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Obame Etoughe mise sur la digitalisation et le stationnement payant pour moderniser la capitale

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Réunis ce lundi 5 janvier à l’Hôtel de ville de Libreville, les agents municipaux ont assisté à la traditionnelle cérémonie de présentation des vœux du Maire de la commune, Pierre Matthieu Obame Etoughe. Ce rendez-vous solennel a permis à l’édile de fixer le cap des grandes orientations de l’action municipale pour l’année civile qui débute.

L’intervention a été marquée par l’annonce du lancement effectif de deux chantiers structurants destinés à transformer la gestion urbaine. Le premier volet concerne la dématérialisation des recettes municipales. Selon le calendrier officiel, des tests techniques débuteront dès cette semaine au sein de l’Hôtel de Ville, avant une extension progressive du dispositif à la zone Est du marché de Mont-Bouët. Cette réforme majeure ambitionne de sécuriser la collecte des fonds publics tout en garantissant une traçabilité rigoureuse des flux financiers.

Cap sur la digitalisation des recettes.
Cap sur la digitalisation des recettes.

Le second projet phare porte sur la régulation du stationnement en centre-ville. Le système de parking payant entre désormais dans sa phase opérationnelle avec le démarrage imminent des travaux de marquage au sol. À travers cette mesure, la municipalité entend non seulement mieux encadrer l’occupation de l’espace public, mais aussi générer de nouvelles ressources pérennes pour le budget communal.

Sur le front institutionnel, le Maire a profité de cette tribune pour dresser un premier bilan des travaux menés par les deux commissions actuellement à l’œuvre. Dans la foulée, il a annoncé la création prochaine d’une nouvelle instance dédiée à la révision des textes organiques de la mairie. Cette initiative vise à moderniser le cadre réglementaire pour l’adapter aux nouvelles exigences de performance de l’administration municipale.

En filigrane, cette stratégie de l’exécutif municipal répond à un impératif de renforcement de la trésorerie. L’objectif final demeure le financement des projets de développement urbain indispensables au rayonnement de Libreville. L’année 2026 s’ouvre ainsi sous le signe de réformes présentées comme le socle indispensable à la modernisation de la gestion de la capitale gabonaise.

[Editorial] Grève des enseignants : un appel à une meilleure redistribution de la richesse nationale

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Depuis quelques jours, le monde de l’éducation est paralysé dans notre pays par une grève d’une extrême ampleur. Cet arrêt de travail ne doit pas être vu comme une simple fronde corporatiste. Il est révélateur d’un problème plus profond : la mauvaise gestion des agents de l’Etat, l’égoïsme d’une « élite comprador », le sentiment d’injustice face au traitement des différentes catégories d’agents publics…

Les revendications des enseignants — rappels impayés, carrières bloquées, conditions de travail dégradées — ne sont pas nouvelles. Elles traduisent un sentiment d’injustice accumulé au fil des années, depuis l’ère Omar Bongo.

Ce malaise n’est pas isolé. Il s’inscrit dans un système où : certains corps bénéficient d’avantages importants, tandis que d’autres, pourtant essentiels à la construction du capital humain, sont laissés pour-compte. Cette asymétrie crée une fracture silencieuse mais profonde : celle de la reconnaissance sociale.

Recrutements sans critères clairs

Cette crise va passer au révélateur les décisions prises au plus haut sommet de l’Etat, que les enseignants, particulièrement, interprètent comme une injustice qui leur est infligée. Cette perception est le fruit de recrutements sans critères clairs. La masse salariale a bien augmenté de 700 à 900 milliards de Fcfa mais, pourtant, les besoins au sein de l’éducation nationale restent énormes.

Comment comprendre que des avantages sont accordés à plusieurs corporations, comme les agents des finances, les officiers généraux, les parlementaires, et l’enseignant laissé à l’écart ? Si l’on considère que l’enseignant est celui qui forme l’homme, prépare les cadres, les ingénieurs, les médecins, les officiers, les entrepreneurs et les décideurs de demain, alors la place qui lui est accordée dans la structure des avantages publics est en contradiction avec son rôle réel.

Une profonde réflexion sur la redistribution des avantages

Un pays qui sous-valorise ses enseignants se prive de sa propre capacité de transformation. La justice sociale ne peut pas être sélective. La crise qui secoue aujourd’hui le monde de l’éducation appelle à une profonde réflexion sur la redistribution des avantages au sein des agents de l’Etat.

