Blog Page 72

Editorial : L’indécence assumée.

0

Incroyable, le Gabon était-il donc gouverné « comme ça-là » ? Du 10 au 18 novembre dernier, le procès Bongo–Valentin a agi comme un électrochoc national. Chaque audience a dévoilé ce que les Gabonais soupçonnaient sans jamais imaginer l’ampleur : un pillage méthodique, organisé, assumé de l’Etat. Ce n’est plus un procès, c’est l’autopsie d’un système qui a transformé l’État en caisse personnelle.

Les révélations sidèrent : des milliards évoqués comme pourboires, bonus pétroliers distribués sans contrôle, des SCI détenant villas et immeubles, des comptes débordant de centaines de millions, parfois de milliards de francs.

Plus saisissant encore, les accusés eux-mêmes reconnaissent ces montants astronomiques avec une désarmante normalité, comme s’il allait de soi qu’un responsable public possède dix villas ou touche deux milliards « pour une mission ».

L’indécence éclate lorsqu’on compare ces fortunes privées aux réalités du pays : routes non bitumées, pharmacies refoulant les assurés de Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (Cnamgs), écoles délabrées, villes consommant l’eau des forages dans un pays où il pleut entre neuf et dix mois dans l’année, délestages électriques quotidiens. Ce contraste transforme chaque chiffre énoncé en coup de poignard. Seigneur Dieu, qui a maudit…ce territoire de cette « façon-là » ?  

Des vies compromises

Que de sommes perdues, équivalant à des infrastructures jamais construites, des médicaments jamais achetés, des vies compromises.

Le procès révèle surtout une faillite morale profonde. Pendant un demi-siècle, un réseau de connivences administratives, bancaires et politiques a permis le siphonnage continu des ressources publiques. Le détournement n’était pas une dérive : c’était une méthode. La vraie question est désormais : que fait un pays qui découvre qu’il a été trahi par son propre système ?

La réponse ne peut pas se limiter à quelques condamnations. Le sens de ce procès doit être fondateur : transparence totale des finances publiques, audits réguliers, traçabilité numérique, protection des lanceurs d’alerte, renforcement de la Cour des comptes, contrôle citoyen et publication systématique des revenus extractifs.

Le peuple ne réclame ni vengeance, ni spectacle. Il exige la vérité, la justice et la garantie que plus jamais un clan ne pourra confisquer sa richesse. Ce procès doit marquer la frontière entre un avant et un après. Il doit être le moment où le mot République retrouve, enfin, sa signification : un État qui protège, contrôle et ne tolère plus l’ombre.

Maintenant, face à l’indécence assumée des fossoyeurs de la République, nous devons, collectivement et individuellement assurer notre devoir : les dénoncer !

Visite d’Emmanuel Macron : vers une coopération gagnant-gagnant

0

Ce 23 novembre, le président français Emmanuel Macron arrive au Gabon pour une visite d’État forte en symboles. Elle n’est ni un simple retour aux protocoles traditionnels, ni une rupture. Elle vise à consolider une alliance historique, réinventée dans un esprit de respect mutuel et d’égalité sous l’impulsion du président Brice Clotaire Oligui Nguema.

Les relations entre la France et le Gabon remontent aux débuts de l’indépendance gabonaise. Léon M’ba, premier président du Gabon de 1960 à 1967, était un allié fidèle de Charles de Gaulle. Le Général, tout en soutenant la décolonisation, a maintenu des liens étroits avec Libreville, notamment par le biais d’accords militaires et économiques. En 1964, la France est intervenue pour soutenir M’ba face à un putsch, illustrant l’attachement stratégique de Paris.

Un héritage franco-gabonais forgé dès l’indépendance

À partir de 1967, l’ère d’Omar Bongo Ondimba a inauguré une coopération durable sur tous les plans : politique, économique et militaire. Sous son long règne (1967–2009), le Gabon est devenu une pièce maîtresse de la « Françafrique ». Des entreprises françaises comme Elf (devenue Total) ont investi massivement dans le pétrole gabonais, tandis que Paris assurait un appui budgétaire.

