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Procès famille Bongo Valentin : peines records, confiscations massives et mandats d’arrêt à la clé

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Clôturé dans la nuit du 11 au 12 novembre, après s’être ouvert la veille, le procès de Sylvie Aimée Marie Valentin, épouse de l’ancien président Ali Bongo, et de son fils, Noureddin Edouard Bongo Valentin, a abouti à un verdict sévère. La Cour criminelle a condamné chacun des accusés, par contumace et à l’unanimité des voix, à 20 ans de réclusion criminelle assortis d’une amende de 100 millions de FCFA pour leur rôle dans un vaste système de prédation des fonds publics. Des mandats d’arrêt ont été décernés à leur encontre.

Le procès, qui s’est tenu les 10 et 11 novembre au palais de justice de Libreville, a été marqué par une forte affluence et des mesures de sécurité renforcées. Des Gabonais, se présentant comme membres de l’association des citoyens indignés, ont manifesté leur soutien à la justice gabonaise et dénoncé l’absence des accusés. Après une première journée axée sur les questions de procédure, le fond du dossier a été abordé le 11 novembre avec l’audition de témoins clés, les plaidoiries des avocats de la partie civile et le réquisitoire très attendu du ministère public.

Un « pouvoir familial » au service de l’extravagance 

Le procureur général Eddy Minang a été ferme dans son réquisitoire, soulignant qu’il s’agissait du procès de la « famille Bongo Valentin », accusée d’avoir « tristement travesti, lamentablement subverti l’exercice du pouvoir suprême » après l’AVC de l’ancien chef d’État. Le procès, a-t-il insisté, expose un « désastre moral et politique » incarné par les folies et les dépenses extravagantes des accusés.

Le procureur général Eddy Minang, dont le réquisitoire a souligné un "désastre moral et politique" et a qualifié le procès de celui de la "famille Bongo Valentin"
Le procureur général Eddy Minang, dont le réquisitoire a souligné un « désastre moral et politique » et a qualifié le procès de celui de la « famille Bongo Valentin ».

Les nombreux anciens collaborateurs entendus par la Cour sont venus expliquer et commenter à la barre comment les accusés s’étaient enrichis de façon indécente et comment le système mis en place avait permis de détourner les fonds publics. Pour le procureur général Minang, les structures créées n’étaient « pas des entreprises, (…) mais des coffres forts d’un pouvoir familial destinés à accaparer ».

Le réquisitoire a mis en lumière la démesure des dépenses personnelles de l’ex-première Dame et de son fils : pour la seule période 2016-2023, les sociétés civiles immobilières (SCI), utilisées comme des « coffres forts », ont été financées à hauteur de 42 milliards de FCFA, a révélé Eddy Minang. Sylvia Bongo a reçu plus de 16 milliards de FCFA du trésor public pour ses besoins personnels, une somme jugée « ahurissante ».

La cour criminelle a condamné les accusés à 20 ans de prison et décerné des mandats d'arrêt à leur encontre
La cour criminelle a condamné les accusés à 20 ans de prison et décerné des mandats d’arrêt à leur encontre.

Les fonds détournés, selon le procureur général, ont servi à financer un train de vie fastueux et des acquisitions mondiales, dont l’achat de deux aéronefs d’une valeur de 195 milliards de FCFA, un palace dans le quartier huppé de Mayfair à Londres estimé à 44 milliards de FCFA, et un palais à Marrakech édifié sur plusieurs hectares pour 50 milliards de FCFA. Au Gabon, la résidence Nam, dont la valeur atteint 80 milliards de FCFA, a été qualifiée par le représentant du ministère public de « monument d’arrogance », « une cathédrale de vanité construite avec l’argent du peuple ».

Le procureur général a affirmé que l’argent détourné et blanchi, incluant les actifs au Gabon (hôtels, participations bancaires) et les flux financiers, atteignait un montant total de quatre mille quatre cent deux milliards de FCFA. Un montant qui donne le vertige. En conséquence, le ministère public a requis 20 ans de réclusion criminelle et 10 millions d’amende pour chaque accusé.

