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Gabon : les vendredis 26 décembre et 2 janvier déclarés fériés et récupérables

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Si les célébrations de Noël et du Nouvel An restent traditionnellement fériées, chômées et payées, l’attention se porte cette année sur les journées des vendredis 26 décembre 2025 et 2 janvier 2026. Par voie de communiqué, le gouvernement a officiellement déclaré ces deux dates fériées, chômées et récupérables, offrant ainsi des ponts prolongés à l’ensemble des travailleurs.

Cette décision s’appuie sur le cadre réglementaire du décret n°00727/PR/MTEFP du 29 juin 1998, modifié par le décret n°000484/PR/MTE du 26 mai 2004. Le communiqué, rendu public ce 23 décembre 2025, précise le régime applicable à l’ensemble de la communauté nationale en distinguant les jeudis 25 décembre et 1er janvier, qui sont fériés, chômés et payés, des vendredis 26 décembre et 2 janvier, déclarés quant à eux fériés, chômés et récupérables.

Le document officiel a été paraphé par François Ndong Obiang, ministre de la Réforme et des Relations avec les Institutions, assurant l’intérim du ministre du Travail, du Plein Emploi et du Dialogue social.

Sécurité des mineurs : Le chef de l’État promet une justice « sans pitié »

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Au lendemain de la découverte tragique du corps du jeune Cameron Pascal à Nzeng-Ayong, le Président Oligui Nguema a brisé le silence. Dans une déclaration officielle publiée ce 23 décembre, il exprime la fermeté de l’État face à la recrudescence des disparitions d’enfants et annonce des avancées majeures dans l’enquête.

Le climat de psychose qui s’est emparé de la capitale gabonaise a trouvé un écho au sommet de l’État. Par la voix de son premier magistrat, la République a tenu à marquer sa solidarité envers les familles éprouvées tout en envoyant un signal clair aux réseaux criminels.

Une réponse judiciaire immédiate

L’enquête sur le meurtre du jeune Cameron Pascal semble progresser à grands pas. Le chef de l’État a confirmé l’interpellation de quatre individus, corroborant les informations faisant état d’une accélération des investigations dans le voisinage de la victime. Cette annonce vise à rassurer une opinion publique de plus en plus prompte à dénoncer une supposée inertie des forces de sécurité.

Au-delà de ce cas précis, c’est une véritable doctrine de « tolérance zéro » que le Président entend instaurer. En érigeant la sécurité des mineurs en « priorité absolue », il place les services de renseignement et de police devant l’obligation de résultats, alors que les fêtes de fin d’année approchent sous une tension palpable.

La parole officielle : entre compassion et fermeté

Pour clore cette sortie, le chef de l’État a utilisé un champ lexical martial, destiné à réaffirmer l’autorité de la loi. « Je ressens avec une profonde gravité la douleur qui frappe notre Nation face aux disparitions d’enfants et au drame récent ayant coûté la vie à l’un des nôtres », a déclaré Oligui Nguema avec gravité.

Il assure ensuite de la diligence des services compétents. « Les autorités ont été instruites pour faire toute la lumière sur ces actes. Quatre présumés coupables ont été identifiés et placés en garde à vue », a-t-il annoncé.

Le Président avertit par ailleurs les auteurs de tels crimes avec une sévérité inhabituelle. « L’État sera sans pitié face à ceux qui s’en prennent à nos enfants. J’en appelle à la vigilance et à la mobilisation de tous », a-t-il martelé. Avant de conclure sur une promesse de fermeté : « La République protège ses enfants. Elle ne renoncera jamais à la justice »

Gabon : Les services de la SEEG désormais plus proches des habitants du 6e arrondissement

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Afin de désengorger ses agences du centre-ville et d’améliorer la prise en charge de ses abonnés, la SEEG a inauguré, le 20 décembre, une nouvelle agence moderne à Nzeng-Ayong. Ce point de service stratégique devrait accueillir plus de 800 clients par jour.

Dans le cadre de sa stratégie de proximité, la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG) a procédé à l’inauguration de sa nouvelle agence commerciale sise à Nzeng-Ayong, dans le 6e arrondissement de Libreville.

Située au lieu-dit « feu rouge Nzeng-Ayong », l’ouverture de cette structure répond à une nécessité de décentralisation des services de l’entreprise. Pour Thomas Essingone, représentant du Directeur général, cette implantation est un signal fort envoyé à la clientèle. « Cette ouverture marque une étape importante dans notre volonté constante de rapprocher la SEEG de ses clients et d’améliorer la qualité des services publics de l’eau et de l’électricité », a-t-il déclaré. Désormais, les usagers de cette zone n’auront plus à parcourir de longues distances vers le centre-ville pour solliciter des prestations.

