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CESEC : un nouveau bureau pour refonder le dialogue social et institutionnel

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Par décret présidentiel du 29 décembre 2025, le Gabon franchit une étape décisive dans la consolidation de ses institutions consultatives avec la nomination du bureau complet du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), symbole d’un dialogue national élargi et inclusif.

Le Bureau du Conseil économique, social, environnemental et culturel a été officiellement mis en place par décret du président de la République en date du 29 décembre 2025. Il est présidé par Guy-Bertrand Mapangou, assisté de Jean-Sylvain Ndong, 1er Vice-président, et de Geoffroy Foumboula Libeka Makosso, 2e Vice-président. Les fonctions de questeurs sont assurées par Ernest Mpouho Epigat, 1er Questeur, et Nicaise Moulombi, 2e Questeur. Le secrétariat du Bureau est confié à Tatiana Bouyou, 1ère Secrétaire, Aminata Ndjomba épouse Ondo, 2e Secrétaire, et Guy-Francis Moukanga, 3e Secrétaire.

Ce Bureau incarne un savant équilibre : trois représentants de l’État (le Président, le 1er Questeur et la 1ère Secrétaire), deux représentants des employeurs (le 1er Vice-président et le 3e Secrétaire) et trois représentants de la société civile (le 2e Vice-président, le 2e Questeur et la 2e Secrétaire). Le CESEC rassemble par ailleurs des conseillers issus de l’État, des collectivités locales des neuf provinces et de la diaspora (deux conseillers locaux par province et trois représentants de la diaspora), des employés à travers les syndicats, ainsi que de la société civile, incluant associations, fondations, ONG, acteurs culturels et religieux.

Initialement Conseil économique, social et environnemental (CESE), l’institution s’est enrichie du volet culturel, devenant ainsi le CESEC. Cet ajout traduit la volonté claire des nouvelles autorités de reconnaître la culture comme levier stratégique de cohésion nationale, de développement humain et de rayonnement du Gabon. Le CESEC a pour missions de conseiller le gouvernement et le parlement en émettant des avis motivés sur les projets de lois, les politiques publiques et les grandes orientations économiques, sociales, environnementales et culturelles. Il constitue, en essence, la maison du dialogue social permanent, un espace de concertation entre l’État, les employeurs, les travailleurs, les collectivités et la société civile.

La mise en place de ce nouveau Bureau marque la fin du Conseil économique, social et environnemental (CESE) de la Transition. Elle s’inscrit dans une dynamique plus large annonçant l’achèvement progressif des institutions transitoires et le retour à un fonctionnement institutionnel stabilisé, fondé sur la concertation, l’inclusivité et la responsabilité collective.

Fin de partie pour les « crimes de sang » : l’État gabonais sort le glaive

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Le sang des innocents ne coulera plus dans l’indifférence. Face à la recrudescence d’actes barbares qui glacent la nation, le Gabon a décidé de répondre par la force de la loi. L’heure n’est plus aux simples condamnations de principe, mais à une riposte judiciaire sans précédent contre une horreur qui défie l’entendement humain. Lors du Conseil des ministres du lundi 29 décembre 2025, présidé par Brice Clotaire Oligui Nguema, le gouvernement a ainsi acté un tournant répressif majeur pour mettre fin à cette spirale de violence.

Le pays traverse une période de turbulences marquée par une multiplication de meurtres d’une violence inouïe, que l’opinion publique qualifie de « rituels ». À Libreville et dans l’hinterland, la découverte de corps mutilés a instauré un climat de psychose collective. Cette insécurité grandissante a fini par ébranler la confiance des citoyens, plongeant les familles dans une angoisse permanente.

Le choc de Nzeng-Ayong : l’étincelle de la riposte

C’est le calvaire du jeune Ngueba Loko Pascal Cameron, 13 ans, qui a fini par cristalliser cette colère nationale. Disparu le 17 décembre 2025 lors d’une banale course, l’adolescent a fait l’objet de recherches désespérées avant que l’insupportable vérité n’éclate. Son corps a été retrouvé cinq jours plus tard, dissimulé dans une fosse septique à Nzeng-Ayong. Cette tragédie, par sa cruauté, a agi comme un véritable électrochoc social, forçant les autorités à sortir d’un silence devenu pesant.

La réaction au sommet de l’État ne s’est pas fait attendre. Au cours de la séance gouvernementale du 29 décembre, le ton a changé de dimension. Le chef de l’État a ordonné le lancement immédiat d’une réforme pénale d’urgence, avec un objectif clair : durcir drastiquement les sanctions contre les auteurs de ces crimes odieux. Cette volonté de « renforcer le dispositif répressif » traduit une ambition de protection absolue des populations civiles.

En exigeant que l’autorité de l’État s’exerce avec la plus grande fermeté, le pouvoir en place cherche à briser définitivement le cycle de l’impunité. Il s’agit désormais de dissuader les commanditaires et les exécutants par la rigueur de la loi, tout en restaurant un sentiment de sécurité indispensable à la cohésion sociale. Pour les autorités, les crimes de sang ne sont plus une fatalité, mais une cible à abattre par tous les moyens légaux.

L’engagement pris lors de ce Conseil des ministres marque une ligne rouge désormais infranchissable. Au-delà de l’émotion légitime soulevée par le drame de Nzeng-Ayong, c’est une véritable muraille législative qui se dresse. L’État promet d’être intraitable pour que l’innocence ne soit plus jamais sacrifiée sur l’autel de la barbarie et pour que force reste, enfin, à la vie.

