Blog Page 42

[Éditorial] L’exigence de l’exemplarité comme boussole

0

Le discours à la nation prononcé le 31 décembre 2025 par le président Brice Clotaire Oligui Nguema, depuis les terres de l’Ogooué-Lolo, résonne comme un pacte de vérité entre le sommet de l’État et le peuple gabonais. À l’heure où la Transition passe le relais à la Ve République, le ton adopté n’est pas celui d’une autosatisfaction de circonstance, mais celui d’une vigilance sans concession. En choisissant Koulamoutou pour s’adresser au pays, le chef de l’État a symboliquement rappelé que la République se construit partout, loin du confort parfois anesthésiant des salons de Libreville.

Ce qu’il faut retenir de cette allocution, c’est avant tout le recadrage incisive d’une certaine classe politique et administrative. « De tels comportements sont indignes de notre idéal républicain », a-t-il affirmé pour fustiger ceux qui, portés par le changement, ont cru voir dans la Transition une simple alternance de privilèges plutôt qu’une révolution des mentalités. En dénonçant le slogan cynique « aujourd’hui c’est notre tour », le Président s’attaque à la racine du mal gabonais : la confusion entre service public et enrichissement personnel. Cet avertissement n’est pas seulement moral, il est politique : la Ve République ne sera pas le déguisement d’anciennes pratiques.

Le volet économique, marqué par le remboursement colossal de 3 142 milliards de francs CFA de dette, démontre une volonté de restaurer la signature du Gabon. « L’alignement sur les standards internationaux nous impose une rigueur absolue », a-t-il martelé. Mais au-delà des chiffres, c’est la stratégie de souveraineté qui frappe. Le rachat d’Assala Énergie ou de la SNBG, couplé à la transformation locale du manganèse, dessine un Gabon qui veut enfin posséder les leviers de sa propre richesse. C’est un changement de paradigme : passer d’une économie de rente passive à une économie de contrôle active.

Enfin, l’insistance sur la justice sociale et la restitution des « biens indûment acquis » place l’éthique au cœur de l’action publique. Le message est clair : la reconstruction du pays ne peut se faire sur l’oubli des pillages passés. En appelant à la fin de « l’impunité et du désordre », le Président trace un chemin exigeant. 2026 s’annonce donc comme l’année de l’épreuve de vérité pour les nouveaux gestionnaires. Le « rêve gabonais » évoqué en conclusion ne sera possible que si cette exigence d’exemplarité, désormais gravée dans le marbre du discours présidentiel, se traduit par des actes concrets dans le quotidien de chaque citoyen.

Souveraineté économique : le Gabon reprend les clés de sa maison

0

Dans son discours du 31 décembre 2025, le président Oligui Nguema a placé la reconquête des actifs stratégiques au cœur de l’action gouvernementale. Entre remboursements massifs de la dette et rachats d’entreprises majeures, le pays amorce un virage historique vers son autonomie financière.

Le ton était celui d’une émancipation assumée. Depuis Koulamoutou, le chef de l’État a longuement détaillé la stratégie de « consolidation de la souveraineté économique » qui a marqué l’année écoulée. Pour le Président, le développement du Gabon ne peut plus dépendre de décisions prises hors de ses frontières ou du bon vouloir de capitaux exclusivement étrangers. « Nous avons fait le choix de concilier rigueur budgétaire et maintien de l’investissement public », a-t-il expliqué pour justifier une politique de rachat d’une agressivité inédite dans l’histoire récente du pays.

Une offensive stratégique sur l’énergie et les mines

Le point d’orgue de ce bilan économique reste le retour de l’État dans des secteurs névralgiques. Le Président a notamment cité le rachat d’Assala Énergie et de Tullow Oil. En reprenant le contrôle de ces actifs, le Gabon ne se contente plus de percevoir des taxes, il devient un opérateur de poids.

Cette dynamique s’étend également au secteur forestier et minier avec le rachat de la SNBG et, surtout, la fin de l’exploitation artisanale au profit des mines industrielles. « La décision souveraine de lancer la transformation locale du manganèse » constitue, selon le chef de l’État, une étape essentielle pour capter la valeur ajoutée qui échappait jusqu’ici à la nation.

