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Affaire Warren Loundou : violence, jalousie et tolérance zéro

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Le drame entourant l’agression de Warren Loundou, un brillant bachelier de 17 ans, continue de secouer profondément Libreville et l’ensemble du Gabon. Violemment passé à tabac par un groupe d’adolescents le samedi 25 octobre 2025, le jeune homme est toujours hospitalisé, son état restant préoccupant.

Warren, qui avait obtenu son baccalauréat avec un an d’avance et s’apprêtait à s’envoler pour la France le 28 octobre afin d’y poursuivre des études en notariat, déjeunait avec ses cousins pour un repas d’adieu. C’est alors qu’il a été interpellé par une camarade d’école qui, en réalité, participait à un guet-apens orchestré par d’autres élèves sur fond de jalousie amoureuse. Pris à partie, le jeune homme a été sauvagement agressé. Il ne doit sa survie qu’à l’intervention d’un passant, mais s’en sort grièvement blessé.

Blessures multiples et famille traumatisée

Au chevet de son neveu, Scholastique Ndinga, tante de la victime, exprime sa douleur et son désarroi. « Toute la maison est traumatisée. Ce matin, il est passé au bloc, et on a encore découvert une fracture à la mâchoire. De la voir ainsi, ça fait très mal », affirme-t-elle, avant d’ajouter : « Aujourd’hui, elle se retrouve sur un lit d’hôpital. Nous ne savons plus quoi faire ».

Affaire Warren Loundou : violence, jalousie et tolérance zéro
Face au drame, le président Oligui Nguema a demandé la « tolérance zéro pour les violences » et la plus grande rigueur judiciaire contre les agresseurs.

Le Dr Kane Beyeme Obame, médecin urgentiste, a confirmé la gravité des blessures. « À son arrivée, nous avons constaté des déformations au niveau du nez, des tuméfactions faciales et une voix perturbée. Les examens ont révélé plusieurs fractures : des os du nez, du sinus frontal, de l’arcade orbitaire gauche, ainsi qu’une fracture de la mandibule droite», a-t-il expliqué chez nos confrères de Gabon 24. Warren a ainsi de sérieuses difficultés à respirer et à se nourrir.

Fermeté présidentielle et indignation générale

Face à l’émoi national, le président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, a réagi sur sa page Facebook, dénonçant avec virulence la montée de la violence en milieu scolaire. « Trop de violences dans nos écoles, trop d’indiscipline ! », a-t-il écrit.

Le chef de l’État a demandé au ministre de l’Éducation nationale de prendre des mesures immédiates pour enrayer ce fléau, insistant sur la « tolérance zéro pour les violences » et le rétablissement de l’ordre. Il a également exhorté les autorités judiciaires à « faire preuve de la plus grande fermeté » pour que les agresseurs soient « sanctionnés avec toute la rigueur de la loi ».

Polémique judiciaire et mise en détention

L’affaire a pris une tournure polémique lorsque, après l’interpellation des sept adolescents présumés, tous issus d’un établissement secondaire privé français de Libreville, seuls deux ont d’abord été placés sous mandat de dépôt. Cette décision a suscité la colère des internautes et de la famille, qui ont dénoncé une justice à deux vitesses, d’autant plus que plusieurs protagonistes sont les enfants de notables ou de hauts gradés.

Affaire Warren Loundou : violence, jalousie et tolérance zéro
Après une polémique ayant mené au dessaisissement d’une juge, six des sept présumés agresseurs ont finalement été placés sous mandat de dépôt le 29 octobre.

L’inquiétude a culminé autour de la juge en charge du dossier, Leïla Charlène Ndondo Ngossa épouse Leyigui, déjà critiquée dans l’affaire Michaella, une adolescente assassinée le 8 août 2023 à Libreville, dont les assassins présumés avaient bénéficié d’une mise en liberté provisoire dans des conditions controversées. Accusée de complaisance envers les enfants venant de familles aisées, la juge d’instruction des enfants a finalement été dessaisie du dossier et suspendue de ses fonctions pour trois mois.

L’affaire a été reprise par un autre juge qui, le 29 octobre, a décidé de placer six des sept présumés coupables sous mandat de dépôt, le dernier étant laissé en liberté provisoire. Le tribunal a estimé qu’il existait des charges suffisantes pour justifier leur détention en attendant la suite de la procédure.

Alors que l’enquête se poursuit, l’affaire Warren Loundou, qui est partie du cadre scolaire, relance un débat crucial sur la violence et la discipline en milieu scolaire au Gabon. La famille du jeune bachelier, lui-même toujours dans un état critique, attend désormais, dans l’angoisse, son rétablissement complet et que justice soit rendue.