Qu’on ne se trompe pas : le corps social a enregistré les signaux contradictoires du Gouvernement ces derniers mois : le procès dit de la « Young team » sans réforme visible sur les avantages attribués aux hauts dirigeants (ministres, conseillers spéciaux, directeurs de cabinets…) ; la politique fiscale indifférenciée qui, désormais, n’épargnera plus les plus faibles, notamment avec des mesures telles que la taxe d’habitation.

Dans une certaine mesure, le corps social y répond par la fulgurance de cette grève au sein de l’éducation nationale. Il revient au Gouvernement de décoder les signaux et les traduire en une politique de gestion des agents de l’Etat plus équitable.

La fronde des enseignants n’est pas seulement un conflit social. C’est une alerte. Une invitation à repenser : la justice sociale, la valorisation des métiers essentiels, la cohérence des avantages, et la gouvernance des ressources humaines de l’État.

[Tribune Libre] Ça ne peut continuer plus longtemps

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Alors que les pays – quasiment en situation d’instabilité chronique, parce que victimes de rébellion ou d’attaques de djihadistes, donc potentiellement mal organisés – engrangeaient les victoires, le Gabon, pays connu paisible, se faisait laminer par ses adversaires à la CAN Maroc 2025. Trois matchs, trois défaites. De quoi susciter l’ire de bien de patriotes. Parmi eux, Jean Claude Mpaka que l’on ne présente plus. Monument du 7e art, il est connu pour Le collier du Makoko (2012), Le Chic, le Choc, l’Échec (2023) et Ôbatanga (2023), … Pas que ! L’acteur de « L’Auberge du Salut » sonne l’alerte dans les propos ci- après. Lecture !

Se voiler la face à coups de « ça va aller » est une parade qui ne passera plus au Gabon. Et il est temps qu’on se regarde dans le miroir et tirer un trait définitif sur ce qui fausse l’image par laquelle on ne se reconnaît plus. Ceux qui disent que « qui peut le plus peut le moins » ne l’ont pas fait par étourderie.

Qui ne sait pas au Gabon que le sport est une vitrine extraordinaire pour l’aura d’un pays à l’étranger ? Le monde connaît plus le Brésil par la qualité de son football que par ses prouesses économiques ou politiques. De même que l’Argentine de Mario Kempes ou de Diego Maradona, ou le Cameroun de Roger Milla et de Thomas Nkono.

En agriculture, personne n’a jamais récolté autre chose que ce qu’il a planté. Chez-nous, on a voulu se permettre la magie de gagner en équipe nationale de football avec quelques heureux enfants du pays expatriés, qu’on a pris le vicieux plaisir d’aller chercher ici et là. Pourtant, on sait que celui qui a eu l’inconséquence de bâtir sa maison sur un terrain fragile ne peut feindre l’étonnement de voir son édifice s’écrouler sans avis.

Le diplôme pour le diplôme ne sera qu’une présomption de connaissances. Dès lors, c’est au pied du mur qu’on reconnaît le maçon. Le Gabon qui savait comment, par le passé, organiser un bon championnat de football, a subitement pensé, au bonheur de la chance, qu’il pouvait, tout d’un coup, se passer de cela. Or, des centres de formation de football avaient même commencé à essaimer tout le pays, pour assurer aux équipes de l’élite un vivier inépuisable.

Mais des prophètes sans vergogne ont estimé nécessaire de répandre le bon évangile selon lequel copains-coquins est plus porteur que s’encombrer de rationalité dans l’œuvre de construction nationale.

Alors, le beau bijou du stade de l’Amitié d’Angondje a été délaissé au profit de la petite enceinte de Sibang que tout le monde connaît. D’autres beaux stades construits à la faveur de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2012, sont devenus des éléphants blancs, rivalisant de splendeur.

Mais qu’est-ce qui reste lorsqu’on abat l’arbre qui cachait la forêt ? Voilà aujourd’hui que des équipes, qui n’avaient jamais gagné aucun match en phase finale de CAN, le font allègrement sur le Gabon. Il est temps donc de taper du poing sur la table, car trop c’est trop. L’argent du peuple ne peut impunément continuer à être indéfiniment jeté dans un tonneau, prétendument d’entretien du football, sans fond.