L’orthodoxie budgétaire comme bouclier

Cette ambition patriotique s’appuie sur une gestion rigoureuse, presque chirurgicale, des deniers publics. Le chiffre a de quoi impressionner : 3 142 milliards de francs CFA injectés dans le désintéressement de la dette. « L’endettement lourd hérité du régime déchu pèse significativement sur notre économie », a rappelé le Président avec gravité. Pour financer cette liberté retrouvée, l’État n’hésite plus à élargir son assiette fiscale par l’instauration de la taxe forfaitaire d’habitation ou la digitalisation intégrale des finances publiques prévue pour 2026.

L’objectif affiché est clair : transformer le Gabon en un État-actionnaire capable de financer ses propres infrastructures sociales, comme les barrages ou les hôpitaux spécialisés, sans subir le diktat de créanciers extérieurs. Pour Brice Clotaire Oligui Nguema, la Ve République sera souveraine ou ne sera pas. « Chaque gestionnaire devra rendre compte de ses actes », a-t-il conclu, liant ainsi la réussite de ce modèle économique à une probité absolue des commis de l’État.

Brice Clotaire Oligui Nguema trace les sillons de la Ve République

0

Depuis Koulamoutou, dans la province de l’Ogooué-Lolo, le chef de l’État a adressé ses vœux à la Nation le 31 décembre 2025. Entre bilan d’une transition qui s’achève et fermeté face aux dérives éthiques, le Président a dessiné les contours d’un Gabon résolument tourné vers la souveraineté économique et l’ordre républicain.

Pour ce traditionnel message de fin d’année, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a choisi de mettre en avant l’aboutissement du processus de restauration des institutions. Saluant le passage à la Ve République comme un tournant décisif, il a rendu hommage à la maturité politique de ses concitoyens. « Vous avez par votre sens élevé du patriotisme contribué à l’avènement de notre Ve République », a-t-il déclaré avec reconnaissance.

Bien que reconnus transparents par la communauté internationale, les récents scrutins ont toutefois révélé des failles techniques que le chef de l’État entend corriger. « Il convient désormais d’explorer les voies et moyens propres à instaurer les réformes et ajustements indispensables au renforcement de la transparence », a-t-il précisé.

Une lutte sans merci contre les dérives éthiques et la corruption

Le discours a pris une tournure particulièrement offensive concernant la moralisation de la vie publique. Le chef de l’État n’a pas caché son agacement face à l’opportunisme de certains acteurs politiques. « Il m’afflige de constater que l’ardeur se manifeste avec éclat lorsqu’il s’agit des échéances électorales, tandis qu’elle s’estompe sensiblement lorsqu’il est question de penser l’avenir de notre pays », a-t-il déploré.

Il a vigoureusement fustigé les responsables qui confondent service public et enrichissement personnel au cri de « aujourd’hui c’est notre tour, on prend tout ». « De tels comportements sont indignes de notre idéal républicain », a-t-il martelé pour signifier la fin de l’impunité.

Sur le front économique, le bilan chiffré est imposant malgré l’héritage pesant du régime déchu. Le Gabon a consenti des efforts colossaux pour stabiliser ses finances. « Près de 3 142 milliards de francs CFA ont été consacrés au remboursement de la dette intérieure et extérieure », a-t-il révélé pour souligner la crédibilité retrouvée du pays. Cette rigueur n’a pas empêché l’État de mener une politique de reconquête de ses ressources, notamment via le rachat d’actifs pétroliers et la transformation locale des matières premières. « L’alignement sur les standards internationaux de gestion financière nous impose une rigueur absolue », a-t-il rappelé.

Le défi social et la restitution du patrimoine national

Le volet social demeure la priorité absolue du gouvernement pour l’année 2026. Brice Clotaire Oligui Nguema a annoncé des investissements massifs dans les infrastructures de base, tout en rappelant que la justice doit accompagner le redressement national. Évoquant les suites judiciaires liées à la gestion passée, notamment le procès Bongo Valentin, il a été très clair sur ses attentes. « J’invite à œuvrer à la restitution des biens indûment acquis à leur légitime propriétaire, le peuple gabonais », a-t-il exigé avec fermeté.