Campagne à Ntoum : Camélia Ntoutoume rencontre les femmes et lance des travaux de quelques voiries

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Dans le cadre de la campagne du second tour des élections législatives dans le 1er arrondissement de Ntoum, la candidate du Parti démocratique gabonais, Camélia Ntoutoume a animé, mardi dernier, une série d’activités alliant échanges communautaires et actions de terrain.

Accompagnée de l’ancien Premier ministre Julien Nkoghe Bekale, Camélia Ntoutoume a pris part à une rencontre avec les femmes du 1er arrondissement de Ntoum. Cette rencontre, organisée dans un climat d’écoute et de dialogue, a permis d’aborder les préoccupations locales liées au développement communautaire et au rôle des femmes dans la vie socio-économique de la commune. « Nous avons échangé, écouté et sollicité le soutien de toutes les femmes de Ntoum », a déclaré la candidate, appelant à une mobilisation citoyenne à l’approche du scrutin.

Travaux routiers à Venez-voir et Nfoulayong

Dans le prolongement de cette journée, Camélia Ntoutoume a procédé au lancement de travaux de voirie dans deux quartiers de la commune. Les chantiers concernent le rechargement de la chaussée au quartier Venez-voir et le traitement des bourbiers sur l’ancienne route de Nfoulayong. Ces interventions visent à améliorer la circulation et à renforcer la sécurité sur ces axes fréquemment utilisés par les habitants. Selon l’équipe technique sur place, les travaux devraient permettre un accès plus fluide entre les différents points du 1er arrondissement.

Une campagne ancrée dans les réalités de Ntoum.
Une campagne ancrée dans les réalités de Ntoum.

À quelques jours du second tour, les activités de campagne se poursuivent dans les différents quartiers de Ntoum. Les candidats multiplient les rencontres de terrain et les initiatives locales, dans un climat marqué par les attentes des populations en matière d’infrastructures et de conditions de vie. Le second tour du scrutin est prévu pour le dimanche 2 novembre.

Moabi : Le choc des rivaux au second tour des législatives

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Après un premier tour marqué par une forte mobilisation, le second s’annonce comme un duel à la fois politique et personnel. Deux candidats que tout oppose sur le plan idéologique, mais qu’unit un historique de confrontations qui débute dans le sillage de 2023, se retrouvent une fois de plus face à face.

D’un côté, Carl Mihindou MI Nzamba, député de la transition et candidat investi par l’Union démocratique des bâtisseurs pour le compte du premier siège du département de la Douigny, mise sur son bilan et sur la fidélité d’un électorat rural qu’il a su séduire au fil des années.

De l’autre côté, Elie Wilfried Boulingui, l’indépendant et président d’honneur du Rassemblement des enfants de la Douigny (RED), ce mouvement politique local, son « éternel rival », incarne l’alternative. Porté par une campagne de proximité et un discours axé sur le renouveau, il espère enfin renverser la tendance.

Après des semaines de campagne et de débats passionnés, les habitants, familiers des deux candidats, savent que chaque voix comptera.

Les électeurs, quant à eux, s’apprêtent à départager deux figures politiques qu’ils connaissent parfaitement. Au-delà des clivages partisans, c’est aussi une certaine vision de l’avenir local qui se joue, entre continuité et rupture. Le verdict des urnes dira, ce dimanche 2 novembre, quelle voix l’emportera.

Le Gabon et l’Ordre de Malte scellent un partenariat humanitaire ambitieux

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Brice Clotaire Oligui Nguema a été reçu ce 30 octobre par Fra’ John Dunlap, 81e Grand Maître de l’Ordre de Malte, élu le 3 mai 2023, cette rencontre consolide des relations établies depuis 1963 et ouvre des perspectives de coopération humanitaire et de développement ambitieuses.

Le président Oligui Nguéma a effectué une visite d’une portée symbolique et concrète majeure au siège de l’Ordre de Malte. Selon la communication présidentielle, cet accueil officiel, une première pour un dirigeant africain, souligne la reconnaissance de la place du Gabon sur la scène internationale et de l’engagement du président.