Koulamoutou : le tournant de la vérité pour Brice Clotaire Oligui Nguema

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C’est dans la ferveur de Koulamoutou que le chef de l’État a choisi de clore l’année 2025. Arrivé cet après-midi dans le chef-lieu de l’Ogooué-Lolo, le président de la République a immédiatement donné le ton de ce séjour qui s’apparente à une véritable descente de terrain. En choisissant l’arrière-pays pour son traditionnel message de vœux à la Nation, il transforme la cité logovéenne en épicentre de la vie politique nationale, au moment où le pays retient son souffle.

L’attente est à son comble, car le climat social s’est considérablement assombri ces derniers mois. Huit mois après l’euphorie de son élection à la présidence de la République en avril dernier, le contraste est saisissant : le Gabonais moyen, qui avait porté triomphalement son leader dans les urnes, exprime désormais une impatience grandissante. Le panier de la ménagère est devenu un champ de bataille quotidien face à une inflation galopante, rendant la survie précaire pour de nombreux foyers qui peinent désormais à joindre les deux bouts.

Un front social en ébullition et des services publics en quête de nouveau souffle

Cette crise du pouvoir d’achat s’accompagne d’un délitement des services publics essentiels. Sur le front de la santé, le tableau est critique : la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) ne répond plus aux attentes, plombée par une dette colossale envers les pharmacies qui rejettent désormais systématiquement les ordonnances. Se soigner est redevenu un luxe inaccessible dans toutes les provinces du pays. Parallèlement, le système éducatif est paralysé par une grève des enseignants qui plonge la jeunesse dans l’incertitude et l’oisiveté.

Le pays semble tourner au ralenti, une inertie accentuée par un gouvernement fonctionnant à minima avec des intérimaires depuis la démission des ministres élus au parlement. Cependant, le cadre institutionnel est désormais prêt. Avec la mise en place de la Cour constitutionnelle, le retour à l’ordre constitutionnel est scellé. Toutes les institutions étant restaurées, la formation d’un nouveau gouvernement, dont la composition sera sans aucun doute dévoilée depuis la capitale de l’Ogooué-Lolo, marque la fin de la période de grâce. Le futur exécutif n’aura aucun sursis.

Cap sur 2026 : l’exigence de résultats face au désenchantement

En annonçant un cap de rigueur et de résultats, Brice Clotaire Oligui Nguema semble avoir pris la mesure de l’urgence. Le temps du diagnostic est passé, celui de la réponse concrète aux souffrances des populations commence. L’heure n’est donc plus aux célébrations, mais à la reddition de comptes.

Dans un bref message sur les réseaux sociaux ce 30 décembre, le chef de l’État a d’abord tenu à souligner l’importance de son ancrage local en déclarant : « Depuis cette terre de l’Ogooué-Lolo, au cœur du Gabon profond, je m’adresserai à la Nation pour livrer mon message de vœux ».

Il a ensuite promis une année 2026 résolument tournée vers l’efficacité et la concrétisation des engagements pris. « Cette allocution ne sera ni de façade ni de convenance. Elle fixera clairement le cap de l’année 2026, celui de la rigueur, de l’action et des résultats », a affirmé le Président.

Enfin, conscient des attentes pressantes du peuple gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema a conclu avec fermeté en martelant : « le temps des promesses creuses est révolu. 2026 sera une année de consolidation, d’accélération et de vérité, au service exclusif du peuple gabonais ».

À Koulamoutou, le chef de l’État joue ainsi une carte décisive : celle de la reconquête d’un peuple dont l’enthousiasme s’effrite sous le poids des privations. Si 2026 doit être l’année de la « vérité », elle sera surtout celle où le pouvoir devra prouver que la restauration des institutions n’était pas une fin en soi, mais le préalable nécessaire à la restauration de la dignité du citoyen. Demain, face à la Nation, Brice Clotaire Oligui Nguema ne s’adressera pas seulement à des électeurs, mais à des pères et mères de famille qui n’ont plus le luxe d’attendre.

CAN 2025 : l’élimination du Gabon, symptôme d’un malaise profond

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L’élimination prématurée du Gabon à la CAN 2025 au Maroc sonne comme un glas pour le sport roi national. Entre déroute technique et faillite administrative, le Chef de l’État promet un grand ménage face à une opinion publique qui ne croit plus en ses fauves.

C’est un naufrage que les supporters gabonais ne sont plus prêts à pardonner. Après deux défaites cinglantes face au Cameroun et au Mozambique, les Panthères du Gabon sont officiellement éliminées de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. Le dernier match de poule contre la Côte d’Ivoire, prévu ce mercredi 31 décembre 2025, ne sera qu’une formalité sans enjeu, une marche funèbre pour une équipe qui n’a plus que l’ombre de son prestige.

Face à ce désastre, le sommet de l’État a réagi avec une fermeté inédite. Lors du Conseil des Ministres du lundi 29 décembre 2024, le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a exprimé son profond regret devant une situation qui trahit des « manquements structurels persistants ». Pour le Chef de l’État, le constat est sans appel : le football gabonais souffre d’une « absence de méthode » et d’une « dispersion des ressources » qui empêchent toute performance durable.