Le chef de l’État a enfin exhorté la nation à l’unité et à la préservation des valeurs républicaines, plaçant la jeunesse au cœur de ce nouveau chapitre. « Notre plus grande richesse demeure notre jeunesse, notre capital humain ; la République se tient à ses côtés, à elle de se lever, d’innover et de bâtir », a-t-il lancé en guise d’encouragement. C’est sur cette note d’espoir, mais empreinte d’une exigence de discipline, que le Président a clos son adresse, marquant l’entrée du Gabon dans une ère de consolidation.

Kessany au ministère des Sports : de la stratégie à l’exécution

0

La nomination de Paul Ulrich Kessany au poste de ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts, chargé de la vie associative s’inscrit dans une continuité institutionnelle et stratégique assumée par les plus hautes autorités de l’État. Ancien international gabonais et ex-capitaine des Panthères, l’homme n’arrive pas en terrain inconnu. Bien au contraire. Cette promotion gouvernementale apparaît comme l’aboutissement logique de son action en tant que conseiller spécial du président de la République, chef du département Sport et Culture à la Présidence.

Nommé conseiller spécial du chef de l’État pendant la Transition, Paul Ulrich Kessany a occupé une position stratégique au sein de la présidence de la République. À ce poste, il était chargé de concevoir, coordonner et suivre les orientations présidentielles en matière de sport et de culture, deux secteurs identifiés comme leviers majeurs de cohésion sociale, d’identité nationale et d’opportunités pour la jeunesse.

Un architecte des réformes au cœur de la Transition

Son rôle ne se limitait pas à une fonction symbolique. Il a participé à la réflexion sur la modernisation des infrastructures sportives, à la restructuration des instances sportives, ainsi qu’à la valorisation de la culture gabonaise, notamment par la mise en avant des artistes, des patrimoines et des industries culturelles locales. Son expérience d’ancien athlète de haut niveau lui a permis d’apporter une lecture pragmatique des réalités du terrain, souvent saluée par les acteurs du secteur.

Au sein du département Sport et Culture, Paul Ulrich Kessany a également été impliqué dans des initiatives transversales en direction de la jeunesse. Le sport et la culture ont été pensés comme des outils d’encadrement, de formation et d’insertion, dans un contexte national marqué par la nécessité de créer des perspectives durables pour les jeunes Gabonais. Cette approche intégrée a renforcé sa crédibilité politique et institutionnelle, faisant de lui un interlocuteur privilégié des fédérations sportives, des artistes, des promoteurs culturels et des partenaires internationaux.

De la planification stratégique à la responsabilité exécutive

Son arrivée au gouvernement, à la tête du département en charge des sports et de la culture, vient ainsi consacrer un parcours cohérent, construit progressivement au sommet de l’État. Loin d’une rupture, ce passage du rôle de conseiller spécial à celui de ministre traduit la volonté du président de la République de confier l’exécution directe des politiques publiques à un homme déjà rompu aux dossiers, aux enjeux et aux attentes du secteur.

Désormais membre du gouvernement, Paul Ulrich Kessany dispose des leviers institutionnels nécessaires pour transformer les orientations présidentielles qu’il a contribué à définir en actions concrètes, avec des résultats attendus tant sur le plan du sport de haut niveau que sur celui de la culture et de l’économie créative. Ancien capitaine des Panthères, il incarne cette génération de sportifs appelés à jouer un rôle dans la gouvernance publique. Son parcours illustre la reconnaissance de l’expertise issue du terrain et la volonté de bâtir des politiques ancrées dans la réalité nationale.

À la tête du ministère de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts, il est désormais attendu sur des chantiers majeurs : gouvernance des fédérations, infrastructures, professionnalisation du sport, protection et rayonnement de la culture gabonaise. Des défis à la hauteur d’un homme dont l’ascension s’est faite par étapes, dans la continuité et la confiance.

