Blog Page 85

Législatives : Carmelia Ntoutoume triomphe à Ntoum, Elie Boulingui crée la surprise à Moabi

0

Les élections législatives partielles tenues hier, 2 novembre, ont rendu leur verdict, marquant la victoire de deux figures distinctes dans l’Estuaire et la Nyanga. Les résultats, annoncés hier soir par le ministre de l’Intérieur et président du Cnocer, Hermann Immongault, dessinent une cartographie politique locale faite de confirmation partisane et de percée indépendante.

Dans la commune de Ntoum (1er siège), la candidate du Parti démocratique gabonais (PDG), Camélia Ntoutoume, s’est imposée sans difficulté. Avec 3 238 voix, elle a largement dominé le scrutin, récoltant 65,47 % des suffrages exprimés. Son adversaire, Elfox Mbina de l’Union pour la République, a dû se contenter de 1 708 voix, soit 34,53 %. Ce triomphe confirme la solidité de l’ancrage du PDG dans cette circonscription.

Parallèlement, la commune de Moabi (1er siège) a été le théâtre d’une victoire notable pour un candidat indépendant. Elie Wilfried Boulingui, président d’honneur du mouvement local RED, a créé la surprise en remportant le siège. Mobilisant 1 148 voix, il s’est imposé avec 56,86 % des suffrages face à Carl Mihindou MI Nzamba de l’Union démocratique des bâtisseurs, qui a obtenu 871 voix (43,14 %). Ce résultat illustre la capacité des figures locales et des mouvements non alignés aux grands partis à mobiliser l’électorat et à s’imposer, mettant en évidence l’importance du lien direct avec la population.

Ces chiffres, même s’ils émanent de l’autorité administrative en charge de l’organisation, demeurent provisoires et doivent encore faire l’objet d’une proclamation officielle par la Cour constitutionnelle. C’est elle qui, après l’étude d’éventuels recours, aura le dernier mot pour valider définitivement l’entrée de Camélia Ntoutoume et Elie Wilfried Boulingui au palais Léon Mba.

Mission de la Sgepp en Chine : le Gabon mise sur la sécurité de son approvisionnement en gaz

0

La récente mission officielle de la Société gabonaise d’entreposage des produits pétroliers (Sgepp) en Chine marque une avancée majeure dans la mise en œuvre du projet de centre emplisseur de gaz de Moanda. Cette initiative, appuyée par la Direction générale de l’aval pétrolier et gazier (Dgapg), vise à renforcer durablement la sécurité d’approvisionnement du Gabon en gaz domestique.

Conduite par le directeur général de la Sgepp, Yvon Tchicot, et accompagnée du directeur général de la Dgapg, Thibault Idoumi, la délégation gabonaise a rencontré en Chine la société CIMC ENRIC, un acteur mondialement reconnu pour la conception d’équipements de stockage et de transport de gaz. Les échanges ont porté sur les aspects techniques et logistiques du projet, en particulier l’acquisition d’une sphère de stockage de gaz butane, élément essentiel du futur centre emplisseur de Moanda. Cette coopération traduit la volonté du Gabon de s’appuyer sur un savoir-faire international pour renforcer ses infrastructures énergétiques.

Cette mission s’inscrit dans une stratégie nationale de modernisation du secteur aval pétrolier et gazier. En améliorant les capacités de stockage et de distribution, le projet de Moanda permettra de résoudre les problèmes récurrents de pénurie observés notamment dans la province du Haut-Ogooué. Le renforcement de la chaîne logistique du gaz contribuera à une meilleure disponibilité du butane sur l’ensemble du territoire, réduisant ainsi les déséquilibres régionaux d’approvisionnement et améliorant le confort quotidien des ménages.

Au-delà de la sécurité énergétique, les retombées de ce projet seront multiples : création d’emplois locaux, dynamisation des activités de transport et de logistique. En s’engageant dans cette dynamique, le Gabon affirme sa détermination à bâtir un modèle énergétique résilient, inclusif et tourné vers la valorisation de ses ressources nationales. Cette mission en Chine ouvre ainsi la voie à une nouvelle ère pour la filière gaz et pour le bien-être des populations gabonaises.

Zone des trois frontières : Pascal Ogowe Siffon touche du doigt l’avancement des travaux

0

En se rendant le 1ʳ novembre 2025 sur le chantier de la route Mebo’o–Meyo Kié, situé dans la zone stratégique des trois frontières, au nord du Gabon, dans la province du Woleu-Ntem, le ministre du Tourisme durable et de l’Artisanat, Pascal Ogowe Siffon, a voulu constater sur le terrain les efforts engagés pour désenclaver le département du Ntem.