Avec une superficie de 410 m², l’agence de Nzeng-Ayong dispose d’installations modernes comprenant des espaces de conseil et de nombreuses caisses de paiement. Sa capacité d’accueil est estimée à 840 personnes par jour. « Cette arrivée soulage non seulement les populations du 6e arrondissement, mais aussi celles des 1er, 2e et 3e arrondissements », a affirmé Anatole Fomboulou, premier adjoint au maire du 6e arrondissement, saluant l’initiative.

La SEEG dispose à ce jour de 27 antennes sur l’ensemble du territoire national. La nouvelle agence de Nzeng-Ayong est ouverte du lundi au vendredi, de 8h à 15h, et le samedi, de 8h à 11h.

Prytanée Militaire de Libreville : les enfants de troupe reçoivent leurs galons

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Le stade du Prytanée militaire de Libreville a accueilli, le 22 décembre 2025, la cérémonie de remise des épaulettes de soixante-quatre élèves de 6e. En présence des hautes autorités de la Défense et de leurs familles, les élèves de cette 25e promotion ont prêté serment de servir la patrie avec excellence.

Pour passer du statut de novices à celui d’« enfants de troupe », les 64 apprenants (de jeunes garçons et de jeunes filles) ont consacré trois mois à l’apprentissage des rudiments de la vie militaire : le salut, la marche, mais surtout la discipline.

Arrivés comme des « animaux de brousse », le changement était flagrant chez les récipiendaires lors de la cérémonie. La remise des galons a symbolisé leur évolution : ces pré-adolescents ont prouvé qu’ils avaient désormais les épaules assez larges pour porter l’uniforme. Le parrain de la promotion, le Général de corps d’armée Serge Hervé Ngoma, a marqué les esprits par un discours puissant sur la rigueur. « La discipline n’est pas une contrainte, elle élève », a-t-il martelé.

Désormais, ces élèves ne sont plus de simples écoliers. Intégrés aux rites de la nation, comme la levée des couleurs, ils se doivent d’être exemplaires, tant dans leurs résultats scolaires que dans leur comportement. Fidèles à la devise de l’école, ils visent un seul objectif : être « les meilleurs ».

Sommet de l’AES à Bamako : une ouverture entre consolidation et ajustements protocolaires

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Le deuxième collège des chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES) s’ouvre ce mardi 23 décembre dans la capitale malienne. Si l’ordre du jour reste focalisé sur l’ancrage institutionnel de l’alliance, le chronogramme initial a dû être réaménagé en raison d’une modification de l’agenda présidentiel burkinabè.

Les ballets diplomatiques ont débuté dès le lundi 22 décembre sur le tarmac de l’aéroport international Président Modibo Keïta-Sénou. Le président de la Transition malienne et actuel président en exercice de l’AES, le général d’armée Assimi Goïta, y a accueilli son homologue nigérien, le général Abdourahamane Tiani. Cette rencontre bilatérale marquait le prélude d’un sommet historique destiné à doter la confédération de ses organes de souveraineté, bien que l’absence du capitaine Ibrahim Traoré lors de cet accueil initial ait nécessité une réorganisation de dernière minute.

Un calendrier bousculé par une arrivée différée

Initialement, le protocole prévoyait la présence simultanée des trois chefs d’État dès lundi pour procéder à une série d’actes symboliques forts. Selon une déclaration de la télévision nationale (ORTM), l’arrivée du président burkinabè est désormais attendue pour l’ouverture officielle, ce mardi.

Ce contretemps a contraint les organisateurs à repositionner plusieurs séquences hautement stratégiques afin de garantir le format collégial indispensable à l’esprit de l’Alliance. Ainsi, l’inauguration de la Télévision de l’AES, la présentation de la Banque confédérale d’investissement et de développement (BCID), ainsi que l’activation de la force unifiée, dont la prise en charge collective doit être formalisée après la remise de l’étendard, se dérouleront désormais en présence de l’ensemble du collège.

Bamako devient, le temps d’une journée, le centre névralgique d’une zone sahélienne en quête d’une intégration renforcée.

Gabon : Le corps du jeune Cameron Pascal retrouvé, l’enquête s’oriente vers le voisinage

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Le dénouement que tout le pays redoutait est tombé hier, lundi 22 décembre. Cameron Pascal, 13 ans, élève en classe de 4ème, a été retrouvé sans vie à Nzeng-Ayong, dans le 6e arrondissement de Libreville. Disparu depuis cinq jours après être sorti faire une course à la demande d’un proche, l’adolescent a été découvert dans une fosse située à proximité de son domicile familial.