Sur le plan diplomatique, plusieurs présidents français ont été reçus à Libreville. Georges Pompidou y a effectué une visite d’État dès février 1971, témoignant de l’importance du Gabon pour la France. Ses successeurs, Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterrand, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy y ont également été reçus, François Hollande faisant exception de cette règle. L’Elysée a toujours maintenu cette tradition de liens privilégiés, renforçant les échanges commerciaux, le soutien financier et la coopération militaire. La France disposait notamment, jusqu’à une date récente, d’une base permanente (le 6ème BIMA) au Gabon.

Ce partenariat s’est également traduit par un soutien au développement (prêts, aides budgétaires), la présence de conseillers français dans les institutions gabonaises et des initiatives de formation, faisant de la France un partenaire stratégique et symbolique de longue date.

Vers une dynamique renouvelée sous Oligui Nguema

Le communiqué de la présidence gabonaise annonce un « nouveau rendez-vous [qui] vient renforcer un dialogue direct et constructif autour de sujets essentiels : diplomatie, économie, énergie, sécurité et environnement ». Cette visite de Macron est la première d’un président français depuis l’arrivée au pouvoir de Brice Clotaire Oligui Nguema, à la suite d’une transition militaire.

Sous l’impulsion l’actuel chef de l’Etat, le Gabon affiche une nouvelle ambition : « affirmer sa souveraineté tout en maintenant une coopération équilibrée, un respect mutuel et une souveraineté accrue ». Loin d’une marginalisation,  cette dynamique repositionne la France comme un partenaire sérieux et modernisé.

Militairement, l’évolution est notable : le camp De Gaulle, ancienne base militaire française, doit être transformé en centre de formation partagée entre les deux pays. Ce signe d’un plan stratégique et d’une redéfinition de l’ancienne base marque une nouvelle ère de la coopération militaire, axée sur la transformation et la formation stratégique partagée.

Économiquement, les échanges sont redynamisés. Lors de la visite de Brice Clotaire Oligui Nguema à Paris, en mai dernier, les deux présidents ont signé une déclaration d’intention pour un partenariat forestier, fondé sur la protection de la biodiversité, la bioéconomie et le financement d’initiatives durables. Parallèlement, le forum d’affaires franco-gabonais de mai 2024 a rassemblé près de 600 chefs d’entreprise, témoignant d’une volonté concrète d’investissement mutuel.

La visite de Macron s’inscrit donc dans cette logique : la France ne se présente plus comme une ancienne puissance coloniale, mais comme une alliée respectueuse, prête à soutenir un Gabon souverain et dynamique, tout en bénéficiant des atouts du pays en matière forestière, énergétique et économique.

L’arrivée d’Emmanuel Macron à Libreville, ce 23 novembre, n’est donc pas un simple geste protocolaire. Elle marque la signature d’un pacte renouvelé, enraciné dans une histoire commune depuis De Gaulle et Léon Mba et résolument tourné vers l’avenir grâce à la vision du président Oligui Nguema. Cette visite scelle une nouvelle étape où la diplomatie et la coopération ne sont plus subordonnées à un ancien modèle, mais inscrites dans une relation d’égal à égal : une véritable ère gagnant-gagnant entre Paris et Libreville.

Conakry à Libreville pour copier la recette d’une transition réussie

0

Une délégation guinéenne conduite par Mariama Doumbouya, magistrate à la Cour suprême, a été reçue le 17 novembre 2025 par le ministre gabonais de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, Hermann Immongault, dans le cadre de la préparation par Conakry de la dernière phase de sa transition politique.

Les échanges ont porté sur l’organisation, par le Gabon, de cinq scrutins en moins d’un an et sur le dispositif mis en place dans le cadre du Dialogue national inclusif. En tant que président de la Commission nationale d’organisation et de coordination des élections et du référendum (CNOCER), Hermann Immongault a détaillé les principales étapes du processus électoral et les mécanismes institutionnels adoptés.

