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Cour constitutionnelle : Dieudonné Aba’a Owono plébiscité

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Le Gabon a franchi, ce samedi 27 décembre 2025, une étape historique vers la restauration de l’ordre républicain. Avec l’élection à l’unanimité de Dieudonné Aba’a Owono à la présidence de la Cour constitutionnelle, le pays tourne la page de la Transition pour ancrer sa nouvelle architecture judiciaire dans la normalité.

La journée a débuté par l’annonce du décret présidentiel nommant les neuf membres de la Haute Juridiction : Dieudonné Aba’a Owono, Joseph Owondault Berre, Aurélie Scholastique Essiwanguénda Rembonguinot, Euloges Moussavou Bouassa Dékérinzambi, Afrikita Dolorès Agondjo, Solange Mathé Nguiakié, Valentin Lossangoye, Sosthène Lékogo et Mault Moussala Mounguéngui.

Ce collège rassemble des figures d’expérience ayant marqué non seulement le droit, mais aussi les rouages de l’arène politico-administrative du pays. Réunis en soirée pour désigner leur président, les neuf membres ont porté leur choix sur Dieudonné Aba’a Owono pour un mandat de huit ans, conformément à l’article 123 de la Constitution.

Ce magistrat hors hiérarchie de 60 ans, originaire d’Oyem, n’est pas un inconnu puisqu’il présidait déjà l’institution durant toute la période de la Transition. Son parcours, entamé en 1989, témoigne d’une ascension méthodique, notamment au Conseil d’État où il a occupé les fonctions de Commissaire Général à la loi et de Président de Chambre.

Expert reconnu du contentieux électoral, Dieudonné Aba’a Owono a su conduire avec maîtrise les récents scrutins de 2025. Cette expertise technique est toutefois scrutée par l’arène politique. Si ses partisans voient en lui un garant de la stabilité, ses détracteurs critiquent ce choix en invoquant ses liens de parenté avec le président de la République, une proximité qui alimente les débats sur l’indépendance de la Haute Juridiction.

L’organe se structure désormais autour d’un bureau complété par Joseph Owondault Berre en qualité de Doyen et Solange Mathé Nguiakié comme Vice-Doyenne. En installant ces hauts commis de l’État dans un calendrier millimétré, le pays marque la fin de la période d’exception. Cette nouvelle Cour constitutionnelle devient ainsi le pivot du retour définitif à un fonctionnement républicain ordinaire.

Grand Libreville : la SEEG à l’épreuve d’un réseau sous haute tension

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L’aube du samedi 27 décembre a été marquée par une fragilisation soudaine du réseau interconnecté du Grand Libreville. Depuis 3 heures, une baisse significative des moyens de production électrique perturbe l’alimentation de la capitale et de ses environs. Ce nouveau contretemps technique trouve son origine dans l’indisponibilité de plusieurs groupes du parc thermique, piliers essentiels de la fourniture énergétique locale.

Face à cette urgence, la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG) a immédiatement déployé ses brigades techniques pour engager des réparations de grande envergure, avec l’ambition de restaurer progressivement la capacité de production et d’atténuer l’impact sur le quotidien des ménages et des opérateurs économiques.

Une transparence face au lourd passif

Au cœur de cette crise, la réactivité de la nouvelle direction générale se manifeste par une stratégie de communication proactive. En rompant avec l’opacité qui a longtemps caractérisé la gestion des incidents réseaux, l’actuelle gouvernance mise sur une transparence totale, informant les usagers en temps réel des causes et de l’évolution des travaux. Cette approche, bien que saluée, met surtout en lumière l’ampleur du défi structurel auquel font face les nouveaux dirigeants.

Ces derniers composent en effet avec le lourd héritage de quatorze années de gestion erratique sous l’ère précédente, une période marquée par un délaissement systématique de l’outil de production et une érosion des capacités financières de l’entreprise.

La réalité technique actuelle est le miroir de ce passif accumulé. La SEEG lutte aujourd’hui contre l’obsolescence avancée d’un parc thermique vétuste et des équipements de distribution dont la fin de cycle de vie est largement dépassée. Ce tableau sombre est aggravé par un déficit chronique d’investissements passés, des réseaux vieillissants générant des pertes techniques considérables et une trésorerie exsangue qui freine l’acquisition rapide de pièces de rechange essentielles.

À cet endettement structurel s’ajoute la difficulté de rattraper des années de maintenance lourde sans interrompre la continuité du service public, une équation complexe pour des infrastructures pillées et fragilisées par une gouvernance qui a trop longtemps sacrifié le long terme.