L’enquête a connu une accélération majeure avec l’interpellation de plusieurs individus issus du voisinage de la victime. Selon les premiers éléments recueillis, ces suspects, actuellement aux mains des autorités, auraient tenu des propos ambigus lors de leurs auditions, évoquant des pressions extérieures pour justifier leur mutisme initial. Les motivations réelles de cet acte et l’existence d’éventuels commanditaires restent, à ce stade, au cœur des investigations judiciaires.

La découverte de la dépouille, relayée par de nombreuses vidéos sur les réseaux sociaux, a plongé la population dans une profonde angoisse. Ce drame survient dans une période sensible, à la veille des festivités de fin d’année, alors que les avis de recherche pour disparitions de mineurs se multiplient de manière préoccupante sur les plateformes numériques.

Un système de protection en question

Au-delà de l’émotion légitime, ce drame soulève des interrogations fondamentales sur la sécurité urbaine et le climat social actuel au Gabon. Le fait que les suspects appartiennent au voisinage immédiat de la victime questionne notamment la sécurité au sein même des quartiers et la possible rupture du lien de confiance de proximité. Parallèlement, l’opacité des mobiles et les déclarations des suspects sur des « instructions » reçues jettent un trouble sur la nature de ce crime, obligeant la justice à faire toute la lumière pour déterminer s’il s’agit d’un acte isolé ou d’un réseau structuré.

Enfin, la multiplication des disparitions signalées suggère l’urgence d’une réponse systémique, passant par la modernisation des dispositifs d’alerte et une réponse pénale exemplaire. Le nom de Cameron Pascal s’inscrit désormais comme un rappel brutal de la vulnérabilité des plus jeunes, imposant aux autorités et à la société civile une réflexion sur les mesures concrètes à adopter pour que la rue ne soit plus un lieu de danger pour les enfants.

Raymond Obame Sima reconduit à la tête du Barreau : l’unité retrouvée comme socle des réformes

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Réélu avec 145 voix sur 146, Raymond Obame Sima entame un second mandat à la tête de l’Ordre des avocats du Gabon dans un climat d’unité retrouvée. À l’issue du scrutin du 20 décembre 2025, le Bâtonnier a livré une communication ferme, traçant les priorités d’un Barreau résolument tourné vers la rigueur et la défense de l’État de droit.

L’Assemblée générale élective a marqué un tournant. Candidat unique à sa propre succession, Raymond Obame Sima a vu sa confiance renouvelée pour deux ans. Une situation rare qu’il a lui-même soulignée. « De mémoire d’avocats, ce n’est pas souvent que pareille situation s’est produite au sein de notre Ordre », a-t-il déclaré.Cette élection apaisée contraste avec un passé récent marqué par des crises ouvertes, lorsque le Barreau se retrouvait « devant l’opinion publique englué dans un contentieux judiciaire », au point de nécessiter l’intervention du CTRI et du Gouvernement de la Transition pour ramener « la raison et la sagesse ».

L’unité confraternelle, un acquis fragile mais précieux

Pour le Bâtonnier, ce résultat est l’expression d’un effort collectif. « L’élection apaisée du Bâtonnier de ce jour, plébiscité par tous, est à mettre à l’actif de chacun d’entre vous », a-t-il lancé à l’endroit de ses confrères. Mais cette unité retrouvée appelle vigilance. « Cette voie libre que vous m’avez offerte ne devra pas se transformer en un Boulevard libertin », prévient-il.

Avec un Conseil de l’Ordre composé de 12 membres, il réaffirme la vocation républicaine du Barreau, appelé à « jouer pleinement » son rôle au sein de la Cité.

La santé des avocats érigée en priorité stratégique

Premier chantier clairement identifié : la santé des avocats. « La santé des Avocats doit être notre priorité parmi les priorités », insiste le Bâtonnier, appelant à rompre avec une culture du sacrifice professionnel excessif. « Un Avocat performant est d’abord un Avocat en bonne santé », rappelle-t-il, citant une sagesse populaire éloquente : « Si on ne donne pas du temps à notre santé, on sera forcé de trouver du temps à notre maladie ».

Une caravane médicale sera prochainement organisée à la Maison de l’Avocat.

Réforme du recrutement et autorité exclusive du Barreau

Autre chantier majeur : la révision de la loi régissant la profession, visant à moderniser le recrutement et à finaliser la création de l’École du Barreau. Le message est sans équivoque : « La maîtrise du Tableau de l’Ordre appartient au Barreau à titre exclusif ». « Nul ne sera inscrit par effraction », insiste-t-il.