Pour Conakry, cette mission répond à un objectif clair : sécuriser les dernières étapes de son retour à l’ordre constitutionnel. Après l’adoption d’une nouvelle Constitution et l’ouverture officielle du processus électoral, les autorités guinéennes veulent s’appuyer sur des expériences étrangères qu’elles jugent structurantes. Le cas gabonais, marqué par l’organisation rapide de plusieurs scrutins et la mise en place d’institutions renouvelées, apparaît comme un exemple de transition conduite selon un calendrier maîtrisé. La délégation guinéenne cherche ainsi à identifier des pratiques adaptables à son contexte avant la présidentielle du 28 décembre.

Cette visite intervient à quelques semaines de ce scrutin, appelé à marquer la fin de la transition engagée en 2021. Alors que neuf candidats ont été retenus pour la présidentielle guinéenne, cette démarche illustre la volonté de Conakry de renforcer la crédibilité de son processus électoral et de consolider ses choix institutionnels à l’approche d’un rendez-vous décisif.

Le CNOU et l’ANINF unissent leurs forces pour accélérer la digitalisation des services universitaires

0

Dans le cadre de la modernisation de ses services, la Directrice générale du Centre national des œuvres universitaires (CNOU), Syrielle-Zora Nzigou, a rencontré le 19 novembre 2025 le Directeur général de l’Agence nationale de l’infrastructure numérique et des fréquences (ANINF). Cette séance de travail avait pour objectif de jeter les bases d’un partenariat stratégique visant à accélérer la transformation numérique du CNOU.

Les échanges ont porté sur la création d’un univers numérique intégré destiné aux étudiants gabonais, le développement d’une application dédiée aux services universitaires, la dématérialisation des paiements ainsi que le renforcement de la cybersécurité et de la protection des données. La Directrice générale a également sollicité l’appui de l’ANINF pour mettre en place une gestion entièrement numérique des bourses attribuées aux étudiants économiquement défavorisés.

Le Directeur général de l’ANINF a salué la pertinence de cette initiative et réaffirmé la disponibilité de son institution à accompagner le CNOU. Il a toutefois recommandé l’élaboration d’un cahier des charges, d’un chronogramme détaillé et de termes de référence afin d’encadrer efficacement la suite du processus.

Crise à la CDC : négociations sous tension et convocation des syndicalistes à la gendarmerie

0

La tension est à son comble à la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Moins d’une semaine après l’ouverture de négociations entre la Direction générale et le Syndicat libre des travailleurs de la CDC (Syltra-CDC), le climat social s’est brutalement dégradé. Le bureau exécutif du syndicat a été convoqué et interrogé par la Direction générale des recherches (DGR) de la Gendarmerie nationale, un acte perçu par les syndicalistes comme une grave tentative d’intimidation en réponse au préavis de grève déposé le 13 novembre.

Le préavis du Syltra-CDC, adressé à l’administrateur directeur général (ADG), Marius Issa Nkori, est fondé sur une « gouvernance défaillante » et un « déclin des activités ». Le syndicat met en cause des « recrutements massifs et injustifiés » et des « primes illégales et abusives perçues par les membres du top management ».

Après un silence initial de la Direction, qualifié de « mépris » par les syndicalistes, les négociations ont démarré le 17 novembre. Cependant, en raison du Conseil d’administration (CA) prévu ce 21 novembre, les échanges n’ont porté que sur quelques points, a indiqué Anse Parfait Ango, Secrétaire général du Syltra-CDC. « Les échanges n’ont pu porter sur la totalité de nos revendications. La Direction s’est engagée à soumettre au Conseil d’administration de ce 21 novembre les principaux points abordés, notamment l’augmentation et la revalorisation des salaires, la suspension des recrutements pour trois ans, et le remboursement des primes et augmentations indûment perçues par le Top management. Les réponses claires ne devraient intervenir que lors de la reprise des négociations, le lundi 24 novembre », a-t-il expliqué.