Le défi du redressement et la quête de résilience opérationnelle

Malgré ce socle de difficultés, l’équipe dirigeante actuelle s’attèle à redresser la barre avec une détermination manifeste. Consciente que l’accès à l’eau et à l’électricité représente le socle de la vitalité économique et du bien-être social, elle multiplie les interventions d’urgence tout en élaborant des solutions pérennes. La gestion de l’incident de ce samedi ne constitue qu’une étape dans un processus plus vaste de réhabilitation. Il s’agit désormais de transformer une gestion de crise subie en une maintenance préventive rigoureuse, malgré les contraintes budgétaires héritées du passé.

Le redressement de ce fleuron national ne se limite plus à la simple réparation technique ; il s’inscrit désormais dans une refonte globale où la responsabilité managériale et l’efficacité opérationnelle deviennent les nouveaux piliers du service public. En plaçant l’usager au centre de ses préoccupations à travers une information continue, la SEEG tente de restaurer un contrat de confiance ébranlé par des décennies de négligence, tout en posant les jalons d’une autonomie énergétique durable pour le Grand Libreville.

Incident sur le train voyageur : ce qui s’est réellement passé entre Lifouta et Mboungoubadouma

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Depuis quarante-huit heures, la circulation de vidéos montrant le train voyageur de la Setrag en difficulté lors de son trajet vers Franceville suscite de vives réactions sur les plateformes numériques. Entre les marques d’impatience, les critiques nourries adressées à la compagnie et les interprétations parfois approximatives, le climat social s’est trouvé alourdi par une polémique dépassant la réalité des faits constatés sur le terrain.

Toutefois, les précisions apportées par une source proche de la direction générale de la Setrag permettent de rétablir la chronologie des événements. Le convoi parti d’Owendo le jeudi 25 décembre a été victime d’un décrochage d’attelage entre les gares de Lifouta et de Mboungoubadouma.

Cet incident technique n’a fort heureusement entraîné aucune conséquence grave. La sécurité des passagers a été préservée grâce au système de freinage automatique dont sont équipés tous les wagons. Ce dispositif de sécurité a permis à la rame de s’immobiliser d’elle-même dès la rupture de la liaison avec la locomotive, écartant ainsi tout scénario critique.

Une défaillance technique sous contrôle

L’origine de cet événement est désormais clairement identifié. À la suite d’une défaillance sur la locomotive initialement prévue pour le service voyageurs, une unité de traction habituellement dédiée au transport de marchandises a été mobilisée en remplacement. Ce matériel a assuré la liaison sans encombre sur une distance de 587 kilomètres. C’est au passage d’une zone présentant un défaut de géométrie de la voie que la différence de hauteur entre les systèmes d’attelage de la locomotive et du premier wagon a provoqué le désengagement du mécanisme.

Cette situation, bien que regrettable, n’a engendré aucun dommage humain ou matériel. Une fois l’attelage rétabli par les équipes techniques, le train a pu poursuivre son itinéraire jusqu’au terminus de Franceville, permettant le débarquement des voyageurs en toute sécurité. Afin de prévenir la récurrence de tels faits, la commission sécurité ferroviaire de la Setrag a ouvert une enquête interne pour analyser les causes profondes de ce dysfonctionnement et ajuster les protocoles d’exploitation.

Cet incident souligne l’efficacité des mesures de sécurité passives de la compagnie. Alors que le rail gabonais transporte annuellement environ 330 000 passagers et dessert cinq provinces, la Setrag réaffirme que la protection des usagers demeure sa priorité absolue. Les dispositions mécaniques et de surveillance sont continuellement renforcées pour garantir la sérénité des voyages sur l’ensemble du réseau Transgabonais.

Comptes de campagne : l’État rappelle les candidats à l’exigence de transparence

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Le ministère de l’Intérieur, de la sécurité et de la décentralisation a publié, le 27 décembre 2025 à Libreville, un communiqué officiel relatif au « dépôt des comptes de campagne » des candidats ayant pris part aux dernières élections législatives, locales et sénatoriales. Cette démarche s’inscrit dans l’application stricte des dispositions des articles 368 et 369 de la loi organique n° 001/2025 du 19 janvier 2025 portant Code électoral en République gabonaise.

Selon le communiqué, les candidats concernés sont tenus de déposer auprès de la Cour des Comptes ou de la Chambre Provinciale des Comptes compétente, leurs comptes de campagne, accompagnés « d’un état des sources de financements de ladite campagne, d’un état des dépenses effectuées et des pièces justificatives ». Il s’agit donc d’un ensemble documentaire complet permettant de retracer avec précision l’origine et l’utilisation des fonds engagés durant la campagne électorale.