Le communiqué final souligne que le football est une « composante essentielle de l’âme nationale » et que sa déliquescence fragilise l’identité du pays. En conséquence, le Président a annoncé que « le moment venu, il prendra et annoncera des décisions fortes et structurantes » pour rétablir la rigueur dans la gouvernance sportive.

Un football miné par l’amateurisme et le désamour

Au-delà des scores, c’est le mal-être profond du système qui inquiète. Le Conseil des Ministres a pointé du doigt une « érosion préoccupante de la fibre patriotique ». Ce manque d’engagement se reflète cruellement dans l’opinion publique. Des taxis de Libreville aux étals du marché de Mont-Bouët, en passant par les réseaux sociaux, le temps de l’union sacrée est révolu. Les Gabonais ne soutiennent plus, ils raillent. Les Panthères sont devenues un sujet de dérision, symbole d’un investissement public massif pour un résultat nul.

Ce désamour est le fruit de carences chroniques : une politique sportive floue, des infrastructures vieillissantes et, surtout, l’absence d’un véritable championnat national régulier. Sans base locale solide, l’équipe nationale n’est qu’un château de cartes qui s’effondre à la moindre secousse internationale.

La FEGAFOOT au banc des accusés : Pierre Alain Mounguengui sous le feu des critiques

Si le gouvernement est pointé du doigt, le véritable épicentre de la crise se trouve à la FEGAFOOT. Au cœur de la tempête, un homme : Pierre Alain Mounguengui. Président depuis mars 2014, l’ancien arbitre international semble aujourd’hui déconnecté de l’urgence de la situation. Malgré des budgets colossaux alloués par l’État et la FIFA, la fédération ressemble à une « coquille vide ».

Pourtant, les missions dévolues au président de la fédération sont limpides : il lui incombe de définir une orientation stratégique claire, de dynamiser le football de base et de garantir l’excellence opérationnelle des sélections nationales. Sur chacun de ces fronts, le constat est sans appel et le bilan tragiquement famélique. En matière de développement, le football des jeunes et des femmes est aujourd’hui à l’arrêt, sacrifié sur l’autel d’une gestion court-termiste. La gouvernance, quant à elle, semble naviguer à vue, dépourvue de toute vision structurelle capable de pérenniser le sport roi. Enfin, sur le plan des résultats, l’élimination humiliante des Panthères n’est pas un accident de parcours, mais le reflet fidèle d’une incapacité chronique à bâtir un projet technique cohérent et ambitieux pour le Gabon.

Alors qu’il entame la fin de son troisième mandat et qu’il vient d’accéder à la vice-présidence de la CAF, Mounguengui brille par son invisibilité sur le terrain des réformes locales. L’incompétence administrative de la FEGAFOOT a fini par contaminer le rectangle vert. À l’heure où le Gabon attend des « décisions fortes », l’avenir de l’actuelle direction fédérale semble plus que jamais s’écrire en pointillé. La nation ne demande plus des excuses, mais une révolution.

La CAN 2025 devait être celle de la revanche et de la fierté retrouvée. Elle laisse aujourd’hui place à une interrogation profonde sur l’avenir du football gabonais. Entre désillusions populaires et promesses de réformes gouvernementales, l’heure est à la remise à plat pour redonner au sport roi ses lettres de noblesse au Gabon.

Communiqué final du Conseil des ministres – Libreville le 29 décembre 2025

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Sous la Très Haute Présidence de Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, le Conseil des Ministres s’est réuni le lundi 29 décembre 2025, à 12 heures, au Palais de la Présidence de la République.

 Le Conseil des Ministres a ouvert ses travaux par un hommage appuyé rendu au Président de la République, saluant son engagement constant au service de l’État, tant sur le plan national qu’international au cours de cette année 2025 qui s’achève.

Sur le plan national, le Conseil s’est félicité, sous l’impulsion du Chef de l’État, du rétablissement effectif de la légalité constitutionnelle, matérialisé par la conduite ordonnée et maîtrisée du processus de fin de la Transition. Celle-ci a été consacrée par l’élection présidentielle du 12 avril 2025, suivie de l’organisation des élections législatives et locales des 27 septembre et 11 octobre 2025, ayant conduit à l’installation, en novembre, de la quatorzième législature de l’Assemblée nationale et, en décembre, de la sixième législature du Sénat, ainsi que, ce jour, à la prestation de serment des neuf (9) juges constitutionnels.

Ces échéances institutionnelles majeures ont confirmé le retour durable de la sérénité dans le paysage politique national et marqué l’entrée du pays dans une nouvelle phase de recomposition démocratique et institutionnelle.

 Dans ce contexte, le Conseil a relevé l’importance déterminante des réformes engagées en matière d’encadrement de la vie politique, notamment celles visant à moderniser le cadre juridique applicable aux partis politiques, afin d’en renforcer la représentativité, la transparence et la responsabilité. Ces orientations constituent des conditions essentielles à la consolidation de la démocratie, au bon fonctionnement des institutions et à la stabilité durable de l’État.

Sur le plan économique, le Conseil a salué les orientations structurantes arrêtées depuis la mise en place des Institutions issues de la Transition, ainsi que la volonté clairement affirmée de l’État de se réapproprier les leviers stratégiques de l’économie nationale, en plaçant l’industrialisation au cœur de la stratégie de diversification économique, de création d’emplois durables et de réduction de la précarité.

