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Sénégal : De la résistance au pouvoir, le plan secret de Sonko pour verrouiller l’ancrage du PASTEF

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Le leader de PASTEF (Patriotes) a publié le 15 décembre une instruction capitale visant à transformer son parti en une force politique et sociale sans précédent. Entre massification record, discipline de fer et ancrage citoyen, l’organisation trace la voie d’une « révolution structurelle » au service de la transformation nationale.

Le rassemblement historique du 8 novembre 2025 a servi de détonateur. Pour Ousmane Sonko, ce succès populaire impose une responsabilité nouvelle : celle de muer le mouvement de résistance en un parti de gouvernement exemplaire. À travers l’Instruction n°01/PASTEF/PR/2025, il fixe le cap autour de six piliers stratégiques pour faire de son organisation « le parti le plus vivant, le plus structuré et le plus exemplaire » du pays.

Objectif un million : la marche vers une massification record

La priorité absolue est la massification. Sonko fixe un seuil historique : atteindre 1 000 000 de militants actifs d’ici fin 2026. Pour cela, une reprise officielle de la vente des cartes de membre est actée pour janvier 2026, adossée à la création d’une base de données numérique fiable pour identifier chaque patriote, des universités aux lieux de travail.

Pour le leader de PASTEF, « la force du parti repose sur sa base ». Il ordonne la création de 10 000 cellules fonctionnelles. Chaque cellule ne doit plus être un simple comité électoral, mais un véritable centre d’éducation politique, un espace de participation citoyenne et un instrument de solidarité locale.

L’heure est à la fin de l’informel. L’instruction impose une cadence stricte : réunions statutaires régulières, plans d’action trimestriels et production obligatoire de rapports mensuels d’activités. Toutes les structures, des mouvements de jeunes aux cadres, doivent se soumettre à une discipline verticale rigoureuse.

L’institutionnalisation du « don de soi » et de la veille citoyenne

Sonko rappelle que « PASTEF n’est pas seulement un parti politique, mais une dynamique sociale ». Il ordonne des actions concrètes : dons de sang, reboisement (set-setal), et l’installation de « vigies citoyennes » chargées de protéger les populations vulnérables et de dénoncer les abus de l’administration dans le respect des lois.

C’est un rappel à l’ordre pour les élus. Le Président du parti exige une « présence régulière aux côtés des cellules » et une humilité totale. Les responsables ont l’obligation morale de servir de relais pour expliquer les réformes nationales et recueillir les préoccupations des citoyens.

Un dispositif de contrôle rigoureux pour garantir le résultat

Pour garantir l’application de ces ordres, un dispositif spécial de suivi-évaluation est installé au cabinet d’Ousmane Sonko. Des missions de supervision du Secrétariat Général seront déployées sur le terrain pour valider l’exécution immédiate des plans d’action départementaux.

En conclusion de cet acte solennel, Ousmane Sonko exhorte ses troupes à la résilience : « PASTEF est un parti forgé dans l’épreuve, porté par la conviction et guidé par une vision de transformation profonde ».

Il appelle chaque militant à faire preuve d’éthique et de fraternité pour incarner, dans chaque acte, l’espoir placé en eux par le peuple. Pour le leader des Patriotes, la réussite de la transformation nationale dépend désormais d’un Parti « mobilisé, discipliné et enraciné », faisant de cette instruction la priorité absolue de l’organisation.

Aba’a Minko contre-attaque après la destruction de ses investissements

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L’homme politique gabonais Désiré Aba’a Minko est monté au créneau lors d’une conférence de presse tenue le 18 décembre 2025 à Libreville pour dénoncer la destruction de ses investissements immobiliers dans le quartier dit Camp de Police. Il parle d’un acte de « brutalité » et d’« abus d’autorité », perpétré en son absence, sans avertissement préalable des occupants.

Selon sa déclaration, l’opération aurait été menée par un commando composé d’un magistrat, d’un huissier de justice et d’éléments de la gendarmerie nationale, sur la base d’un arrêt de la Cour d’appel datant de 2003, réactivé plus de vingt ans après. Aba’a Minko affirme que la procédure visait une expulsion, mais qu’elle s’est traduite par une destruction pure et simple de biens, affectant également des locataires, ce qu’il qualifie de « crime contre le citoyen ».