RGPL 2026 : 224 cadres en formation pour piloter le recensement national

0

La phase préparatoire du Recensement général de la population et des logements (RGPL) a franchi une étape décisive ce vendredi 2 janvier 2026 à Libreville. Le Prytanée militaire accueille désormais la formation des formateurs, réunissant 224 participants destinés à superviser les agents recenseurs sur l’ensemble du territoire national.

Durant trois jours, cette session approfondit les capacités techniques des cadres, mettant l’accent sur la maîtrise des outils de collecte numérique et l’homogénéité des méthodes de dénombrement. La ministre de la Planification et de la Prospective, Louise Mvono, s’est rendue sur place pour exhorter les futurs encadreurs à la rigueur, rappelant que la fiabilité des données dépendra de leur discipline sur le terrain.

Ce recensement vise à actualiser les indicateurs démographiques et immobiliers du pays. Ces statistiques constituent le socle indispensable à la planification des politiques publiques, orientant les futurs investissements dans les secteurs de l’éducation, de la santé et des infrastructures sociales.

les formateurs outillés pour garantir une collecte fiable des données démographiques et de l’habitat.
les formateurs outillés pour garantir une collecte fiable des données démographiques et de l’habitat.

Le déploiement général des agents recenseurs est fixé au 25 janvier 2026. Cette phase de collecte terrain s’étendra sur une période de trois semaines.

Axe Libreville-Conakry : Oligui Nguema salue le plébiscite de Mamadi Doumbouya

0

Dans un scrutin marqué par une mobilisation massive et une victoire sans équivoque dès le premier tour, Mamadi Doumbouya s’est vu conforté à la tête de la République de Guinée. Ce dénouement électoral, salué avec enthousiasme depuis Libreville, ouvre une ère nouvelle pour la coopération entre deux nations engagées dans des processus de refondation institutionnelle similaires.

L’élection présidentielle en République de Guinée vient de livrer son verdict avec la victoire nette de Mamadi Doumbouya, qui l’emporte dès le premier tour avec un score de 86,72 % des voix. Ce scrutin, marqué par une forte mobilisation citoyenne atteignant 80,95 % de participation, consacre le leadership du président élu malgré les griefs d’Abdoulaye Yéro Baldé. L’ancien ministre d’Alpha Condé, relégué loin derrière le vainqueur, a d’ores et déjà annoncé son intention de contester la régularité des résultats proclamés par la Direction générale des élections.

Dès l’annonce des résultats, le 31 décembre dernier, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a tenu à saluer la victoire de son homologue guinéen qu’il présente comme le reflet d’un choix clair du peuple pour la stabilité. Dans sa déclaration officielle, le chef de l’État gabonais estime que ce succès électoral « traduit la maturité du peuple guinéen et son adhésion à une vision de stabilité, de progrès et de dignité ». Pour le dirigeant gabonais, ce processus s’inscrit dans une dynamique de transformation profonde, faisant écho aux réformes menées au Gabon.

Une convergence de vues sur la transition et la souveraineté

Le président gabonais a d’ailleurs souligné cette parenté de destin entre les deux nations en affirmant qu’« à l’image des dynamiques engagées au Gabon, le processus guinéen témoigne d’une volonté souveraine de placer l’intérêt supérieur de la nation au cœur de l’action publique, dans un esprit de responsabilité, de cohésion et de construction d’un État fort et juste ». Cette reconnaissance mutuelle des processus de transition semble renforcer l’axe diplomatique entre Libreville et Conakry.

Brice Clotaire Oligui Nguema a ajouté une dimension plus personnelle à ses félicitations en écrivant sur les réseaux sociaux : « Je salue avec force et fraternité mon ami et frère, Son Excellence Mamadi Doumbouya, pour sa victoire à l’élection présidentielle en République de Guinée ». À ses yeux, ce dénouement électoral représente « l’aboutissement d’un processus maîtrisé, fondé sur le rétablissement de l’ordre républicain, la refondation des institutions et la restauration de la confiance nationale ».

