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Jeux de hasard au Gabon : l’État siffle la fin de la récréation

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Le Gouvernement vient de franchir un cap décisif dans l’encadrement des jeux de divertissement, d’argent et de hasard. Sous l’impulsion du ministère de l’Intérieur, de la sécurité et de la décentralisation, une refonte profonde du cadre législatif a été adoptée lors du Conseil des ministres du 29 décembre. Cette initiative vise à assainir un secteur longtemps marqué par l’opacité et la prolifération d’acteurs informels qui échappaient jusqu’alors à tout contrôle rigoureux.

S’appuyant sur les articles 94 et 99 de la Constitution, ces nouveaux textes instaurent un cadre juridique inédit marqué par la naissance de la Gabonaise des Jeux (GDJ). Cette nouvelle entité, dont les statuts ont été rigoureusement définis, s’accompagne de cahiers des charges stricts pour les activités de loterie et de pronostics. L’objectif affiché par les autorités est de doter le pays d’un dispositif moderne, cohérent et transparent, capable de sécuriser les opérations tout en renforçant la protection des citoyens.

Cette réforme intervient dans un contexte où les jeux de hasard occupent une place grandissante dans le quotidien des Gabonais, portés par l’explosion des paris sportifs. Si cette ferveur génère des flux financiers massifs, elle fragilise également les franges les plus vulnérables de la population, particulièrement les jeunes, face aux risques d’addiction et de surendettement. En centralisant la régulation autour de la GDJ, l’État manifeste sa volonté de mettre un terme à la dispersion institutionnelle qui rendait le contrôle inefficace.

La nouvelle architecture consacre surtout le renforcement du monopole étatique. Elle entraîne l’abrogation immédiate de l’ancien système, notamment la Commission supérieure des jeux de hasard et son Secrétariat technique, au profit d’une gouvernance unifiée. Cette centralisation doit garantir une traçabilité totale des fonds et assurer une mobilisation optimale des recettes publiques. Ces ressources financières, selon les orientations du Gouvernement, seront désormais sanctuarisées pour contribuer directement au financement des priorités nationales et des projets de développement social.

En instaurant des règles claires et un opérateur public central, l’État gabonais transforme un secteur autrefois perçu comme permissif en un levier structuré de protection sociale et de revenus budgétaires. Le défi réside désormais dans l’application concrète de cette réforme sur le terrain, alors que les attentes des citoyens en matière de transparence et d’impact social n’ont jamais été aussi élevées.

[Tribune libre] « Donnons un vrai sens à la célébration du Nouvel An »

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À l’aube de l’année 2026, le Dr Yvon Bamba, du Ministère Prophétique Rhéma (MPR), nous livre une réflexion spirituelle sur la symbolique du passage à la nouvelle année. Entre bilan personnel, appel au pardon et engagement divin, il invite chaque citoyen à chercher le progrès intérieur plutôt que la simple réjouissance matérielle. Nous publions ici l’intégralité de son message.

Le mythe du changement de calendrier

En vérité les années ne changent pas, puisque c’est le même nombre de jours, de semaines et de mois. L’heure a toujours 60 mn, les saisons sont les mêmes, le jour et la nuit alternent pareillement.

C’est nous qui avons besoin de changement, c’est nous qui avons besoin de nous améliorer selon le mode de vie que le Créateur attend de nous.

De la réjouissance éphémère au progrès de l’âme

La nourriture, la boisson, la musique, etc. dont nous nous réjouissons à la fin de l’année est la même de tous les jours.

Mais il y a du bonheur à réaliser que d’une année à une autre, on a fait du progrès dans son travail, dans les relations humaines, dans son caractère et dans la paix avec Dieu, parce que l’Homme est en perpétuel conflit avec son Créateur à cause du péché.

Le temps du pardon et de la réconciliation

Pour ma part, j’ai déjà pardonné tous ceux qui m’ont blessé, trahi, humilié, privé de ce qui me revenait de droit, etc.

À tous ceux que j’ai offensés je demande pardon.

Un engagement au service du Divin pour 2026

Mon engagement pour 2026 est d’être plus attentif à la mission que Dieu m’a confiée, d’être au service des autres dans la mesure du possible, de veiller sur les brebis du Seigneur et enseigner davantage tel que le Seigneur Jésus Christ l’attend de part, par la grâce qu’il m’accorde chaque jour.

Mangeons, buvons, réjouissons nous, mais n’oublions pas que seul Dieu tient notre souffle de vie. Que Dieu nous bénisse.