Estimant que nul n’est au-dessus de la loi, l’homme politique annonce avoir engagé des actions contre les différents acteurs impliqués, en saisissant notamment les inspections générales compétentes. Il appelle par ailleurs les autorités judiciaires à jouer pleinement leur rôle.

Au-delà de son cas personnel, Aba’a Minko pose une question de fond : celle de l’État de droit dans le Gabon post-transition. Pour lui, le traitement de ce dossier constituera un test décisif de la volonté des pouvoirs publics de rompre avec les pratiques du passé et de garantir la justice, la paix sociale et le respect des droits des citoyens.

Libreville : l’AGASA ferme un service traiteur pour « graves manquements sanitaires »

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Face à l’insalubrité et au non-respect des protocoles d’hygiène, l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire a mis sous scellés un établissement situé au quartier Derrière-la-prison. Cette intervention coup de poing souligne les risques persistants liés au secteur informel de la restauration.

Cette semaine, la Délégation provinciale de l’AGASA a mené une inspection inopinée dans le 1er arrondissement de Libreville, aboutissant à la fermeture immédiate d’un service traiteur. Cette décision administrative, motivée par un péril sanitaire imminent, intervient dans le cadre des contrôles réguliers imposés aux établissements manipulant des denrées destinées à un large public.

L’AGASA entend accompagner les opérateurs vers une conformité durable.
L’AGASA entend accompagner les opérateurs vers une conformité durable.

Sur les lieux, les inspecteurs ont découvert un tableau préoccupant qui justifie la fermeté de la sanction. Le rapport de l’agence pointe une insalubrité généralisée, tant à l’intérieur des locaux de préparation que dans l’environnement immédiat de l’établissement. Au désordre des espaces de travail s’ajoute l’utilisation d’un matériel totalement inadapté aux exigences de la profession. Plus grave encore, la qualité des denrées alimentaires a été jugée médiocre en raison d’une conservation insuffisante, faisant peser un risque réel d’intoxication sur les consommateurs.

Au-delà de l’aspect purement matériel, l’établissement opérait dans l’illégalité la plus totale, dépourvu d’agrément sanitaire et employant un personnel sans certificats médicaux à jour. Face à ce cumul de négligences, l’AGASA a ordonné une fermeture préventive.

Cette affaire met en lumière les dérives d’un secteur encore largement dominé par l’informel. Dans une capitale à forte densité urbaine comme Libreville, la multiplication des services de restauration sans encadrement sanitaire constitue un enjeu de santé publique majeur. La forte demande liée aux événements sociaux ne doit pas se faire au détriment de la vie des citoyens.

Tout en poursuivant ses actions répressives pour assainir la chaîne alimentaire, l’AGASA réaffirme sa volonté d’accompagner les opérateurs économiques. L’objectif reste la professionnalisation durable du secteur afin que la conformité aux normes d’hygiène ne soit plus l’exception, mais la règle.

Audit et salubrité : le double plan de choc de Houangni Ambouroue pour redresser Port-Gentil

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La nouvelle équipe municipale conduite par Pascal Houangni Ambouroue passe à l’offensive. Le maire de Port-Gentil a annoncé le 15 décembre le lancement simultané d’une inspection profonde des services communaux et d’une opération massive de ramassage des ordures. Objectif : restaurer l’ordre administratif et l’hygiène urbaine dans la cité pétrolière.

Réunis à la salle Jeanne Valentine Piraube, les responsables politiques et techniques de la commune, aux côtés du sénateur Léon Ababé, ont pris acte de la première priorité de l’édile : la transparence. Pascal Houangni Ambouroue a ainsi ordonné un audit de performance qui, durant quatre à six semaines, passera au crible l’ensemble du fonctionnement de l’institution.

Cet examen minutieux portera sur la gestion financière et la rationalisation des ressources humaines, tout en incluant un inventaire complet du patrimoine immobilier et mobilier ainsi qu’une évaluation des capacités techniques de la mairie. L’objectif est de disposer d’une radiographie précise pour mieux orienter les futurs investissements et sortir des sentiers battus.

