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Camélia Ntoutoume-Leclercq échange avec le SENA : les préoccupations du monde éducatif au cœur des discussions

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Au lendemain de sa rentrée syndicale, le Syndicat de l’Éducation Nationale (SENA) a été reçu, le 6 octobre 2026, par Camélia Ntoutoume-Leclercq, Ministre d’État, Ministre de l’Éducation nationale et de l’Instruction civique. Une audience qui a permis d’aborder les principales préoccupations du monde éducatif, mais aussi de réaffirmer la place du dialogue social dans la conduite des transformations du système éducatif gabonais.

La rencontre du 6 octobre 2026 entre Camélia Ntoutoume-Leclercq et les représentants du SENA intervient dans un contexte particulier. Elle s’est tenue au lendemain de la rentrée syndicale du mouvement, laquelle coïncidait avec la célébration de la Journée mondiale des enseignantes et des enseignants. La délégation syndicale était conduite par son secrétaire général par intérim, Magloire Memiaga.

Au cours de cette audience, les membres du Bureau exécutif national (BEN) et ceux du Bureau exécutif provincial élargi (BEPE) ont présenté à la Ministre d’État un état des lieux des activités et engagements du SENA, notamment sur le plan international.

Les échanges ont ainsi porté sur les relations entretenues par le syndicat avec l’Internationale de l’Éducation (IE) et le Comité syndical francophone (CSF), deux partenaires du SENA. Cette dimension internationale a notamment conduit le syndicat à évoquer l’évaluation du PASEC, en insistant sur la nécessité de l’associer pleinement à l’ensemble du processus, conformément aux recommandations en la matière.

Pour le SENA, une évaluation appelée, à terme, à contribuer à l’élaboration et à l’orientation de la politique éducative nationale ne saurait être conduite sans la participation pleine et entière des organisations représentatives des personnels de l’éducation. Le syndicat considère, à ce titre, qu’il est partie prenante, à l’instar des autres syndicats du Comité syndical francophone, membre de l’Internationale de l’Éducation.

Les préoccupations nationales au cœur des échanges

La rencontre a également permis d’aborder plusieurs dossiers relevant directement de la situation du système éducatif et des personnels. Dans le prolongement des préoccupations déjà exposées lors de sa rentrée syndicale, le SENA a notamment attiré l’attention de Camélia Ntoutoume-Leclercq sur la recrudescence des violences en milieu scolaire.

Les questions relatives aux nominations, aux réformes engagées par le ministère, ainsi qu’à la santé et à la prise en charge des enseignants figuraient également parmi les sujets évoqués. Ces différents points témoignent de l’étendue des problématiques auxquelles le secteur éducatif demeure confronté et de la nécessité d’une concertation régulière entre l’administration et les partenaires sociaux.

Sur le plan international, le SENA a par ailleurs rappelé la nécessité d’engager un plaidoyer en faveur de la ratification de la Convention n°160 de l’OIT. Pour l’organisation syndicale, cette convention constitue un enjeu important pour le monde du travail et, particulièrement, pour les travailleurs de l’éducation.

Camélia Ntoutoume-Leclercq mise sur le dialogue social

Au-delà de la diversité des questions soulevées, cette audience traduit une méthode de gouvernance fondée sur l’écoute et la concertation. Dans un secteur éducatif régulièrement traversé par des revendications, des attentes professionnelles et des réformes structurelles, le dialogue avec les organisations syndicales apparaît comme un instrument de régulation et d’accompagnement de l’action publique.

En recevant les responsables du SENA, Camélia Ntoutoume-Leclercq inscrit ainsi son action dans une démarche de dialogue avec les partenaires sociaux. Cette orientation rejoint la ligne tracée par Brice Clotaire Oligui Nguema, Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, qui préconise l’établissement d’un dialogue social permanent entre les ministères sectoriels et les partenaires sociaux, afin de favoriser la concertation, de prévenir les tensions et de rechercher collectivement des réponses aux préoccupations des travailleurs.

Dans cette perspective, le dialogue ne se limite pas à un exercice protocolaire. Il constitue un cadre de discussion susceptible d’éclairer la décision publique, d’améliorer l’appropriation des réformes et de favoriser la recherche de solutions durables aux difficultés qui affectent le système éducatif.

Au terme de cette audience, le SENA a réaffirmé sa volonté de poursuivre et de renforcer un dialogue constructif avec le ministère de l’Éducation nationale, tout en maintenant son engagement dans la défense des intérêts des personnels de l’éducation. Une démarche qui place la concertation au cœur de la recherche de réponses aux préoccupations du secteur et de la consolidation du système éducatif gabonais.

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