Culpabilité et réparations colossales 

Statuant en dernier ressort, la Cour a déclaré les deux accusés coupables des faits qui leur étaient reprochés. Sylvie Aimée Marie Valentin, épouse Bongo, a été reconnue coupable du crime de recel et détournement de fonds publics, ainsi que des délits de blanchiment de capitaux, d’usurpation de fonction et d’instigation au faux. Son fils, Noureddin Edouard Bongo Valentin, a quant à lui été reconnu coupable du crime de détournement de fonds publics, et des délits de blanchiment de capitaux, de concussion et d’association de malfaiteurs. En répression, tous deux sont condamnés à 20 ans de réclusion criminelle et à 100 millions de FCFA d’amende.

L’État gabonais s’étant constitué partie civile, la Cour a prononcé des condamnations financières record à titre de préjudice. Pour les dommages financiers, Noureddin Bongo Valentin devra payer 1 201 546 200 052 FCFA, tandis que Sylvie Valentin Bongo devra verser 56 610 684 016 FCFA. De plus, ils sont condamnés solidairement à payer conjointement la somme colossale de 1 000 milliards de FCFA à l’État gabonais pour la réparation du préjudice moral subi.

La Cour a enfin ordonné la confiscation massive au profit de l’État gabonais des avoirs et biens acquis. Cette confiscation englobe les avoirs bancaires gelés, les titres fonciers, une trentaine de sociétés civiles immobilières (SCI) saisies pendant la procédure, ainsi que l’ensemble des actions détenues directement ou indirectement dans des sociétés en participation.

Ce verdict marque une étape majeure dans la lutte contre la corruption au Gabon, répondant à « l’espoir que la justice parle, et qu’en parlant elle nous libère » exprimé par le procureur général. De nombreux Gabonais se montrent cependant sceptiques quant à l’exécution des mandats d’arrêt décernés à l’encontre de l’épouse d’Ali Bongo et de leur fils Noureddin, ces derniers ayant élu domicile à Londres depuis leur mise en liberté provisoire en mai dernier.

[Gabon : Élections partielles] : Le calendrier des reprises fixé

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Le ministère de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation a rendu public, ce 11 novembre 2025, le calendrier de reprise des scrutins législatifs, sénatoriaux et locaux. Cette décision fait suite aux arrêts de la Cour constitutionnelle et du Conseil d’État, ainsi qu’à la publication de nouveaux décrets présidentiels.

Le processus électoral reprend officiellement son cours. Dans un communiqué daté du 11 novembre 2025, le ministère de l’Intérieur, de la Sécurité et de la décentralisation a annoncé la tenue des élections dans plusieurs circonscriptions du pays. Cette reprise intervient « suite aux Décisions de la Cour Constitutionnelle et du Conseil d’État », ainsi qu’en application des décrets n°0431 BIS/PR/MISD et n°0431 TER/PR/MISD du 10 novembre 2025.

Cette reprise concernera notamment les élections sénatoriales, fixées au samedi 22 novembre 2025 pour le second tour dans les départements de l’Ogooué Léléti (Bouamango), Ndolou et Mandji, ainsi que la Doutsila et Mabanda. La période de campagne pour ces scrutins est prévue « du 19 au 21 novembre 2025 », précise le communiqué officiel.

Par ailleurs, le ministère annonce également la reprise du premier et du second tour des élections législatives les 22 novembre et 6 décembre 2025 dans plusieurs circonscriptions, dont le 2ᵉ siège du Komo Kango, le 2ᵉ siège de la Mpassa et le 2ᵉ siège du Ntem. Concernant les élections locales, un tour unique est prévu pour le 22 novembre 2025 dans le département de l’Okano, avec une campagne électorale ouverte « du 12 novembre à 00 heure au 21 novembre 2025 à 24 heures ».

Oligui Nguema à Conakry : une visite pour renforcer la coopération minière entre le Gabon et la Guinée

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Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, est arrivé le 10 novembre à Conakry, en République de Guinée, pour une visite officielle placée sous le signe de la coopération économique et de la solidarité africaine.

Accueilli par son homologue Mamadi Doumbouya, le chef de l’État gabonais prend part au lancement du méga-projet intégré mines-infrastructures de Simandou, considéré comme l’un des plus ambitieux du continent. Ce projet, qui combine exploitation minière, développement ferroviaire et infrastructures portuaires, illustre la volonté de l’Afrique de mieux valoriser ses ressources naturelles au service d’une croissance endogène et durable.