Or, gouverner c’est prévoir, dans une vision à large échelle. Et si, par boutade, on disait que tout cet argent jeté par la fenêtre pouvait servir, par exemple, à développer le cinéma et la musique, le Gabon aurait meilleure presse et ferait même des émules, tant le pays regorge de talents. Comme ça, au moins, les artistes vivraient, enfin, de leur art.

Le slogan « C’est enfin notre essor vers la félicité ! » est une déclaration qui exige aujourd’hui que chacun vive à la hauteur des propos qui sortent de sa bouche. Sinon, c’est droit contre le mur.

Et, à bon entendeur, salut.

Jean Claude Mpaka (Conseiller technique du ministre de la Communication et des

Médias)

Communication et Médias : Germain Biahodjow prend le pouls des entités sous tutelle

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Installé le 5 janvier à la tête du ministère de la Communication et des Médias, en remplacement de Paul-Marie Gondjout, Germain Biahodjow a entamé son mandat par une première prise de contact stratégique avec les entités placées sous la tutelle de son département.

Devant ses collaborateurs, le nouveau membre du gouvernement a d’emblée prôné une approche empreinte de modestie. « Je viens avec humilité », a-t-il affirmé, tout en sollicitant un engagement collectif pour relever les défis persistants du secteur, s’inscrivant ainsi dans la continuité des chantiers amorcés par ses prédécesseurs.

Cette rencontre préliminaire, orchestrée avant l’ouverture de réunions sectorielles imminentes, visait principalement à recueillir les préoccupations urgentes de chaque structure. Ces échanges, marqués par une franchise notable, ont permis de balayer l’ensemble des dossiers prioritaires. Les discussions ont notamment porté sur l’amélioration des conditions de vie et de travail au sein des médias publics, l’épineuse question du statut particulier des communicateurs attendu depuis plusieurs décennies, ainsi que la pérennité de la subvention à la presse.

Le tour de table a également intégré les enjeux de souveraineté et d’infrastructure, tels que la gestion de la radio et de la télévision nationales, la réforme des métiers du cinéma et la situation préoccupante d’Africa n°1. Les volets techniques n’ont pas été en reste, avec des réflexions sur la souveraineté des communications électroniques, l’avenir de La Poste SA et l’optimisation de la transmission des signaux audiovisuels sur l’ensemble du territoire.

Au terme de ce premier tour d’horizon, Germain Biahodjow s’est félicité de la qualité des interventions, tout en renvoyant chaque acteur à ses responsabilités. Cette phase de consultation se poursuivra dans les prochains jours par des séances de travail approfondies et individualisées avec chaque entité, l’objectif étant de transformer ces constats en un plan d’action opérationnel et immédiat.

Lutte contre l’insécurité : le Président tape du poing sur la table

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La cérémonie des vœux des Forces de défense et de sécurité (FDS) ce 7 janvier a été le théâtre d’un cadrage institutionnel majeur. Brice Clotaire Oligui Nguema a saisi cette tribune pour exprimer son impatience face à l’insécurité et ordonner un déploiement massif vers les quartiers populaires.

Le chef de l’État a ouvert son propos en rappelant le caractère sacré de la mission des troupes. « Vous êtes les garants de la paix et de la sécurité de notre nation », a-t-il déclaré. Saluant leur rôle pivot depuis le début de la transition, il a souligné que « votre attitude exemplaire a durablement renforcé la place et l’image du militaire dans l’histoire de notre pays et contribué à bâtir l’esprit de la Ve République ». Pour le Président, cet engagement incarne la loyauté et le sens du devoir, même si les défis actuels exigent un sursaut d’efficacité.

L’impératif de la présence sur le terrain

Le ton s’est durci lorsque la question de la tranquillité publique a été abordée. Refusant la fatalité face au crime, le chef de l’État a interpellé le commandement : « Ceux qui nuisent à la sécurité de nos citoyens, sont-ils plus forts que vous ? Sont-ils plus intelligents que vous ? Ou, avez-vous peur d’eux ? J’attends des réponses à ces questions ».