La ville déclarée en « état d’urgence sanitaire »

Parallèlement à ce volet administratif, l’urgence se joue sur le terrain. Face à l’accumulation alarmante des déchets et à l’obstruction des réseaux d’évacuation, le maire a décrété un plan d’action immédiat pour parer aux risques d’inondations exacerbés par les fortes pluies actuelles. Inquiet de la dégradation critique du cadre de vie, l’édile a été on ne peut plus clair sur la gravité de la situation. « On a constaté effectivement que la ville est jonchée de tas d’immondices et qu’il était important de mettre en place un plan d’urgence. Je crois qu’on s’en tient à un état d’urgence sanitaire du fait de ces tas d’immondices-là, et on a donc proposé un plan d’urgence d’assainissement trimestriel avec l’ensemble des entreprises qui opèrent dans la ville, pour pouvoir soulager les populations et revenir aux fondamentaux », a déclaré Pascal Houangni Ambouroue.

Ce dispositif de crise, élaboré en collaboration étroite avec les opérateurs économiques locaux, vise à assurer un ramassage systématique des ordures et un curage intensif des canaux pour soulager rapidement les populations. Toutefois, le maire a insisté sur le fait que la municipalité ne pourra réussir seule ce pari du redressement. Il a lancé un appel solennel au civisme des opérateurs économiques et des administrés, rappelant que la pérennité de ce nettoyage dépend de la responsabilité de chaque citoyen.

Pour Pascal Houangni Ambouroue, ce nouveau départ pour Port-Gentil impose un engagement collectif renouvelé afin de transformer durablement le visage de la capitale économique et d’offrir aux habitants un environnement sain et sécurisé.

Mali : L’ONEF dresse le portrait d’un marché du travail entre résilience et mutations

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La direction générale de l’Observatoire national de l’emploi et de la formation (ONEF) a convié la presse ce 18 décembre pour un exercice de redevabilité essentiel. Sous l’égide de son Directeur Général, Boubacar Diallo, l’institution a dévoilé un bilan annuel marqué par une stabilisation de l’économie, malgré des défis structurels persistants dans le secteur de la formation. 

L’année 2025 restera comme une période de production intense pour l’ONEF, qui a réussi à mener à terme treize des seize études initialement programmées. Ces travaux de monitoring, cruciaux pour l’orientation des politiques publiques, ont été rendus possibles grâce à une synergie de financements provenant de la coopération suisse et luxembourgeoise, du budget national et, de manière significative, des ressources propres de l’institution issues des cotisations des employeurs.

Une embellie réelle sur le front de l’emploi

Le principal enseignement des bulletins trimestriels réside dans l’amélioration globale du climat des affaires. Comparés à l’année 2024, les indicateurs de création d’emplois et de dialogue social affichent une progression nette. Dans les faits, le secteur privé s’impose comme le moteur de cette dynamique avec 21 680 nouveaux emplois générés entre janvier et septembre 2025. L’inclusion n’est pas en reste, puisque 4 827 de ces postes ont bénéficié à des femmes. Cette vitalité s’accompagne d’une baisse spectaculaire des pertes d’emplois, qui ont chuté de près de 49 % au troisième trimestre, confirmant ainsi, selon Boubacar Diallo, une stabilisation progressive de l’économie nationale.

Cette reprise ne s’est pourtant pas faite sans heurts. L’économie malienne a dû naviguer dans une zone de fortes turbulences monétaires durant la première moitié de l’année. Après un premier trimestre marqué par une inflation de 5,5 %, dépassant largement la norme de 3 % fixée par l’UEMOA, la tension est montée d’un cran au deuxième trimestre avec un pic à 6,7 %. Ce n’est qu’au troisième trimestre qu’une accalmie salutaire est intervenue, le taux redescendant à 4,4 %. Ce reflux a immédiatement agi comme un catalyseur pour le secteur privé, qui a enregistré une hausse des embauches de 6,6 %.

Formation professionnelle : le défi de la diversité et de l’offre

Si l’emploi retrouve des couleurs, le système de formation professionnelle, analysé à travers 211 centres agréés, révèle des fragilités préoccupantes. Le rapport souligne une omniprésence du secteur privé qui accueille plus de 80 % des apprenants, laissant le secteur public dans une position marginale. Plus inquiétant, l’offre globale semble s’éroder : la densité nationale est passée de 34 à 28 apprenants pour 100 000 habitants entre 2023 et 2024.

Le paysage de l’apprentissage est également marqué par un fort déséquilibre thématique. Bien que les femmes représentent près des deux tiers des 6 249 apprenants recensés, près de la moitié des effectifs totaux s’agglutine dans les filières de « coupe, couture et stylisme ». Cette concentration s’opère au détriment des métiers techniques et industriels, indispensables au développement structurel du pays.