Dr Yvon BAMBA

Note d’information : Le Docteur Yvon et la Prophétesse Sylvie Sarah BAMBA vous attendent ce 31 décembre pour la nuit de la traversée au Ministère Prophétique Rhéma (MPR) à partir de 22h.

Communiqué : Programme des obsèques de M. Louis Barthélémy MAPANGOU

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Jeudi 08 Janvier 2026

11h00 – 14h00 :

– Sortie du corps de la morgue du CHU d’Akanda

– Messe à l’église Saint Pierre

– Exposition à sa Résidence, quartier Charbonnages

14h00 – 19h00 : Hommages

– Institutions de la République

– Organes de presse

– Partis et personnalités politiques

– Amis et Parents

 20h00 – à l’aube : Veillée

Vendredi 09 Janvier 2026

 06h00 : Levée du corps et départ pour Ndendé

 15h00 – 18h30 :

– Arrivée à Ndendé, exposition à sa Résidence, sise derrière la SEEG

– Hommages

 18h30 – 8h00 : Veillée

Samedi 10 Janvier 2026

 09h30 :

– Absoute

– Levée du corps et inhumation dans la stricte intimité familiale

 13h00 : Collation 

Dimanche 11 Janvier 2026

 Retour des délégations sur Libreville

NB : Fleurs artificielles proscrites 

Pour tout contact :

– Ludovic KOUMBA, Tel : 077945157

– Patrick MANDOUKOU, Tel : 062970235

Conflit homme-faune : le chef de l’État ordonne une réponse humaine face à la tragédie des villages

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Le Conseil des ministres du 29 décembre a marqué un tournant décisif dans la gestion du conflit homme-faune au Gabon. Le gouvernement a officiellement instruit le ministre de la Justice de procéder à un recensement exhaustif des personnes condamnées dans le cadre de ce contentieux écologique. Cette mesure exceptionnelle vise à concilier la protection de la biodiversité avec les réalités sociales et humaines souvent dramatiques vécues par les populations rurales, ouvrant la voie à une approche fondée sur l’équité plutôt que sur la seule répression.

Cette accélération politique répond à une situation sur le terrain qui est devenue insoutenable, comme en témoigne la multiplication des drames humains ces derniers mois. En novembre dernier, le village Ngouloumigou dans l’Ogooué-Maritime a été le théâtre d’une horreur absolue avec la mort de deux hommes, littéralement éventrés par un éléphant. Ce deuil national s’ajoute à celui de la province du Woleu-Ntem où, en octobre, un habitant de Mitzic a perdu la vie tandis que deux autres étaient grièvement blessés. De l’Ogooué-Lolo à la Nyanga, les témoignages de vies fauchées et de corps mutilés s’accumulent, révélant une réalité bien plus sombre que ce que les statistiques officielles laissaient paraître jusqu’ici.

Au-delà des attaques physiques, c’est une véritable crise de subsistance qui frappe les zones rurales. Dans de nombreux villages, les populations ne meurent pas seulement sous les charges des pachydermes, elles meurent aussi de faim. Le saccage systématique des plantations par des éléphants de forêt, dont la population atteint désormais les 100 000 individus, réduit à néant le travail de toute une saison en une seule nuit. Le paysan gabonais se retrouve ainsi pris en étau entre une faune ultra-protégée et une forêt nourricière devenue hostile, où la simple survie alimentaire est devenue un combat quotidien.

En prenant ce problème à bras-le-corps, le chef de l’État envoie un signal fort : la préservation de la nature ne peut plus se faire au prix du sang et de la famine. Ce recensement des condamnés suggère une volonté de réparer une injustice perçue, celle d’une loi qui semblait parfois privilégier l’animal sur l’homme. Désormais, l’ambition est de sortir d’une protection absolue et aveugle pour bâtir une politique publique où l’humain n’est plus l’ennemi de son environnement, mais un acteur dont la sécurité et la dignité deviennent la priorité de l’action publique.

Gestion forestière et sociale : le Gabon mise sur l’équilibre entre conservation et développement

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Le ministère des Eaux et Forêts, chargé de la gestion des conflits homme-faune, a présenté le 27 décembre 2025 un bilan d’étape qui marque une étape décisive dans la transformation du secteur. Cette feuille de route témoigne d’une volonté politique affirmée de transformer la gestion durable des ressources naturelles en un véritable levier de progrès social et économique pour les populations locales.

La régularisation administrative du personnel constitue le premier pilier de cette réforme d’envergure. Actuellement, 230 écogardes de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN) sont en phase d’intégration à la Fonction publique et au corps paramilitaire, ce qui permet de renforcer la présence de l’État dans les zones protégées.