Intimidation en pleines négociations

Loin d’apaiser les esprits, l’ouverture des discussions a été émaillée de gestes qui alimentent la méfiance syndicale. Le Syltra-CDC dénonce d’abord la diffusion, dès le 14 novembre, d’une vidéo « encensant l’ADG » tout en « vilipendant les partenaires sociaux », y voyant une manœuvre orchestrée par la Direction générale. Mais l’événement le plus grave reste la convocation du bureau exécutif du syndicat à la gendarmerie. « Nous déplorons vigoureusement cette convocation qui est, selon nous, un acte d’intimidation et de menace direct à l’encontre de notre bureau. Cela risque de compromettre sérieusement le processus de négociations en cours », a martelé Anse Parfait Ango.

Le SG du Syltra-CDC a précisé avoir été interrogé à la DGR, par simple convocation téléphonique, de 13h à 16h sur le fond du préavis de grève. Il est convaincu que cette démarche émane de l’ADG Marius Issa Nkori, visant à vérifier l’existence d’une « main noire » ou d’une « manipulation » derrière l’initiative syndicale. « Nos activités sont publiques, nos griefs sont fondés et nous sommes prêts à en apporter toutes les preuves. Cet acte grave est une tentative d’étouffer la vérité », a-t-il conclu.

La Direction générale se défend

Jointe par la rédaction de Gabonclic.Info, la Direction générale, via son service de communication, a balayé d’un revers de la main toutes les accusations du Syltra-CDC. L’institution affirme avoir fait montre de bonne foi et d’ouverture en recevant les syndicalistes et en ouvrant les discussions, tout en mettant l’intérêt de la Caisse au-dessus de tout.

Concernant la convocation des leaders syndicaux à la DGR et la diffusion de vidéos, la Direction décline toute implication, assurant n’y être mêlée « ni de près ni de loin ». Selon elle, la DGR a probablement pris connaissance du préavis de grève dans les médias et sur les réseaux sociaux et les a convoqués « simplement pour avoir des informations », confirme le service de communication, précisant que l’ADG n’a « rien à voir dans tout cela ».

Crise à la CDC : négociations sous tension et convocation des syndicalistes à la gendarmerie
Marius Issa Nkori, ADG de la CDC. La Direction générale dément toute implication dans la convocation des syndicalistes à la gendarmerie.

Quant aux négociations, la Direction rappelle que « dans les revendications, il y a des points qui nécessitaient l’intervention du Conseil d’administration ». Elle souligne que le CA, qui se tient ce jour (vendredi 21 novembre) pour clore notamment l’exercice 2024, prendra des décisions concernant « quelques revendications ». Pour les autres, elles « font toujours l’objet de dialogue permanent et elles seront, nous l’espérons, résolues d’un commun accord », a-t-on fait savoir.

En ce vendredi 21 novembre, tous les regards sont tournés vers la Direction générale et le Conseil d’administration de la CDC. Les négociations n’ayant pu aboutir qu’à des promesses de transmission de doléances, le compte rendu de cette réunion est désormais l’élément déterminant pour la suite du mouvement social. L’annonce des décisions du CA sera déterminante pour rétablir la confiance ou, au contraire, précipiter la mise à exécution du préavis de grève dès la semaine prochaine.

Procès Young Team : Après la sentence, l’heure des aveux et du mea culpa

0

Le rideau est tombé sur les neuf jours d’audience du procès des dix coaccusés dans l’affaire Bongo Valentin, plus connus sous le nom de la « Young Team ». La cour a rendu son verdict, prononçant des peines. Les principales figures de ce vaste dossier de détournement et de blanchiment – Ian Ngoulou, Mohammed Ali Saliou, et Abdul Oceni Ossa – ont été condamnées à 15 ans de réclusion criminelle, dont cinq assortis de sursis.

