La Coupe d’Afrique des Nations réserve régulièrement son lot de surprises, mais le duel entre l’Ouganda et le Nigeria, disputé ce mardi 30 décembre, restera gravé comme l’un des épisodes les plus insolites de l’histoire du tournoi. En l’espace d’un quart d’heure seulement, les Grues ont été contraintes de solliciter successivement l’intégralité de leurs gardiens inscrits sur la feuille de match.
Le scénario a basculé juste avant la pause, à la 45e minute. Denis Onyango, le vétéran et capitaine emblématique, a été victime d’une blessure sur une intervention pourtant anodine, l’obligeant à quitter prématurément ses partenaires. Son remplaçant, Alim Magoola, a pris les gants dans un climat de tension croissante, mais son passage sur la pelouse fut de courte durée. Dès la 56e minute, il écopait d’un carton rouge direct pour avoir stoppé de la main, hors de sa surface de réparation, une course folle de Victor Osimhen.
Acculé, le sélectionneur Paul Put a dû opérer un choix tactique radical en sacrifiant son milieu de terrain Baba Alhassan. Ce changement a permis l’entrée du troisième portier, Nafian Alionzi, habituel dernier rempart du club éthiopien Mechal. Ce jeu de chaises musicales, rarissime à ce niveau de compétition, a totalement désorganisé le bloc défensif ougandais.
Réduits à dix et déstabilisés par cette succession de coups du sort, les Ougandais n’ont pu contenir la puissance offensive nigériane. Déjà menés au score, ils ont encaissé deux nouveaux buts pour s’incliner finalement sur le score de 1-3. Cette défaite, scellée dès la 75e minute, condamne pratiquement l’Ouganda à une sortie prématurée dès la phase de groupes.
L’image de ces trois gardiens défilant dans la cage en un quart d’heure restera sans nul doute l’image forte de cette CAN 2025, illustrant la fragilité d’un destin sportif qui bascule sur des détails imprévisibles.