Parallèlement, 305 anciens auditeurs libres de l’École nationale des Eaux et Forêts (ENEF), issus des promotions 2017 à 2024, ont achevé leur formation militaire initiale en novembre 2025. Leurs dossiers sont en cours de traitement pour une incorporation définitive, garantissant ainsi une sécurisation inédite des carrières au sein de l’administration forestière.

La préservation de la faune sauvage gabonaise s'inscrit désormais dans une gestion concertée pour réduire les conflits avec les populations rurales
La préservation de la faune sauvage gabonaise s’inscrit désormais dans une gestion concertée pour réduire les conflits avec les populations rurales.

Des réponses pragmatiques à la crise du conflit homme-faune

Face aux tensions croissantes entre la faune sauvage et les communautés rurales, le ministère a intensifié ses actions de proximité sur le terrain. Le déploiement des clôtures électriques mobiles, généralisé à l’ensemble du pays, affiche désormais un taux de réussite supérieur à 95 % pour la sauvegarde des plantations agricoles. Ce dispositif technique s’accompagne d’un mécanisme d’indemnisation pour les victimes d’agressions animales ainsi que de battues administratives strictement encadrées, illustrant une approche qui concilie protection de la nature et sécurité des citoyens.

Dans cette même logique de valorisation des ressources, une stratégie nationale de commercialisation de la viande de brousse est en cours de finalisation. L’objectif est de structurer une filière historiquement informelle grâce à des outils modernes tels que des permis de chasse numérisés avec QR code et des bracelets de traçabilité pour le transport du gibier. En installant des points de vente dédiés soumis à un contrôle sanitaire rigoureux, cette initiative entend harmoniser les traditions locales avec les impératifs de sécurité alimentaire et de développement économique.

Ces avancées concrétisent la vision du président Oligui Nguema, qui aspire à bâtir un État stratège et inclusif où la biodiversité devient un moteur de cohésion nationale. En plaçant l’humain au centre des politiques de conservation, le chef de l’État affirme sa détermination à engager le pays sur la voie d’un progrès harmonieux. À travers ces réformes, le Gabon cherche à stabiliser un équilibre durable entre la préservation de son patrimoine naturel unique et le bien-être légitime de ses populations.

Mali : Bamako riposte aux restrictions américaines par le principe de réciprocité

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Deux semaines après le durcissement de la politique migratoire des États-Unis à l’égard des citoyens maliens, la réponse de Bamako ne s’est pas fait attendre. Dans un communiqué publié le 30 décembre, le ministère des Affaires étrangères a annoncé l’application immédiate de mesures de réciprocité contre les ressortissants américains. Cette décision marque une nouvelle étape dans le raidissement des relations entre les deux capitales.

Le gouvernement malien a ainsi officiellement réagi à la mesure prise le 16 décembre par les autorités américaines, laquelle renforçait les restrictions d’entrée sur leur territoire pour les voyageurs maliens. Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a exprimé un profond regret face à la méthode employée par Washington. Bamako déplore notamment qu’une décision d’une telle envergure ait été adoptée « sans la moindre concertation préalable », dénonçant un manque de courtoisie diplomatique.

Au-delà de la forme, le fond de l’argumentaire américain suscite une vive contestation. Alors que les États-Unis invoquent des motifs sécuritaires pour justifier ces restrictions, la diplomatie malienne rejette fermement cette lecture. Selon le communiqué officiel, cet argument se trouve en « contradiction avec les évolutions réelles sur le terrain ». Le ministère va jusqu’à suggérer que la véritable motivation de cette décision est « à rechercher ailleurs », laissant planer le doute sur des motivations politiques que Bamako ne précise pas davantage.

Fidèle à sa doctrine de souveraineté, le gouvernement de transition a choisi de passer à l’offensive. En vertu du principe de réciprocité, le Mali impose désormais aux ressortissants des États-Unis les mêmes contraintes administratives que celles subies par les Maliens. Le communiqué est sans ambiguïté sur ce point : « Le Gouvernement de la République du Mali appliquera, avec effet immédiat aux ressortissants américains, les mêmes conditions et exigences que celles imposées aux citoyens maliens ».

Mali/Côte d’Ivoire : l’affaire Mahamadou Gassama renvoyée devant le tribunal correctionnel d’Abidjan

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L’instruction judiciaire concernant Mahamadou Hawa Gassama, membre du Conseil national de transition (CNT) du Mali, s’est officiellement refermée ce mardi 30 décembre 2025. Son conseil, maître Mamadou Ismaïla Konaté, a confirmé le renvoi de son client devant le Tribunal correctionnel d’Abidjan. Entre accusations d’offense au chef de l’État et défense acharnée des libertés fondamentales, ce procès s’annonce comme un rendez-vous judiciaire majeur, cristallisant les tensions passées entre Bamako et Abidjan.