 Sur le plan international, le Conseil a salué le net regain de visibilité et de crédibilité diplomatique du Gabon, consacré par la levée des mesures de suspension et la réintégration officielle du pays au sein de l’Union africaine (UA), intervenue le 30 avril 2025. Cette évolution majeure a marqué le plein retour du Gabon dans le concert des nations africaines et internationales, sous le leadership du Président de la République.

Le Conseil a relevé que cette dynamique s’est accompagnée d’une activité diplomatique soutenue du Chef de l’État sur la scène internationale, caractérisée par une intensification des échanges de haut niveau et le renforcement des partenariats bilatéraux et multilatéraux, dans une logique de coopération mutuellement avantageuse. Elle s’est illustrée, entre autres, par la participation du Président de la République à un sommet aux États-Unis d’Amérique, à l’invitation de son homologue américain, le 9 juillet 2025, ainsi que par plusieurs séquences diplomatiques structurantes avec des partenaires stratégiques, au premier rang desquels la France, marquée par la visite d’État du Président Emmanuel Macron à Libreville les 23 et 24 novembre 2025.

Le Conseil a, enfin, souligné l’attention constante portée par le Président de la République aux enjeux universels engageant la dignité humaine, la paix et le dialogue entre les peuples, notamment à travers la rencontre avec le Saint-Père au Vatican, le 30 octobre 2025, traduisant l’inscription de l’action diplomatique du Gabon dans une vision humaniste et spirituelle des relations internationales.

À la suite de cet hommage, le Président de la République a tenu à exprimer sa reconnaissance à l’ensemble des membres du Gouvernement nommé le 5 mai 2025, ainsi qu’aux ministres assurant les intérims consécutifs aux démissions intervenues conformément aux dispositions constitutionnelles, à la suite de l’élection de plusieurs membres du Gouvernement à l’Assemblée nationale et au Sénat, le 14 novembre et 16 décembre 2025. Le Chef de l’État a salué le travail accompli et la contribution déterminante de cette équipe gouvernementale à la mise en œuvre de la première séquence du mandat que lui a confié le Peuple gabonais, dans ce contexte exigeant marqué par la fin de la Transition et la préparation d’un nouveau cycle institutionnel.

Le Président de la République a souligné que cette phase charnière de l’action publique a été conduite avec engagement, disponibilité et sens élevé de l’État, et a tenu à rendre hommage à l’esprit de responsabilité dont ont fait preuve les membres du Gouvernement sortant dans l’accomplissement de leurs missions.

Dans la même veine, le Chef de l’État a indiqué que la formation d’un nouveau Gouvernement interviendra dans les tout prochains jours. À cet effet, il a invité les membres du Gouvernement sortant, y compris ceux ayant assuré les fonctions par intérim, à veiller, avec rigueur, méthode et professionnalisme, à l’organisation d’un transfert fluide, ordonné et exhaustif des charges au profit des ministres entrants. Ce passage de relais devra s’opérer dans le strict respect des valeurs républicaines, du principe de continuité de l’État, ainsi que des exigences de loyauté, de discrétion et de responsabilité inhérentes à l’exercice des fonctions gouvernementales.

Revenant sur la prestation de notre équipe nationale, engagée en Coupe d’Afrique des Nations au Maroc, le Chef de l’État a relevé, pour le regretter, que cette situation met en évidence deux problématiques majeures qui traduisent, en réalité, des manquements structurels persistants : l’absence de méthode et la dispersion des ressources. Il a en outre souligné qu’à ces insuffisances s’ajoute une érosion préoccupante de la fibre patriotique dans la gestion de la chose sportive dans notre pays.

 Soutenant cette analyse, le Conseil a unanimement reconnu que le football ne saurait être réduit à un simple divertissement. Il constitue une composante essentielle de l’âme nationale et un vecteur puissant de cohésion et de fierté collective. Lorsqu’il vacille, c’est une part deA l’identité nationale qui s’en trouve fragilisée.

C’est au regard de ces constats que le Président de la République a indiqué que, le moment venu, il prendra et annoncera des décisions fortes et structurantes, destinées à mettre un terme aux errements observés et à rétablir durablement la rigueur, la responsabilité et l’ambition dans la gouvernance du sport national.

Sur un tout autre plan, le Président de la République a procédé à deux annonces majeures pour l’année qui s’ouvre.

La première concerne l’instruction donnée au Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, de procéder à un recensement exhaustif des personnes condamnées dans le cadre du conflit homme-faune. Cette situation appelle une réponse exceptionnelle de l’État, destinée à concilier l’impératif de protection de la biodiversité avec la prise en compte des réalités sociales, humaines et économiques vécues par les populations concernées. Le Président de la République a précisé que cette réflexion, appelée à déboucher sur des décisions fortes, devra s’inscrire dans une démarche empreinte d’humanité, de justice et d’équité, tenant compte des situations de vulnérabilité extrême auxquelles sont confrontées certaines communautés.

La seconde annonce porte sur le lancement, en urgence, d’une réflexion approfondie visant à renforcer le dispositif répressif pénal à l’encontre des personnes impliquées dans le phénomène aussi dramatique qu’intolérable des crimes de sang. Le Chef de l’État a souligné qu’il est impératif de protéger les populations contre ces actes odieux et de garantir que l’autorité de l’État s’exerce avec la plus grande fermeté face à ces atteintes graves à la vie humaine et à la dignité.