La rencontre avec le Grand Maître Fra’ John Dunlap a permis de redynamiser les liens de coopération existants. Le président Oligui Nguema a ainsi souligné que cette audience avait « permis de donner un nouvel élan à la coopération entre le Gabon et l’Ordre de Malte ». Il a précisé la nature des engagements, citant des projets concrets et ambitieux touchant à l’essentiel : « la réhabilitation des hôpitaux, la formation des médecins, la lutte contre le cancer, la fourniture d’équipements médicaux, ainsi que le développement d’initiatives humanitaires et agricoles ».

Le Président Oligui Nguema, décoré du Grand Collier de l'Ordre de Malte, et le Grand Maître Fra' John Dunlap, récipiendaire de la Grand-Croix du Gabon.
Le Président Oligui Nguema, décoré du Grand Collier de l’Ordre de Malte, et le Grand Maître Fra’ John Dunlap, récipiendaire de la Grand-Croix du Gabon.

Échange de hautes distinctions

L’engagement humaniste et le leadership panafricain du président gabonais ont été solennellement reconnus par l’Ordre. Celui-ci a ainsi été décoré du Grand collier de l’Ordre de Malte, la plus haute distinction de cette institution millénaire. Recevant cette distinction, le président gabonais a immédiatement souligné sa portée. « (Elle) constitue pour moi une reconnaissance internationale de mon engagement pour la paix, la fraternité et le développement solidaire », a-t-il affirmé.

En retour, en signe de réciprocité et pour saluer la vision partagée des deux hommes d’État, le président gabonais a élevé le Grand Maître de l’Ordre à la dignité de Grand-croix. Expliquant ce geste, le chef de l’État a affirmé avoir voulu saluer « la vision d’un homme d’État qui place l’humain au cœur de l’action publique, et affirmer notre volonté commune de servir nos peuples avec dignité et responsabilité ».

Cette étape diplomatique est, selon Oligui Nguéma, le socle d’un partenariat pérenne au service du peuple gabonais. Il a réitéré sa vision pour l’avenir de la Nation. « Le développement du Gabon doit s’appuyer sur la valorisation de ses talents, la création d’emplois locaux et la promotion du bien-être de chaque citoyen », a-t-il insisté. Mettant l’accent sur la durabilité des liens, il a enfin martelé que cette rencontre marque une étape décisive dans la construction d’un partenariat fondé sur « la solidarité, la responsabilité partagée et la foi dans l’avenir de notre Nation ».

La visite et les décorations mutuelles témoignent d’une volonté commune d’intensifier la collaboration entre le Gabon et l’Ordre de Malte, en mettant l’accent sur des actions concrètes au service des populations.

Trop de violence dans nos établissements scolaires

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Les images sont devenues insoutenables : bagarres filmées, humiliations virales, et la peur qui s’installe. Face à la violence scolaire devenue spectacle sur les réseaux sociaux, les sanctions, qu’il s’agisse d’exclusions ou même d’incarcérations, ne suffisent plus à endiguer le phénomène. Dans cette tribune, Marcel Libama, enseignant et député de la Transition, interpelle le pays : il est temps de reconnaître que nos établissements ne sont plus des sanctuaires et d’agir avec une détermination nouvelle. Voici pourquoi une approche globale, au-delà de la simple punition, est vitale pour la jeunesse de notre pays.

En tant que député, mais aussi en tant qu’enseignant et syndicaliste, je suis particulièrement préoccupé par ce phénomène qui prend de l’ampleur dans notre pays : la recrudescence de la violence en milieu scolaire.

Ce phénomène, qui va de l’intimidation aux agressions physiques, parfois même jusqu’aux violences sexuelles, touche aussi bien les élèves que les enseignants. Il fragilise le système éducatif dans son ensemble, dégrade le climat scolaire, compromet les apprentissages et nuit au bien-être des enfants que nous avons le devoir de protéger.

1. Articulation avec les politiques éducatives

Le Gabon a engagé d’importantes réformes éducatives à travers le Plan Sectoriel de l’Éducation, avec des objectifs ambitieux en lien avec l’agenda 2030 des Nations Unies.

Mais comment pouvons-nous espérer atteindre ces objectifs si les élèves et les enseignants vivent quotidiennement dans un climat d’insécurité, de peur, parfois même de terreur ?

2. Dispositifs de prévention

Prévenir les violences scolaires ne peut se résumer à sanctionner les fautifs. Ce serait une approche réductrice.

Les expériences internationales, mais aussi nos réalités locales, montrent qu’il faut aller plus loin : former les enseignants à la gestion des conflits, éduquer les élèves à la non-violence, impliquer les familles, prévoir un accompagnement psychosocial…

Il nous faut aujourd’hui un véritable programme national structuré de prévention des violences scolaires.