L’ordonnance rendue par la doyenne des juges d’instruction scelle le sort de la procédure d’information : Mahamadou H. Gassama devra répondre de charges lourdes devant les juges de fond. Les chefs d’accusation retenus sont l’offense au chef de l’État et la diffusion d’expressions outrageantes par internet. Pour le ministère public, le dossier repose sur une base solide, s’appuyant sur des déclarations publiques jugées hostiles envers les autorités ivoiriennes. Dès le 22 décembre dernier, le procureur de la République estimait que les éléments étaient réunis pour un procès, et la juge d’instruction vient de valider cette analyse en jugeant les indices suffisants pour ouvrir les débats.

Cette affaire tire son origine de vidéos et de prises de parole diffusées sur les réseaux sociaux, où l’ancien député malien s’en prenait vivement au président Alassane Ouattara. Ces propos avaient été tenus dans un contexte diplomatique particulièrement électrique, marqué par la crise des 49 soldats ivoiriens. Si les faits sont reconnus matériellement, la bataille juridique se jouera désormais sur leur qualification pénale et sur l’intention de nuire, deux points que la défense entend contester vigoureusement.

Du côté de la défense, on accueille cette nouvelle étape avec sérénité et détermination. Maître Mamadou Ismaïla Konaté réaffirme l’innocence de son client sur le plan pénal et compte bien le prouver à la barre. Bien que l’ordonnance de renvoi marque une avancée procédurale, la défense ne manque pas de ressources et se réserve le droit d’exercer tous les recours légaux nécessaires pour protéger les droits du prévenu. Pour l’avocat, l’enjeu dépasse le cas individuel de Mahamadou Gassama : il s’agit de confronter la législation ivoirienne aux conventions internationales garantissant la liberté d’expression.

L’heure n’est désormais plus à l’attente, mais à la confrontation judiciaire. Le conseil de Gassama multiplie les diligences pour obtenir un enrôlement rapide. Le prévenu, qui a récemment formulé des excuses dans une volonté d’apaisement, exprime son souhait de s’expliquer au plus vite devant le tribunal afin de mettre un terme définitif à cette situation. En attendant l’ouverture de l’audience, maître Konaté rappelle fermement que son client reste présumé innocent tant qu’un jugement définitif n’a pas été prononcé.

Alors que le dossier quitte les cabinets d’instruction pour rejoindre la salle d’audience, les regards se tournent désormais vers le tribunal d’Abidjan. Le débat de fond sur la frontière ténue entre la critique politique et l’infraction pénale pourra bientôt commencer, sous l’œil attentif des observateurs de toute la sous-région ouest-africaine.

Eaux et Forêts : trois textes pour une refonte historique

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Le Conseil des ministres du 29 décembre a adopté trois mesures majeures concernant l’Administration des Eaux et Forêts : l’ordonnance fixant le statut particulier des personnels du corps paramilitaire, le décret portant organisation du corps autonome paramilitaire, et le décret relatif à la restructuration de l’administration. Ces décisions interviennent dans un contexte marqué par des plaintes récurrentes des agents, confrontés à des difficultés administratives et professionnelles persistantes.

Sur le terrain, les agents assurent des missions sensibles liées à la lutte contre le braconnage, à l’exploitation illégale des ressources forestières et à la gestion des conflits homme-faune. Longtemps, ils ont dénoncé l’absence d’un cadre statutaire adapté aux risques encourus. L’ordonnance adoptée reconnaît désormais le caractère sécuritaire de leurs missions et prévoit une protection socio-professionnelle mieux encadrée.

Le malaise concerne également les nouvelles recrues. Les quatre promotions formées entre 2021 et 2024 à l’École nationale des Eaux et Forêts ont récemment dénoncé les lenteurs liées à leur intégration administrative, malgré l’attribution annoncée de 3 215 postes budgétaires au ministère. Cette situation a entretenu un climat d’incertitude au sein du corps.

Le deuxième décret adopté structure le corps paramilitaire autour d’un commandement en chef et d’unités spécialisées, avec pour objectif de renforcer la coordination et l’efficacité opérationnelle. Il vise notamment une meilleure organisation des interventions sur le terrain. Enfin, le troisième texte réforme l’architecture institutionnelle du ministère afin d’adapter son fonctionnement à la transformation du Corps en entité autonome paramilitaire, tout en maintenant ses missions techniques civiles.