Pour le Président, la solution réside dans l’occupation de l’espace. Il a rappelé que les récents aménagements urbains visent avant tout à faciliter l’accès des patrouilles dans les zones reculées. « Le policier n’a pas vocation à être confiné dans un bureau ; sa place est dans la rue, au cœur de la vie quotidienne, là où les citoyens ont besoin de protection. Sa mission est claire : protéger les innocents, dissuader les criminels et faire reculer la peur », a-t-il martelé. Il a également clarifié que le recrutement de 10 771 nouveaux agents n’est pas une mesure sociale. « Nous recrutons pour la sécurité. Nous recrutons pour protéger nos concitoyens. Ce n’est pas pour résorber le chômage », a-t-il précisé.

Discipline de fer et nouvelles réformes

Cette rentrée sécuritaire est aussi marquée par l’intégration définitive des Eaux et Forêts et de la Douane dans la catégorie des forces de sécurité. Ce renforcement s’accompagne d’un rappel strict au code d’honneur : les syndicats sont désormais dissous et le droit de grève proscrit. Le message est sans équivoque pour ceux qui s’écarteraient de la règle. « La violation de notre code d’honneur vous expose aux sanctions, aux renvois, aux poursuites judiciaires et à la prison », a prévenu le Président.

En ordonnant une « lutte sans merci » pour que la peur change enfin de camp, Brice Clotaire Oligui Nguema a conclu sur l’obligation de résultats, rappelant que « désormais, plus aucune excuse ne saurait justifier la persistance de l’insécurité ».

 « No money, no school » : le cri de colère des enseignants paralyse la rentrée

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La reprise des cours du deuxième trimestre, ce 5 janvier 2026, a été fortement perturbée par une grève des enseignants déclenchée pour réclamer la régularisation des situations administratives avec effet financier, le paiement des vacations, l’amélioration des conditions de travail et la nomination des chefs d’établissement encore en intérim. Face à ce mouvement largement suivi, le ministère de l’Éducation nationale a annoncé la mise en place d’une commission tripartite réunissant l’Éducation nationale, la Fonction publique et le Budget, sous la présidence du vice-président du gouvernement.

« No money, no school ». Le mot d’ordre a dominé la journée dans de nombreux établissements secondaires de Libreville et de l’intérieur du pays. Élèves sans cours, salles de classe fermées, banderoles annonçant une grève générale illimitée : le tableau était identique dans plusieurs lycées et collèges. À l’origine du débrayage, les syndicats, le Collectif SOS Éducation, et la Conasysed dénoncent l’absence de suites concrètes à des revendications anciennes. Ils pointent notamment les retards dans les intégrations, les mises en solde des sortants des écoles de formation, la situation des bénévoles et un dossier des vacations resté entier.

Les revendications portent sur les régularisations administratives et les vacations.
Les revendications portent sur les régularisations administratives et les vacations.

Une commission tripartite pour dénouer la crise

La ministre de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, assure que le gouvernement a engagé le travail technique. « Nous avons évoqué les situations administratives des enseignants, les régularisations, les intégrations et les mises en solde », a-t-elle déclaré au sortir d’une réunion à l’initiative du Vice-Président du Gouvernement, ajoutant que « la question des bénévoles et l’épineux dossier des vacations » sont également à l’ordre du jour.

Selon la ministre, « la semaine prochaine, sous la haute présidence du vice-président du gouvernement, la commission tripartite Éducation nationale–Fonction publique–Budget va se réunir ». En attendant, précise-t-elle, « les équipes travaillent tout au long de la semaine ».

Sur le terrain, cependant, la grève se poursuit et l’incertitude demeure pour les élèves et les familles, suspendus à des discussions dont les résultats sont désormais attendus au-delà des annonces.

Aide à la presse : le cri du cœur et la gratitude des patrons de médias gabonais

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À l’occasion d’une déclaration solennelle le 4 janvier, un collectif de patrons de la presse privée, représenté par Rhonny Starr Biyong, a tenu à exprimer sa reconnaissance envers les plus hautes autorités du pays. Ce témoignage de gratitude s’adresse directement au président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, ainsi qu’à Paul-Marie Gondjout, dont l’action à la tête du ministère de la Communication a profondément marqué les esprits par sa dimension humaine et pragmatique.

Le passage de la subvention à la presse de 150 à 500 millions de francs CFA constitue le socle de cette reconnaissance. Pour ces responsables de rédactions, ce geste n’est pas une simple opération comptable, mais un véritable sauvetage. Ce triplement des ressources, maintenu pour l’année 2025, a permis de sortir de nombreux organes d’une agonie financière qui semblait inéluctable. En redonnant des moyens d’action aux journalistes, le chef de l’État a non seulement préservé des emplois, mais il a surtout garanti la pérennité d’une information diversifiée au moment où le Gabon bâtit les fondations de sa Vᵉ République.