Au-delà de la courtoisie diplomatique, cette élection est perçue par Libreville comme une opportunité de dynamiser les échanges bilatéraux. Le chef de l’État a ainsi réaffirmé sa détermination à ouvrir un nouveau chapitre de coopération. « Au nom du peuple gabonais, je réaffirme ma volonté de renforcer les liens fraternels et la coopération entre le Gabon et la Guinée », a-t-il déclaré. Oligui Nguema a conclu son intervention par un appel à une union plus étroite entre les deux capitales, souhaitant une collaboration « au service d’une Afrique souveraine, responsable et résolument tournée vers le progrès ».

Ogooué-Lolo : le cri du cœur des populations face à Brice Clotaire Oligui Nguema

0

Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a clôturé l’année 2025 à Koulamoutou par une séance de travail décisive avec les forces vives de l’Ogooué-Lolo. Le 31 décembre, autorités locales, chefs religieux et acteurs économiques ont dressé un état des lieux sans concession des urgences de la province, plaçant le désenclavement routier et le chômage endémique des jeunes au sommet des priorités.

Au cours de ces échanges, les délégations ont insisté sur la nécessité de finaliser les chantiers publics à l’arrêt, notamment dans les secteurs du logement et de l’énergie avec le dossier stratégique des barrages hydroélectriques. La demande de moyens roulants pour les services déconcentrés de l’État a également été formulée, soulignant les difficultés opérationnelles rencontrées au quotidien par l’administration locale.

Le chef de l’État, après avoir salué la ferveur de l’accueil réservé au couple présidentiel, a assuré avoir pris la pleine mesure de ces attentes. Tout en évoquant la continuité de l’action publique, il a promis une attention particulière aux projets déjà engagés. Cette rencontre à Koulamoutou illustre une nouvelle fois la pression croissante qui pèse sur l’exécutif, alors que les populations de l’arrière-pays exigent désormais des traductions concrètes aux promesses de développement.

Gabon : Guy-Bertrand Mapangou prend officiellement les commandes du CESEC

0

Le Conseil Économique, Social, Environnemental et Culturel (CESEC) a entamé une nouvelle page de son histoire le mercredi 31 décembre 2025. La passation de charges, organisée au siège de l’institution, a consacré l’installation de Guy-Bertrand Mapangou dans ses fonctions de président, succédant ainsi à Mme Solange Marthe Guiakié.

Placée sous l’autorité de François Ndong Obiang, ministre de la Réforme et des relations avec les institutions, cette cérémonie a rassemblé le personnel administratif et plusieurs officiels dans un climat de solennité républicaine.

Nommé par décret présidentiel, le nouveau président hérite d’une institution dont le champ d’action s’est récemment élargi aux enjeux culturels. Lors de son allocution d’adieu, la présidente sortante a tenu à exprimer sa reconnaissance envers le chef de l’État pour la mission qui lui avait été confiée durant les sept derniers mois. Solange Marthe Guiakié a également rendu hommage à la collaboration fructueuse de ses équipes, tout en formulant des vœux de réussite pour son successeur.

En prenant la parole, Guy-Bertrand Mapangou a immédiatement salué le travail accompli par l’administration sortante avant de tracer les grandes lignes de son futur mandat. Il a insisté sur sa volonté d’impulser une dynamique de cohésion et d’efficacité, affirmant que le CESEC doit demeurer un levier d’action concret et un conseiller de premier plan pour les populations comme pour les pouvoirs publics.

En clôture de cette rencontre, le ministre François Ndong Obiang a rappelé l’importance de la rigueur dans la gestion de cet organe consultatif. Il a exhorté la nouvelle équipe à œuvrer pour le rayonnement de l’institution, tout en rappelant que cette transition s’inscrit dans la vision de Brice Clotaire Oligui Nguema. Le Chef de l’État prône en effet une gouvernance inclusive et responsable, où chaque institution joue un rôle déterminant dans le développement de la nation.

Enseignement privé : le grand ménage de l’État gabonais

0

Le secteur de l’enseignement privé au Gabon traverse une zone de turbulences sans précédent. Suite à une vaste opération de contrôle, le verdict est tombé comme un couperet sur une filière trop longtemps restée en marge des sentiers réglementaires. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : sur la masse des structures auditées, seules 380 ont trouvé grâce aux yeux des autorités, et parmi elles, à peine 221 peuvent se targuer d’une habilitation en bonne et due forme.