Le ministère précise que le dépôt de ces documents doit s’effectuer « tous les jours ouvrables de 08 heures à 16 heures », au Greffe de la juridiction compétente. Le délai légal est clairement fixé : les candidats disposent d’un maximum de soixante (60) jours après la proclamation des résultats définitifs par les juridictions compétentes pour se conformer à cette obligation légale.

Au-delà de la procédure administrative, cette opération revêt une portée démocratique majeure. Le contrôle des comptes de campagne constitue un instrument essentiel de transparence, d’équité et de moralisation de la vie politique. Il permet de prévenir les financements illicites, de limiter les déséquilibres entre candidats et de renforcer la confiance des citoyens dans le processus électoral. Dans une démocratie en construction et en consolidation, rendre compte de l’argent de la politique n’est pas une formalité : c’est une exigence de responsabilité publique et un gage de crédibilité des institutions.

[Tribune libre] Axe Bifoun-Ndjolé : « Mettre à contribution la Redevance d’usure de la route pour mettre fin au calvaire et à l’humiliation »

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C’est un véritable cri du cœur que pousse Dieudonné Minlama Mintogo. Dans une publication diffusée le 24 décembre sur sa page Facebook, l’ancien candidat à l’élection présidentielle de 2016 s’insurge contre l’état de dégradation avancée de l’axe Bifoun-Ndjolé. Ce tronçon d’une cinquantaine de kilomètres, véritable hantise pour les usagers de la Nationale 2, , constitue pourtant un levier stratégique pour le désenclavement de l’hinterland et la fluidité des échanges avec le Cameroun. Face à l’urgence, l’acteur politique interpelle directement les autorités. Nous publions ci-dessous l’intégralité de son propos en guise de tribune libre.

La situation du tronçon routier Bifoun-Ndjolé est devenue insupportable pour nos populations et pour les opérateurs économiques qui empruntent la Nationale 1.

Une honte pour notre pays vis-à-vis des ressortissants des pays limitrophes qui utilisent cette voie pour partir de Libreville ou s’y rendre.

Cette situation n’est plus acceptable. De simples opérations de bouchage des nids-de-poule et de replâtrage des trous béants qui peuplent cet itinéraire ne peuvent plus se muer en solutions.

L’honneur de tout un peuple est bafoué. Mettre fin à cette humiliation quotidienne n’est plus une option mais une exigence républicaine !

Aussi, je demande solennellement au Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, de mettre à contribution la Redevance de l’Usure de la Route pour financer les travaux de reconstruction de ce tronçon.

La Redevance de l’Usure de la Route est une taxe prélevée sur les prix des carburants pour financer l’entretien routier via le Fonds Autonome National d’Entretien Routier (FANER).

Malheureusement, les fonds collectés à ce sujet, évalués à plusieurs dizaines de milliards de Francs CFA par an, ne semblent pas toujours se traduire par une amélioration visible du réseau.

C’est l’occasion pour l’exécutif de faire œuvre utile en utilisant ces fonds, dont nous sommes tous contribuables, pour un intérêt collectif et louable.

Dieudonné Minlama Mintogo, Acteur politique

UPR : Recomposition du Bureau exécutif après des sanctions disciplinaires

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Créée en 2021, l’Union pour la République (UPR) poursuit sa structuration interne. À la faveur d’une décision prise le 24 décembre dernier, le parti de Gervais Oniane recompose son Bureau exécutif national, dans un format inédit sur l’échiquier politique gabonais.

L’Union pour la République (UPR), parti politique gabonais créé le 18 septembre 2021 et officiellement enregistré le 23 novembre de la même année, a procédé à une recomposition de son Bureau exécutif national. Cette décision, référencée sous le numéro 0015/2025 et signée le 24 décembre 2025 à Libreville par son président-fondateur, Gervais Oniane, fait suite à une mesure disciplinaire ayant conduit, deux jours plus tôt, à l’exclusion de trois cadres du parti pour « indiscipline notoire », conformément aux statuts et au règlement intérieur de la formation politique.

Dans la nouvelle configuration arrêtée, Gervais Oniane demeure président-fondateur de l’UPR, Nathalie Oniane, cofondatrice, conserve le titre de présidente d’honneur, tandis que le poste de secrétaire général est confié à l’amiral Marc Sossa-Simawango. La particularité majeure de ce Bureau exécutif réside toutefois dans sa structuration autour de vingt vice-présidents, un format inédit au regard des standards organisationnels des partis politiques gabonais.