Face à ce constat, l’ONEF lance un appel à la mobilisation pour briser l’isolement des centres de formation. À l’heure actuelle, moins de la moitié d’entre eux bénéficient de partenariats effectifs avec le monde de l’entreprise. Pour Boubacar Diallo et ses équipes, l’enjeu de 2026 est désormais clairement identifié : il s’agira de consolider l’équilibre entre public et privé, de gommer les disparités régionales et d’investir massivement dans les infrastructures techniques. L’objectif ultime demeure l’adéquation : faire en sorte que la formation réponde aux besoins réels d’une économie malienne en quête de souveraineté et de stabilité.

Subvention 2025 : seuls 81 médias déclarés éligibles sur 93 dossiers

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Le verdict est tombé pour l’aide à la presse 2025. Le ministre de la Communication, Paul-Marie Gondjout, a réceptionné hier, mercredi 17 décembre, les conclusions de la commission dédiée, validant 81 dossiers sur les 93 examinés. Ce rendez-vous annuel marque une étape clé pour le secteur médiatique gabonais, résolument engagé dans une dynamique de structuration et de professionnalisation.

Sur les 93 entreprises de presse ayant soumis un dossier, 81 ont été déclarées éligibles. Ces médias, jugés en parfaite conformité avec les exigences réglementaires en vigueur, bénéficieront de l’appui financier de l’État pour l’exercice 2025. À l’inverse, 12 dossiers ont été écartés. Selon la commission, ces rejets s’expliquent principalement par l’absence d’agrément officiel ou par l’existence de « sites fantômes », des plateformes numériques dépourvues d’activité réelle ou introuvables sur la toile.

Saluant la minutie du travail accompli par les commissaires, Paul-Marie Gondjout a profité de l’occasion pour rappeler l’importance de la rigueur déontologique et administrative. « Nous espérons que la rigueur dont vous avez fait preuve aidera les prochains demandeurs à être plus rigoureux dans leur travail quotidien, autant que dans la confection de leurs dossiers », a-t-il déclaré. 

Le processus entre désormais dans sa phase active. La liste des bénéficiaires a d’ores et déjà été transmise aux services du Trésor public pour l’exécution des paiements. Cette aide financière ne se veut pas seulement un soutien conjoncturel ; elle a pour vocation de renforcer les capacités des rédactions et d’améliorer la qualité de l’information proposée aux citoyens, dans un contexte de mutations technologiques constantes.

Panthères : la Fegafoot dénonce un scandale inutile et appelle à l’union sacrée

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La Fédération gabonaise de football (Fegafoot) est sortie de sa réserve hier, 18 décembre. À travers un communiqué de presse, elle appelle au patriotisme et à l’unité nationale autour de l’équipe nationale, dans un contexte marqué par une vive polémique liée à l’équipementier des Panthères.

Reconnaissant avoir « sans doute à tort, perdu la bataille de l’opinion » sur certains dossiers, notamment celui de l’équipementier, la Fegafoot estime toutefois que le temps a fini par rétablir la vérité. Elle souligne que la question de l’habillement, consécutive à la rupture avec Puma, avait trouvé une solution d’urgence. Pour preuve, les Panthères ont fièrement arboré leur nouvelle tunique lors de leur première séance d’entraînement collective en terre marocaine.

La fédération déplore cependant le climat de tension et de suspicion ayant entouré ce dossier, regrettant un « scandale inutile » qui, selon elle, n’a pas favorisé la sérénité au sein de la famille du football gabonais à la veille d’une échéance majeure. Elle pointe également du doigt des « mains invisibles », soutenues par une presse qu’elle qualifie d’instrumentalisée, accusées d’avoir diffusé des visuels de maillots non validés dans le but de discréditer l’équipementier AB Sport. Ce dernier aurait pourtant répondu à l’urgence en livrant gracieusement les équipements à la sélection.

Dans son communiqué, la Fegafoot remercie AB Sport pour avoir honoré ses engagements dans un contexte contraint, tout en annonçant étudier différentes options pour la distribution des maillots et la mise en place de points de vente durant la Coupe d’Afrique des nations. L’instance fédérale n’a pas manqué d’exprimer sa reconnaissance au chef de l’État et au gouvernement pour les efforts déployés afin de répondre aux besoins matériels de l’équipe nationale.