« Cette mission de terrain s’inscrit dans la continuité des actions menées par le Gouvernement pour accélérer le désenclavement des territoires, améliorer les conditions de vie des populations et favoriser l’intégration régionale », a déclaré le ministre. Il a également communiqué les taux d’exécution des projets en cours : la route Mebo’o–Meyo Kié atteint 60 %, l’interconnexion électrique est achevée à 100 %, la fibre optique progresse à 80 %, tandis que la zone économique spéciale de Meyo Kié en est à 5 %, après la signature de l’acte de déclaration d’utilité publique.

Sur le terrain, Maurice Ntossui Allogo mesure l’impact des chantiers.
Sur le terrain, Maurice Ntossui Allogo mesure l’impact des chantiers.

Ces avancées témoignent d’une approche plus équilibrée du développement. En s’attaquant à la question du désenclavement, le gouvernement cherche à réduire les inégalités territoriales et à offrir de nouvelles perspectives économiques. Les infrastructures en cours : routes, électricité, fibre et zones économiques constituent un socle pour relancer les activités locales et améliorer l’accès aux services essentiels.

Dans le département du Ntem, d’autres chantiers structurants renforcent cette dynamique : la tour administrative et les logements des fonctionnaires sont réalisés à 75 %, tandis que le centre de formation professionnelle de Bitam atteint 40 %. Ces réalisations traduisent une volonté d’ancrer durablement les services publics et la formation des jeunes dans les localités de l’intérieur.

Pour les populations, ces projets représentent une véritable ouverture. Le désenclavement attendu depuis des années n’est plus un simple discours, mais une réalité en marche. À terme, il pourrait transformer le quotidien des habitants, faciliter les échanges et stimuler l’économie régionale. Mais au-delà des taux d’exécution, c’est dans la durabilité des infrastructures et leur gestion que se jouera le véritable succès de cette politique de désenclavement.

Un tiers de son salaire pour sauver des vies : l’acte de cœur d’un médecin au CHR de Mouila

0

Face au dilemme tragique entre la maladie et le manque de moyens financiers qui menace la vie d’enfants et de démunis, le Dr. Patrick Mbavu, médecin généraliste au Centre hospitalier régional (CHR) de Mouila, a pris une décision radicale. Il s’engage à consacrer un tiers de son salaire personnel pour alléger le fardeau financier des patients les plus vulnérables. Un geste d’une solidarité et d’un altruisme remarquables dans le paysage social gabonais actuel.

Depuis son affectation à Mouila, le Dr. Mbavu voit arriver trop souvent des enfants avec un pronostic vital engagé, simplement parce que leurs parents n’ont pas l’argent pour payer les soins à temps. Il déplore l’ « irresponsabilité » de dépenser massivement pour les funérailles, tout en abandonnant le « vivant » faute de fonds. « Chaque jour, ou presque, on a au moins un, sinon plusieurs enfants qui arrivent en état très grave… parce que les parents disent n’avoir pas eu de l’argent », a-t-il tristement fait remarquer, dans une vidéo devenue virale.

Face à cette réalité, le médecin généraliste a fait un serment. « J’ai décidé, devant Dieu et devant les hommes… que je consacrerai, jusqu’à ce que je parte d’ici, un tiers de mon salaire pour aider les personnes qui ne peuvent pas gérer l’aspect financier de leur santé », a-t-il déclaré.

Son aide est offerte sans vérification de ressources, mais ses moyens sont limités. Son geste est un appel à la conscience collective. « Mon rêve est qu’un jour, cela s’étende au Gabon tout entier », a-t-il espéré.

L’État et la Caisse d’assurance en question

L’initiative du Dr. Mbavu est certes un puissant message d’altruisme, mais elle est surtout un symptôme. Elle révèle les limites de l’État dans la prise en charge sanitaire de ses populations, là où les soins devraient être gratuits pour les plus fragiles.

La Caisse d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS), pourtant censée être le rempart social, est criblée de dettes. Ses ordonnances sont refusées dans de nombreuses pharmacies, asphyxiées par les impayés estimés à plus de 7 milliards de FCFA.

L’acte du Dr. Mbavu souligne avec force le chemin qu’il reste à parcourir pour mettre en place un système de santé véritablement équitable. Son message final est d’une simplicité désarmante. « La santé n’a pas de prix, aimons le vivant », a-t-il conclu.

Recrutement au FMI : le ministère de l’Économie annonce des opportunités pour les Africains

0

Le Fonds monétaire international (FMI) ouvre plusieurs programmes de recrutement destinés aux étudiants et professionnels africains. Le ministère de l’Économie, des finances, de la dette et des participations, chargé de la lutte contre la vie chère, en informe officiellement le public à travers un communiqué daté du 31 octobre 2025.