3. Évaluation des politiques existantes

Au fil des années, plusieurs mesures ont été annoncées : campagnes de sensibilisation, renforcement de la discipline, interventions des forces de sécurité dans certains établissements.

Mais nous ne disposons pas d’une évaluation rigoureuse de ces actions et de leur impact sur le terrain.

Nous n’avons pas non plus un système de suivi et d’évaluation des mesures mises en œuvre contre les violences scolaires.

4. Inspirations internationales

Dans la lutte contre la violence scolaire, certains pays ont avancé à grands pas : le Rwanda, le Canada, la Finlande… avec des approches intégrées, centrées sur la médiation, le climat scolaire positif et la participation des élèves.

L’UNESCO, par exemple, promeut le programme des « Écoles sans violence », adapté dans plusieurs contextes nationaux.

Notre pays peut s’inspirer de tels modèles internationaux pour élaborer sa politique.

5. Vers un cadre légal contre la violence scolaire

Enfin, je souhaite aborder la question du cadre juridique.

Dans des pays comme le Québec, la lutte contre la violence scolaire est encadrée par une loi. Chaque établissement est tenu d’adopter un plan d’action, adossé à une stratégie nationale. Cela crée de la cohérence, de la réactivité, et surtout, une responsabilisation claire de chaque acteur.

Le Gabon devrait envisager d’adopter un tel cadre légal, qui rendrait obligatoires les plans anti-intimidation dans chaque établissement, en lien avec une stratégie nationale structurée.

Proposition pour une gouvernance structurée

Au-delà de ces mesures ponctuelles, il apparaît nécessaire de doter le ministère d’un véritable pilotage national intégré des questions de climat scolaire, de prévention de la violence et de bien-être en milieu éducatif.

À ce titre, je souhaite pour notre pays la création d’une Direction générale de la prévention de la violence, du climat scolaire et de la qualité de vie à l’école.

Cette direction aurait pour mission de :

 * centraliser les politiques de lutte contre toutes les formes de violence scolaire,

 * coordonner les actions des différents services et partenaires,

 * harmoniser les pratiques entre établissements et régions,

 * impulser des programmes de formation, d’accompagnement psychosocial, de médiation scolaire,

 * assurer un suivi rigoureux des indicateurs de climat scolaire et de bien-être,

 * et piloter l’évaluation de toutes les actions engagées en la matière.

Ce pilotage unifié permettrait de sortir d’une logique morcelée pour entrer dans une stratégie transversale, ambitieuse et cohérente, alignée sur les meilleures pratiques internationales.

C’est également un levier essentiel pour améliorer la qualité des apprentissages, prévenir les décrochages, restaurer la confiance des familles, et renforcer l’attractivité du métier d’enseignant.

Les enfants qui vont à l’école ne devraient pas avoir peur.

Les enseignants qui assurent le service public de l’éducation ne devraient pas risquer leur intégrité physique.

Au-delà des discours, il est temps d’agir, avec lucidité, courage et méthode.

Il est temps de bâtir une politique nationale cohérente, évaluée, et équitablement déployée, pour garantir à chaque élève gabonais ce droit fondamental : celui d’apprendre dans un environnement sûr, digne et respectueux.

Marcel Libama, Enseignant, Député de la Transition

Le Président Oligui Nguema reçu par le Pape Léon XIV au Vatican

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Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a été reçu ce 30 ectobre en audience par Sa Sainteté le Pape Léon XIV au palais apostolique du Vatican. Cette rencontre, empreinte de solennité et de fraternité, marque une nouvelle étape dans les relations historiques entre le Gabon et le Saint-Siège.

Accompagné de son épouse, la Première Dame Zita Oligui Nguema, le chef de l’État a échangé longuement avec le Souverain Pontife sur des questions d’intérêt commun, notamment la paix, la jeunesse, la santé et l’éducation. Les deux dirigeants ont souligné la nécessité d’unir les forces spirituelles et politiques pour faire face aux défis contemporains. « Nous avons échangé sur ce qui unit les hommes bien plus que ce qui les divise, à savoir la paix, la solidarité, la justice sociale et le dialogue entre les religions », a déclaré le Président Oligui Nguema à l’issue de l’audience, saluant un moment « de vérité et de lumière ».

Dans un second temps, le président Oligui Nguema s’est entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège. Cette rencontre a permis de réaffirmer la vitalité du partenariat bilatéral et d’explorer de nouvelles pistes de coopération dans les domaines humanitaire, éducatif et social. « Ces liens anciens, tissés par la foi et le service, trouvent leur force dans notre engagement commun pour l’éducation, la santé et la dignité humaine », a souligné le chef de l’État, réaffirmant son ambition d’« inscrire le Gabon sur le chemin de la paix et la cohésion entre les peuples ».