Parmi eux, les quatre premiers vice-présidents se voient attribuer des fonctions officielles clairement définies : Éflox Mbina, premier vice-président et porte-parole de l’UPR ; Jeff Gael Apanga, deuxième vice-président et porte-parole adjoint ; Max Pioga, troisième vice-président chargé des missions du président du parti ; et le colonel Charly Assam Mfane, quatrième vice-président et directeur de cabinet politique du président de l’UPR. Les seize autres vice-présidents portent, quant à eux, le titre de conseillers du président, en attendant le réaménagement complet du directoire du parti aux niveaux provincial, communal et départemental, ainsi qu’au sein du secrétariat général.

À travers cette architecture élargie, l’UPR semble faire le choix d’un modèle organisationnel singulier, misant sur une forte représentativité interne et un encadrement politique renforcé. Cette recomposition traduit à la fois une volonté de reprise en main disciplinaire et une stratégie de consolidation dans un paysage politique gabonais en mutation, où les formations récentes cherchent à affirmer leur place et leur crédibilité institutionnelle.

La défense nationale au cœur de la stratégie présidentielle dans l’Ogooué-Ivindo

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Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a effectué un déplacement majeur dans la province de l’Ogooué-Ivindo le 24 décembre. Cette visite a été l’occasion de tenir une séance de travail stratégique dédiée aux enjeux de sécurité intérieure et de défense nationale. Organisée en format restreint, cette rencontre illustre l’engagement constant du chef de l’État à faire de la sécurisation du territoire le socle indispensable de la stabilité et du développement du pays.

Les discussions ont porté sur la montée en puissance des forces de défense et de sécurité ainsi que sur l’amélioration de la coordination entre les institutions. L’ambition affichée est de consolider la protection des populations et des biens, un préalable jugé essentiel par l’exécutif pour attirer les investissements et soutenir les projets de développement durable au sein de la province.

Ce tour de table a réuni les principaux responsables du dispositif sécuritaire, notamment Hermann Immongault, ministre de la Sécurité et de la Décentralisation assurant l’intérim de la Défense, Brigitte Onkanowa, ministre sortante, ainsi que le chef de cabinet militaire de la Présidence. Cette synergie a permis d’aborder les dossiers stratégiques avec une vision transversale, mêlant impératifs opérationnels et défis administratifs.

Pour les autorités, la sécurité des citoyens constitue le premier pilier du progrès social. En assurant la protection des infrastructures et des personnes, l’État crée un climat de confiance propice à l’économie locale et à la création d’emplois. Cette approche confirme la vision de Brice Clotaire Oligui Nguema, qui place la paix et la cohésion sociale au centre de la transformation de chaque province gabonaise.

Brice Clotaire Oligui Nguema inspecte les chantiers prioritaires du Woleu-Ntem

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En séjour privé dans la province septentrionale cette semaine, le président de la République a effectué une série de visites de terrain. Cette immersion visait à évaluer l’état d’avancement des projets d’envergure destinés à moderniser la ville d’Oyem et ses localités environnantes.

Au cœur de la commune, le chef de l’État s’est rendu au quartier du Rond-point. Ce site stratégique doit accueillir un pôle économique majeur comprenant un complexe hôtelier de haut standing, un centre commercial moderne ainsi qu’un restaurant de grande capacité. Ces infrastructures visent à diversifier l’offre de services et à stimuler l’emploi local. Par la suite, la visite s’est poursuivie sur le site de la future agglomération dénommée Oliguiville, où l’observation des premiers travaux de terrassement pour un parc d’attractions confirme le démarrage effectif de ce projet récréatif et urbain.

Oliguiville, zone appelée à accueillir un parc d’attractions et des infrastructures de loisirs.
Oliguiville, zone appelée à accueillir un parc d’attractions et des infrastructures de loisirs.

L’inspection présidentielle s’est également déportée à 17 kilomètres d’Oyem, dans le village de Nkoum Yenguign. Sur place, le chef de l’État a passé en revue plusieurs chantiers transversaux essentiels au quotidien des populations, notamment le bitumage d’un tronçon routier pour faciliter les échanges et la construction d’un complexe scolaire. Le volet social et de proximité est complété par l’édification d’une église, d’une salle des fêtes et l’implantation d’une station-service pour sécuriser l’approvisionnement en carburant de la zone.

Ce site accueillera plusieurs infrastructures à vocation économique et sociale.
Ce site accueillera plusieurs infrastructures à vocation économique et sociale.

Cette série d’inspections techniques souligne la volonté de l’exécutif de garantir le respect des délais de livraison. Elle s’inscrit dans une stratégie globale de suivi des programmes de développement engagés dans la province du Woleu-Ntem pour répondre aux besoins sociaux et économiques des citoyens.