L’équité dans le traitement des dossiers a également été un point d’ancrage fort de cette déclaration. Le collectif a salué la transparence qui a entouré la sélection des 81 organes de presse déclarés éligibles en 2025. Cette approche inclusive est perçue comme un gage de respect pour le pluralisme médiatique, permettant à des voix variées de participer à la vie démocratique nationale sans crainte de discrimination. Cette ouverture témoigne d’une volonté politique d’intégrer pleinement la presse privée dans le processus de refondation de l’État.

Enfin, les patrons de presse ont tenu à saluer la figure de Paul-Marie Gondjout, ministre sortant de la Communication. Son mandat restera gravé dans les mémoires comme celui de la réconciliation entre l’État et les médias privés. Sa disponibilité constante et son aptitude à l’écoute ont permis de transformer une relation parfois conflictuelle en un partenariat apaisé et constructif. C’est donc avec une émotion palpable que ces acteurs du quatrième pouvoir ont rendu hommage à celui qu’ils considèrent comme un homme de dialogue, soucieux de l’équilibre et du rayonnement de la presse gabonaise.

le serment de l’engagement pour un Gabon influent

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Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a présidé ce 6 janvier 2026 une cérémonie empreinte de solennité : la prestation de serment de six ambassadeurs gabonais récemment accrédités à l’étranger. Cette étape décisive marque leur entrée officielle en fonction, conformément aux dispositions de la loi n°012/2024 du 31 juillet 2024, désormais socle juridique encadrant la prise de fonctions des chefs de mission diplomatique.

Devant le chef de l’État, les nouveaux plénipotentiaires se sont succédé pour jurer fidélité à la République et dévouement à leur mission. Rosine Mimi Itsana portera désormais la voix du Gabon auprès de la République algérienne démocratique et populaire, tandis qu’Alfred Nguia Banda rejoint la chancellerie stratégique de Paris. La représentation auprès de la République démocratique de Sao Tomé-et-Principe est confiée à Carlos Okinda, alors que Bernice Abeghe Owono officiera en tant qu’ambassadeur, délégué permanent auprès de l’UNESCO. Le déploiement se poursuit également sur le continent avec Persis Lionel Essono Ondo en République de Guinée, et vers l’Asie avec Serge Thierry Mickoto Chavagne, nommé auprès du Japon.

le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, entouré du Vice-Président de la République, du Vice-Président du Gouvernement, du ministre des Affaires étrangères et des six ambassadeurs nouvellement assermentés pour porter la voix du Gabon à l'international
le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, entouré du Vice-Président de la République, du Vice-Président du Gouvernement, du ministre des Affaires étrangères et des six ambassadeurs nouvellement assermentés pour porter la voix du Gabon à l’international.

À l’issue de cette audience officielle, le président de la République s’est entretenu avec les nouveaux chefs de mission. Il leur a adressé ses félicitations pour la confiance placée en eux, tout en les exhortant à exercer leurs fonctions avec rigueur, loyauté et un sens élevé de l’intérêt national.

Dans ses orientations, le chef de l’État a insisté sur la nécessité de renforcer la visibilité, l’influence et la crédibilité du Gabon sur la scène internationale. Il a rappelé l’importance d’une diplomatie fondée sur la souveraineté nationale et une coopération mutuellement bénéfique, capable d’accompagner durablement la transformation politique, économique et institutionnelle du pays.

Ce rituel républicain, au-delà de sa portée symbolique, engage désormais ces diplomates dans une course aux résultats. Dans un monde en pleine mutation, la réussite de leur mission sera le baromètre de l’efficacité de la nouvelle stratégie internationale du pays : une diplomatie de présence, d’influence et de dignité.

Le haut commandement des Forces de défense et de sécurité renforcé

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Le président Brice Clotaire Oligui Nguema a présidé une cérémonie solennelle de remise de galons dans l’enceinte du palais Rénovation, ce 5 janvier. Ce mouvement d’envergure au sein des Forces de défense et de sécurité marque une étape clé dans la consolidation de l’appareil sécuritaire national.