Pour le Gabon, pays disposant d’un potentiel minier considérable, notamment en manganèse et en fer, cette rencontre représente une opportunité stratégique d’échanges et de partage d’expériences sur la transformation locale des ressources. Libreville entend ainsi s’inspirer de l’approche guinéenne pour renforcer la chaîne de valeur industrielle autour de ses minerais.

Au-delà de la dimension économique, cette première visite du président Oligui Nguema en Guinée traduit la volonté commune des deux nations de consolider le partenariat Sud-Sud, fondé sur la coopération, la souveraineté et la solidarité africaines.

Affaire Boungoueres : la défense prend la parole ce samedi 15 novembre

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Les avocats d’Alain Simplice Boungoueres, conseiller spécial du président de la République récemment incarcéré, animeront une conférence de presse très attendue pour s’exprimer sur la détention et les accusations portées contre leur client.

Le conseiller spécial du président, chef du département Travaux publics et Infrastructures, Alain Simplice Boungoueres, a été placé sous mandat de dépôt à la prison centrale de Libreville le 27 octobre dernier, après sa mise en examen par un juge d’instruction.

Le procureur général, Eddy Minang, avait publiquement précisé lors d’une conférence de presse qu’Alain Simplice Boungoueres est poursuivi pour corruption active et passive, en tandem avec un employé d’une société privée. Pour le procureur général, cette affaire revêt une importance particulière, marquant « un tournant symbolique dans la lutte contre la corruption au Gabon » et rappelant que « nul n’est au-dessus de la loi ».

L’arrestation de Boungoueres, le premier proche collaborateur du chef de l’État à être inquiété publiquement de la sorte, intervient dans le cadre d’une vaste offensive. Le magistrat avait d’ailleurs annoncé l’ouverture d’enquêtes financières au sein de plusieurs administrations et régies publiques, conformément aux instructions du président de la République, illustrant la volonté politique de combattre la corruption à tous les niveaux.

Tous les regards sont désormais tournés vers la conférence de presse de samedi prochain. Les avocats d’Alain Simplice Boungoueres devraient apporter des éclaircissements sur la situation de leur client, répondre aux accusations de corruption et d’intimidation, et possiblement annoncer leur stratégie de défense face à la détention préventive. Les observateurs attendent de voir si la défense remettra en cause les éléments avancés par la justice ou si de nouveaux détails sur l’affaire seront révélés.

Décès de Catherine Mba, veuve du président Léon Mba : une page d’histoire se tourne

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Catherine Mba, dernière épouse du premier président de la République gabonaise, Léon Mba, s’est éteinte dans la nuit du dimanche 9 au lundi 10 novembre 2025 à Libreville, à l’âge de 107 ans.

Née le 15 mai 1918 à Libreville, issue du clan Agwekonwa-Abandja de l’ethnie Omyènè, Catherine Mba a traversé plus d’un siècle d’histoire nationale, témoin privilégié des premiers pas du Gabon indépendant. Connue pour sa grande discrétion, son humilité et son attachement aux valeurs familiales, elle aura marqué les esprits par son élégance morale et sa fidélité à la mémoire de son époux, le président Léon Mba, considéré comme le père de la nation gabonaise.

En août 2024, à l’occasion du 64ᵉ anniversaire de l’indépendance du Gabon, Catherine Mba avait été élevée à la dignité de Grand-Croix de l’Ordre national du mérite gabonais, une distinction qui venait saluer son rôle symbolique dans la préservation de la mémoire républicaine.

Sa disparition marque la fin d’une génération, celle des témoins directs de la naissance du Gabon moderne. Elle laisse derrière elle quatre enfants, une famille respectée et une nation reconnaissante.

Des hommages officiels sont attendus dans les prochains jours afin de saluer celle qui fut, jusqu’à ses derniers instants, un lien vivant entre le passé fondateur et le présent du Gabon.

Décès mystérieux de Linda-Franckline Issima : un Nigérien interpellé à Ntoum

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L’enquête sur la mort tragique de Linda-Franckline Issima, une mère de sept enfants retrouvée sans vie le 2 novembre dernier, vient de connaître un tournant important. La police a arrêté un suspect : un collègue de travail de nationalité nigérienne. Ce drame, qui avait profondément choqué la famille et suscité une vive émotion sur les réseaux sociaux, reste cependant entouré de mystère.