Sous le regard du Vatican, le Gabon réaffirme son engagement pour un monde fondé sur la fraternité, la paix et la dignité humaine.
Sous le regard du Vatican, le Gabon réaffirme son engagement pour un monde fondé sur la fraternité, la paix et la dignité humaine.

Cette visite officielle, placée sous le signe de la foi et du renouveau diplomatique, illustre la volonté du Gabon de renforcer sa diplomatie spirituelle et humaniste. Elle témoigne également d’un engagement partagé entre Libreville et le Vatican pour bâtir des ponts entre les nations dans un monde en quête de repères.

Gouvernance stratégique : le Gabon lance le rapport Agenda 2063

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La Direction générale de la prospective a lancé, le 24 octobre, l’atelier d’élaboration du premier rapport national de suivi du second plan décennal (2024–2033) de l’agenda 2063 de l’Union Africaine. Une étape structurante pour l’harmonisation des politiques publiques et la mise en cohérence des priorités nationales avec les ambitions continentales.

L’atelier, organisé dans un hôtel de la Libreville, a réuni les représentants des administrations publiques, du secteur privé, de la société civile et des partenaires techniques et financiers. La cérémonie d’ouverture, présidée par Jean-Clary Otoumou, Secrétaire général du ministère de la Planification et de la prospective, représentant la ministre Louise Pierrette Mvono, a permis de lancer officiellement les travaux de rédaction du rapport national qui sera transmis à la commission de l’Union Africaine en novembre 2025.

Les participants lors de l’atelier de lancement du premier rapport national de suivi de l’Agenda 2063 à Libreville.
Les participants lors de l’atelier de lancement du premier rapport national de suivi de l’Agenda 2063 à Libreville.

Ce rapport constitue un instrument essentiel de gouvernance publique, car il permettra d’évaluer le niveau de mise en œuvre par le Gabon des objectifs du second plan décennal de l’agenda 2063. Celui-ci repose sur sept priorités majeures : la croissance inclusive, l’intégration panafricaine, la bonne gouvernance, la stabilité, la valorisation du patrimoine culturel, le développement centré sur les populations et le renforcement du rôle de l’Afrique sur la scène mondiale. L’enjeu est d’assurer un suivi rigoureux fondé sur une méthodologie claire et des indicateurs de performance objectivement vérifiables.

Au-delà de son exigence technique, cette démarche illustre la volonté du Gabon de s’inscrire dans une dynamique de planification stratégique cohérente avec la vision Gabon 2050 et le plan national de consolidation et de développement (Pncd 2026–2030). Elle traduit également l’engagement du pays à contribuer activement à la transformation du continent en renforçant la redevabilité, l’efficacité de l’action publique et la transparence dans la mise en œuvre des politiques de développement nationales et continentales.

 Pétrole : le Gabon s’associe à Pelgrim pour Muscler son Exploration

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L’État gabonais et la société britannique Pelgrim Exploration ont signé deux contrats d’exploration et de partage de production (Cepp) dans le bassin sédimentaire. Ce partenariat stratégique ouvre la voie à une relance pétrolière porteuse d’investissements, d’emplois et de transfert de compétences au profit du développement national.

​Deux Cepp ont été signés le 29 octobre avec Pelgrim Exploration, confirmant un regain d’intérêt international pour bassin sédimentaire gabonais. Le ministre du Pétrole et du gaz, Sosthène Nguema Nguema, a souligné l’importance de cette étape. « Aujourd’hui, les nouvelles autorités ont un projet. Ce projet, c’est de baser le développement du pays sur la base de notre secteur pétrolier qui a un apport considérable dans le PIB gabonais », a-t-il déclaré. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie de relance du secteur pétrolier voulue par le président de la République, et vise à renforcer l’exploration nationale pour accroître la production et diversifier les revenus de l’État.

La cérémonie de signature des CEPP marque le début d’une relance ambitieuse du secteur pétrolier gabonais, axée sur la souveraineté économique et le transfert de compétences.
La cérémonie de signature des CEPP marque le début d’une relance ambitieuse du secteur pétrolier gabonais, axée sur la souveraineté économique et le transfert de compétences.