PROJETS DE TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES

Le Conseil des Ministres a délibéré sur les Affaires suivantes :

MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES, DE LA DETTE ET DES PARTICIPATIONS, CHARGE DE LA LUTTE CONTRE LA VIE CHERE

– Projet d’ordonnance portant statut particulier des personnels du Corps paramilitaire des Douanes

Ce projet d’ordonnance consacre la reconnaissance pleine et entière de la Douane en tant que Corps paramilitaire, composante des Forces de Sécurité et acteur stratégique de la mobilisation des recettes publiques. Il définit les missions, l’organisation, la hiérarchie, les conditions d’accès à la carrière, les droits et obligations des personnels, ainsi que les règles applicables en matière de discipline, de formation, d’avancement et de protection sociale.

L’adoption de cette ordonnance vise à renforcer l’efficacité opérationnelle, la discipline et la professionnalisation du Corps paramilitaire des Douanes, à améliorer la gestion de ses ressources humaines et à consolider son rôle dans la lutte contre la fraude, la contrebande et les trafics illicites, au service de la souveraineté économique et sécuritaire de l’État.

– Projet de décret portant attributions, organisation et fonctionnement du Corps paramilitaire des Douanes.

Ce projet de texte consacre la Douane comme une composante à part entière des Forces de Sécurité, placée sous l’autorité du Président de la République, Chef suprême des Forces de Défense et de Sécurité, et organisée autour d’une Direction générale dotée d’une autonomie administrative et financière. Il précise les missions stratégiques du Corps paramilitaire des Douanes, notamment la mise en œuvre de la politique douanière nationale, la mobilisation des recettes publiques, la protection de l’espace économique national, ainsi que la lutte contre la fraude, les trafics illicites, le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.

Le décret définit également l’architecture organisationnelle du Corps paramilitaire des Douanes, ses structures centrales, territoriales et spécialisées, ainsi que les modalités de coordination avec les autres administrations et les Forces de Défense et de Sécurité. L’adoption de ce texte vise à renforcer l’efficacité opérationnelle, la discipline et la modernisation de l’administration douanière, afin de consolider la souveraineté économique et sécuritaire de l’État.

MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

– Projet de décret modifiant certaines dispositions de l’annexe II de l’article 6 du décret no 416/PR/MFPRA/ MBCP du 20 août 2015 fixant le régime de rémunération des personnels des Forces de Défense, des Forces de Sécurité, du Corps autonome paramilitaire de la Sécurité Pénitentiaire et portant reclassement

Ce projet de décret vise à mieux valoriser l’expérience, les responsabilités et les contraintes opérationnelles propres aux fonctions exercées au plus haut niveau de la hiérarchie militaire. Il prévoit notamment le relèvement de l’indice de bonification applicable aux officiers généraux de brigade, contribuant ainsi à l’amélioration de leurs conditions de rémunération et de leur pouvoir d’achat.

– Projet de décret fixant les modalités d’allocation de l’Indemnité de Représentation aux Attachés de Défense

Ce projet de texte vise à adapter le niveau de cette indemnité aux conditions de vie dans les pays d’accréditation, afin de permettre aux Attachés de Défense de faire face à leurs charges courantes à l’étranger.

Il prend en compte les responsabilités spécifiques liées à la représentation de la Défense nationale, le niveau d’expertise requis ainsi que les contraintes opérationnelles propres à l’exercice de ces fonctions, contribuant ainsi à l’amélioration de leurs conditions matérielles.

MINISTERE DE L’INTERIEUR, DE LA SECURITE ET DE LA DECENTRALISATION

 – Projet d’ordonnance portant règlement des jeux de divertissement, d’argent et de hasard en République Gabonaise ;

– Projet d’ordonnance portant création, attributions et organisation de la Gabonaise des jeux;

 – Projet de décret portant approbation des statuts de la Gabonaise des jeux ;

– Projet de statuts de la Gabonaise des jeux (GDJ)

– Projet de décret portant approbation du cahier des charges d’exploitation des jeux de loterie et de pronostics ;

– Projet de cahier des charges de la Gabonaise des jeux (GDJ).

Ces projets de textes relatifs à la réglementation des jeux de divertissement, d’argent et de hasard en République gabonaise, ont été pris en application des articles 94 et 99 de la Constitution.

Ils portent notamment sur le nouveau cadre juridique des jeux, la création, l’organisation et le fonctionnement de la Gabonaise des Jeux (GDJ), l’approbation de ses statuts, ainsi que la définition des cahiers des charges applicables aux activités de loterie et de pronostics.

L’ensemble de ces dispositions vise à doter l’État d’un dispositif moderne, cohérent et transparent de régulation du secteur des jeux de hasard, à renforcer la protection des populations, à garantir l’intégrité et la traçabilité des opérations, ainsi qu’à assurer une meilleure mobilisation des ressources publiques destinées au financement des priorités nationales.

Cette réforme consacre le renforcement du monopole de l’État dans le secteur des jeux de hasard et entraîne, en conséquence, l’abrogation du cadre institutionnel antérieur, notamment la Commission supérieure des jeux de hasard et son Secrétariat technique, au profit d’une gouvernance unifiée et souveraine du secteur.

MINISTERE DES EAUX ET FORETS, CHARGE DU CONFLIT HOMME-FAUNE

– Projet d’ordonnance portant statut particulier des personnels du Corps paramilitaire des Eaux et Forêts

 Ce projet d’ordonnance s’inscrit dans le cadre des réformes visant à moderniser l’appareil sécuritaire de l’État et à rationaliser l’organisation des forces paramilitaires. Il a pour objet de doter les personnels du Corps paramilitaire des Eaux et Forêts d’un statut adapté à la nature sécuritaire de leurs missions, exercées dans des contextes opérationnels exigeants, notamment en matière de lutte contre la criminalité forestière, faunique et hydrique.

