. La nation ne demande plus des excuses, mais une révolution.

    La CAN 2025 devait être celle de la revanche et de la fierté retrouvée. Elle laisse aujourd’hui place à une interrogation profonde sur l’avenir du football gabonais. Entre désillusions populaires et promesses de réformes gouvernementales, l’heure est à la remise à plat pour redonner au sport roi ses lettres de noblesse au Gabon.

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