Selon le communiqué, « le FMI organise une session d’information virtuelle pour les pays d’Afrique subsaharienne le 6 novembre 2025, de 8h30 à 10h00, heure de Washington (15h00 heure de Libreville) ».

Cette session a pour objectif la sélection d’étudiants et de professionnels africains en vue de leur intégration dans les différents programmes du FMI.

Trois programmes sont ainsi ouverts au recrutement, précise le ministère. Il s’agit du Programme économiste (EP) dont la « date limite est fixée au 4 décembre 2025 », du Programme stagiaire du FMI (FIP) dont la « date limite est fixée au 17 novembre 2025 », et du Programme analyste de recherche (RAP), avec une « date limite au 31 janvier 2026 ».

Ces opportunités offrent la possibilité aux jeunes talents africains d’acquérir une expérience internationale dans un environnement économique et financier de haut niveau.

Le communiqué invite les personnes intéressées à participer à la session d’information via le lien officiel du FMI. Par cette annonce, le ministère réaffirme sa volonté d’encourager la formation et l’ouverture des cadres africains vers les grandes institutions économiques mondiales.

Programme « Un étudiant, un ordinateur » : la troisième phase démarre ce 4 novembre

0

Le ministère de l’Économie numérique, de la digitalisation et de l’innovation a annoncé la poursuite, du 4 au 7 novembre, de la troisième phase du programme présidentiel « Un étudiant, un ordinateur ». Cette nouvelle étape s’inscrit dans la volonté du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, d’assurer une inclusion numérique équitable en faveur de la jeunesse gabonaise.

Après la première distribution organisée au palais des Sports en présence du chef de l’État, puis une seconde à la Baie des rois sous la conduite du ministre de l’Économie numérique, cette troisième phase concernera plusieurs établissements de l’enseignement supérieur.

La distribution s’ouvrira le mardi 4 novembre à l’Institut national des sciences de gestion (INSG), sera suivie, le 5 novembre, par l’Université des Sciences de la Santé (USS), et le 6 novembre par l’Université internationale de Libreville (UIL), avant de se clôturer le vendredi 7 novembre à l’École nationale des eaux et forêts (ENEF). Les étudiants sont attendus de 9h à 17h sur ces différents sites.

Les étudiants bénéficiaires sont invités à se présenter aux lieux indiqués munis de leur pièce d’identité afin de procéder au retrait de leur matériel informatique.

Selon le ministère, cette opération traduit la détermination du gouvernement à renforcer les capacités numériques des étudiants et à leur offrir de meilleures conditions d’apprentissage.

Une quatrième phase du programme, qui concernera cette fois les établissements des provinces, sera annoncée dans un prochain communiqué.

Gabon : BGFI Holding autorisée à entrer en bourse

0

La Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (COSUMAF) a donné, le 28 octobre 2025, son feu vert à l’introduction en bourse de BGFI Holding Corporation, société tête du Groupe BGFIBank. Cette décision marque une étape majeure dans la stratégie de développement et de transparence du groupe bancaire panafricain.

Selon la COSUMAF, l’opération portera sur 10 % du capital social de BGFI Holding Corporation, à travers l’émission d’actions nouvelles dans le cadre d’une offre publique d’achat par introduction en bourse. Les titres ainsi émis seront cotés à la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC) et pris en charge par le dépositaire central unique, conformément aux règles du marché financier sous-régional.

Le processus d’introduction en bourse sera exclusivement piloté par BGFIBourse, filiale du groupe, désignée comme Arrangeur et chef de file de l’opération. L’entreprise publiera dans les prochains jours les modalités pratiques de souscription, afin de permettre aux investisseurs intéressés de participer à cette ouverture du capital.

Cette entrée en bourse illustre la volonté du groupe BGFIBank de consolider sa croissance, renforcer sa gouvernance et accroître sa visibilité sur le marché financier régional. Toutefois, le communiqué rappelle que cette annonce « ne constitue ni une offre de vente ni une sollicitation à l’achat de titres ». Toute décision d’investissement devra s’appuyer sur le prospectus officiel et les documents validés par la COSUMAF.

Décès de Moukagni Iwangou : le Gabon perd un juriste indomptable 

0

Figure majeure de la scène politique gabonaise, Jean De Dieu Moukagni Iwangou, ancien ministre d’État et opposant historique, est décédé à Libreville le 1er novembre 2025, à 65 ans. Ce magistrat, connu pour son intégrité et son éloquence redoutable, avait fait du respect de la loi son combat contre le pouvoir.

Jean De Dieu Moukagni Iwangou s’est éteint à la clinique El Rapha, succombant à une détresse respiratoire. Il était affaibli depuis des mois et luttait contre des séquelles attribuées à un empoisonnement survenu en 2013, épisode qu’il considérait comme une tentative d’élimination politique.