Le projet d’ordonnance reconnaît pleinement le rôle de ces personnels dans le dispositif national de sécurité environnementale, renforce leur capacité opérationnelle et améliore la gestion des ressources humaines, tout en garantissant une protection socio-professionnelle conforme aux contraintes et aux risques inhérents à leurs missions.

Il vise également à combler certaines insuffisances juridiques constatées dans l’application du Code forestier et à assurer une meilleure articulation entre les compétences techniques de l’administration forestière et les exigences opérationnelles des Forces de Défense et de Sécurité, notamment en matière de surveillance, de contrôle et de lutte contre l’exploitation illégale des ressources naturelles.

Le texte prévoit, en outre, des dispositions spécifiques permettant de traiter certaines situations administratives, notamment celles relatives aux agents non permanents de l’État et aux personnels de l’Agence nationale des parcs nationaux, en particulier les écogardes, à travers des mécanismes d’intégration encadrés et des parcours de formation adaptés.

Structuré en six titres, le projet d’ordonnance fixe les règles générales, organiques et statutaires applicables aux personnels paramilitaires de carrière et aux agents non permanents, ainsi que les dispositions communes, diverses et finales.

L’adoption de ce statut particulier constitue une avancée majeure dans la professionnalisation du Corps paramilitaire des Eaux et Forêts et contribuera au renforcement de l’action de l’État en matière de protection des ressources forestières, fauniques et hydriques, dans le respect des impératifs de sécurité, de durabilité et de préservation du patrimoine naturel national.

– Projet de décret portant attributions et organisation du Corps autonome Paramilitaire des Eaux et Forêts

Ce projet de texte s’inscrit dans le cadre du renforcement du dispositif national de sécurité environnementale et vise à doter le Corps paramilitaire des Eaux et Forêts d’une organisation adaptée à la nature sécuritaire de ses missions, exercées notamment dans des zones à forte contrainte opérationnelle, conformément aux dispositions du Code forestier.

Le projet de décret organise le Corps paramilitaire des Eaux et Forêts autour d’un Commandement en chef et de plusieurs états-majors spécialisés, chargés notamment de la gestion de la filière forêt-bois, de la protection de la biodiversité et des eaux, des investigations judiciaires et des interventions, ainsi que de la gestion des parcs nationaux et du génie forestier.

Cette réforme vise à renforcer la coordination des missions opérationnelles, la discipline et l’efficacité du Corps paramilitaire des Eaux et Forêts, afin de mieux faire face aux enjeux liés au conflit homme–faune, à l’exploitation illégale des ressources forestières et à la préservation de la biodiversité.

– Projet de décret portant modification de certaines dispositions du décret n°0291/PR/MEF du 18 février 2011 portant attributions et organisation du Ministère des Eaux et Forêts.

Ce projet de texte s’inscrit dans le prolongement de l’ordonnance n°004/PR/2025 du 18 août 2025 ayant érigé l’administration des Eaux et Forêts en Corps autonome paramilitaire, et vise à adapter l’organisation du ministère de tutelle aux nouvelles responsabilités sécuritaires qui en découlent, tout en préservant ses missions techniques et environnementales.

Le projet de décret procède à une refonte de l’architecture institutionnelle du ministère, articulée autour du Cabinet du Ministre, du Secrétariat général, du Corps autonome paramilitaire des Eaux et Forêts, des directions générales, des organismes sous tutelle et de l’Inspection générale des services, afin de renforcer la cohérence de l’action administrative et opérationnelle.

Cette réforme vise à moderniser la gouvernance du ministère, à améliorer la coordination entre les structures civiles et paramilitaires et à doter l’administration forestière d’un cadre organisationnel clair, fonctionnel et adapté aux enjeux actuels, notamment la lutte contre l’exploitation illégale des ressources forestières, le braconnage, le conflit homme–faune et la préservation de la biodiversité.

MINISTERE DES MINES ET DES RESSOURCES GEOLOGIQUES

– Projet de décret portant obligation de poinçonnage des bijoux destinés à l’importation et à l’exportation

Pris en application des dispositions pertinentes de la loi n°037/2018 du 11 juin 2019 portant réglementation du secteur minier, ce texte vise à combler un vide juridique en instaurant un dispositif harmonisé de contrôle, de certification et de traçabilité des métaux précieux, conforme aux pratiques internationales.

Il subordonne l’importation et l’exportation des bijoux en métaux précieux au respect d’exigences de traçabilité, d’authenticité et de provenance légale, attestées par un poinçon officiel ou par des documents reconnus par l’administration compétente.

– Projet de décret portant reconnaissance de la pierre de Mbigou en indication géographique

Cette reconnaissance nationale concerne une pierre naturelle extraite exclusivement dans les localités de Kango, Lambaréné et Mbigou, et utilisée notamment dans la sculpture et les productions culturelles. Elle vise à renforcer la protection juridique de ce produit du terroir, à structurer sa valorisation économique et à contribuer à la promotion du patrimoine culturel et artisanal gabonais.

Fin.