Aucun passe-droit ne sera admis, y compris pour les avocats inscrits à l’étranger, conformément à l’article 19 de la loi. L’inscription demeure soumise à une étude rigoureuse des dossiers, « quelles que soient les affinités ici ou là ». « Le Barreau National du Gabon n’admettra aucune pression d’où qu’elle vienne ».

Sur les 72 dossiers en instance, le Conseil sortant a tranché : « 46 postulations ont été reçues avec succès », à l’issue d’enquêtes de moralité approfondies menées avec l’appui de la Direction générale des Recherches. Les prestations de serment sont imminentes.

Sessions criminelles et clarification des frontières professionnelles

Le Bâtonnier annonce également l’ouverture prochaine de discussions avec les autorités pour réformer l’organisation des sessions criminelles, jugée « anachronique ». Il s’agit de redonner aux avocats « dignité et respect » dans la prise en charge de la défense.

Enfin, Raymond Obame Sima réaffirme le positionnement du Barreau, « au-dessus de la mêlée », refusant toute querelle populiste et rappelant la nécessité de clarifier strictement les compétences entre professions juridiques. Citant Confucius, il conclut : « Pour que la Cité marche bien, il faut que chacun reste à sa place ».

Face aux dysfonctionnements persistants qui gangrènent la justice gabonaise — déficit d’indépendance, opacité, corruption endémique — et aux maux internes qui ont longtemps miné l’Ordre des avocats, l’institution, sous la conduite de Raymond Obame Sima, entend se redresser et demeurer un pilier de l’État de droit : disciplinée dans son organisation, ferme dans ses principes et intransigeante dans la défense des libertés

CAN 2025 : le Maroc lance sa compétition par une victoire face aux Comores 

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Le Maroc a réussi son entrée en Coupe d’Afrique des Nations 2025 en s’imposant 2-0 contre les Comores lors du match d’ouverture hier, dimanche 21 décembre. Devant son public, le pays hôte a fait la différence en seconde période après un premier acte dominé mais sans réussite.

Bien installés dans le camp adverse, les Lions de l’Atlas ont longtemps buté sur une équipe comorienne disciplinée et bien organisée défensivement. Malgré la maîtrise du jeu et plusieurs occasions, dont un penalty raté, le score est resté nul à la pause.

Au retour des vestiaires, le Maroc a accéléré et a trouvé l’ouverture à la 55ᵉ minute grâce à Brahim Díaz, récompensant enfin la domination marocaine. Plus sereins, les joueurs du royaume ont ensuite mieux contrôlé la rencontre. À la 74ᵉ minute, Ayoub El Kaabi a doublé la mise d’un geste spectaculaire, scellant définitivement la victoire.

Ce succès permet au Maroc de bien lancer sa CAN et de prendre confiance pour la suite de la compétition. Les Comores, solides pendant une heure de jeu, devront rapidement se reprendre pour espérer poursuivre l’aventure.

Le Juvénat de Rio : un sanctuaire d’excellence dans un siège de chaos urbain

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À Libreville, le complexe scolaire du Juvénat du Sacré-Cœur incarne une réussite académique exemplaire. Pourtant, derrière ses murs où règnent rigueur et discipline, l’environnement extérieur sombre dans une anarchie qui interpelle : entre gares routières improvisées et marchés sauvages, le temple du savoir est aujourd’hui une citadelle assiégée.

Au cœur du quartier Rio, le Juvénat du Sacré-Cœur ne se contente pas d’enseigner, il forge. Regroupant l’école Saint Joseph de Calasanz et le collège & lycée Notre-Dame de la Merci, l’institution demeure l’un des fleurons de l’enseignement catholique au Gabon. De la maternelle aux classes terminales, l’encadrement — soutenu par un internat pour garçons — mise sur une symbiose entre instruction de pointe et rigueur morale. Ici, les résultats aux examens nationaux ne sont pas le fruit du hasard, mais celui d’un corps enseignant dynamique qui refuse la médiocrité, faisant du complexe une alternative d’élite au système public.

Le choc des mondes : l’ordre face à l’anarchie

Mais franchir le portail du Juvénat, c’est passer d’un monde à l’autre. À peine le seuil franchi, le contraste devient violent. La façade de l’établissement, censée refléter la sérénité du lieu, a été littéralement confisquée par le désordre urbain. Ce qui devrait être un parvis scolaire est devenu un parking sauvage, doublé d’un garage à ciel ouvert où la mécanique de fortune se mêle aux flux des passants.