Logé dans le groupe F, un groupe particulièrement relevé, le Gabon devra se mesurer à la Côte d’Ivoire, au Cameroun et au Mozambique. La compétition débutera officiellement le 21 décembre 2025, mais c’est le mercredi 24 décembre à 21h, au Grand stade d’Agadir, que les Panthères feront leur entrée en lice face aux Lions indomptables du Cameroun

La Fegafoot appelle désormais à « l’union sacrée » autour de la sélection. Investies de cette mission patriotique, les Panthères devront porter haut les couleurs du Gabon au Maroc, avec l’ambition de raviver la ferveur populaire et de réitérer les épopées mémorables de 1996 et 2012.

L’Oiseau rare prêt à faire vibrer le Palais des sports avec « La Tcham domine le monde 2 »

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À l’approche de son grand rendez-vous annuel, l’artiste gabonais L’Oiseau rare a levé le voile sur les détails de son prochain concert lors d’une conférence de presse tenue hier, mercredi 17 décembre, à l’Université Omar Bongo. Entre promesse de performance record et renforcement de la logistique, l’événement du 20 décembre s’annonce comme le point d’orgue de la saison culturelle.

Le « Gouverneur de la Tcham » ne compte pas faire les choses à moitié pour cette deuxième édition. Face aux journalistes, l’artiste a annoncé un spectacle d’une envergure inédite dans sa carrière, prévoyant de tenir la scène pendant plus de deux heures consécutives. Pour relever ce défi physique et artistique, L’Oiseau Rare a concocté une playlist marathon de plus de quarante titres, offrant ainsi une immersion totale dans son univers musical à ses nombreux fans.

L’enjeu de cette année est également sécuritaire. Fort du succès retentissant de l’édition précédente, qui avait rassemblé près de 10 000 spectateurs, l’organisation souhaite cette fois-ci corriger les débordements passés. Flow Engone, l’un des promoteurs de l’événement, s’est montré particulièrement rassurant sur ce point en affirmant que les effectifs de sécurité seraient doublés pour cette édition. L’objectif affiché est clair : garantir une sérénité absolue au public afin que la fête soit totale.

L’Oiseau rare prêt à faire vibrer le Palais des sports avec « La Tcham domine le monde 2 »

Pour les retardataires, la billetterie reste ouverte directement au Palais des sports. Les tarifs ont été pensés pour être accessibles au plus grand nombre, avec des tickets classiques oscillant entre 3 000 et 10 000 francs CFA, tandis que des accès VIP sont également proposés pour une expérience privilégiée. À quelques jours du coup d’envoi, tous les voyants sont au vert pour faire de « La Tcham domine le monde 2 » le rassemblement majeur de cette fin d’année au Gabon.

Éducation nationale : La fin de l’hégémonie syndicale ?

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Quand la contestation se structure hors des circuits traditionnels, c’est toute l’architecture du dialogue social qui vacille. Entre l’émergence de collectifs informels et le déclin des syndicats historiques, le bras de fer dans le secteur éducatif gabonais prend une tournure inédite.

Depuis le début du mois de décembre, le secteur de l’Éducation nationale est plongé dans une agitation sans précédent. Après une succession de préavis de grève restés sans réponse satisfaisante, de nombreux établissements ont basculé dans des « grèves illimitées ». Du complexe Jean Hilaire Aubame Eyeghe de Nzeng Ayong au lycée Jean Obiang Etoughe de Sibang, pionniers du mouvement, la paralysie s’est étendue comme un château de cartes à l’ensemble du territoire national dès le 15 décembre.

La singularité de cette vague de contestation réside moins dans ses revendications que dans sa forme. Contrairement aux usages établis, ce ne sont plus les syndicats légalement reconnus qui impulsent le mouvement, mais des collectifs d’enseignants constitués au cœur même des établissements. Ces groupes suspendent unilatéralement les cours, sans aval ni mot d’ordre des organisations traditionnelles, longtemps considérées comme les seuls chefs d’orchestre des mouvements d’humeur. Une rupture qui interroge frontalement l’autorité et l’influence des partenaires sociaux historiques.

Des interlocuteurs officiels hors-jeu

Jusqu’à l’année scolaire précédente, le tempo était donné par le Syndicat de l’Éducation nationale (Sena), la Convention nationale des syndicats du secteur éducation (Conasysed), le Syndicat national de l’enseignement technique et professionnel (Synetecpro) ou encore la Fédération syndicale des enseignants de l’éducation nationale (Feseena), seuls interlocuteurs reconnus par la tutelle. Or, depuis le 8 décembre, les enseignants agissent en collectifs informels, sans base légale ni reconnaissance institutionnelle, défiant de facto l’ordre syndical établi.