 [Éditorial] Le venin de la division

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Le Gabon s’est bâti sur une âme pacifique. Une nation où près de quarante ethnies vivent ensemble, se marient entre elles, partagent les mêmes quartiers, les mêmes deuils et les mêmes espoirs. Terre d’immigration, le Gabon a longtemps offert sécurité et hospitalité à de fortes communautés étrangères, parfois même au-delà du strict cadre administratif. Cette tolérance, rare en Afrique, a fait notre fierté et notre force.

Aujourd’hui, ce socle vacille. Des discours dangereux, extrémistes, xénophobes et stigmatisants gagnent l’espace public. Le plus grave n’est pas qu’ils viennent de citoyens anonymes, mais de personnes qui se présentent comme proches collaborateurs, défenseurs ou porte-voix du président de la République. À ce niveau, le silence devient une faute.

Comment accepter qu’un responsable se réclamant des traditions accuse publiquement, sans la moindre preuve, cinq pays africains de comploter contre le Gabon ? Mesure-t-il seulement les lourdes conséquences diplomatiques que de telles déclarations peuvent engendrer ? Comment tolérer des propos qui indexent des communautés entières, parlant « d’extrémistes Batéké », de « quelques Myéné en embuscade », ou mettant en cause des populations du Haut-Ogooué ? L’histoire nous l’a appris : les drames collectifs commencent toujours par des mots. Le Rwanda n’a pas sombré en un jour.

Le Conseil national des rites et traditions du Gabon, censé incarner la sagesse, l’équilibre et la paix, a failli. Pire, appeler à chasser des étrangers en les menaçant de « misère, maladie et mort » relève d’une irresponsabilité aux conséquences incalculables pour la sécurité intérieure et les relations diplomatiques du pays.

Dans un État sérieux, la justice devrait s’autosaisir. Le président Brice Clotaire Oligui Nguema doit clairement désavouer et écarter ces voix toxiques. Il est le garant du vivre-ensemble, la clé de voûte de l’unité nationale et de la cohésion sociale. Il ne peut laisser parler en son nom ceux qui, hier déjà, ont égaré le pays et qui rêvent aujourd’hui de prospérer par l’exclusion, le tribalisme et la peur. Car ces mêmes « esprits tordus », qui avaient enfermé Ali Bongo Ondimba dans un cocon de privilèges et de prédation en instrumentalisant le tribalisme comme bouclier, cherchent désormais à reproduire la même manœuvre autour du président Brice Clotaire Oligui Nguema.

Le vivre-ensemble est aujourd’hui gravement menacé, non par le peuple, mais par une caste mue par la boulimie financière et la quête des privilèges, prête à réhabiliter l’exclusion et la division pour régner sur les ruines de notre fraternité nationale. Quel modèle social voulons-nous pour le Gabon ? Au-delà de la transition des institutions, il est impératif d’engager une véritable transition des mentalités. Car le Gabon que nous voulons est un pays de paix et d’harmonie, où le vivre-ensemble n’est pas un slogan, mais une vertu sacrée.

Gabon : La Vᵉ République parachève son architecture institutionnelle

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Le rétablissement de l’ordre constitutionnel gabonais a franchi une étape décisive ce 29 décembre. Sous la présidence de Brice Clotaire Oligui Nguema, la Cour constitutionnelle a retrouvé sa configuration définitive lors d’une cérémonie solennelle de prestation de serment. Cet acte, chargé de symbolisme, consacre la volonté des autorités de clore la période de Transition pour ancrer le pays dans une stabilité durable.

Au cœur du palais de la haute juridiction, le président de la Cour, Dieudonné Aba’a Owono, entouré de ses huit collègues nommés pour un mandat de huit ans, a respecté le rituel sacré édicté par l’article 124, alinéa 6 de la Loi fondamentale. La main gauche posée sur la Constitution et la main droite levée face au drapeau, chaque juge a prononcé la formule solennelle : « Je jure de remplir consciencieusement les devoirs de ma charge dans le strict respect de ses obligations de neutralité, impartialité et de réserve, et de me conduire en digne Juge Constitutionnel ».

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Le chef de l’État et les neuf membres de la haute juridiction réunis au terme de la cérémonie, marquant l’ancrage définitif de la Vᵉ République.

Le chef de l’État a saisi cette occasion pour définir le cap de cette mandature cruciale. Dans une adresse marquée par une grande fermeté, il a rappelé aux nouveaux magistrats que leur mission ne tolère ni faiblesse ni complaisance. Brice Clotaire Oligui Nguema a notamment insisté sur deux piliers fondamentaux. « La première exigence consiste à préserver et à renforcer la crédibilité de la Cour Constitutionnelle. Cette Cour est non seulement un pilier de notre démocratie, elle est aussi un rempart, un repère. Sa crédibilité repose sur trois choses simples : la rigueur, l’impartialité et l’indépendance. La seconde exigence est celle du plein investissement dans votre fonction de régulatrice des institutions telle que dévouée par l’article 113 de notre Constitution », a-t-il déclaré.

Ce renouvellement marque également la fin d’un cycle. Avant l’installation de la nouvelle équipe, le président de la République a tenu à saluer le dévouement des juges sortants. Ces derniers ont reçu les félicitations de la nation pour leur rôle de vigies durant la phase transitoire, une période charnière où la stabilité de l’État reposait sur la résilience de ses structures juridiques.