Sous le regard des hauts commandants en chef, dix-huit officiers supérieurs ont franchi une étape décisive de leur carrière. Cette cérémonie, placée sous le signe de la reconnaissance du travail acharné, a acté la nomination de deux généraux de division et seize généraux de brigade.

Ces promotions, officialisées par décrets présidentiels, ne se limitent pas aux corps d’élite traditionnels. Elles touchent l’ensemble des forces vives de la défense, incluant l’armée de Terre, l’armée de l’Air, la Marine nationale et la Garde républicaine. La Santé militaire, ainsi que les corps paramilitaires, notamment les Eaux et forêts et les Douanes, sont également honorés, soulignant une volonté de modernisation globale de l’administration sécuritaire.

Le haut commandement des Forces de défense et de sécurité renforcé

Pour le président gabonais, cet événement dépasse le cadre du simple protocole. Il s’agit d’une reconnaissance officielle de l’engagement total et de la fidélité de ces cadres envers la patrie. En remettant ces galons, le chef de l’État envoie un signal fort : celui d’une armée qui valorise le mérite et l’exemplarité des parcours. Les autorités présentes ont d’ailleurs affirmé que cette avancée marque la valorisation de parcours exemplaires et un signal fort en faveur d’une armée disciplinée et professionnelle.

Dans un contexte de transition achevée, ces nouveaux généraux sont désormais investis de responsabilités accrues. Ils auront pour mission de garantir la stabilité du pays et de porter haut les valeurs d’honneur et de service public. Cette cérémonie installe ainsi une nouvelle dynamique au sein des Forces de défense et de sécurité, prêtes à répondre aux défis sécuritaires et environnementaux du Gabon.

CAN 2025 : Miraculés face à la Tunisie, les Aigles du Mali entre doutes et promesses

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Qualifiés pour les quarts de finale après un scénario haletant, les Aigles du Mali ont éliminé la Tunisie le 3 janvier 2026. Si la manière laisse encore à désirer, cette victoire révèle un groupe capable de se sublimer dans l’adversité et pose un dilemme immédiat au sélectionneur Tom Saintfiet.

Le score est là, mais l’analyse de Mahamet Traoré, expert en communication et consultant football, invite à une certaine prudence. Ce dernier estime que cette qualification face aux Aigles de Carthage ne doit pas masquer les lacunes techniques persistantes. Il convient de lire ce succès avec lucidité car, sur le plan du jeu, le Mali n’a pas encore installé de fondation tactique clairement identifiable. L’équipe a manqué de maîtrise collective et a longtemps semblé subir les événements, particulièrement dans l’entrejeu.

Étonnamment, c’est au moment où le sort semblait s’acharner que le Mali a montré son vrai visage. Après une expulsion laissant l’équipe en infériorité numérique, les hommes de Tom Saintfiet ont enfin affiché du caractère. L’expert observe d’ailleurs que c’est paradoxalement à dix contre onze que les Aigles ont montré davantage de courage et de personnalité. L’entrée de Néné Dorgeles a apporté un premier souffle de révolte, malgré une maladresse parfois partagée avec Yves Bissouma. Le véritable déclic est toutefois venu du banc de touche. Le jeune Gaoussou Diakité, par sa fraîcheur et son audace, a provoqué le penalty décisif. Cette action prouve que les solutions résident aussi chez les remplaçants et les joueurs évoluant sans complexe.

Si le collectif a tangué, un homme a maintenu le navire à flot : Djigui Diarra. Auteur de parades réflexes et impérial lors de la séance des tirs au but, le portier malien a justifié son statut de dernier rempart. Pour Mahamet Traoré, le véritable homme du match reste sans débat le gardien de but, fidèle à son prénom « l’Espoir ». Sans ses interventions décisives, cette qualification n’existerait tout simplement pas.

Désormais, le sélectionneur se retrouve à la croisée des chemins. Il doit décider s’il convient de s’appuyer sur les cadres habituels ou de faire confiance à la garde montante qui a fait basculer le match face à la Tunisie. Le technicien est face à un choix fort : continuer à respecter des hiérarchies parfois stériles ou prendre des risques en lançant des joueurs affamés. Pour le consultant, la suite de la compétition dépendra de cette capacité à bousculer les certitudes. Dans une CAN, ce sont souvent l’audace et la fraîcheur des choix qui font la différence. Le Mali a montré qu’il possédait des armes cachées qu’il lui appartient désormais d’assumer pleinement.