Dans ce contexte émerge le collectif SOS Éducation. Cette structure informelle, sans leader ni bureau directeur officiellement identifié, accuse les syndicats classiques de « connivence » avec la tutelle et de défense d’intérêts corporatistes au détriment de la base. Vrai ou faux, le constat est sans appel : en un temps record, ce collectif a réussi à fédérer et à déclencher une grève de masse là où les syndicats peinent désormais à mobiliser.

Une crise de représentativité

La démonstration la plus éloquente de cet affaiblissement reste l’échec de l’appel à la grève lancé du 10 au 12 décembre par le Synetecpro et le Sena pour exiger le paiement des vacations. Un « flop » retentissant, révélateur d’une influence syndicale en net recul.

Dès lors, une question centrale s’impose : les syndicats disposent-ils encore d’un socle réel d’adhérents ? La prolifération de décisions signées au nom de collectifs suggère une crise profonde de légitimité. À cela s’ajoutent des critiques internes sur la gouvernance, notamment la longévité de certaines figures et l’absence de renouvellement générationnel, à l’instar du Sena, toujours dirigé par un intérim depuis le départ de son leader pour le Sénat de la Transition.

Aujourd’hui, le secteur éducatif est en ébullition, pris en étau entre l’efficacité redoutable de collectifs sans tête et des syndicats en quête de second souffle. Cette configuration complique dangereusement le dialogue avec le gouvernement. D’ailleurs, les récentes rencontres entre le Dr Simplice Désiré Mamboula, ministre de l’Éducation nationale par intérim, et les leaders syndicaux n’ont pas permis de désamorcer la crise. À défaut de solutions rapides et crédibles, la reprise des cours prévue le 5 janvier 2026 s’annonce plus qu’incertaine.

Sénat de la Ve République : Huguette Nyana Ekoume, l’expertise au service de la Chambre haute

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Le Palais Omar Bongo a une nouvelle locataire : Huguette Nyana Ekoume épouse Awori Onanga a été portée, le 17 décembre, à la tête du Sénat. L’élection de la sénatrice de Makokou (UDB) marque un tournant pour la Ve République, consacrant le parcours d’une inspectrice des finances reconnue pour sa rigueur au sein de l’administration publique. Entre expertise technique et impératifs de décentralisation, elle prend les rênes d’une institution au cœur des attentes, notamment sur le dossier épineux de la fiscalité locale.

Diplômée de l’École nationale d’administration (ENA) de Libreville, Huguette Nyana Ekoume n’est pas une novice dans les arcanes du pouvoir. Ancienne directrice de l’Agence judiciaire de l’État, elle occupait jusqu’à lors les fonctions de Secrétaire général au ministère de l’Économie et des finances, de la dette et des participations, chargé de la lutte contre la vie chère.

C’est donc une spécialiste du contentieux, de l’arbitrage international et surtout des finances publiques qui accède au perchoir. « C’est vraiment avec beaucoup d’émotion et un sentiment de profonde humilité que j’accueille le choix porté par mes collègues », a-t-elle déclaré juste après son élection, ne manquant pas de remercier le président fondateur de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB), le chef de l’État, pour sa confiance.

Au-delà de l’émotion, la nouvelle présidente a immédiatement fixé le cap de son mandat : la décentralisation. « Le Sénat représente les collectivités locales. Nous allons poursuivre le travail pour construire la gouvernance locale afin de parvenir à une décentralisation effective, gage d’une prospérité partagée », a-t-elle martelé.

L’épreuve du feu : La taxe d’habitation en ligne de mire

Huguette Nyana Ekoume arrive à la tête du Sénat au moment où le débat sur la Taxe forfaitaire d’habitation (TFH) cristallise les tensions. Si la procédure est constitutionnellement régulière, elle soulève des interrogations majeures sur le plan social. Le Sénat, sous sa direction, devra se pencher sur cette mesure perçue comme « régressive » par une partie de l’opinion. Adossée à la facture de la SEEG, cette taxe fait craindre une rupture de l’égalité devant l’impôt.

À Makokou comme à Libreville, les regards sont désormais tournés vers cette femme de dossiers, dont l’approche, décrite comme discrète et méthodique, sera mise à rude épreuve dès les premières sessions parlementaires.