Ces réformes, attendues depuis plusieurs mois, sont perçues comme un signal d’apaisement par les agents. Elles seront toutefois jugées à l’aune de leur mise en œuvre effective, notamment en ce qui concerne la régularisation des situations administratives et l’amélioration concrète des conditions de travail.

Formation professionnelle : l’heure du dialogue après la crise sociale

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Le dialogue social reprend ses droits au sein du secteur de la formation professionnelle. Ce 30 décembre, le Dr Simplice Désiré MAMBOULA, ministre assurant l’intérim du département, a réuni les partenaires sociaux au siège de l’Agence nationale de la formation et de l’enseignement professionnels (ANFEP). Cette rencontre de haut niveau intervient dans un climat de tension, marqué par un récent mouvement de grève qui a paralysé une partie des activités du secteur.

L’objectif affiché de cette séance de concertation était d’apaiser les esprits par une écoute active des revendications syndicales. Pour l’occasion, le ministre s’est entouré de ses principaux collaborateurs, parmi lesquels le secrétaire général du ministère, l’inspectrice générale des services et le directeur général de l’ANFEP. En face, les présidents des syndicats SYNEFOP et SYNFEP, accompagnés de plusieurs représentants de l’administration centrale, ont porté la voix des travailleurs.

Le cœur des débats a mis en lumière des préoccupations majeures qui entravent le bon fonctionnement des centres de formation. Les partenaires sociaux ont vigoureusement dénoncé le non-paiement des compléments de salaire depuis quinze mois dans certains établissements, tout en soulignant les difficultés persistantes liées aux vacations. Les discussions ont également porté sur la nécessité de clarifier l’application de plusieurs arrêtés réglementaires, précisément les textes numérotés 046, 047, 177 et 178, dont l’interprétation fait encore débat.

Formation professionnelle : l’heure du dialogue après la crise sociale

Au-delà des questions salariales, la réunion a servi de cadre pour anticiper les échéances pédagogiques futures. Les participants ont ainsi examiné l’organisation des examens et concours pour les sessions 2025 et 2026, ainsi que les modalités d’entrée pour la cohorte 2026-2028. Un accent particulier a été mis sur la disponibilité de la matière d’œuvre, un levier jugé indispensable par toutes les parties pour garantir la qualité de l’apprentissage technique avant, pendant et après le cursus.

En réponse à ces sollicitations, le ministre MAMBOULA a pris soin d’examiner chaque point de revendication, apportant des éclaircissements et fixant des orientations pour stabiliser durablement le secteur. Il a réitéré la volonté du gouvernement de faire de la concertation permanente un outil de performance pour le système national de formation professionnelle.

Cette démarche s’inscrit directement dans la feuille de route tracée par le président de la République, Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA. Sa vision politique place en effet le dialogue social, la stabilité des institutions et l’épanouissement du capital humain au centre des priorités de l’action publique actuelle.

Pierre-Emerick Aubameyang forfait pour Gabon–Côte d’Ivoire

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La Fédération gabonaise de football a annoncé ce mardi 30 décembre le forfait de Pierre-Emerick Aubameyang pour le dernier match des Panthères à la Coupe d’Afrique des Nations face à la Côte d’Ivoire. Une décision prise à l’issue d’un suivi médical rigoureux mené en parfaite concertation avec le club du joueur, l’Olympique de Marseille.

Selon le communiqué officiel de la Fégafoot, cette décision s’inscrit dans la continuité du protocole médical consensuellement établi entre les staffs médicaux de la sélection nationale et celui du club phocéen. Des examens cliniques quotidiens ont été réalisés afin de surveiller l’état de santé de l’attaquant gabonais.

Le dernier examen en date a confirmé une sensation de gêne ressentie à la cuisse gauche, apparue au lendemain de la rencontre Gabon–Mozambique. Bien que la blessure ne présente pas de gravité immédiate, les staffs médicaux ont jugé préférable de ne prendre aucun risque inutile.

Par ailleurs, l’issue sportive du parcours des Panthères, marqué par une élimination prématurée de la compétition, a pesé dans la décision. Le dernier match ne présentant plus d’enjeu sportif pour le Gabon, il a été convenu de préserver l’intégrité physique du capitaine emblématique de la sélection.

En accord avec son club, Pierre-Emerick Aubameyang est ainsi dispensé de cette ultime rencontre et mis à la disposition de l’Olympique de Marseille afin de poursuivre la prise en charge médicale entamée en sélection.