Magistrat hors hiérarchie et ancien directeur général de l’École nationale de la magistrature (ENM), Moukagni Iwangou a symbolisé l’inflexibilité. Il fut radié de la magistrature le 30 juin 2014, officiellement pour incompatibilité entre sa fonction et la présidence de l’Union du peuple gabonais (UPG). Il a dénoncé cette révocation comme un complot, illustrant son refus constant de toute compromission avec le régime en place.

Après le décès de Pierre Mamboundou, fondateur de l’UPG, Moukagni Iwangou a pris la tête de la faction « loyaliste » du parti, maintenant une opposition fondée sur une maîtrise pointue du langage juridique.

Son entrée au gouvernement d’Ali Bongo en 2019, où il occupa un poste de ministre d’État à l’Enseignement supérieur, fut un tournant controversé. Si certains y virent une trahison, lui la justifiait comme une tentative d’action concrète pour introduire des réformes sur la transparence dans l’attribution des bourses et la nomination des recteurs. Il quitta le gouvernement sans avoir renié les principes qui ont guidé sa vie.

Malgré des difficultés financières et la maladie vécues avec une dignité stoïque, Moukagni Iwangou a maintenu l’image d’un intellectuel indocile et d’un homme d’État contrarié. Sa mort marque la fin d’un parcours où la parole et le droit ont été érigés en dernière forme de résistance.

La GOC prend la main sur Konzi et Ayol pour stimuler l’activité pétrolière

0

Le ministère du Pétrole et du Gaz et la Gabon Oil Company (GOC) ont signé, le 30 octobre 2025, un contrat d’exploitation et de partage de production (CEPP) pour relancer les champs offshore Konzi et Ayol, symboles du patrimoine pétrolier national.

La signature du CEPP « Konzi–Ayol n° G5-146 » s’est déroulée au ministère du Pétrole et du Gaz. L’accord a été paraphé par le ministre Sosthène Nguema Nguema et le directeur général de la Gabon Oil Company, marcellin Simba Ngabi.

Ce partenariat illustre la volonté affirmée du gouvernement de stimuler la production nationale et de renforcer sa souveraineté énergétique.

À travers cette relance stratégique, l’État gabonais et sa société nationale ambitionnent de valoriser pleinement ce potentiel pétrolier national. Les champs Konzi et Ayol constituent une étape clé dans la stratégie du Gabon de maîtriser et moderniser son secteur pétrolier pour en maximiser les bénéfices.

Budget 2026 : Foumboula, Libama et Engonga votent contre, dénonçant un manque de priorité sociale

0

Si le projet de loi de finances 2026 a été adopté à une large majorité à l’Assemblée nationale de la transition, trois voix discordantes se sont élevées lors du vote : celles des députés Geoffroy Foumboula Libeka Makosso, Lionel Ella Engonga et Marcel Libama. Ces élus issus de la société civile ont choisi de voter contre un texte qu’ils jugent déséquilibré et peu attentif au volet social.

Dans une déclaration rendue publique après la plénière, Geoffroy Foumboula a expliqué les raisons de son refus. « Les préoccupations sociales occupent une faible place, plusieurs acquis sociaux ont été supprimés », a-t-il indiqué, tout en affirmant rester « convaincu que lors de la loi de finances rectificative, le gouvernement prendra en compte nos préoccupations ».

Le député de la transition affirme avoir proposé des amendements visant à réaffecter 36 milliards de FCFA, prélevés sur les 244 milliards de dépenses de prestige, vers les programmes sociaux supprimés. Ces propositions ayant été rejetées, il a exprimé plusieurs réserves formelles sur le texte final, notamment sur les articles 210, 221, 250, 254, ainsi que les articles 7 à 14, 16 et 42 du projet. « Aucun Gabonais n’est contre le développement, mais doivent-ils pour autant payer ce lourd prix, eux qui à 94,87 %, comme moi, ont élu le Président Oligui Nguema ? Je ne pense pas », a-t-il déclaré.

S’il salue les efforts du ministre Henri-Claude Oyima, notamment pour avoir « rattrapé deux années de retard en matière de loi de règlement », Foumboula estime que le développement ne doit pas se limiter à la construction d’infrastructures visibles, mais aussi garantir le minimum social aux citoyens. « Des beaux et grands immeubles, c’est bien pour la carte postale, mais pas nécessairement pour le citoyen qui n’a rien dans son assiette », a-t-il insisté.

Le député conclut en souhaitant « plein succès à la mise en œuvre de ce budget », tout en avertissant que la société civile « sera regardante sur l’enveloppe allouée aux filets sociaux et sur son impact réel sur le quotidien des Gabonais ».