Linda-Franckline travaillait à la ferme de Bikélé Nzong, dans le 2ᵉ arrondissement de Ntoum. Elle venait tout juste de commencer sa journée lorsque tout a basculé. Son corps, partiellement dénudé, avait été retrouvé non loin des installations agricoles. Les images diffusées sur Internet avaient provoqué une vague d’indignation et de tristesse.

Au départ, les enquêteurs de la police judiciaire avaient noté qu’aucune trace de violence apparente n’était visible sur le corps, ce qui laissait planer le doute sur les causes exactes de sa mort.

Après plusieurs jours d’enquête, la PJ de Ntoum a fini par interpeller un suspect vendredi dernier. Il s’agit de Taiyib Ousseyni Issaka, un Nigérien de 35 ans, qui travaillait lui aussi à la ferme. Ce lien professionnel laisse penser qu’il connaissait la victime.

Pour l’instant, les raisons de ce drame restent floues. Le suspect, entendu par les enquêteurs, n’a pas encore donné d’explications cohérentes, ce qui entretient le mystère autour des circonstances de la mort de Linda-Franckline Issima.

Barrages Mondial 2026 : les Panthères du Gabon déjà dans le rythme à Rabat

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Les Panthères du Gabon ont entamé leur préparation à Rabat, au Maroc, en vue de leur confrontation face au Nigeria, comptant pour le premier tour des barrages de la Coupe du monde 2026 (zone Afrique).

Arrivés en fin de week-end dernier dans la capitale marocaine, les hommes de Thierry Mouyouma ont déjà effectué deux séances d’entraînement : la première le lundi 10 novembre, et la seconde ce mardi 11 novembre. Ces séances, placées sous le signe de la cohésion et de la rigueur tactique, ont permis au staff technique d’ajuster les automatismes et d’évaluer la condition physique du groupe.

Le Gabon affrontera le Nigeria ce jeudi 13 novembre dans un match à fort enjeu, synonyme de premier pas vers une éventuelle qualification historique pour le Mondial 2026.

Le Gabon parie sur COREG et l’expertise locale pour dynamiser son secteur pétrolier

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Le ministère du Pétrole et du gaz, a signé deux contrats d’exploitation et de partage de production (Cepp) avec COREG Group, le 10 novembre, illustrant la volonté de l’État de stimuler la croissance et de dynamiser le marché national grâce aux compétences gabonaises.

Ces Cepp concernent les sites SHAKTHI-III (n° G4-271w, offshore) et LILA (n° G4-272, onshore), situés dans l’Ogooué-Maritime. Leur mise en œuvre permettra non seulement d’exploiter des ressources stratégiques, mais aussi de créer des opportunités économiques et de renforcer la présence d’acteurs locaux dans un secteur historiquement dominé par des partenaires étrangers. « Le Gabon se construit aussi grâce à l’engagement et aux compétences de ses fils. Cette signature en est l’illustration », a souligné le service de communication du ministère.

En seulement six mois, le ministre a enregistré sept signatures de contrats, dont deux conventions, un record inégalé depuis 40 ans. Ces avancées témoignent de l’ambition du gouvernement de faire de l’expertise locale un levier stratégique de croissance, tout en renforçant l’autonomie et la compétitivité du secteur pétrolier gabonais, pour un impact durable sur l’économie nationale.

Pascal Houangni Ambouroue, nouveau maire de Port-Gentil : L’unanimité pour bâtir l’avenir

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Pascal Houangni Ambouroue, figure politique bien connue, a été élu à l’unanimité par les 68 Conseillers municipaux présents lors du scrutin de ce 9 novembre. Seul candidat en lice, son élection, supervisée par la Gouverneure de l’Ogooué-Maritime, Françoise Assengone Obame, s’est déroulée dans une ambiance de grande sérénité.

L’issue du vote était largement anticipée. Candidat de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB), le parti du président Brice Clotaire Oligui Nguema, le scrutin n’était qu’une formalité après le raz-de-marée des élections locales du 27 septembre dernier. L’UDB avait en effet remporté 62 sièges sur 73, laissant 7 au Parti démocratique gabonais (PDG) et 4 aux indépendants.