Cette mission de salubrité administrative, pilotée par le ministère de l’Enseignement supérieur assurant l’intérim de l’Éducation nationale, ne s’est pas contentée d’un examen de surface. Les commissaires ont passé au crible l’existence légale des établissements, la qualité des infrastructures physiques, la conformité des programmes pédagogiques et, point crucial, la qualification réelle du corps enseignant. Ce filtrage rigoureux apparaît aujourd’hui comme l’ultime rempart pour restaurer la crédibilité d’un système éducatif national souvent décrié.

Le rapporteur Tristan-Noël Obame Sima a livré des conclusions sans équivoque, annonçant des sanctions immédiates. Pour les structures opérant dans l’illégalité totale ou présentant des manquements graves, la fermeture est désormais actée, tandis que d’autres verront leurs dossiers d’homologation purement et simplement rayés des registres. Ces mesures de rétorsion, bien que radicales, répondent à une nécessité de protection sociale et économique.

Les enjeux dépassent en effet la simple conformité administrative. En laissant prospérer des « écoles boutiques », l’État exposait les étudiants au risque de diplômes sans valeur et condamnait les parents à des sacrifices financiers inutiles. C’est l’image même du Gabon sur la scène internationale qui se jouait dans ce laxisme. Après cette phase documentaire, l’annonce d’une caravane de contrôle sur le terrain marquera le passage de la parole aux actes. Ce déploiement physique constituera le test de crédibilité final pour l’autorité publique, dont on attend désormais une fermeté sans faille.

Le Professeur Marcelle Ibinga Itsitsa : la rigueur scientifique au service du tourisme

0

La composition du nouveau gouvernement de la Vème République, dévoilée le 1er janvier, confirme la volonté du chef de l’État de s’appuyer sur des cadres expérimentés de l’administration pour conduire les réformes nationales. Parmi les figures marquantes de cette équipe, le Professeur Marcelle Ibinga Itsitsa quitte le ministère de la Fonction publique pour relever le défi stratégique du développement touristique. Cette nomination marque une étape clé dans la restructuration d’un secteur désormais considéré comme un levier de croissance prioritaire.

Née à Mouila, Marcelle Ibinga épouse Itsitsa est avant tout une intellectuelle de haut vol dont le parcours force l’admiration. Titulaire d’un doctorat de l’Université de Perpignan, elle a gravi avec brio tous les échelons de l’enseignement supérieur avant de mettre son expertise au service de l’État. Son empreinte est d’ores et déjà visible au sein de plusieurs institutions majeures du pays, notamment à travers ses travaux de recherche au Centre de recherches afro-hispanophones (CRAAL) ou lors de son passage à la direction générale de l’Institut universitaire des sciences de l’organisation (IUSO). Plus récemment, son rôle de vice-présidente du Sénat de la Transition a fini de confirmer son étoffe de femme d’État.

Après avoir consacré plusieurs mois à la structuration de la fonction publique, elle apparaît comme la personnalité idoine pour piloter l’industrie touristique gabonaise. En démontrant sa capacité à diriger des administrations centrales avec une main de fer, la ministre est désormais appelée à transformer son expertise académique en résultats concrets sur le terrain. Cette nomination signifie que le tourisme n’est plus perçu comme un département secondaire, mais comme une administration de premier plan où la rigueur intellectuelle doit produire des effets immédiats, tant sur le plan de l’organisation que de la visibilité internationale du pays.

Sa maîtrise des enjeux liés à l’adéquation entre formation et emploi constitue par ailleurs un atout majeur pour professionnaliser les métiers du secteur et structurer une offre touristique de qualité. En confiant ce portefeuille au Professeur Marcelle Ibinga Itsitsa, les plus hautes autorités affichent des ambitions claires : transformer durablement le potentiel naturel du Gabon et valoriser le patrimoine culturel pour séduire les investisseurs et les visiteurs étrangers.