Si la sentence était attendue, l’épilogue du procès restera gravé dans les mémoires par son intense charge émotionnelle et morale. Juste avant les délibérations, la cour a donné la parole aux accusés pour leurs ultimes déclarations, transformant la barre en une tribune de repentance.

Des « monstres froids » aux hommes repentants

Jusque-là dépeints par le réquisitoire et les avocats de la partie civile comme des « monstres froids » et de « grands prédateurs des deniers publics », les accusés ont révélé une facette inattendue de leur humanité au moment du jugement.

C’est Mohammed Ali Saliou qui a donné le ton : « Je demande pardon au peuple gabonais », a-t-il lancé à la barre. Le même élan a été suivi par Abdul Océni Ossa, Jessye Ella Ekogha, Ian Ngoulou et les autres. Au-delà des mots, les frères Saliou et Oceni sont allés plus loin, s’engageant à mettre « tous les biens et argent amassés à la disposition du peuple gabonais ».

Cet exercice a permis de découvrir des visages et des voix d’une candeur inhabituelle, d’où transparaissait une sincérité déroutante. Les regrets, perçus comme vrais par de nombreux observateurs, ont humanisé ces figures au moment même où la justice les condamnait.

L’investissement local, un facteur atténuant ?

Un élément soulevé par un observateur de la vie publique gabonaise est venu enrichir la réflexion autour de ce dossier. Il a noté que les frères Oceni et Saliou, bien que d’origines étrangères, ont massivement investi leurs fonds au Gabon même.

« La plupart de nos compatriotes qui détournent vont investir ailleurs et n’ont quasiment rien sur le territoire national », a-t-il déploré, contrastant cette pratique avec la situation de Saliou, qui possède « toute une cité et plusieurs biens immobiliers » qui, une fois confisqués, pourraient se révéler « bien utiles aux Gabonais ». Cet argument, s’il n’efface en rien la faute, remet en perspective la nature du préjudice économique national.

Le procès de nos silences et de nos peurs

Au-delà de la culpabilité des condamnés, ce procès a soulevé la question de la responsabilité collective. Ces jeunes, qui ont saccagé les finances publiques, n’ont pu agir qu’avec la bénédiction de ceux qui détenaient les rênes des institutions et qui sont restés muets comme des carpes.

Comme l’a brillamment souligné Maître Andong Emane : « ce procès est le procès de nos silences ». C’est, pourrait-on ajouter, celui de nos peurs et de notre passivité face à un enrichissement scandaleux.

La lourde condamnation de Saliou, Oceni et Ngoulou, est, en fin de compte, un miroir. Ces hommes, condamnés pour détournement des fonds publics, sont le reflet d’un système et d’une société qui a laissé faire. L’idée que l’on aurait pu les laisser libres et démunis, les forçant à partager la condition du citoyen ordinaire, aurait pu servir de leçon d’humilité constante. La sentence est tombée, mais le débat sur la moralité publique et la responsabilité collective ne fait que commencer.

UBA et le Congo-Brazzaville renforcent leur collaboration pour moderniser la gestion financière publique

0

Reçu par le président Denis Sassou-Nguesso, le président du groupe UBA, Tony Elumelu, a réaffirmé l’engagement du groupe à accompagner le Congo dans l’optimisation de transaction banking, la mobilisation des revenus et l’amélioration de l’efficacité institutionnelle. Une rencontre qui consolide l’alliance stratégique entre l’État congolais et la banque panafricaine.

Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de l’Africa tour menée par Tony Elumelu, qui vise à consolider la présence de UBA sur le continent et à offrir aux gouvernements et aux entreprises des solutions plus rapides, plus performantes et adaptées aux réalités locales. A travers cette initiative, UBA poursuit sa vision : bâtir une Afrique économiquement solide, un pays à la fois, en favorisant des partenariats publics-privés structurants et porteurs de croissance.

Le chef de l’État a salué la qualité du partenariat déjà existant et encouragé un renforcement de cette collaboration dans plusieurs domaines clés :  transaction banking, la collecte des revenus et l’amélioration de l’efficacité institutionnelle. UBA, à travers son expertise et ses solutions modernes, se positionne ainsi comme un acteur essentiel pour accompagner l’État dans la modernisation de ses mécanismes financiers.