Un homme d’expérience et d’action salué par les Port-Gentillais

Fort d’une crédibilité certaine auprès des Port-Gentillais, Pascal Houangni Ambouroue jouit d’une solide expérience politique. Il a notamment été Ministre du Pétrole et Ministre de la Pêche, parmi ses nombreuses fonctions gouvernementales. Cet ancien ministre a toujours été perçu comme un homme d’action, multipliant les initiatives en faveur des populations, à l’instar de l’installation de lampadaires solaires dans le 1er arrondissement et de la distribution de taxis et tricycles pour autonomiser la jeunesse.

L’unanimité dont il a bénéficié au sein de son propre parti, l’UDB, ainsi qu’au-delà, témoigne de cette reconnaissance. « Houangni est assurément la personne qu’il faut. Il a beaucoup fait pour les jeunes et les femmes. Et une fois à la mairie, il fera davantage pour construire une ville plus humaine. On aura une mairie au service des populations », a affirmé Michelle Bouassa, une habitante de la capitale économique.

Pour Sophie Arondo, cadre dans une société pétrolière, sa capacité à rassembler est un atout essentiel. « Pascal est un rassembleur. On l’a vu au 1er où il a toujours composé avec toutes les autres communautés, conscient que notre ville est cosmopolite et doit associer tout le monde. Avec lui à la mairie, nous éviterons certaines dérives du passé ayant fait le lit aux clivages ethniques », a-t-elle renchéri.

Un engagement solennel pour « améliorer les conditions de vie des populations »

À l’issue de son plébiscite, le nouveau maire a tenu à exprimer sa profonde gratitude. Il a d’abord adressé ses remerciements au plus haut sommet de l’État. « Avant tout, permettez-moi de remercier le président de la République, chef de l’État, chef du Gouvernement, qui a bien voulu me porter à cette haute fonction de maire de la commune centrale de Port-Gentil », a-t-il déclaré, reconnaissant le soutien du président du parti UDB, Brice Clotaire Oligui Nguema.

Conscient de l’ampleur de la tâche, il a aussi tenu à s’engager solennellement devant les Port-Gentillais, dont les plaintes sur l’état de la ville sont récurrentes. « Et je reçois ce vote avec beaucoup d’humilité, beaucoup de responsabilité aussi. Et je voudrais dire aux populations de Port-Gentil que je vais m’engager avec force, fermeté, pour améliorer les conditions de vie des populations, mais surtout pour bâtir », a-t-il conclu.

Media & Démocratie : une formation pour repenser le journalisme au Gabon

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Depuis ce 10 novembre, plus d’une dizaine de journalistes participent à une formation organisée par Media & Démocratie à l’Université internationale de Libreville Berthe et Jean. L’objectif : renforcer leurs compétences afin de produire une information plus fiable.

Pour Martial Idoundou, journaliste et secrétaire général de Media & Démocratie, le journalisme ne peut se concevoir sans un lien direct avec les populations. « La loi de la proximité avec les populations est un élément qui peut aider un journaliste à identifier l’information », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité pour le reporter d’aller sur le terrain, d’écouter, d’observer et de raconter ce que vivent les citoyens. Informer, selon lui, c’est avant tout servir les populations, en donnant de la visibilité à leurs réalités quotidiennes.

Proximité, rigueur, humanité les clés d’un journalisme au service du peuple.
Proximité, rigueur, humanité les clés d’un journalisme au service du peuple.

Cette approche, estime-t-il, redonne au journalisme sa fonction première : être un pont entre les institutions et les citoyens. En allant à la rencontre des habitants, le journaliste recueille des récits authentiques loin des discours officiels et met en lumière les véritables préoccupations sociales : accès à l’eau, éducation, santé, emploi ou gouvernance locale. Un travail de terrain exigeant, qui requiert rigueur, empathie et présence constante.

Ouverte ce jour, la formation de deux semaines réunit des journalistes venus de divers médias. Ils seront formés aux genres journalistiques, à la lutte contre la désinformation et les fake news, ainsi qu’aux techniques du journalisme d’investigation. Lors de cette première journée, Olivier Piot, journaliste depuis plus de 35 ans, a rappelé que chaque genre journalistique possède sa spécificité, fondée sur trois piliers : la finalité, la production et la forme d’écriture. Une approche qui invite à replacer le métier dans sa mission première : informer avec rigueur, proximité et humanité.

La session se poursuivra encore pendant treize jours. Treize jours d’apprentissage et d’échanges, avec un même objectif : bâtir une presse plus crédible, plus exigeante et surtout plus proche des citoyens.