​Lors de la cérémonie de signature, Simon Barry, directeur général de Pelgrim Exploration Limited, a exprimé sa satisfaction, saluant le début d’un « partenariat stratégique et axé sur les résultats » avec la République Gabonaise. Il a tenu à remercier le ministère du Pétrole et du gaz, l’administration des Hydrocarbures ainsi que l’ensemble du gouvernement gabonais « pour leur professionnalisme et leur vision tout au long de ce processus ».

Les blocs Ndjila et Mpari, concernés par ce partenariat, disposent d’un potentiel particulièrement prometteur, notamment dans le pré-sel, encore peu exploité, et ouvrent la perspective de nouvelles découvertes susceptibles de renforcer la place du Gabon sur la carte énergétique mondiale.

​Au-delà de l’enjeu pétrolier, ce partenariat représente un véritable levier de développement économique et social. Comme l’a rappelé le ministre. « Désormais, le contenu local doit être au centre du management général de chaque entreprise, de chaque société pétrolière. Savoir ce que notre population locale veut, quelles sont les exigences de notre contenu local », a-t-il affirmé.

L’accord permettra l’entrée de capitaux étrangers, la création de centaines d’emplois directs et indirects, ainsi que le transfert de compétences au profit des jeunes Gabonais. Il consolide ainsi les ambitions nationales en matière de souveraineté énergétique et de croissance inclusive.

Projet Sigfip : vers une digitalisation efficace des finances publiques au Gabon

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Les agents du trésor et de la comptabilité publique ont été édifiés sur le Système intégré de gestion des finances publiques (Sigfip), un projet phare de digitalisation visant à moderniser la gestion budgétaire, financière et comptable de l’État.

Des agents de la direction générale de la comptabilité publique et du trésor ont participé à une séance d’information sur le projet Sigfip, permettant de mieux comprendre ses fonctionnalités et son rôle stratégique. Cette rencontre a été l’occasion d’échanges enrichissants entre les participants et l’équipe en charge du projet, qui concerne neuf administrations clés du ministère de l’Economie et des finances, allant de la direction générale du budget à la direction générale des marchés publics.

Le Sigfip se présente comme un outil majeur pour la transformation digitale des régies financières gabonaises. Il vise à moderniser la gestion des opérations budgétaires, financières et comptables, tout en renforçant la transparence et l’efficacité dans le suivi des dépenses et recettes de l’État. Des séances d’information supplémentaires sont prévues dans chacune des administrations concernées afin de garantir la bonne appropriation du système par l’ensemble des agents.

Les agents du trésor public et de la comptabilité publique s’approprient le Système intégré de gestion des finances publiques (Sigfip) pour moderniser la gestion budgétaire de l’État.
Les agents du trésor public et de la comptabilité publique s’approprient le Système intégré de gestion des finances publiques (Sigfip) pour moderniser la gestion budgétaire de l’État.

Cette initiative s’inscrit dans la directive donnée par le chef de l’État le 3 octobre dernier, demandant la digitalisation des régies financières. Le comité de pilotage mis en place pour orienter la mise en œuvre du projet souligne son importance stratégique pour la modernisation de l’administration publique et la consolidation de la bonne gouvernance financière au Gabon.

Barrages Mondial 2026 : le Gabon affrontera le Nigeria à Rabat 

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La Confédération africaine de football (CAF) et le Maroc, pays hôte, ont annoncé officiellement les stades qui accueilleront les barrages africains pour la Coupe du monde 2026.

Ce mini-tournoi, prévu du 13 au 16 novembre 2025 à Rabat, permettra de désigner la dernière équipe africaine qualifiée pour le Mondial. Quatre sélections seront en lice : le Cameroun, la République Démocratique du Congo, le Gabon et le Nigeria.

Les demi-finales auront lieu le jeudi 13 novembre dans deux enceintes de la capitale marocaine : le Stade El Barid et le Complexe sportif Prince Moulay El Hassan. Le tirage au sort décidera quelle équipe jouera sur quel terrain.

Le match d’ouverture opposera le Nigeria au Gabon le 13 novembre à 17h00 (16h00 GMT). Les Panthères du Gabon, emmenées par Pierre-Emerick Aubameyang, tenteront de confirmer leur bon parcours des éliminatoires. La deuxième demi-finale mettra aux prises le Cameroun et la RDC à 20h00 (19h00 GMT).

Enfin, la finale se disputera le dimanche 16 novembre au Complexe Prince Héritier Moulay El Hassan, à 20h00 (19h00 GMT). Le vainqueur de ce tournoi décrochera le dernier billet africain pour la Coupe du monde 2026.