Par ailleurs, lors de cette audience avec le président Denis Sassou-Nguesso, Tony Elumelu a exprimé sa profonde gratitude pour l’accueil chaleureux réservé par les autorités congolaises. Une occasion pour lui de réaffirmer la détermination de UBA à poursuivre un partenariat solide et durable avec le Congo Brazzaville, fondé sur la confiance, la performance et l’accompagnement des priorités nationales en matière de gestion financière.

Médias & Démocratie : Quinze journalistes outillés pour mieux lutter contre la désinformation

0

Après deux semaines de renforcement de capacités axées sur les genres journalistiques, la lutte contre la désinformation et le journalisme d’investigation, les quinze professionnels des médias formés par Médias & Démocratie ont reçu, le 20 novembre, leurs parchemins lors d’une cérémonie organisée à l’Université Internationale de Libreville, Berthe et Jean.

Dans un contexte où l’information circule à grande vitesse sur les réseaux sociaux, amplifiée par l’usage croissant de l’intelligence artificielle, ces modules leur ont permis de se doter d’outils indispensables pour produire une information fiable et rigoureuse. Les organisateurs ont rappelé que la qualité du traitement de l’information repose avant tout sur la vérification, élément central de toute démarche d’investigation.

Cette démarche prend tout son sens dans un contexte national où la liberté de la presse connaît encore des défis. Classé 41ᵉ sur 180 pays en 2025 selon Reporters sans Frontières, le Gabon doit continuer d’investir dans le renforcement des compétences journalistiques pour accompagner cette progression et consolider un environnement médiatique plus fiable et responsable.

Médias & Démocratie : Quinze journalistes outillés pour mieux lutter contre la désinformation
Les participants se sont outillés pour produire une information fiable et éthique.

Journalistes, éclaireurs du chemin de la nation

La cérémonie a été marquée par la présence de l’ambassadeur de France au Gabon, Fabrice Mauries, venu encourager les participants. « Continuez à vous poser les bonnes questions, à chercher, à vérifier, à comprendre, continuez à faire entendre ces voix qui parfois comptent, mais n’ont pas l’occasion de se faire entendre », a-t-il déclaré. Insistant sur la responsabilité sociale du métier, il a ajouté : « Lorsque les journalistes éclairent les faits, ils éclairent aussi le chemin de la nation. Le journaliste n’est pas seulement un témoin des éléments, en travaillant avec rigueur, il protège la société, en force et démocratie ».

Pour Désiré Ename, Directeur Gabon de Médias & Démocratie, cette formation s’inscrit dans une mission plus large de renforcement de l’éthique dans l’espace médiatique. « L’information est un combat quotidien, un combat pour la vérité. Et c’est précisément ce combat que nous avons joué ces dernières années », a-t-il rappelé, invitant les jeunes journalistes à persévérer avec droiture et vigilance. Cette remise des parchemins ne marque donc pas une fin, mais le début d’un engagement renouvelé : celui de pratiquer un journalisme responsable, utile et au service de la société.

FACIGA : la Côte d’Ivoire et le Gabon posent les bases d’une coopération durable

0

Le Palais Rénovation a servi de cadre, le 19 novembre, à une rencontre diplomatique de haut niveau entre le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, et le ministre d’État ivoirien de l’Agriculture, Kobenan Kouassi Adjoumani, présent à Libreville dans le cadre de la première édition du Forum d’Affaires Côte d’Ivoire–Gabon (FACIGA). Les discussions ont porté sur la consolidation d’une coopération économique Sud-Sud plus ambitieuse, centrée sur l’agriculture, l’agro-industrie et la transformation locale.