Le long de l’enceinte, la situation frise l’irrespect : un commerce informel de friperie s’est agrippé à la clôture, laquelle subit l’outrage quotidien des passants qui l’utilisent comme latrines de fortune. En face, le carrefour Rio, transformé en une gare routière cacophonique, déverse ses flots de voyageurs dans un vacarme de klaxons et de cris, brisant le silence nécessaire à l’étude.

Une enceinte profanée par l’incivisme

L’asphyxie ne s’arrête pas là. L’accès depuis le PK5 est devenu un parcours du combattant, étranglé par un stationnement anarchique et la proximité immédiate de débits de boisson dont la musique assourdissante s’invite jusque dans les salles de classe. Plus inquiétant encore, la porosité de l’espace : abusant de la charité des pères, des populations riveraines pénètrent quotidiennement dans l’enceinte pour s’approvisionner en eau, brouillant dangereusement la frontière entre domaine scolaire et espace public.

L’urgence d’une réponse régalienne

Face à cette dégradation, le silence des autorités municipales et étatiques devient assourdissant. Peut-on laisser l’une des plus prestigieuses pépinières du pays être ainsi étouffée par l’incivisme ? Restaurer la dignité du Juvénat de Rio n’est pas une simple affaire de voirie, c’est un acte politique fort.

Réorganiser la gare routière, déguerpir les commerces de clôture et réguler les nuisances sonores sont des impératifs urgents. Il s’agit de rendre à l’école sa « sacralité ». Car protéger le cadre de vie du Juvénat, c’est avant tout protéger l’avenir de ceux qui le fréquentent et rappeler que, dans une cité organisée, la ville doit s’incliner devant le savoir, et non le piétiner.

Le refus de la « part du gâteau » : la leçon d’intégrité de Pierre Goudiaby Atepa

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Alors que le continent africain lutte pour la souveraineté sur ses ressources, le témoignage de l’architecte Pierre Goudiaby Atepa résonne comme un manifeste contre la corruption. En refusant des commissions occultes pour sauver un contrat minier, il prouve que l’éthique est le premier levier du développement.

L’affaire du Zircon de Diogo, au Sénégal, est devenue un cas d’école de patriotisme économique. Tout commence par une interpellation du président de l’époque, Abdoulaye Wade, concernant un contrat d’exploitation de 50 ans, initialement bradé pour 80 millions de dollars. Pierre Goudiaby Atepa, alors conseiller spécial, obtient le feu vert pour renégocier les termes de l’accord. Ce qu’il a récemment relaté sur la chaîne ATA dévoile les coulisses brutales de la haute finance extractive.

Face aux investisseurs tentant de le détourner de sa mission, l’architecte tient bon. Lorsqu’il exige un milliard de dollars, la machine à corrompre s’emballe. « Ils disent : « Bon, on vous donne 400 millions et après on se voit pour discuter de ce qu’on peut faire pour vous » », raconte-t-il. La réponse d’Atepa est cinglante : « Non, vous ne pouvez pas me payer, il n’y a que Dieu qui peut me payer. Je vous ai demandé un milliard de dollars pour mon pays, je ne veux pas un centime là-dessus ».

Finalement, acculés, les investisseurs cèdent et soumettent une offre à 1,157 milliard de dollars. Atepa souligne aujourd’hui l’ampleur du sacrifice personnel pour illustrer son message. « J’aurais pu prendre 100 millions de dollars. 100 millions de dollars, c’est 50 milliards de francs CFA… c’est énorme », affirme-t-il. Mais il a choisi la prospérité de son pays plutôt que l’opulence de son compte en banque.

Un miroir pour l’Afrique et le Gabon gabonaise

La morale de cette histoire est limpide : la pauvreté de l’Afrique n’est pas une fatalité, mais le résultat de compromissions tragiques. Ce « bradage » des richesses contre des miettes ne peut être stoppé que par des hommes et des femmes dont l’honneur n’a pas de prix.

Cet exemple agit comme une boussole pour les Africains et, singulièrement, pour les Gabonais. Au moment où le président Brice Clotaire Oligui Nguema fait de la lutte contre la corruption un des piliers de sa politique, l’acte d’Atepa démontre que la restauration des institutions commence par celle de la dignité individuelle.

Pour que le Gabon réussisse sa mue, chaque décideur, chaque ministre et chaque haut fonctionnaire doit incarner ce refus de la « part du gâteau ». En protégeant les ressources du sous-sol gabonais avec la même hargne qu’Atepa a défendu le zircon sénégalais, le pays s’assure que sa richesse profitera enfin aux générations futures. L’intégrité n’est plus un luxe, c’est une urgence nationale.