L’installation de ces neuf juges n’est pas une simple formalité protocolaire, elle représente l’un des derniers verrous levés avant la dissolution complète des organes de Transition. En suivant avec méthode son chronogramme de libération, le Gabon démontre sa capacité à bâtir des institutions régulières et légitimes. Ce retour à la normalité institutionnelle signale au monde entier que le pays est désormais prêt à relever les défis de la Vᵉ République sous le sceau de l’excellence et du droit.

Tragédie à Essassa : Le Gabon endeuillé par un grave accident de la circulation

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Le Gabon est plongé dans le deuil ce lundi 29 décembre. Un accident d’une rare gravité s’est produit à Essassa, au PK19, impliquant un bus de transport en commun. Le bilan est lourd : sept personnes ont perdu la vie et plusieurs autres ont été grièvement blessées dans ce drame qui survient à quelques jours seulement de la fin de l’année.

D’après les premiers éléments recueillis sur les lieux, l’éclatement d’un pneu aurait provoqué la perte de contrôle du véhicule. Le bus, qui transportait une vingtaine de passagers, a violemment quitté la chaussée, provoquant un impact d’une intensité dévastatrice. Les secours et les riverains se sont immédiatement mobilisés pour extraire les victimes et évacuer les blessés vers les structures hospitalières de la capitale, tandis que les forces de sécurité s’efforçaient de réguler un trafic fortement perturbé sur cet axe stratégique.

Cette tragédie a suscité une vive émotion au sommet de l’État. Le président Brice Clotaire Oligui Nguema a exprimé sa profonde tristesse face à ce choc qui frappe le pays. « Aujourd’hui, à Essassa (PK19), la Nation a été frappée par un drame d’une violence inouïe », a-t-il déclaré. Le chef de l’État a manifesté la solidarité du pays envers les victimes en affirmant que « c’est la République tout entière qui est en deuil ». Dans son message de compassion, le premier citoyen gabonais a tenu à s’adresser directement aux familles éprouvées. « En mon nom personnel et au nom de l’État, j’adresse mes condoléances les plus attristées aux familles plongées dans une douleur indescriptible », a-t-il souligné.

Le locataire du Palais Rénovation a par ailleurs insisté sur le poids de ce deuil en cette période de fin d’année, rappelant que ce drame nous ramène cruellement à la fragilité de l’existence. Face à l’urgence de la situation, il a ordonné des mesures concrètes pour soutenir les victimes et leurs proches. « J’ai donné des instructions fermes au Gouvernement pour qu’elles soient accompagnées et prises en charge avec toute l’humanité et la solidarité que la République doit à ses enfants », a martelé le Président.

En ces jours de forte mobilité liés aux fêtes de fin d’année, ce drame rappelle la nécessité absolue d’une vigilance accrue sur nos routes. En guise de conclusion, Brice Clotaire Oligui Nguema a lancé un appel solennel à la responsabilité de chaque usager, exhortant chacun à la plus grande prudence. La sécurité routière et l’entretien rigoureux des véhicules restent, en ces temps de célébrations, les seuls remparts pour éviter que ces moments de rassemblement ne tournent à la tragédie nationale.

Entrepreneuriat : l’UOB lance le challenge « Campus’InnoV » pour stimuler l’innovation étudiante

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L’Université Omar Bongo (UOB) de Libreville devient le catalyseur de la nouvelle vague entrepreneuriale gabonaise. Le 23 décembre, l’institution a accueilli le lancement officiel du Challenge UOB Campus’InnoV. Cette initiative ambitieuse place l’étudiant au cœur du développement économique en l’encourageant à concevoir des projets innovants, vecteurs de richesse et de futurs emplois pour le pays.

Ce programme, qui s’adresse prioritairement aux inscrits de l’UOB, est piloté par le Centre de compétences professionnelles et entrepreneuriales Zita Oligui Nguema (CCPE’ZON). Il s’inscrit dans une stratégie nationale visant à diversifier l’économie tout en renforçant l’autonomie de la jeunesse. Pour le coordonnateur général du centre, le Pr Orphée Soumaho Mavioga, ce dispositif constitue une passerelle concrète entre l’idée théorique et la réalité du marché. Le professeur se réjouit de permettre aux étudiants de bénéficier d’un fonds d’accompagnement pour réaliser leurs projets, leurs idées et leurs rêves.

Un parcours de six mois vers l’autonomie financière

Le déploiement du challenge s’étend sur une période de six mois, structurée autour de phases de sélection, de sessions de formation intensive, de mentorat et d’un soutien financier direct. Au terme de ce parcours, dix projets accèdent à la phase finale. Les trois lauréats se partagent une enveloppe globale de 10 millions de FCFA, un capital d’amorçage rendu possible grâce au partenariat avec la microfinance Sodec.

L’aspect financier ne constitue cependant qu’un levier parmi d’autres. Patrick Meyo, partenaire du programme, précise que les porteurs de projets profitent d’un encadrement technique pour structurer solidement leur modèle économique. Lors de la cérémonie de lancement, le CCPE’ZON a d’ailleurs exposé son rôle central dans cet écosystème en effectuant une démonstration de la plateforme d’inscription en ligne, désormais accessible sur le campus via un simple QR code.

Face au potentiel créatif observé au sein de l’université, les responsables de l’initiative exhortent la jeunesse estudiantine à s’approprier cet outil de transformation sociale. Les candidats ont jusqu’au 31 janvier 2026 pour soumettre leurs dossiers et tenter de transformer leur vision en entreprise viable.