Dans un contexte où le Gabon entend diversifier son économie et renforcer sa souveraineté alimentaire, l’expertise ivoirienne apparaît comme un atout stratégique. Leader reconnu du secteur agricole en Afrique de l’Ouest, la Côte d’Ivoire a réaffirmé sa volonté d’accompagner le Gabon dans la modernisation de ses filières et la valorisation de son potentiel agro-industriel.

FACIGA : la Côte d’Ivoire et le Gabon posent les bases d’une coopération durable

« Le président de la République du Gabon nous a donné le feu vert pour venir travailler avec nos équipes afin de booster l’économie gabonaise », a déclaré Kobenan Kouassi Adjoumani à l’issue de l’audience. Le ministre a également mis en avant les atouts du Gabon. « Le pays dispose de terres arables qui méritent d’être exploitées, et nous sommes venus apporter notre expertise », a-t-il ajouté.

Les échanges ont permis de dégager plusieurs axes de collaboration, notamment la création de pôles agro-industriels, la modernisation des infrastructures rurales et l’intégration de solutions numériques dans les chaînes de production. Ces initiatives visent à dynamiser la production locale, réduire la dépendance aux importations alimentaires et générer de nouveaux emplois.

Organisé à Libreville du 18 au 19 novembre 2025, le FACIGA a réuni responsables politiques, investisseurs et opérateurs économiques autour du thème « Côte d’Ivoire–Gabon : un modèle de coopération économique Sud-Sud ». Pour les deux pays, cette première édition marque le début d’un partenariat stratégique appelé à s’inscrire durablement dans leurs ambitions de développement.

Gabon infini : le mécanisme qui propulse le Gabon vers l’économie verte à la Cop30

0

En marge de la Cop30, qui se déroule du 10 au 21 novembre à Belém, le Gabon a franchi une étape déterminante vers la construction d’une économie nationale centrée sur la nature. La signature d’une lettre d’intention pour le projet de financement pour la permanence « Gabon Infini » avec The nature conservancy (TNC) et le Fonds de préservation de la biodiversité au gabon (FPBG) marque un tournant stratégique, mobilisant près de 180 millions de dollars pour transformer le capital écologique du pays en moteur durable de croissance.

Alors que la communauté internationale se réunit à Belém pour définir l’avenir des engagements climatiques et de la biodiversité, le Gabon s’affirme comme un acteur clé de l’économie verte. La lettre d’intention signée en marge de la Cop30 avec TNC et le FPBG inscrit le pays dans une dynamique mondiale audacieuse : celle de financer la conservation comme un investissement économique structurant. Soutenu par Enduring Earth, le projet « Gabon Infini » vise à sécuriser durablement des ressources financières pour valoriser les atouts naturels du pays.

Gabon infini : le mécanisme qui propulse le Gabon vers l’économie verte à la Cop30
«Gabon Infini » : un projet qui améliore la vie de 100 000 personnes, protège des millions d’hectares et pose les bases d’une économie nationale bâtie sur la nature.

Avec près de 94 millions de dollars provenant de grands bailleurs internationaux – dont le Fonds pour l’environnement mondial et le Bezos earth fund – complétés par 86 millions de dollars de financement public, « Gabon Infini » devient l’un des mécanismes les plus ambitieux du continent. Son architecture financière permet non seulement d’assurer la protection de millions d’hectares de forêts, de terres et d’espaces marins, mais aussi de consolider le rôle des écosystèmes comme véritables actifs économiques, créateurs de valeur et générateurs d’emplois verts. Le Gabon y trouve un levier stratégique pour renforcer son attractivité auprès des investisseurs engagés dans la finance durable.

Au-delà de la conservation, l’initiative entend améliorer les conditions de vie de plus de 100 000 personnes grâce à la participation communautaire et à la valorisation des ressources locales. En transformant la protection de l’environnement en moteur socio-économique, le Gabon affirme son ambition : faire de son capital naturel un pilier de croissance résiliente, inclusive et compétitive. A la Cop30, cette vision place le pays parmi les leaders mondiaux de la transition vers une économie fondée sur la nature, alignée sur les objectifs climatiques et les exigences du développement durable.