DigieWomen Awards 2025 : les femmes gabonaises à l’honneur dans le numérique

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La troisième édition des DigieWomen Awards (Diwa) s’est déroulée le 23 décembre aux Jardins d’Ianna, à Okala. Ce rendez-vous annuel met à l’honneur les femmes gabonaises qui se distinguent dans le domaine du numérique. L’événement est placé sous le parrainage permanent d’Annie Chrystel Limbourg Iwenga et a été co-organisé avec l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep).

La cérémonie s’est tenue en présence du président de l’Arcep, Célestin Kadjidja, ainsi que du Dr Michelle Boone-Thornton, éducatrice et conférencière internationale américaine, spécialisée en santé mentale. À cette occasion, les organisateurs ont rappelé combien la participation active des femmes dans le numérique est essentielle au développement du Gabon.

Cette édition était axée sur la protection du vivant grâce aux outils numériques, à l’intelligence artificielle et à la cybersécurité. Elle a permis de mettre en lumière les grands défis technologiques auxquels le pays doit faire face.

Moment fort de la soirée, Sika Rebienot a été désignée femme digitale de l’année 2025, prenant la relève de Pauline Mvele. Cette distinction récompense son influence et son engagement dans l’écosystème numérique gabonais. Très émue, la lauréate a reçu un billet d’avion Libreville–Paris offert par Turkish Airlines, ainsi qu’un abonnement tout canal valable un an.

D’autres récompenses ont également été attribuées à des femmes inspirantes évoluant dans des secteurs variés, notamment l’innovation digitale, l’intelligence artificielle, le community management, l’e-commerce, la cybersécurité, la création de contenus, le journalisme en ligne et la protection de l’environnement grâce au numérique. L’entreprise Pozi a été sacrée entreprise digitale de l’année, tandis que l’ANPI a remporté le prix de l’administration digitale.

Avec cette troisième édition, les DigieWomen Awards confirment leur volonté de mettre en avant les femmes qui construisent le numérique gabonais d’aujourd’hui et préparent celui de demain.

Sénat : Huguette Awori Onanga fait de l’arrière-pays sa priorité de mandat

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La 6 législature du Sénat gabonais a officiellement pris son envol ce 24 décembre. Lors de la passation de charges avec sa prédécesseure Paulette Missambo, la nouvelle présidente, Huguette Awori Onanga, a tracé une feuille de route claire : transformer l’institution en un véritable moteur du développement local.

L’événement, organisé au siège provisoire de l’institution, a marqué une étape clé du calendrier républicain. Au-delà du protocole, c’est un discours de rupture et d’engagement qu’a délivré Huguette Yvonne Nyana Ekoume, épouse Awori Onanga. Portée par les attentes pressantes des populations rurales, elle a placé la proximité au cœur de son action.

« Les attentes de nos populations sont nombreuses, notamment celles de l’arrière-pays. Le Sénat, en tant que représentant des territoires, doit tout mettre en œuvre pour que l’autonomie locale devienne une réalité concrète », a martelé la nouvelle présidente. Par ce positionnement, elle entend réduire la distance entre les centres de décision et les réalités du terrain.

Les sénateurs lors de la cérémonie de passation de charges.
Les sénateurs lors de la cérémonie de passation de charges.

Un relais entre l’État et les collectivités

Face à ses collègues sénateurs, la présidente a plaidé pour une synergie accrue avec l’exécutif. Selon elle, l’amélioration des conditions de vie des Gabonais repose sur une implication active des élus dans le suivi des grands projets nationaux. Ce rôle de « courroie de transmission » renforce la mission constitutionnelle du Sénat comme protecteur des collectivités locales.

De son côté, Paulette Missambo a profité de cette tribune pour dresser un bilan de sa mandature, citant les avancées législatives sur la diplomatie parlementaire et les réformes territoriales. Elle a également salué la portée symbolique de cette passation, se réjouissant de voir une autre femme reprendre le flambeau à la tête de la haute chambre.

Continuité et responsabilité

Huguette Awori Onanga a conclu son intervention en réaffirmant son respect pour la continuité de l’État. Loin de toute logique de rupture brutale ou de règlements de comptes, elle s’est engagée à parachever les chantiers en cours, notamment le transfert effectif des compétences vers les provinces. Un appel à la rigueur et au dévouement a également été lancé à l’endroit du personnel administratif pour accompagner cette nouvelle impulsion.

In fine, le ton est donné : cette 6ᵉ législature veut être celle des résultats. Si l’ambition affichée par la nouvelle présidente suscite l’espoir dans les territoires, le défi reste désormais de traduire ces orientations en réformes palpables pour le quotidien des populations.